Jeux de molex
La gestion d’entreprise est un sport de combat… et à la fin, c’est le plus fort qui gagne. Et le salarié-licencié qui perd. .
La nouvelle a fait le tour de l’hexagone en quelques heures. Molex a interrompu le financement de son plan social (pourtant signé en grande pompe avec le gouvernement), tant que les plaintes aux prud’hommes de 188 des 283 salariés licenciés de l’usine n’étaient pas retirées. Une semaine plus tard, on apprend que l’équipementier automobile américain a réalisé des bénéfices « record » au troisième trimestre : 75 millions de dollars, avec un chiffre d’affaires de près de 900 millions, en hausse de 33%. Curieux, au moment de l’annonce de la fermeture du site, la direction décrivait une situation économique catastrophique : « Tous nos marchés s’effondrent » affirmait Marcus Kerriou, cogérant de la société.
Gouvernement qui rit, gouvernement qui pleure
Du coup, vexé comme un pou et droit comme un piquet (de grève ?), le ministre de l’Industrie Christian Estrosi demande à Renault et PSA de rompre toute relation commerciale avec Molex. Une question : qu’en pense son collègue Eric Woerth ? Deux jours après sa nomination comme secrétaire d’Etat au travail, il acceptait sans sourciller le licenciement « pour motif économique » des représentants du personnel de l’usine Molex… contre l’avis de l’Inspection du Travail ! Une autre question : qu’en pense Eric de Sérigny ? Conseiller de ce même Eric Woerth et consultant d’Athéna, une société de conseil qui aide Molex à… gérer au mieux la liquidation.
« L’intelligence de certains salariés… »
« Compte tenu de ces revenus et profits record, couplés à une organisation plus efficace qui résulte de la restructuration, nous augmentons le dividende de 14,8% » a annoncé le PDG Martin Slark. Virer ses salariés pour mieux rémunérer ses actionnaires, on ne peut pas faire plus clair. Les « patrons voyous » (expression d’Estrosi) dénoncent en outre « l’approche très agressive » de la France. Parole de connaisseur. La DRH Coline Colboc ne déclarait-elle pas, récemment, que sa boiboite était « connue dans le monde entier pour ses bonnes relations avec son personnel« . Sans rire, elle ajoutait même qu’il « y a un décalage entre le professionnalisme avec lequel est gérée la communication, et le niveau intellectuel de certains salariés« .
Moi expliquer toi : actionnaire se remplir les fouilles et toi déguerpir fissa ! Non mais…
par Napakatbra pour « Les mots ont un sens »)

Le gouvernement en glousse de joie : la mobilisation s’essouffle… Certes ils n’en sont pas à parler de victoire alors que l’immense majorité du pays garde un tenace sentiment de rancune. Mais les portes flingues de Sarkozy ne peuvent s’empêcher de pérorer de façon indécente selon leur triste habitude de roquets asservis. Pour éviter la déprime on pourra dire qu’on s’est bien battu. Enfin ceux qui se sont battus… Et du coup je me prends à relire un texte d’
«Nos lois sur la marijuana nous font plus de mal que de bien.» Dès la première phrase,
«Les Français se battent pour l’avenir de l’Europe». L’encouragement est d’un américain. Economiste, chroniqueur régulier du New-York Times et du Guardian, Mark Weisbrot a pris la plume pour écrire dans le Guardian tout le bien qu’il pensait de la mobilisation contre la réforme des retraites.
Qu’il s’agisse de soutenir
C’est l’argument-massue du gouvernement et des soutiens à la réforme : l’espérance de vie a augmenté, il faut donc travailler plus longtemps. Même le Parti socialiste admet ce fait comme une évidence. Les choses sont pourtant plus complexes.
La réforme sauve-t-elle un système en péril ? Pas vraiment. Le besoin de financement des régimes de retraites est d’une trentaine de milliards d’euros par an en 2010, un chiffre qui devrait monter à 70 à 115 milliards d’ici à 2050, selon
C’est en s’appuyant sur des faits incontestables que l’alerte fût lancée par
