Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

30 novembre 2010

Audrey Pulvar , féminisme, journalisme et conflit d’intérêt.

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:00

arton504-cd862.jpgJe viens de passer chez Falcon. Il se trouve que son billet me fait réagir même si je suis d’accord avec lui.

C’est sur l’affaire Pulvar qui a été privée d’antenne sur i-télé suite à l’annonce de la candidature à la candidature de son compagnon Arnaud Montebourg à la présidentielle de 2012.

Haaaa ! L’amour …. L’amour ! Qui n’est pas touché lorsqu’une de ces égéries de la presse est frappé par une flèche de Cupidon. Surtout quand elle est jolie et compétente.

Forcément ça crée des réactions. Les féministes –comment ? Encore une femme qui doit sacrifier sa carrière devant celle de son compagnon ?!-, les journalistes aussi -est-ce que sortir avec un politique l’empêche de faire bien son boulot ?

Pour ma part, je ressortirais une valeur que les journalistes dans leur immense majorité ont déterré lors des dernières affaires.

Je veux parler du « conflit d’intérêt » !

Lorsque ces femmes journalistes (Ockrent, Sinclair, Schönberg, Pulvar) se sont mises à sortir avec Kouchner, DSK, Borloo et Montebourg, elles savaient que ces hommes étaient des politiques de premier plan ! C’est même pour ça qu’ils leur ont plu. J’avais déjà évoqué cette fascination du Pouvoir dans un ancien billet.

Ces dames savaient qu’à un moment donné, elles seraient confrontées à un choix cornélien entre leur travail et leur amour.

On ne peut pas dire que ces dames n’étaient pas conscientes du conflit d’intérêt et de la gêne que cela peut représenter pour leur travail.

J’ai donc un peu de mal à accepter les réaction  de ces gens outrés du sacrifice que doivent faire ces dames.

Le « conflit d’intérêt » est une notion essentiellement administrative (au sens du Service Public) certes. Mais je prétends que les Journalistes ont (surtout à la télé qui n’est pas un médium d’opinion) une mission de Service Public et que donc la notion de conflits d’intérêts n’est pas purement théorique.

Bien sûr, si la situation était inversée (femme politique et homme journaliste), je penserais exactement la même chose

Lu et approuvé sur le blog iconoclaste « je n’ai rien à dire! et alors ? »

La Suisse, thermomètre de la xénophobie européenne

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

 Le gouvernement Français en a rêvé, la Suisse l’a fait. Une année seulement après la votation sur l’interdiction des minarets, une majorité du peuple suisse et une large majorité des cantons ont approuvé l’initiative de l’UDC en faveur du renvoi systématique des étrangers criminels ainsi que de ceux qui ont fraudé les assurances sociales. La démocratie directe hier exemplaire démontre aujourd’hui, dans un virage aux allures de repli identitaire, toutes ses limites. Au-delà du seul cas Helvétique, c’est tout le vieux continent qui est tenté, hanté par ses vieux démons, de revenir sur les règles de droit universelles.

L’Europe frissonne et la Suisse éternue. Le coffre-fort d’un continent riche et vieillissant a tellement peur de son avenir qu’il projette sur l’étranger tous ses fantasmes. La voie empruntée est plus que malsaine. Elle consiste à discriminer et à punir sans recours l’étranger en prenant le soin de séparer le pseudo bon grain de l’ivraie. L’affiche de l’UDC résume parfaitement à elle seule le message.

Le noble étranger au sens d’Homère constitue un lointain souvenir d’une civilisation qui voit s’éteindre progressivement ses lumières. La mondialisation est passée par là avec ses nouveaux cortèges de gueux et de miséreux contraints de prendre leur balluchon pour tenter au pire de survivre, au mieux de se construire ailleurs une nouvelle vie plus prometteuse. L’Europe est bien placée pour savoir de quoi il s’agit, elle qui fût pendant des siècles une terre d’émigration massive.

La peur est le vieil ennemi du progrès et de l’Humanité. Quasi génétique chez l’homme elle revient dès que le vernis de la civilisation se craquelle, usant toujours des mêmes ressorts : la peur de perdre ses biens, ses femmes et désormais dans une version moderne son emploi.

Le résultat de la votation Suisse doit être compris comme cela, comme l’expression forte et sans détour d’une angoisse profonde qui étreint les populations. Pour l’instant une simple angoisse puisque l’initiative de l’UDC est inapplicable en l’état. Une angoisse susceptible de se transformer en cauchemar si des traductions législatives non remises en cause par des cours constitutionnelles venaient à fleurir sur le continent, encouragées par le vote Suisse.

Sans jouer les Cassandre, l’inquiétude est de mise. Les partis traditionnels faute de pouvoir offrir des réponses aux formations qui exploitent les peurs engendrées par les phénomènes migratoires sont, à l’image de l’UMP, tentés de les reprendre par pur jeu électoraliste.

Dans un monde de plus en plus complexe, les argumentations simplistes font mouche.”Le populisme c’est la manipulation des craintes et des peurs avec des arguments irrationnels mais, ça passe parfois” a déclaré dimanche matin JM Barroso au micro d’Europe 1. Inquiet de la montée du populisme dans toute l’Europe, le président de la Commission a fait appel “à toutes les forces démocratiques et pro-européennes à user d’une certaine pédagogie pour expliquer nos valeurs“. La France est bien évidemment concernée. (more…)

29 novembre 2010

Jeannette tape l’incruste…

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Fraîchement nommée secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab s’est invitée à la dernière minute, le 26 novembre, à la signature d’une convention entre Martin Hirsch, président de l’Agence du service civique, et Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charente…

Martin par-ci, Martin par-là… Derrière le pupitre, Jeannette Bougrab n’a que ce mot là sur ses lèvres rouge vif comme son pashmina : « Cher Martin », susurre-t-elle à toutes les sauces. La nouvelle secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse fait des promesses pour deux devant la flopée d’élus, de jeunes et de journalistes locaux, réunis ce 26 novembre, à Poitiers : elle ira dans les territoires ultramarins avec l’ex transfuge de la gauche même si « Martin ne le sait pas encore », et reviendra dans six mois, « avec Martin », faire le bilan du service civique.

Assis côte à côte, Martin Hirsch machouille sa Nicorette et Ségolène Royal intériorise son irritation. Une heure plus tôt, la présidente de Poitou-Charente a reçu dans son fief, en tête à tête, le patron de l’Agence du service civique. Normalement, leur convention – une première entre l’Etat et une Région – n’aurait dû réunir que trois signatures : Hirsch, Royal et le Préfet.

C’était sans compter sur le forcing de la protégée de Sarkozy. Trois jours plus tôt, Jeannette Bougrab apprend à l’occasion d’une rencontre au ministère de l’Education nationale, que Martin Hirsch se rend chez Ségolène. Coup de fil immédiat : elle vient. Aussitôt, branle-bas de combat : plus question de signer le protocole sur le service civique au Conseil régional en présence d’une ministre UMP ! On cherche un lieu neutre : le Centre régional d’information jeunesse (CRIJ) dans une rue piétonne de Poitiers. Sa directrice, prévenue la veille vers 17h, reçoit une dizaine de coups de fil des membres de cabinets tous azimut : « On a été la Suisse pour quelques heures », confie-t-elle.

Une fois signée la convention – qui prévoit l’aide de la Région au permis de conduire, une prime de civisme de 400 euros… – Royal, Hirsch et Bougrab sont repartis chacun de leur côté. Avant de s’engouffrer dans la voiture, la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, bien décidée à ne pas dépérir à l’ombre de son ministre de tutelle, Luc Chatel, souffle sa prochaine destination : Hirsch et Chatel partent tous les deux en Haïti à la mi-décembre pour voir les jeunes recrues du service civique ? Elle compte y aller pour Noël.

Marie Huret pour Marianne2.fr

RDDV : le retour bis…

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 6:30

Renaud Donnedieu de Vabres (AFP)

Petit à petit les langues se délient au sujet de l’attentat de Karachi. Et les mises en cause continuent. Tout se beau monde se dépêche de refiler la patate chaude à quelqu’un d’autre tant il émane de cette affaire l’odeur putride des luttes politiques fratricides. C’est maintenant Renaud Donnedieu de Vabre qui revient en pleine lumière. Ce spécialiste des rétrocommissions (frégates thaïlandaises) et du financement illégal des Parti (Parti Républicain) s’est en partie confessé???

Un ancien membre du cabinet de François Léotard au ministère de la Défense, Patrice Molle, affirme que Renaud Donnedieu de Vabres s’était occupé des intermédiaires libanais dans un contrat d’armement lié au dossier Karachi, évoquant des « rétrocommissions », dans un entretien au journal Le Monde daté du 28 novembre. « Tout Paris sait qui a imposé les intermédiaires libanais dans le dossier Agosta, Renaud Donnedieu de Vabres traitait tout cela directement, il référait en personne au ministre. Les rétrocommissions, ça ne passe pas par le cabinet officiel, ça s’est joué dans les circuits parallèles« , a affirme le préfet Molle, ex-chef du cabinet civil de François Léotard au ministère de la Défense et ancien de la DGSE.

A l’époque, Renaud Donnedieu de Vabres était conseiller spécial du ministre de la Défense François Léotard, en poste de 1993 à 1995.
Gérard-Philippe Menayas, ex-directeur financier de la DCN a expliqué comment deux intermédiaires libanais Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir avaient été imposés en 94 par le pouvoir politique pour mener à bien la vente d’armes au Pakistan. “Quand je parle de pouvoir politique, c’est le ministre de la Défense [ndlr François Léotard] ou son cabinet [ndlr Renaud Donnedieu de Vabres] “, a précisé le haut fonctionnaire.

Takieddine et son collègue sont suspectés d’avoir redistribué les fumeuses rétrocommissions au camp Balladur-Sarkozy. Takieddine était une figure de proue des réseaux balladuriens dans les ventes d’armes à l’étranger et semble fort bien apprécier notre cher président : “Nicolas Sarkozy est mon ami. Je l’ai rencontré en 1993“ avait-il déclaré.

« On avait le sentiment d’une guerre politique »
Devant le juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur un volet financier de l’affaire, Renaud Donnedieu de Vabres a reconnu avoir rencontré les deux hommes au ministère de la Défense mais a affirmé ne pas avoir participé à la négociation du contrat, selon le compte-rendu de son audition consulté par l’AFP.

A son arrivée à l’Elysée en 1995, Jacques Chirac avait ordonné la révision des contrats d’armement ayant pu donner lieu à des rétrocommissions.

Interrogé sur les soupçons de corruption qu’avaient fait naître ces vérifications, Dominique de Villepin a déclaré jeudi au juge que « le suivi des commissions, tel qu’il avait été opéré par la DGSE, faisait ressortir de forts soupçons de rétrocommissions« , selon des extraits de son audition publiés par Lemonde.fr et Médiapart.

Sur les décisions prises après la présidentielle, Renaud Donnedieu de Vabres a dit au juge : « on avait le sentiment, avec M. Léotard, d’une guerre politique« , précisant n’avoir « aucune idée » du lien entre cette « guerre » et les commissions.

RDV : le retour bis
Voici donc un nouveau retour en pleine lumière de Renaud Donnedieu de Vabre.
Sans doute, ami lecteur, ce nom fait naitre quelques souvenirs confus car le bonhomme était très diret ses dernières année. Pourtant le personnage gagne à être connu. Il s’agit d’un professionnel des commissions d’armement et du fiancement occulte des partis politique…
Laisse moi te rafraîchir la mémoire et te conter la vie édifiante un « looser magnifique » que la morale n’étouffe pas: (more…)

28 novembre 2010

Retraites complémentaire : un revers pour Guillaume Sarkozy

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:00

L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) bloque le projet de société commune entre Malakoff Médéric et la Caisse nationale de prévoyance qui devait aboutir à la naissance d’un poids lourd du marché de la retraite complémentaire privée.

Mauvaise nouvelle pour Guillaume Sarkozy : le projet de création d’une société commune entre Malakoff Médéric et la CNP (Caisse nationale de prévoyance) va prendre du retard. Le site d’information Médiapart affirme vendredi 26 novembre que « l’opération n’a pas reçu les agréments nécessaires des autorités de tutelle et sera donc au mieux différée, au pire annulée ».

La nouvelle société devait aboutir à la naissance d’un poids lourd du marché de la retraite complémentaire privée, par la mise en commun des moyens de Malakoff Médéric, mutuelle dont le délégué général est le frère aîné du chef de l’Etat, et de la Caisse nationale de prévoyance, qui dépend des autorités politiques.

Mais l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), placée sous l’autorité de la Banque de France, n’a pas donné son accord, selon Médiapart.

Contacté par Nouvelobs.com, Malakoff Médéric reconnaît une difficulté. « L’une des conditions suspensives n’a pas pu être levée dans les délais impartis. La mise en œuvre de la société commune ne pourra être réalisée au 1er janvier 2011 comme prévu », indique une source proche de la direction, sans davantage de précision sur un nouveau calendrier.

« Un partenariat dont l’intérêt stratégique demeure »
Selon Médiapart, les salariés de la CNP ont reçu jeudi un message interne qui les informe que « l’Autorité de Contrôle Prudentiel n’a pas agréé en l’état le transfert dans la Société commune de certains portefeuilles. (…) De ce fait, les transferts de portefeuilles et de personnels ne sont désormais plus possibles au 1er janvier 2011 ». Le texte, signé de Guillaume Sarkozy et de Gilles Benoist, directeur général de la CNP, précise: « Les Directions générales réitèrent leur souhait de poursuivre ce partenariat dont l’intérêt stratégique demeure. »

S’agit-il d’un simple retard ? « Impossible de savoir si l’affaire est enterrée ou simplement différée », écrit Médiapart.

EL- Nouvel Obs.com

Dans la jungle du patronat français

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 6:30

Il fut un temps où, presque chaque mois, paraissait un livre consacré à la classe ouvrière. Le patronat lui a désormais ravi cette place de choix au panthéon des sciences sociales. Corollaire d’un retournement politique bien réel, ce basculement laisse cependant subsister davantage de travaux analytiques qu’on ne pourrait le craindre.

Les discours de célébration n’ont certes pas disparu, et certains journalistes ont l’éloge facile. Surtout quand ils ont été rédacteurs à La Revue des entreprises, le magazine du Mouvement des entreprises de France (Medef). Dans un livre publié deux ans avant la réélection de Mme Laurence Parisot à la tête de l’organisation faîtière, Fanny Guinochet dépeint ainsi la « dame de fer » du patronat français comme une « femme en guerre », « justicière », « conquérante », tout à la fois « patronne », « fonceuse » et « héritière » (1). Rien de désobligeant dans ce dernier qualificatif. Car « être fille de patron, c’est pas si facile ». On a connu plus irrévérencieux. En ce domaine, un groupe de journalistes, venus de médias de gauche ou indépendants, s’illustrent par une Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours (2). Prolongeant la tradition lancée par Augustin Hamon dans l’entre-deux-guerres (Les Maîtres de la France, trois volumes, 1936-1938), ils croquent avec force détails les manigances du grand capital. Une mine d’informations, parfois invérifiables, où se mêlent portraits au vitriol, anecdotes croustillantes et analyses de grandes affaires.

Hagiographie et révélations ne constituent pas les horizons indépassables des écrits sur le patronat. De nombreux chemins de traverse existent. Premier d’entre eux : la monographie couvrant une période longue. C’est ainsi que l’historienne Danièle Fraboulet restitue, dans Quand les patrons s’organisent, l’histoire de l’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) entre 1901 et 1950  (3). Peu connue des non-spécialistes jusqu’à un scandale récent, l’UIMM a largement façonné la « politique du patronat » au XXe siècle. Expliquer son fonctionnement, son recrutement et les stratégies poursuivies par ses responsables conduit ainsi à rappeler pourquoi la métallurgie, au sens large du terme, a longtemps dominé l’économie nationale avant de décliner au profit des services, qui assurent désormais la direction du mouvement patronal. (more…)

27 novembre 2010

Emplois, loyers, salaires : les dérapages de l’Etat employeur

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

L’Etat a besoin d’une rallonge de 1,4 milliard d’euros pour huit ministères. En cause : moins de départs en retraite et les restructurations coûteuses de la Défense.

Etat cherche 1 milliard d’euros d’urgence pour payer et loger ses fonctionnaires jusqu’à la fin de l’année. En termes budgétaires, cela s’appelle un décret d’avance, et c’est du bout des lèvres que les parlementaires l’ont accordé au gouvernement cette semaine (leur avis n’est de toute façon que consultatif). « On conçoit l’image désastreuse qu’aurait produite, dans l’opinion, un Etat à ce point impécunieux qu’il ne serait même plus en mesure de payer ses fonctionnaires », ironise le président de la commission des Finances, Jean Arthuis (Union centriste).

« Navigation à vue », « maîtrise aléatoire » des ressources humaines, « mauvaise anticipation des départs » : alors que le gouvernement affiche sa volonté de réduire les déficits, son laxisme en tant qu’employeur est épinglé par les parlementaires. Cette rallonge de crédits, devenue une habitude au fil des ans, atteint un niveau record cette année (1,4 milliard en autorisations d’engagement, dont 930 millions de masse salariale).

Même le ministère du Budget…

La crise, qui incite les fonctionnaires à différer leur départ en retraite, et la réforme de 2003, qui leur impose de travailler plus longtemps pour obtenir une pension complète, expliquent une partie du dérapage. Comme l’an dernier, les départs vont s’avérer, en 2010, très inférieurs aux 68.000 anticipés par le gouvernement. Dans l’Education nationale, par exemple, il y a eu 9.400 départs en moins que prévu en 2009-2010.

L’Etat n’est pas le seul perdant : les enseignants en place, qui devaient percevoir 328 millions d’euros de primes cette année, soit la moitié des économies attendues liées à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, n’en recevront que 182 millions. Même le ministère du Budget, d’ordinaire très vertueux, demande 110 millions de plus pour payer ses agents. Lui qui ambitionnait de ne pas remplacer 58 % des fonctionnaires partant en retraite ne fera finalement pas mieux que le « un sur deux ».

Le gouvernement a également sous-estimé le coût de la réforme de l’Etat au niveau local, au moins à court terme. La fermeture de bases militaires, qui impose de reloger des familles de Lorraine vers la région parisienne par exemple, donne lieu à des indemnités de restructuration supérieures de 230 millions d’euros aux prévisions. (more…)

RENAULT ruine la légende du gouvernement sur l’emploi des seniors !

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 6:30

Camouflet pour le gouvernement qui s’appuyait sur le maintien des seniors dans l’emploi : Renault vient de proposer à 3000 de ses salariés âgés de 58 ans un départ en retraite anticipé. Cet évènement prouve le décalage entre discours gouvernemental et réalité du maintien dans l’emploi des plus de 50 ans !

En juin 2010, Laurent Wauquiez dans Le Parisien, déclarait :  « … / … En fermant le robinet des préretraites financées par l’Etat, nous avons mis fin à cette machine de ségrégation … / …  »

Robinet, dont les entreprises multinationales françaises, peuvent se passer, lorsqu’elles entendent « gérer une période de sous-productivité ». En effet, le coût des pré-retraites en France pouvant être être largement financé, par recours à la délocalisation de la production vers des pays à bas coût salariaux !

Et pourtant, bien décidé à reporter l’âge de la retraite à 62 ans, le gouvernement avait mis en place un discours pour faire « passer la pilule » à tous ceux qui a plus de 50 ans craignaient de perdre leur emploi ou l’on déja perdu !

Le plus loquace était Laurent Wauquiez secrétaire d’état à l’emploi (passé depuis aux affaires européennes ) :  « La France, quels que soient les gouvernements, a géré statistiquement le chômage en renvoyant les seniors chez eux, pour dégonfler les chiffres. Depuis des années, on peut dire qu’on a organisé un vrai massacre. On a habitué notre pays aux pré-retraites. Résultat : en France, 38 % des 55 ans et plus ont un emploi, contre 50 % en Europe et 70 % en Suède ! Mais ce n’est pas la seule conséquence. Car, à la longue, cette politique a installé l’idée qu’arrivé à l’âge de 50 ans, un salarié a déjà sa carrière derrière lui. De plus, quand un demandeur d’emploi cherche un travail, il peut s’entendre dire qu’il est trop âgé pour le poste proposé… » – Octobre 2009 – Midi Libre

Au fait où en est-on des plans censés améliorer l’emploi des seniors ?

« L’obligation faite aux entreprises d’améliorer l’emploi des seniors commence à produire des effets positifs mais les décisions d’embauche restent encore très minoritaires … / … » écrivait l’AFP, le 16 novembre, commentant une étude du cabinet Mercuri Urval

Mais que propose Renault à ses salariés ? (more…)

26 novembre 2010

Quand Benjamin Lancar écrit bien, c’est qu’il pompe sur Libé

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

Imaginez-vous que Benjamin Lancar est un joyeux drille. On en a tous eu la preuve éclatante avec le fameux lip-dub de l’UMP.

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Oui, ça fait toujours aussi mal, même un an après.

Et ce n’est pas tout, il défend les fêtards parisiens qui seraient selon lui, privés de réjouissances par la vilaine municipalité socialiste.

Là-dessus, d’ailleurs, j’aimerais bien connaître les réactions des Parisiens à son affirmation : « Les revendications des riverains qui souhaitent endormir la ville ne doivent pas servir de justification à un trop-plein réglementaire. »

Et surtout ceux de l’UMP, parce que je n’avais pas le souvenir que du temps de Chirac et de Tibéri, les habitants proches des boîtes étaient reçus par la municipalité comme d’épouvantables scro-gneu-gneus qui ne pensent qu’à roupiller.

Je dis ça parce que Benjamin -vive la teuf- Lancar cite la Mano Negra. Si, si. « Paris la nuit c’est fini, Paris va crever d’ennui ! » qu’il nous dit. Sauf que, la chanson date de 1988 et que les paroles suivantes indiquent « L’baron qui règne à la mairie veut qu’tout l’monde aille au lit sans bruit« . Le baron, c’est Chirac ! Comme le lui fait d’ailleurs remarquer un commentateur.

M’enfin, en 88, il n’avait que 3 ans le petit Lancar, il a une excuse. S’il fallait qu’il se préoccupe en plus de ce qui s’est passé avant sa naissance…

Reste le meilleur, pour la fin. Il conclut son article par : « Car une nuit blanche à Paris ne remplacera jamais cent matins blafards. » Et là je me suis dit, c’est trop joli pour que ce soit de lui. Gagné ! C’est de Paul Quigno de Libération. Dommage que Lancar ait oublié de le citer…

Que pensez-vous d’un UMP qui cite la Mano Negra ?

ParTittine

Merci à « la lettre de Jaures« 

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