Jean-Louis Borloo et sa réputation de ministre dépensier
Jean-Louis Borloo commence à sentir le vent du boulet. Depuis que François Fillon s’est implicitement déclaré candidat à sa propre succession au poste de Premier ministre, le ministre de l’Ecologie sent que Matignon peut lui échapper. Comme le raconte Le Parisien, Borloo est en colère contre les députés UMP qui mènent campagne contre son arrivée à la tête du gouvernement.
« On essaie de me faire passer pour un dépensier, aurait-il déclaré à ses proches. Je n’ai jamais été ministre du Budget, ni Premier ministre, je ne suis pas responsable du déficit ». La première partie de la phrase est exacte… mais la seconde est plus discutable. Un ancien ministre du Budget me confiait il y a quelques temps que Jean-Louis Borloo l’appelait sur son portable, en pleine nuit, pour essayer de lui arracher des crédits supplémentaires. Et qu’il rappelait plusieurs fois, s’il le fallait… Bref, qu’il n’avait pas usurpé sa réputation de ministre dépensier, bien connue à Bercy.
Que ce soit à la Cohésion sociale entre 2004 et 2007, ou à l’Ecologie depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, Jean-Louis Borloo a usé et abusé des niches fiscales, ces dispositifs de déductions d’impôt censés inciter les Français à tel ou tel comportement, mais qui se traduisent par un manque à gagner pour l’Etat. Et un manque à gagner qui, en général, s’accroît d’année en année.
Deux de ses mesures phares ont été portées par ce type de dispositif. Le développement des services à la personne, d’abord, qui repose sur la déduction d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile et qui, selon un rapport de l’Assemblée nationale, devrait coûter 3 milliards d’euros en 2010, contre 2,2 milliards en 2007 – soit une augmentation de 36% en trois ans. Et, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, les « niches vertes » créées pour encourager les Français à faire des travaux écologiques à leur domicile. A lui seul, le crédit développement durable devrait coûter 2,6 milliards d’euros en 2010. Beaucoup trop, pour Bercy, qui a décidé de lui faire subir le coup de rabot pour que ce coût soit ramené à 2 milliards en 2011.
Par Thomas Bronnec pour « les couloirs de Bercy »



de sources sûres (vous pourrez vérifier les fadettes), Sarko cherche comment faire pour nommer Nicolas Sarkosy comme premier ministre.