Financer la dépendance ou sabrer la Sécu ?
Après la maladie, l’accident du travail, la vieillesse et la famille, la Sécurité sociale couvrira-t-elle bientôt un « cinquième risque » – la dépendance ? Nicolas Sarkozy a évoqué son projet dans ces termes. Mais de confidences en petites phrases, c’est un tout autre dessein qui se révèle : non pas une extension de la sécu mais une amputation de celle-ci.
Si le gouvernement préparait vraiment la naissance d’un cinquième risque dépendance, il commencerait par rassurer les Français sur son coût. Ce ne serait pas difficile. nombre-prevu-de-personnes-agees-dependantes-
Voici quelques chiffres à grands traits pour fixer les idées. Aujourd’hui, la dépendance coûte environ 30 milliards d’euros par an, dont 10 milliards sont financés par les particuliers et 20 milliards par la puissance publique (1). Ces sommes couvrent les besoins de quelque 2,4 millions de personnes âgées incapables de se suffire à elles-mêmes.
En 2025, selon les projections du Conseil d’analyse stratégique reprises dans le rapport Gisserot (2), la dépendance frapperait environ 3 millions de français. Leur part du financement pourrait âtre stabilisé à son niveau actuel, soit 10 milliards d’euros 2010, si la part du financement public passait d’un point à un point et demi de PIB, c’est-à-dire de 20 à 30 milliards d’euros d’aujourd’hui.
Il s’agit donc de trouver 10 milliards d’euros d’ici à 2015, soit un surcoût un peu moins qu’un point de CSG. En quinze ans, cela représenterait une hausse annuelle du taux de la CSG de 0,06 point. On peut retourner la question dans tous les sens, le problème posé est d’une ampleur dérisoire. Tellement dérisoire qu’on devrait d’ailleurs saisir cette occasion pour alléger encore le reste à payer des familles.
Mais au lieu de ce propos rassurant, on évoque chaque jour « un coût de 30 milliards », comme si les deux tiers n’étaient pas déjà financés. On parle d’un « casse-tête » à propos d’une arithmétique élémentaire. Un économiste, Jean-Hervé Lorenzi, qui surfait ce soir là sur cette vague de la peur, évoqua même sur France 3 un « surcoût de trois points de PIB » – 60 milliards au lieu de 10, bigre. (Lire la suite…)

La question des impôts a de fortes chances d’être l’un des débats majeurs de la campagne présidentielle de 2012. D’abord un débat entre la droite et la gauche, parce que si pendant près de deux décennies, l’une comme l’autre, ont conduit des politiques fiscales sinon identiques, en tout cas voisines, donnant la priorité à une baisse des impôts, ce relatif consensus est désormais brisé. Nicolas Sarkozy s’oppose à une hausse de la fiscalité, tandis que les socialistes redécouvrent la fonction citoyenne de l’impôt.
Mauvaise journée ou retournement ? Nicolas Sarkozy a cédé devant la résistance de l’UMP à légiférer dans l’émotion sur la récidive sexuelle. A Davos, il est resté très prudent et compréhensif devant des banquiers qui se plaignaient du renforcement de la règlementation. En France, il n’avait rien à dire sur le chômage des plus seniors, une cible qu’il affectionne pourtant. Que se passe-t-il ?
L’immobilier, le palmarès des hôpitaux, les francs-maçons… Les newsmag nous servent-ils vraiment toujours les mêmes sujets ? Qu’est-ce qui obsède vraiment les rédacteurs en chef du Nouvel Obs, du Point et de L’Express ?
Les résultats de l’indicateur Juritravail du « Moral des Salariés » pour le 4eme trimestre 2010 vient d’être publié. Il est symbolique, nous dit un économiste d’une » véritable crise de confiance «
Alors que le Président de la République avait annoncé fièrement que le chômage allait baissé en 2010, la publication des chiffres du nombre de demandeurs d’emploi en décembre 2010 permet de dresser le bilan d’une année qui s’avère
A l’instant où la France va présider les G8 et G20 il est bon de faire le point sur la politique internationale de Nicolas Sarkozy qui pourrait alors se décrire en président du monde, comme il se clamait président de l’Europe quand ce n’était que la France, institutionnellement, qui présidait l’Europe. Si nous devions la résumer en deux mots ce serait : échec et honte, et même au pluriel, échecs et hontes. Les qualités de son action ont pour noms : arrogance, mensonge, paroles pseudo éthiques et actes sans aucune morale, courbettes devant les forts et grande gueule devant les faibles, gesticulation sans effet.
J’ai appris ça en lisant
« Il faut détruire la Halde » (la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). Ce voeu, signé
