Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

28 février 2011

Sarkozy remanie sous la dictée

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

LouisonLe « gouvernement de professionnels » promis par Sarkozy n’aura vécu que du 15 novembre au 27 février. Un trimestre : juste le temps que les français s’aperçoivent qu’en fait de « professionnels » les copains du présidents n’étaient que des bras cassés
Ah la la, quel métier que le métier de Président ! Être obligé de se coltiner un JT le dimanche soir – une première dans l’histoire de la V° République, non ? – et tout ça pour annoncer quoi ? Un remaniement qui se veut minimaliste, mais qui, en réalité, marque un échec pesant du Président.

Il l’a joué « historique ». Le Président a enrobé l’annonce d’un remaniement réalisé dans l’urgence en invoquant le « changement historique » que constitue la révolution arabe (voir le texte intégral de l’allocation ci-dessous). Après avoir rappelé que toutes les démocraties avaient développé des relations  avec des dictatures qui constituaient des « remparts contre le terrorisme et le fondamentalisme religieux ». « Nous ne devons pas avoir peur » a ajouté le Président comme s’il voulait reprendre la fameuse antienne de Jean-Paul II, précisant que le mouvement qui touche les pays arabes s’est accompli « au nom des valeurs qui nous sont les plus proches, les droits de l’homme et la démocratie ». Le Président a tenté de préciser la ligne de crête difficile entre une « ingérence qui ne serait pas acceptée » et une « indifférence qui serait une faute politique ». On aurait aimé que cette analyse judicieuse eut dictée la politique de la France depuis deux mois…

Enfin, Nicolas Sarkozy a tenté de montrer en quoi le destin des peuples arabes pouvait avoir des conséquences dramatiques en Europe s’il arrivait que de nouvelles dictatures s’imposent dans ces pays, évoquant même les flux migratoires souvent brandis par Marine Le Pen. Sauf que la solution proposée, le retour en grâce de l’Union pour la Méditerranée, chère à son conseiller spécial Henri Guaino, apparaît très en deçà de la main, compte tenu du bilan très modeste de cette initiative et du peu d’enthousiasme de nos partenaires européens, et notamment de l’Allemagne sur ce sujet. (more…)

La Fondation de Michèle Alliot-Marie, une affaire de famille

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Dans un article de Sudouest.fr, hier, une petite phrase a attiré mon attention. Il s’agissant d’un interview de Mr Marie, le papa de MAM qui défendait fifille : « « Je vais envoyer dans quelques jours aux membres de ma Fondation du bénévolat un billet qui expliquera dans le détail et en toute transparence ce qui s’est passé. »

Cet avisé homme d’affaire de 92 ans,  n’était connu jusqu’ici pour sa confiance en l’avenir : ce n’est pas n’importe qui qui achète sur plan une villa à l’age de 92 ans pour en profiter dans quelques années… et pour ses liens d’amitiés et d’affaires avec les amis du premier cercle du tyran déchu Ben Ali. J’apprends qu’à son âge avancé, le papy homme d’affaire est toujours en activité et préside une fondation.. Cela valait le coup de se pencher sur la question… Et ce n’est pas triste : c’est même une des faces les plus méconnues de Michèle Alliot-Marie.
Pendant plusieurs années, de 1995 à 2000, MAM a été présidente d’une Fondation reconnue d’utilité publique, la Fondation du bénévolat, avant de passer la main à son père, Bernard Marie, et son beau-frère, Jean-Pierre Olive. Une vraie PME familiale, dont l’histoire ne manque pas de sel. David Le Bailly, de Parismatch.com, rappelle l’histoire…

Un «cadeau» de 2,5 millions de francs.
La Fondation du bénévolat est créée en 1994, grâce à l’argent du ministère de la jeunesse et des sports. A l’époque, la ministre s’appelle Michèle Alliot-Marie. MAM débloque 2,5 millions de francs, sur le budget du ministère, et réussit aussi à convaincre EDF et Renault de mettre au pot. Budget total: 5,5 millions de francs. La Fondation sera reconnue d’utilité publique par un décret du 5 mai 1995, la veille du second tour de l’élection présidentielle. Statut très envié, une Fondation d’intérêt public permet notamment, grâce à des exonérations fiscales, de recueillir des legs et des dons beaucoup plus facilement. Ecartée du gouvernement d’Alain Juppé en 1995, MAM prend alors la présidence de la Fondation, installée avenue Bugeaud, dans le 16ème arrondissement de Paris. Au cabinet de Guy Drut, le successeur de MAM, on s’interroge néanmoins sur cette dotation de 2,5 millions de francs, au point d’envisager d’exiger son remboursement. «Juppé nous demandait de la rigueur budgétaire. J’avais demandé des explications sur cette Fondation. Tout a été épluché, mais nous avons convenu que les choses étaient en règle», se souvient Guy Drut. (more…)

27 février 2011

MAM et Ollier, symboles sur le départ d’un échec diplomatique

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 12:00

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Cela fait près de deux mois que la France n’a plus de ministre des Affaires étrangères. Deux mois que la titulaire théorique du poste lutte pour sa survie politique face à une accablante série de révélations, plus calamiteuses les unes que les autres, qui entament sa crédibilité personnelle et, nécessairement, celle de la France.

Ce vendredi encore, alors que la Libye est en train de vivre des heures cruciales, la ministre était sur France Info pour défendre son honneur perdu, et publie un texte dans Le Monde, pour voler au secours de celui de la diplomatie de Nicolas Sarkozy face à la fronde de ses propres diplomates.

« Je travaille »
« Je suis cent pour cent mobilisée en tant que ministre des Affaires étrangères. Je ne commente pas les rumeurs parisiennes », a-t-elle ajouté, citée par son entourage.
Le problème est qu’elle répond sur tout sauf sur l’essentiel. « Il n’y a eu aucune action illégale, fautive », explique la ministre, interrogée sur ses aventures en terre tunisienne.
Mais l’action d’un membre du gouvernement ne s’évalue pas uniquement à l’aune légale, mais aussi politique et éthique, et, de ce point de vue, le bilan est accablant. Il va nécessairement coûter son poste à Michèle Alliot-Marie, devenue un boulet pour un pays qui a besoin de reconquérir un territoire diplomatique perdu.

[Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy aurait décidé de remplacer Michèle Alliot-Marie « avant lundi », tandis que Challenges.fr croit savoir que MAM et son compagnon Patrick Ollier sauteraient tous les deux, provoquant un remaniement ce weekend qui verrait Alain Juppé remplacer la ministre des Affaires étrangères, lui-même remplacé à la défense par Brice Hortefeux, tandis que Claude Guéant, le Secrétaire Général de l'Elysée, deviendrait ministre de l'intérieur.] (more…)

La « carabistouille » de Sarkozy pour son cher ami Pierre Charon

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Claude Guéant, Pierre Charon, Carla Bruni et Henri Guaino au palais de Versailles en juin 2009 (Eric Feferberg/Reuters)Ecarté de l’Elysée, le conseiller est devenu chargé de mission pour 9293 euros par mois, grâce à un statut très particulier.

Le Premier ministre n’a pas retenu toutes les leçons de l’affaire Boutin. S’il a encadré les rémunérations des chargés de mission et limité le nombre de conseillers ministériels, il a sciemment laissé une brèche ouverte. L’ancien conseiller de l’Elysée Pierre Charon n’a pas hésité à s’y engouffrer, avec l’appui de son ami Nicolas Sarkozy.

Le chef de l’Etat a pourtant dû l’éloigner du palais pour y avoir créé le malaise. Il avait déclaré le 3 avril sur Rue89 que les rumeurs autour du couple présidentiel pouvaient provenir d’une « espèce de complot organisé, avec des mouvements financiers ». Une semaine plus tard, Pierre Charon était écarté de la réunion matinale de l’Elysée. Le spécialiste en communication perdait aussi la main mise sur l’image de la Première dame.

Le conseiller allait quand même continuer d’occuper un bureau à l’Elysée jusqu’au 22 novembre, date de la cessation officielle de ses fonctions. Mais Nicolas Sarkozy lui a conservé toute son amitié : le 30 janvier, il faisait partie des quarante proches invités à célébrer ses 56 ans. Et le Président l’avait déjà doublement dédommagé :

  • Par un décret du 28 octobre, il l’a d’abord reconduit au Conseil économique, social et environnemental (Cese) au titre des « personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence en matière d’environnement et de développement durable ».
  • Surtout, le 3 décembre, le ministre de la Ville lui a confié une mission sur le Grand Paris. Maurice Leroy en a profité pour « remercier le président de la République d’avoir accepté de mettre l’un de ses plus proches collaborateurs [à son] service ». (more…)

26 février 2011

Déplacements de François Fillon le week-end : un Falcon et près de 27.000 € de frais

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 12:00

Pour chacun de ses déplacements, le Premier ministre emprunte un avion de la République. Une habitude certes coûteuse mais qui serait exigée par sa position et des questions de sécurité

Chaque semaine, François Fillon part se ressourcer dans son petit manoir de Beaucé, à Solesmes. En dépit de sa position, le Premier ministre français serait donc finalement un homme comme tout le monde. Pourtant, son moyen de transport entre Paris et la Sarthe n’est pas celui du français lambda. France Soir raconte que chaque dimanche, c’est avec le Falcon 7X aux couleurs de la République Française que François Fillon regagne ses terres.

Le TGV plus rapide que le Falcon
Entre procédures aériennes et trajet jusqu’à l’aéroport, le trajet par avion met 1h40 à 1h45 selon les calculs de France Soir. Le TGV serait donc plus rapide, puisqu’il relie le fief du Premier ministre et Paris-Montparnasse en 1h20. Même la voiture du premier ministre pourrait entrer en concurrence avec l’avion officielle en ne mettant pas plus de 1h45 pour atteindre Solesmes.

Une différence de prix considérable
Et ces comparaisons ne tiennent pas compte de la différence de prix, considérable, entre ces différents moyens de transport. France Soir prend l’exemple du week-end du 19 et 20 février : les allers-retours du Premier ministre sont évalués à 27.000 €. Les trajets en voiture auraient eux coûté 110 € tous frais compris et le TGV, même dans un wagon privatisé en 1ère classe, n’aurait pas excédé les 5800€.

Un usage de la République
Pourquoi François Fillon s’entête t-il donc à préférer les avions ou hélicoptères privés depuis sa nomination en 2007 ? En réalité, le premier ministre ne ferait que respecter les usages de la République française en ce qui concerne les déplacements des plus hautes personnalités de l’Etat. Pour des raisons de sécurité, ils seraient tenus de voyager avec des avions de l’armée de l’air, même pour des trajets privés, qui sont alors à leur charge.
Le service de presse du Premier ministre affirme que « Voyager en train obligerait les services de sécurité à déminer systématiquement le TGV, à l’aller comme au retour, causant de graves désagréments pour les passagers. Quant à la voiture, c’est une question de temps, et aussi de sécurité. »

Sudouest.fr

Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre.

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Après les faux diplômes de RACHIDA …il y a un menteur de plus au
gouvernement

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment.
Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon).
Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ». (more…)

25 février 2011

« Complocratie » : plongée dans un monde de conspirations

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

Dans un livre événement, Bruno Fay décortique les mécanismes qui génèrent les théories du complot. Bonnes feuilles exclusives.

Journaliste indépendant, Bruno Fay est le co-auteur de deux enquêtes remarquées : « Le Casier judiciaire de la République, abécédaire des hommes politiques mis en examen » (2002), et « No Low Cost » (2009), sur les coulisses et ravages de l’économie à bas coût.

Dans « Complocratie » (paru ce 24 février aux éditions du Moment), il se penche sur « les sources du nouveau conspirationnisme ». En plus d’une recherche documentaire très fouillée, il a rencontré des chercheurs, des acteurs de premier plan, mais aussi quelques conspirationnistes, pour de longs entretiens. A noter, des interviews chocs de Michel Rocard et du président du groupe Bilderberg.

Il explore son sujet dans toutes ses dimensions : la psychologie, le poids d’Internet, évidemment, qui accélère la circulation de la rumeur et de l’information. Mais aussi la stigmatisation du doute par le discours dominant, les manipulations d’officines « barbuzzardes » (des barbouzes lançant des buzz) ou le mensonge des hommes politiques, qui alimente la méfiance. Secrets d’Etat ou propagande politique.

Un mensonge de Sarkozy, copié sur celui de Reagan
Avant d’explorer la stigmatisation du doute et des secrets d’Etat, deux rapides exemples.
Un mensonge de l’actuel président de la République, « construit de main de maître », même si « ce n’est malheureusement pas l’apanage du quinquennat de Nicolas Sarkozy ».

Le 16 mai 2008, il visite un Pôle emploi à Melun. Dans son discours, il cite un exemple concret de chômeur ayant refusé 67 offres d’emploi en un an, exemple venu de « l’un de vous », parmi les gens qui l’écoutent.
Un journaliste a vérifié : c’était totalement faux. « Une pure invention destinée à frapper les esprits », écrit Fay. Copiée sur un mensonge similaire imaginé par le candidat républicain Ronald Reagan pour justifier la fin de l’Etat-providence.

A la fin de son livre, Bruno Fay aborde la surveillance (caméras, téléphones, puces électroniques) et son pendant psychologique, une pathologie nouvelle : le syndrome de Truman. En anglais, « Truman Show Delusion », du nom de ce film de 1998 où Jim Carrey vit filmé et regardé par des millions de téléspectateurs depuis sa naissance. (more…)

Impôts: Sarkozy se coupe des classes moyennes

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

La question fiscale – qui devrait occuper une place centrale dans la campagne de 2012 – s’annonce compliquée pour le très probable candidat à sa propre succession. Pour Roland Hureaux, il sera difficile de convaincre les classes moyennes, qui s’estiment lésées par une politique fiscale surtout favorable aux couches les plus aisées.

Comment ne pas s’étonner que le président de la République, qui passe pour un grand stratège, mette en chantier dans une année pré-électorale, un sujet aussi périlleux que la réforme fiscale ?
Sans doute, ne sait-il pas que la difficulté de réformer les contributions fut à l’origine directe de la Révolution française ?

On peut sommairement diviser la population française, et même l’ensemble des sociétés occidentales aujourd’hui, en trois segments :

- au sommet de l’échelle, le 1% de revenus très élevés, qui ont le plus souvent aussi la plus grande fortune ; peut-être faudrait-il même réduire ce pourcentage à 0,5 %;
- au bas de l’échelle, entre 10 et 15 % d’ « exclus » vivant d’aides sociales (RSA, CMU, Minimum vieillesse, allocations de chômage, AAH etc.) et une frange de travailleurs à temps partiel;
- entre les deux, une vaste « classe moyenne » qui va du pharmacien et du patron de PME à ce qu’on appelait autrefois la classe ouvrière : travailleurs au SMIC ou un peu au-dessus du SMIC;

Cette catégorie centrale n’est assurément pas entièrement homogène (il y a assurément une grande distance entre les commerçants les plus prospères et les ouvriers ou employés les plus modestes).
Mais elle se définit par le fait qu’elle gagne sa vie en travaillant : le petit patron a beau avoir un capital, il est d’abord un travailleur, et par le fait qu’elle paye des impôts et qu’elle a même le sentiment de porter le poids de l’essentiel de la charge fiscale, alors que les deux autres catégories, dans des registres évidemment très différents, ne vivent pas d’abord de leur travail. (more…)

24 février 2011

Pourquoi l’Occident ne vole pas au secours des Libyens

Filed under: 11 - société — iledere @ 12:00

Pétrole, lutte contre l’immigration et l’islamisme… Kadhafi exploite les limites de la diplomatie des droits de l’homme.

Depuis lundi, une avalanche de condamnations officielles s’abat sur le régime libyen. Pourtant, les puissances occidentales n’ont aucune emprise sur le cours des événements. Et ne cherchent pas forcément à en avoir.

Selon Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cernam) à Genève et spécialiste de la Libye, certains actes commis par le régime ces derniers jours peuvent pourtant être qualifiés de crimes de guerre.

Au moins cinq éléments expliquent les atermoiements des pays occidentaux.
1 La rente pétrolière a muselé les pays importateurs
La Libye, quatrième producteur en Afrique, dispose des plus importantes réserves de pétrole du continent. Elle exporte 85% de son or noir vers l’Europe occidentale. Premier client, l’Italie, dont 22% de ses importations proviennent du pays nord-africain.

Selon Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences-Po, cette forte dépendance explique l’inertie des puissances occidentales :

« Le marché pétrolier est extrêmement tendu actuellement. La situation est suffisamment critique pour que les Etats exercent eux-mêmes une autocensure sans que Kadhafi ne les menace de fermer le robinet de brut. »

Depuis la fin de l’embargo sur la Libye déclaré en 1999, Kadhafi a attisé la compétition entre les puissances occidentales gourmandes en pétrole. Le Guide a abandonné ses habits de terroriste et ouvert ses exploitations pétrolières aux pays étrangers. Le régime est alors devenu fréquentable aux yeux des Occidentaux. L’Italie, la France, l’Allemagne et surtout la Grande-Bretagne ont sauté sur l’occasion.

Le régime jouit ainsi d’une manne financière colossale. Il encaisse chaque année 35 milliards de dollars. Une opulence dont s’est servi Kadhafi pour asservir la communauté internationale, selon Hasni Abidi :

« Il a mis en place une politique d’arrosage visant à faire taire toute contestation au niveau national, mais aussi international : il a financé des groupes d’amitié franco-libyens par exemple. (more…)

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