Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

12 février 2011

les bons à rien qui n’investissent plus, merde in France

Filed under: 03 - Economie,06 - Travail-Entreprises — iledere @ 6:30

le MEDEF et l’UMP de Sarkozy nous parlent de coût du travail, confondant compétitivité et coût. Ils font bien attention à ne pas aborder publiquement un autre problème que les journalistes serviles ne comprennent pas. Voilà de quoi les occuper.

En effet, savez vous lire les courbes chers lecteurs. Je pense que oui. Alors que penser de celle-ci :

depenses_R_D_entreprises_FR_DE.png

Elle vous montre l’évolution en % du PIB de dépenses en France et en Allemagne en R&D ( Recherche et développement) des entreprises. On voit donc qu’actuellement les entreprises allemandes sont à 1,8 du PIB allemand, et ce avec un mouvement en hausse depuis 1995. Dans le même temps, les entreprises françaises sont sur une tendance à la baisse, et leur contribution R&D n’est que de 1,3% du PIB français.

Est ce un problème de cout du travail? de code du travail? de 35 heures ? Non par ce que là on parle d’intelligence, d’innovation, de recherche, de développement et que les contraintes habituellement soulevées par le patronat français ne s’appliquent pas (Et oui Troll UMP : j’ai travaillé avec des équipes R&D, et on a même voulu breveter un de mes trucs). Par ce que là tout est question d’intelligence, de travail en équipe, d’essais, d’enquête, de collaboration et que les personnels sont en général motivés.. En fait en principe.

On le voit donc le MEDEF oublie de nous parler de la nullité du patronat Français ! Alors que le problème est là, on ne les entends jamais se remettre en cause, imaginer que leur façon de travailler peut être dépassée ou que leur vision des relations sociales est contre-productive. On peut aussi comparer le nombre de brevets déposés par les entreprises privées françaises et allemandes :

brevets_FR_DE.png

Là aussi on comprend vite: nos entreprises Françaises sont à la traine. Et en quoi les 35 heures ou le cout du travail influencent t’il cette donnée ? Demandez à un chercheur ça n’a rien à voir. En fait les entreprises payent des ponts d’or à des têtes d’oeuf sorties d’école de commerce et de management, et confient la validation des produits à des financiers plutôt qu’à des professionnels. Au contraire de l’Allemagne, les directions d’entreprises sont squattés par ces zozos, plutôt que par des connaisseurs des metiers des entreprises.

On comprend là encore que le MEDEF et l’UMP sont silencieux sur ce point : il montre lui aussi un problème gravissime dans les entreprises Françaises : celle-ci n’investissent plus assez dans l’intelligence, le progrès et l’avenir. Ils sont obsédés par la rentabilité immédiate et ne peuvent plus prévoir à 2,3,4 5 ou 10 ans. Ce sont des bons à rien représentés par un syndicat non représentatif: le MEDEF.

Soyez en sûr quand Sarkozy va faire sa propagande à la TV Jeudi soir, il n’abordera pas ce sujet !  Et devinez où ai-je trouvé ces courbes ? dans le fameux rapport COE-Rexecode !

Par RVA pour Intox2007

2 réponses à “les bons à rien qui n’investissent plus, merde in France”

  1. mery dit :

    Tout ça est un peu simple … Le problème est dû autant à la mentalité du Medef que des syndicats ouvriers. Dans l’un comme dans les autres, les responsables qui sont à leur tête , y sont pour leur ego et pas l’intérêt des quelques membres qu’ils ont … Quant à la perte des cerveaux, allez voir pourquoi ils partent ! Les responsables de R&D sont souvent plus à la recherche de garder leur places et privilèges que de laisser les jeunes avoir des idées, résultat: quand ils ont des idées, ils partent à l’étranger et brevettent là bas. Mais c’est plus compliqué …

  2. La main gauche dit :

    Ensuite il y a deux conclusions possibles :

    Celle, bien franchouillarde de « tous sur le dos des 35 heures », à l’origine de tous les combats et orientations du Medef et l’UMP depuis 8 ans et qui n’a pas enrayé d’un seul pouce la dégringolade de la compétitivité, et l’a même accélérer en augmentant la morosité des travailleurs.

    Celle, plus novatrice, de quelques petites voix parfois issues du Medef comme celle de Eric Verhaeghe, mais qui ne peuvent guère compter sur des Jean-Pierre Pernot, Yves Calvi et autre imbéciles médiatiques, pour en assurer le relai, et dont voici quelques citations qui n’ont pas fait non plus la une dans les canards de Dassault :
     » Face à la crise, le monde patronal doit assumer ses responsabilités, prendre sa part d’effort et ne pas chercher à alléger au maximum son fardeau en le transférant sur la majorité laborieuse »
     » Sous couvert de mener de grandes réformes économiques libérales, une aristocratie (le Medef) a dévoyé notre régime démocratique « 

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