Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 mars 2011

Gérard Longuet est rattrapé par son passé de conseiller chez GDF-Suez

A peine nommé au ministère de la défense, Gérard Longuet voit les ennuis judiciaires s’accumuler. Alors que l’avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi demande son audition par le juge d’instruction Van Ruymbeke, le nouveau ministre pourrait se voir reprocher une «prise illégale d’intérêts» à la suite des fonctions de conseiller qu’il a exercées dans le cadre d’un contrat avec GDF-Suez entre septembre 2008 et décembre 2009.

Une plainte contre X pour «corruption active et passive, prise illégale d’intérêts, recel, blanchiment, escroquerie, abus de confiance, abus de biens sociaux» va être déposée auprès du procureur de la République par Jean-Marie Kuhn, actionnaire minoritaire de GDF-Suez, comme l’a annoncé en premier L’Express. Elle vise Albert Frère, premier actionnaire du groupe, accusé de gestion de fait, le groupe GDF-Suez et Gérard Longuet (lire le texte de la plainte ici).

«Pendant ces quinze mois, Monsieur Longuet, au Sénat, va défendre les positions favorables à GDF-SUEZ notamment en vue de l’adoption de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité). On comprend aisément les véritables motivations de monsieur Longuet qui se trouve dans une situation incontestable de prise illégale d’intérêts sous couvert d’une hypocrisie majeure en faisant miroiter la défense du bien commun alors qu’il est rémunéré par GDF-Suez. On comprend aussi pourquoi ni GDF-Suez ni monsieur Longuet n’ont jamais osé produire le contrat qui les lie, ce qui m’interdit malheureusement de le joindre à la présente malgré son importance majeure», est-il écrit dans la plainte.

Mediapart avait révélé l’existence de ce contrat de conseil passé entre Gérard Longuet, alors président du groupe UMP au Sénat, et GDF-Suez en juillet 2010. Le groupe et Gérard Longuet avaient confirmé l’existence de ce contrat ayant pour objet, selon leurs déclarations, « le développement du nucléaire dans le monde». Ni l’un ni l’autre n’y voyaient le moindre conflit d’intérêts ou détournement de la loi. Ils avaient refusé d’en révéler le montant.Selon nos informations, le montant se serait élevé autour de 450.000 euros, une partie étant payée directement à sa société de conseil Sokrates et une autre directement à l’intéressé. Interrogé, un porte-parole de GDF-Suez nous a déclaré ne pas être en mesure de confirmer ou d’infirmer ces chiffres. Il a assuré, en revanche, que le contrat avait été passé avec la seule société de conseil de Gérard Longuet. Cette dernière n’a pas déposé de comptes depuis 2009 auprès du tribunal de commerce. (more…)

Détruire les casinos et liquider la Française des Jeux : manifeste pour une politique civilisationnelle des jeux

Filed under: 01 - Etudes et analyses,11 - société — iledere @ 6:30

Il est de ces lois qui cristallisent une époque ; de ces lois résumant à elles seules un siècle, un cycle : votée discrètement en mai 2010, la loi d’ouverture à la concurrence des jeux en ligne est de cette catégorie.

Pourquoi ouvrir à la concurrence un système jusque-là entre les mains de personnes publiques ? Des centaines de sites illégaux, des millions de joueurs, et des milliards d’euros qui échappent à la fiscalité… Le statut quo ne suffisait plus ; « Il fallait légiférer » : fatalité législative inquiétante. Mais quelle est donc cette situation intenable ? Comment en est-on arrivé à ce nouveau phénomène de société qu’est cette dépendance aux jeux ? Alors que cette loi va faire l’objet prochainement d’une évaluation par le Parlement et que les partis politiques commencent à se positionner pour 2012, il est grand temps qu’un débat de fond émerge sur la législation en matière de jeux d’argent, une matière sur laquelle le législateur, au fil de son « œuvre », n’est jamais « revenu arrière ».

Constat
Le système actuel est né en deux temps : tout d’abord, l’Etat, après avoir réprimandé ces activités, a toléré le jeu (à la fin de l’Ancien Régime) voyant dans cette tolérance un moindre mal aux méfaits du jeu clandestin qui entraînait des perturbations de l’ordre public, le blanchiment d’argent, des activités clandestines… En tolérant le jeu, l’Etat a souhaité l’encadrer et remédier à ses effets pervers. C’est ici que les évolutions législatives auraient dues s’arrêter. Le deuxième temps de l’histoire des jeux n’est qu’une chute, l’enclenchement d’un engrenage infernal : pourtant tout commençait bien avec la loi du 21 mai 1836, qui demeure toujours le principe, prohibant les loteries de toute espèce. Néanmoins le législateur avait déjà à cette époque la manie d’affirmer des principes et d’y déroger dans le même texte : sont prévues dans cette loi une série d’exceptions pour les loteries destinées à des actes de bienfaisance, à l’encouragement des arts ou au financement d’activités sportives à but non lucratif et autres loteries de faibles ampleurs. Mais c’est l’article 136 de la loi de finances du 31 mai 1933 qui instaure l’exception la plus importante : il habilite le Gouvernement à fixer, par décret, les conditions d’organisation d’une loterie nationale. L’article précise qu’après que l’Etat prélève 100 millions de Francs, le produit de cette loterie est destiné à une caisse de solidarité agricole. Cette loterie nationale est gérée depuis le décret du 9 novembre 1978 par la Société de la Loterie Nationale et du Loto National (SLNLN) qui devient la Française des jeux en 1990 (1). Les gouvernements ont pris l’habitude de compter de plus en plus sur les recettes fiscales tirées des jeux : de là découlent les paradoxes et la schizophrénie de l’Etat, partagé entre une volonté de lutte contre le jeu et le maintien de ses recettes fiscales. (more…)

30 mars 2011

Emploi des jeunes : le Medef abat ses cartes

Filed under: 04 - Emploi formation — iledere @ 12:00

Pour la première fois depuis l’ouverture de la négociation paritaire sur l’emploi des jeunes, le Medef sort des généralités et avance des mesures chiffrées. Dans un document de travail qui sert de base à la séance de négociation d’aujourd’hui, il propose un arsenal de mesures en faveur de plus de 85 000 jeunes de moins de 30 ans et suggère, ce qui fera débat, d’affecter une partie des réserves de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) au financement de ces dispositifs.

Le projet de texte patronal, assez court, propose d’abord “un accompagnement individuel renforcé” pour les jeunes, qualifiés ou pas, ayant des difficultés d’accès à l’emploi. Son objectif est clair : favoriser leur accès à un emploi durable (au moins six mois). Mis en oeuvre par le service public de l’emploi ou par ceux qui y participent, le dispositif comporterait une phase de diagnostic de la situation du jeune. Viendraient ensuite le temps de la construction de son projet professionnel (via notamment une remise à niveau, des ateliers d’acquisition de techniques de recherche d’emploi etc), puis la mise en relation avec des entreprises ayant des besoins identifiés de main d’oeuvre et un suivi par un tuteur.

Le tout durerait douze mois et, pour éviter les décrochages, pourrait être prolongé par un suivi de six mois après l’embauche. Le Medef propose que cet accompagnement renforcé bénéficie à “au moins 20 000 jeunes en 2011, pour un coût de 34 millions d’euros” et qu’il soit “financé par l’affectation, au titre de la solidarité, d’une partie des réserves de l’Apec”.

Dans son article 2, la copie patronale préconise des mesures spécifiques en direction des diplômés de l’enseignement supérieur issus de filières généralistes ou de jeunes sortis sans diplôme de l’enseignement supérieur. C’est à l’Apec, estime le Medef, qu’il convient de confier le pilotage de ce dispositif comportant une phase d’orientation des étudiants, de définition de et de préparation d’un projet professionnel et, éventuellement une formation ou une préparation opérationnelle à l’emploi (POE).

Cela suppose ”un partenariat étroit entre l’Apec, les entreprises et les branches professionnelles qui l’informent sur leurs besoins de main d’oeuvre, et les établissements d’enseignement supérieur”. 20.000 jeunes par an bénéficieraient de cet accompagnement en 2011 et 2012. Le coût total de la mesure est de 35 millions d’euros, que le Medef, là aussi, propose de mettre à la charge de l’Apec. (more…)

Les statistiques un peu floues du bon docteur Guéant

Filed under: 01 - Etudes et analyses,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

(Dessin : Louison)Selon le ministère de l’Intérieur, le FN a obtenu 11,75% des voix. Mais l’Ifop lui donne un score de plus de 35%. Les écologistes et le Front de gauche ont vu aussi leur score minoré. Le tout à cause d’une subtile méthode de calcul.

Quel est le score réel du FN ? Officiellement, le ministère de l’Intérieur a annoncé un chiffre de 11,57% au plan national pour le parti. Ce qui a permis à Guéant d’évoquer une « certaine stabilité politique » au soir du second tour. A l’inverse, l’Ifop annonce le score de 35,8% pour le Front. Comment obtient-t-on cette différence ? Le problème est que la Place Beauvau compte le nombre de voix obtenues par le parti dans les 402 cantons où il se présentait au second tour par rapport à l’ensemble des voix exprimées dans les 1566 cantons en jeu dimanche.

A l’inverse, l’institut de sondage a pris comme base les seuls cantons avec un candidat FN (moins les triangulaires soit 394 cantons) et a calculé ainsi un score plus précis du parti de Marine le Pen. Le même problème s’était posé au premier tour : le Ministère de l’Intérieur annonçait 15% pour le FN sur les 2026 cantons alors que le parti de Marine Le Pen n’était présent que près de 1500 cantons. EN faisant la péréquation, on retrouvait le score de 20-21% obtenu en ce moment dans les sondages par le Front national. Mais les critiques émises à l’issue de la première soirée électorale avaient glissé sur le plumes du canard Guéant.

Car, dans sa logique, ce qui compte, c’est donc le nombre de voix globales et non le score moyen des candidats dans les cantons où leur parti se présentait. Pour contrer ce biais, le FN avait tenté de présenter le maximum de candidats, histoire de gonfler ses muscles lorsque les résultats sont annoncés à 20 heures. Mais il n’était parvenu qu’à présenter des candidats dans près de 1500 des 2026 cantons. Et la méthode de calcul du Ministère de l’Intérieur nuit à tous les « petits » partis qui étaient présents dans peu de cantons. (more…)

29 mars 2011

Appel au rassemblement sur Médiapart

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Quarante-sept députés socialistes lancent sur Mediapart un appel à se rassembler derrière Martine Aubry.

Dimanche, le Parti socialiste, en remportant haut la main les élections cantonales, s’est solidement installé comme le premier parti de notre pays, au cœur d’une gauche nettement majoritaire. Ce succès, après celui des élections régionales, ouvre de grands espoirs pour 2012. L’espoir d’en finir avec dix ans de pouvoir sans partage de la droite, en particulier avec l’actuel quinquennat marqué par une des plus graves crises financière, économique, sociale et surtout morale que notre pays ait jamais connues. Surtout, l’espoir d’une autre France, plus forte, plus juste et plus confiante.

Comme 2012 est l’année de tous les espoirs pour les Français, l’année qui la précède, 2011 doit être celle où la gauche crée les conditions de la victoire.

Nous nous devons, pour les Français, d’être à la hauteur de nos responsabilités.

Cela suppose quelques conditions.

A la fin de cette année, nous aurons choisi notre candidat à la présidence de la République. Dès cet instant, nous devrons être tous rassemblés, solidaires, unis autour de celle ou de celui qui aura été choisi. Les socialistes et leurs alliés les plus proches dès le premier tour, toute la gauche et au-delà pour le second. Alors, pensons-y dès maintenant: rien à partir d’aujourd’hui ne doit compromettre ce futur rassemblement et chacun à gauche est déjà comptable des petites phrases toujours très médiatiques qui pourraient laisser des traces.

Auparavant, entre juillet et octobre, nous vivrons les «primaires». Il n’est plus temps d’en discuter le principe. Les militants socialistes ont massivement validé ce processus. Nous leur devons son application. Nous devons en faire le premier acte de notre campagne présidentielle, un véritable moment de mobilisation populaire. Pour être réussies, ces primaires doivent être maîtrisées. Pour que cet exercice démocratique soit exemplaire, il faut qu’il respecte les règles rigoureuses de la démocratie. Et d’abord le respect des concurrents, qui ne seront pas des adversaires. (more…)

La chute d’Isabelle Balkany, prémices d’une recomposition à droite ?

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

 Effet papillon ? La défaite d’Isabelle Balkany, l’amie fidèle de Nicolas Sarkozy et marraine de son fils Jean, sonne comme un coup de tonnerre dans les Hauts-de-Seine. Dans ce bastion historique de la Sarkozie, l’épouse du député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, pourtant arrivée en tête au premier tour, a été battue par le candidat divers droite : Arnaud de Courson.

Après 22 années au conseil général des Hauts-de-Seine, Isabelle Balkany convoitait le poste de président de l’assemblée départementale. Elle le touchait presque après avoir patiemment et soigneusement tramé une véritable conspiration pour faire tomber l’actuel président, l’ancien ministre Patrick Devedjian. Contre toute attente , c’est elle qui reste à terre.

Signe qu’il se passe vraiment quelque chose dans les Hauts-de-Seine, Arnaud de Courson de la Villeneuve a célébré sa victoire sur le parvis de l’Hôtel de ville de Neuilly dont le maire divers droite, Jean-Christophe Fromantin a également nettement battu (70,23%) la candidate UMP Marie-cécile Ménard.

Dimanche soir, dans un communiqué Mme Balkany “prenait acte” du résultat du second tour qui selon ses dires, “l‘affecte profondément“. Avec une certaine aigreur la conseillère générale sortante estimait que son adversaire, M. de Courson, a tiré profit “d’une alliance contre nature de la gauche et de l’extrême droite“.

On ne manquera pas du côté de l’Elysée d’analyser très finement les raisons de cet échec improbable. Le résultat confirme les craintes de certains membres de la majorité qui s’alarment depuis plusieurs mois de l’effondrement de la base électorale de l’UMP et surtout du rejet dont est victime le chef de l’Etat.

Hier contre-productif dans la bouche de la gauche, le TSS (Tout Sauf Sarkozy) semble prendre racine chez les électeurs de droite. Dans ce qui ressemble à un mouvement de balancier, les déçus du Sarkozysme semblent désormais prêts à faire crédit à une droite classique, modérée, dont ils dénonçaient hier encore la tiédeur. (more…)

28 mars 2011

Chômage de février : léger recul, sauf pour les seniors et les chômeurs de longue durée

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:00

Toutes catégories confondues, Pôle Emploi compte 6.100 inscrits de moins en France métropolitaine. Mais l’hécatombe se poursuit chez les grands sacrifiés de la crise : seniors et chômeurs de longue durée.

Tout d’abord, une excellente nouvelle. Dans cette dernière note de la Dares/Pôle Emploi, on remarque que les chiffres des DOM sont enfin intégrés à ceux de la métropole dans presque toutes les rubriques sous l’intitulé « France, ensemble » : voilà qui sonne républicain ! Si on peut se réjouir de cette avancée, il demeure prématuré d’en faire autant quant au contenu statistique de la publication : il semblerait que, cette fois-ci, le gouvernement l’ait compris. Etat des lieux.

Cat. A — En France métropolitaine, ils sont 2.701.100 à n’avoir exercé aucune activité (-2.100 sur le mois, mais +1,3% sur un an). Rajoutez-en 230.700 pour les DOM, et vous obtenez 2.931.800 chômeurs officiels, soit une hausse annuelle de 1,9%.

Cat. B et C — En métropole, ils sont 533.000 inscrits à avoir exercé une « activité réduite courte » (-2.200 sur le mois, mais +3,7% sur un an) et 806.600 à avoir exercé une « activité réduite longue » (-200 sur le mois, mais +14,9% sur un an). Pas de détail pour les DOM mais si on fait le calcul, on en compte 29.900 dans ces catégories. Ce qui porte leur total « France » à 1.369.500.

Total ABC — Ainsi, le nombre de chômeurs « tenus d’accomplir des actes positifs de recherche » en métropole s’élève à 4.040.700 (-4.500 sur le mois, mais +4,1% sur un an). Rajoutez-en 260.600 pour les DOM, et vous obtenez un total « France » de 4.301.300 (+4,4% sur un an).

Cat. D et E — A nouveau en métropole (pas de détail pour les DOM), ils sont 245.300 à avoir été en arrêt maladie ou en maternité — il paraît que le chômage et la crise n’ont pas freiné le nombre des naissances… —, en stage, formation ou convention de reclassement (-3.800 sur le mois et -1,9% sur un an). On en compte 352.600 en contrats aidés (+2.200 sur le mois et +16,8% sur un an) : la catégorie E est, d’ailleurs, la seule où l’augmentation des effectifs est constante, le contrat aidé étant une affaire qui marche… (more…)

Cantonales : les départements qui changent de majorité et François hollande qui met le cap sur les primaires…

Peu de changements marquent ces élections cantonales. La gauche contrôlait 58 départements en France métropolitaine contre 42 à la droite avant le scrutin. Deux départements sont encore incertains, mais la gauche remporte deux conseils généraux, contre un à la droite. La Réunion et Mayotte passeraient également à gauche.

BASCULE À GAUCHE
La gauche espérait jusqu’à six conquêtes. Elle devra se contenter de deux de manière certaine dimanche soir, et peut en revendiquer quatre.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, où régnait une égalité en siège, le PS aurait obtenu trois cantons et donc la majorité au conseil général, l’UMP ne parvenant à en conquérir qu’un seul.

Dans le Jura, où droite et gauche étaient également à égalité avec 17 conseillers généraux chacun, la gauche aurait remporté dix cantons contre sept à la droite et obtient donc la majorité. Le PS avait fait de cette conquête une priorité, Martine Aubry et Arnaud Montebourg s’étaient déplacés dans le Jura entre les deux tours.

Cas à part, Mayotte, contrôlée par l’UMP depuis 2008, pourrait passer à la gauche, qui y a désormais huit élus sur 19, contre six pour le parti présidentiel. Ce n’est pas une « bascule » car Mayotte ne sera le 101e département français qu’à l’issue de la première séance de son nouveau conseil général.

Autre victoire qui revient à la gauche, La Réunion, où Nassimah Dindar, élue divers droite qui dirige l’île avec une coalition PS-PC-Modem, devrait rester à sa tête, la majorité sortante ayant obtenu 32 élus contre 16 pour l’UMP. Il s’agit donc d’une victoire attribuable à la gauche, même si Mme Dindar n’a quitté l’UMP qu’en décembre. (more…)

25 mars 2011

Borloo s’agite, l’UMP devient fébrile

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre — iledere @ 12:00

(Jean-Louis Borloo - Wikimedia commons - Jean-Louis Aubert)Le Parti radical s’apprêterait à quitter l’UMP dans une quinzaine de jours, c’est en tout cas le l’info ou l’intox qui agite depuis ce jeudi matin l’univers centriste. Et si cette information, fondée ou infondée, en cachait une autre : l’UMP au bord de l’éclatement ?

L’avantage avec les centristes ? Ce sont des gens plutôt divertissants. Entre leurs déchirements, leurs hésitations, leur rapprochement, leurs dissensions, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer. Si le débat d’idées se fait rare voire inexistant dans cette grande famille multi-parentale éclatée, les pourparlers sur la « couleur des murs » se révèlent, eux, en revanche, récurrents. « Coordination des centres », « confédération des centres », l’alliance Morin/ Arthuis, le solitaire Bayrou -qui reste dans son coin en élève modèle refusant de prendre part à ce gentil pugilat-, voilà autant de péripéties qui feraient perdre le nord à n’importe quel observateur avisé. Dernier rebondissement en date, les rumeurs sur l’éventuel départ du parti de Jean-Louis Borloo de l’UMP .

Les divergences entre le président du Partir radical et l’UMP ont éclaté au grand jour le lendemain du premier tour des élections cantonales. Borloo profite d’une brève allocution pour piétiner joyeusement la consigne « Ni FN-Ni PS » donnée la veille par l’Elysée et l’UMP. Affirmant que « Faire barrage au FN est évidemment indispensable », l’ex-ministre de l’Ecologie avoue avoir compris « que ce n’était pas une position parfaitement partagée au sein de la majorité ». Selon Laurent Hénart, numéro 2 du Parti radical contacté par Marianne2, rien de surprenant dans cette déclaration : « On a juste rappelé la position radicale, c’est la même depuis 30 ans. » (more…)
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