Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

28 mars 2011

Cantonales : les départements qui changent de majorité et François hollande qui met le cap sur les primaires…

Peu de changements marquent ces élections cantonales. La gauche contrôlait 58 départements en France métropolitaine contre 42 à la droite avant le scrutin. Deux départements sont encore incertains, mais la gauche remporte deux conseils généraux, contre un à la droite. La Réunion et Mayotte passeraient également à gauche.

BASCULE À GAUCHE
La gauche espérait jusqu’à six conquêtes. Elle devra se contenter de deux de manière certaine dimanche soir, et peut en revendiquer quatre.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, où régnait une égalité en siège, le PS aurait obtenu trois cantons et donc la majorité au conseil général, l’UMP ne parvenant à en conquérir qu’un seul.

Dans le Jura, où droite et gauche étaient également à égalité avec 17 conseillers généraux chacun, la gauche aurait remporté dix cantons contre sept à la droite et obtient donc la majorité. Le PS avait fait de cette conquête une priorité, Martine Aubry et Arnaud Montebourg s’étaient déplacés dans le Jura entre les deux tours.

Cas à part, Mayotte, contrôlée par l’UMP depuis 2008, pourrait passer à la gauche, qui y a désormais huit élus sur 19, contre six pour le parti présidentiel. Ce n’est pas une « bascule » car Mayotte ne sera le 101e département français qu’à l’issue de la première séance de son nouveau conseil général.

Autre victoire qui revient à la gauche, La Réunion, où Nassimah Dindar, élue divers droite qui dirige l’île avec une coalition PS-PC-Modem, devrait rester à sa tête, la majorité sortante ayant obtenu 32 élus contre 16 pour l’UMP. Il s’agit donc d’une victoire attribuable à la gauche, même si Mme Dindar n’a quitté l’UMP qu’en décembre.

BASCULE À DROITE
L’UMP espérait reconquérir jusqu’à trois ou quatre départements. Elle devra se contenter d’un seul. A une voix de majorité près, le Val-d’Oise, fief historique de Dominique Strauss-Kahn, bascule à droite. C’est une victoire toute symbolique pour l’UMP, qui ne l’attendait pas forcément et avait plutôt concentré ses forces sur la Seine-et-Marne, qui ne bascule pas.

INCERTITUDE
En Savoie, tout dépendra de l’attitude de trois élus, un MoDem et deux sans étiquette. La gauche compte en effet 18 élus à l’issue de ces cantonales contre 17 à la droite. Les trois élus non affiliés à l’un ou l’autre camp sont donc en position d’arbitre.

Dans la Loire, la gauche obtient 18 sièges, contre 17 pour la droite. Là aussi, tout dépendra de l’attitude de quelques élus sans étiquette. Un élu divers droite, Jean-Claude Charvin, a de plus retiré son soutien à l’UMP. Sur les six non-inscrits, quatre soutenaient le plus souvent la droite. Le président actuel du département, le doyen d’âge Claude Bourdelle, avait été élu comme divers gauche.

FRANCOIS HOLLANDE TRIOMPHE
En Corrèze, pas d’inquiétude : il n’attendait que ce résultat. L’ex-premier secrétaire du PS, François Hollande, sera réélu jeudi 31 mars à la présidence du département qui menaçait de passer à droite. Il n’en sera finalement rien.

Le PS conserve cet ancien bastion de Jacques Chirac. Ironie du sort, la doyenne d’âge du conseil général, Bernadette Chirac, présidera la séance inaugurale au cours de laquelle François Hollande sera intronisé. Celui-ci, qui avait fait de cette victoire la condition sine qua non de sa participation à la primaire socialiste, peut désormais se consacrer à cette échéance.

Dans son allocution après sa victoire, François Hollande a d’ailleurs remercié ses électeurs de lui permettre « de pouvoir (s)e présenter à la responsabilité la plus importante du pays ». Une échéance dont il entend garder la maîtrise. « Je ferai connaître bientôt ma décision, je n’entends pas me précipiter, pas davantage tergiverser », a-t-il expliqué, précisant que sa déclaration était désormais « une question de jours ».

UNE CANDIDATURE QUI INQUIÈTE LES STRAUSS-KAHNIENS
L’ex-patron du PS inquiète les tenants de Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier aimerait en effet trouver devant lui une route dégagée vers la présidentielle s’il s’y présente, ce qui paraît de plus en plus probable, voire certain, au fil des semaines. Mais s’il semble avoir obtenu l’accord tacite de l’appareil du PS et de Martine Aubry, il lui sera plus difficile de convaincre M. Hollande de renoncer.

Ce dernier a fait savoir à plusieurs reprises qu’il comptait bien aller au bout de la compétition. Une course dans laquelle il dispose d’atouts certains. Contrairement à « DSK« , toujours suspect aux yeux d’une partie du PS de ne pas être assez à gauche, l’ancien secrétaire national du parti n’a pas à se justifier sur son engagement.

A contrario, son recentrage idéologique depuis quelques mois, et son discours de responsabilité, notamment en matière fiscale, lui permettent de jouer la carte de la crédibilité pour éviter d’effrayer les électeurs centristes.

Le Monde.fr

4 réponses à “Cantonales : les départements qui changent de majorité et François hollande qui met le cap sur les primaires…”

  1. Si les sympathisants de droite se.prononcent massivement pour le service minimum 87 les electeurs.de gauche semblent plus mitiges sans etre totalement.contre pour autant 46 .. Plus interessant encore on remarque que si 9 seulement des.partisans de droite napprouvent pas la mesure pas decrasante.majorite non plus chez les sympathisants de gauche contre le SMA 46 .soit autant que ceux qui y sont favorables .

  2. serge dit :

    @ à babelouest :

    Attendons le projet du PS avant de tirer des plans sur la comète.
    Il faut souhaiter que le projet répondra aux attentes d’une majorité des français
    Mais il est à craindre que si notre projet est dévoilé trop tôt, Sarko et sa clique,en mentant sans scrupule aux français, n’hésiteront pas à piper en apparence les idées des partis de gauche.
    Quant à notre candidat potentiel pour les présidentielles, même si notre candidat(e) ne correspondrait pas à notre sensibilité, il faudra être sans faille être derrière lui.
    Contrairement à Sarko, la politique sera géré, principalement par un gouvernement en place.

  3. babelouest dit :

    Tout ce remue-ménage ne nous dit pas comment le PS veut financer sa politique. Il est facile de dire ce qu’on veut faire, il est plus difficile de s’en donner les moyens. S’agira-t-il de remettre enfin en valeur le bon vieil emprunt sur le revenu ? Ne faudra-t-il pas aussi supprimer des avantages fiscaux qui furent accordés aux entreprises sous le prétexte de favoriser l’emploi ? C’est une mesure qui coûte très cher en manque à gagner, et ne rapporte pratiquement rien en termes de postes créés. Ne faudra-t-il pas aussi se repencher sur les droits de successions, qui favorisent les dynasties et les « Grandes Familles » avec leur baisse inconsidérée ? En contrepartie, ne faut-il pas revoir à la baisse certains taux de la TVA (pas celle sur les restaurateurs, bien au contraire), qui au bout du compte pénalise les plus nécessiteux ?

  4. Bonjour,
    Tout d’abord, rectifions une erreur, Claude Bourdelle, doyen d’âge du CG 42 n’est pas le Président sortant. Le CG 42 était présidé par Bernard Bonne, tout ce qu’il y à de plus UMP.
    Par ailleurs, je ne vois pas en quoi le Val d’Oise peut être qualifié de « fief » de DSK. Il n’a jamais été conseiller général et encore moins Président. Le CG 95 n’est pas non plus historiquement à gauche !

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