Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

26 avril 2011

Tordre le cou à un mythe : l’argent est un faux problème

Filed under: 11 - société — iledere @ 6:30

S’il est un problème qui sous-tend tous les autres, c’est bien ce récurrent “manque de moyens” (financiers) invoqué en boucle à propos de tout et de n’importe quoi. Et si ce problème n’en était pas réellement un ? Si la valeur de l’argent n’existait que dans nos pauvres têtes meurtries ?

La fonction première de l’argent n’est pas d’être une richesse, mais un moyen, inventé par les humains, pour produire et faciliter l’échange des VRAIES richesses : les biens et les services nécessaires à nos besoins, le travail censé assurer leur production.

L’argent manque alors que les richesses abondent
L’argent ne peut être rare que si la quantité de biens et de services mise à la disposition de la collectivité est rare. Ou si les bras et les cerveaux manquent pour les produire.

Invoquer le “manque de moyens” quand les véritables richesses et les moyens de les produire abondent est une hérésie. Un crève-la-faim devant un champ regorgeant de patates n’est pas victime d’un “manque de moyens”, mais d’un crime contre l’humanité.

Manque-t-on de bras pour remplir nos hôpitaux d’infirmières ? Manque-t-on de têtes bien remplies qu’ils faillent fermer tant de classes dans les écoles ? Non, nous manquons d’argent… clament ceux qui l’ont confisqué et le laissent croupir dans des bulles imbéciles (les paradis fiscaux ).

Une arme de domination massive
Dans nos sociétés d’abondance, l’argent a une autre fonction que celle de produire et d’échanger biens et services : il est une arme de domination massive utilisée par quelques margoulins pour contrôler et asservir tous les autres. Et donner à ceux qui le monopolisent l’illusion de leur propre importance, de leur propre puissance.

Ce que l’argent perd en valeur d’échange, il le gagne en valeur “hiérarchique”. Est riche, important, puissant celui qui possède l’argent, même si celui-ci n’est plus qu’une simple ligne d’écriture sur un compte inutile. Ou ne sert qu’à des jeux de casinos stériles.

La valeur de l’argent tient au pouvoir qu’il confère à ceux qui le détiennent, sur ceux qui en sont privés ou doivent l’emprunter (ce crédit qui soumet le débiteur à son créancier). Dans un monde d’abondance, l’argent n’est rare que par décision politique. (Lire la suite…)

25 avril 2011

Immigration : Guaino redevient souverainiste

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 12:00

(Flickr - WEF - CC)Le conseiller spécial du chef de l’Etat a admis que la France veut revenir sur les accords de Schengen. Tout d’un coup, l’Europe sans frontières n’est plus si attirante que ça.

Henri Guaino était contre Maastricht et la Constitution européenne mais une fois devenu le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, il a défendu le traité de Lisbonne. Serait-il devenu pro-européen ? Depuis les choses ont pourtant changé. La crise migratoire de Lampedusa a mis à mal l’idéologie d’une Europe sans frontières, surtout depuis que l’Italie a décidé d’octroyer des papiers aux immigrants essentiellement tunisiens échoués sur son territoire. Munis de ces sésames, ils pourront séjourner légalement en France moins de trois mois en vertu des accords de Schengen garantissant la libre circulation en Europe. Ce principe reste toutefois théorique, puisque Paris veut mettre toutes les barrières possibles à cette immigration non désirée. Mardi 26 avril, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi doivent discuter du sujet à Rome.

Dimanche 24 avril, sur I télé, Henri Guaino a déjà lancé une idée à présenter face à Rome. Il a confirmé la rumeur comme quoi Paris pourrait défendre une révision des accords de Schengen. « Ce que demande la France, c’est qu’on revoie les clauses de sauvegardes » permettant des dérogations aux traités, a expliqué le conseiller spécial. Ces clauses prévoient qu’« en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure » , des contrôles aux frontières nationales puissent être temporairement rétablis après consultation des autres Etats membres. Ces mesures ont déjà été appliquées en France suite aux attentats de 1995 et lors du Sommet de l’Otan à Strasbourg en 2009.  Cette fois, Henri Guaino souhaite que les possibilités de dérogations soient élargies « en cas de situation exceptionnelle », comme un afflux migratoire, comme c’est le cas ici. (Lire la suite…)

Dette américaine : la politique contre le marché

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Un frisson vous a peut-être traversé le 18 avril dernier. Vous avez appris que l’agence de notation Standard & Poor’s désormais une perspective négative sur la dette américaine.

« Coup de semonce » a-t-on entendu. Partout, on a vu réapparaitre les graphiques qui nous rappellent la situation soi-disant catastrophique des finances publiques d’Europe et d’ailleurs. Pourtant, la décision de Standard & Poor’s n’a eu aucun impact sur les acheteurs de dette américaine. Parce que le dollar fait référence et que les bonds du trésor américain sont incontournables, ils sont restés des acheteurs fidèles.

La nouvelle a perturbé le processus de négociation entre la Maison Blanche et la majorité républicaine au Congrès. Les deux parties avaient jusqu’à vendredi dernier pour trouver un accord, faute de quoi l’État fédéral aurait été mis dans une situation de cessation de paiement. L’annonce que Standard & Poors pourrait prochainement retirer aux Etats-Unis la note AAA a apporté de l’eau au moulin de la rhétorique républicaine anti-étatiste. Elle a sans doute la pression exercée sur Obama pour qu’il accepte malgré tout des coupes budgétaires irresponsables. Et, l’accord signé in extremis vendredi dernier, même s’il comprend des hausses d’impôts, a de quoi répugner plus d’un progressiste. Si les Républicains ne s’étaient pas emparés du changement de notation, peut-être que l’exécutif aurait été plus à même d’imposer ses vues.

Un néo-libéral s’emparerait de cet évènement pour souligner le caractère vertueux de la notation de la dette des États. Ne faisant que traduire sous forme de note de mauvais fondamentaux économiques, l’agence incite les décideurs à prendre le problème « à bras le corps ». Une lecture moins idéologique des faits met en doute les bienfaits de cette « transparence ». A quoi sont censées servir les agences de notation ? Les États, en tant qu’emprunteurs, paient pour se voir attribuer une note censée refléter leur niveau de risque. En théorie, le taux d’intérêt payé par l’emprunteur reflète ce risque. Comment les prêteurs ont-ils réagi ? Ils ont haussé les épaules. Le taux d’intérêt des bonds du Trésor – les titres de dette américaine – ont légèrement baissé. Quant à la monnaie, elle n’a pas varié non plus. Les acheteurs traditionnels de dette américaine n’ont pas modifié leur comportement.

L’agence de notation est passée à côté d’une donnée très simple : le pouvoir de marché détenu par la dette américaine. Abondants, les titres libellés en dollars sont parmi les seuls à être liquides, transparents et relativement sûrs quant à leur rémunération. C’est une des raisons pour laquelle 60% des réserves de change de la banque centrale de Chine sont détenus sous la forme de titres américains. Les acheteurs de dette américaine ne peuvent pas se payer le luxe de conduire à l’effondrement d’un système économique avec lequel ils sont pieds et poings liés. On rétorquera que le rôle d’une agence est justement de fournir une information « objective » sur les risques encourus par les emprunteurs. C’est pourtant négliger le fait qu’un prix ne dépend pas de données substantielles mais de l’absence ou non de demande. (Lire la suite…)

24 avril 2011

Compiègne: Eric Woerth et Philippe Marini bientôt interrogés par la Cour de justice

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 12:00

Les élus (UMP) de l’Oise Eric Woerth et Philippe Marini vont prochainement être entendus par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR), selon des informations obtenues par Mediapart.

Les trois hauts magistrats qui composent cette commission d’instruction sont, depuis le 13 janvier, chargés d’enquêter sur la cession controversée par l’Etat de l’hippodrome du Putois, à Compiègne. Une vente de gré à gré finalisée en mars 2010, alors qu’Eric Woerth était ministre du budget. Passant outre l’avis des services de l’agriculture, Eric Woerth avait insisté pour céder en urgence quelque 67 hectares de forêt comprenant un golf très chic et un hippodrome, le tout près du château de Compiègne, pour la somme très modique de 2,5 millions d’euros.

La Cour de justice s’est fait remettre ces dernières semaines par François Baroin, le successeur d’Eric Woerth au budget, toute une série de mails ayant trait à cette cession. Y figurent notamment des échanges entre le cabinet d’Eric Woerth et celui du ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, entre décembre 2009 et mars 2010. Selon des sources proches du dossier, ces courriers électroniques attestent la forte détermination d’Eric Woerth à faire réaliser cette cession, malgré les réticences tout aussi fortes du ministère de l’agriculture et de l’Office national des forêts (ONF), qui s’y étaient opposés à plusieurs reprises les années précédentes.

Ainsi, à l’un des mails du ministère de l’agriculture faisant état de craintes d’ordre juridique quant à une possible annulation de la vente, le cabinet d’Eric Woerth aurait répondu – en substance – que cette cession devait se faire de toute façon, et qu’il n’était pas envisageable de mécontenter le sénateur maire de Compiègne Philippe Marini. Ce qui rend l’audition de ce dernier inévitable, selon ces mêmes sources.

Parmi les autres curiosités du dossier instruit par la CJR: l’absence de compte-rendu après une réunion interministérielle sur cet épineux dossier, et une lettre d’Eric Woerth félicitant l’acquéreur des terrains (jusqu’ici locataire), le président de la Société des courses de Compiègne, avant même que la transaction ne soit effective. (Lire la suite…)

Les affaires de Christine Lagarde avec le patron d’Oséo

Décidément, une des rares promesses de campagne de Sarkozy a avoir été respectée c’est de décomplexer la droite. Notamment au niveau de l’argent… Les scandales concernant les conflits d’intérêt des ministres sont innombrables. Et pourtant ils ne peuvent s’empêcher de remettre les mains dans le pot a confiture pour grapiller un peu plus.

« Petits joueurs, petits voleurs, petits rapaces… Il leur fallait encore le petit sou, encore un dernier petit sou » éructait Michel Piccoli au sommet de sa forme dans « le sucre »

Nous avions déjà, dans le présent blog, épinglé Christine Lagarde pour les conflits d’intérêts de celui qui est son époux à la ville, Xavier Giocanti, un as de la défiscalisation. Déjà plutôt incongru lorsque l’on partage la vie de la  ministre des finances
On aurait pu croire qu’elle se tiendrait tranquille d’autant que ses magouilles avec Tapie sentent bon la distribution complaisante du pognon des contribuables

Et bien non…. Voici que l’on apprend que la ministre a investi (à plusieurs reprise) dans une PME, histoire de diminuer son ISF et que ladite PME n’est pas n’importe laquelle. Pas étonnant que les électeurs se sentent des velléités d’apprentissage de la pêche à la ligne les jours d’élection…  Explications de Bruno Botella pour « acteurs publics.com » :

Selon nos informations, la ministre de l’Économie et le PDG d’Oséo, François Drouin sont associés au sein de la même société, Applicatour, une petite entreprise créée par le fils de ce dernier. Dans sa déclaration d’intérêts, Christine Lagarde mentionne bien cet investissement permettant de réduire son ISF mais sans préciser sa proximité avec le patron d’Oséo, groupe public placé sous tutelle de Bercy.

Le monde des affaires est décidément petit. Dans sa déclaration d’intérêts, publiée comme celle de tous les membres du gouvernement jeudi 21 avril par Matignon, dans un souci de transparence, la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, indique avoir des parts dans la société Applicatour. Un investissement PME qui en vertu de la loi TEPA lui permet de réduire son impôt sur la fortune. (Lire la suite…)

23 avril 2011

Indignes de nous-mêmes !

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

Mais d’où vient cette ambiance délétère qui s’abat sur l’Europe ? Au repli sur soi des citoyens répond le comportement irresponsable de leurs dirigeants. Résultat : l’idée européenne devient un scandale. Le coup de gueule d’un chroniqueur belge.

Quelqu’un a-t-il encore envie d’être qualifié d’européen ? On peut espérer que quiconque a une once d’humanisme serait mieux avisé. Ceux qui sont actuellement au pouvoir sur le continent n’obtiendraient pas même l’asile au sein de la lie de l’humanité.

A propos des Finlandais, inutile de nous étendre : manifestement, ils se promènent encore avec des peaux d’ours sur le dos. Asseyez-les sur une luge, et ils partent dans toutes les directions. La civilisation s’arrête à la limite des neiges, c’est le charme du folklore.

Les Hongrois sont moins innocents, c’est même un peuple mauvais. Le Parlement a adopté une nouvelle Constitution qui stipule que Dieu et le christianisme rassemblent la nation hongroise. Allez savoir ce qu’il advient des musulmans et des athées dans tout ça ! Il y a longtemps que la discrimination n’avait pas été inscrite de façon aussi immanente dans une Constitution. Plus hardi encore : les enfants doivent naître d’une union maritale entre un homme et une femme. Adieu les homos, adieu les mères célibataires. Pour couronner le tout, revenons au Moyen-Age : le fœtus doit être protégé dès la fécondation.

L’Europe est une chronique des scandales

Sous les yeux de l’Europe, les femmes hongroises sont renvoyées, en l’an 2011, aux aiguilles à tricoter d’obscures faiseuses d’anges. Quand on pense que ce pays membre peut y parvenir sans bûcher public ! Mais il est vrai qu’en Europe, tout est possible : les principes sont passés de mode, l’ultime charte est le marché. 
Cela n’apporte guère de solution aux dilemmes éthiques. (Lire la suite…)

Les statistiques victimes de la défiance : le cas du pouvoir d’achat

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 6:30

En vue de l’émission Service Public (France Inter) du 8 mars dernier sur le thème « La vérité sur le pouvoir d’achat », j’ai rédigé la petite note que voici – qui reprend assez largement le contenu de la conférence au Café de la statistique du 8 juin 2010 sur le thème « Statistique et sentiment personnel« . La voici.

Pouvoir d’achat, chômage, délinquance, sécurité nucléaire… Les Français semblent de plus en plus méfiants à l’égard des statistiques, et en particulier les statistiques publiques – dans lesquels ils ne se retrouvent pas. Comment interpréter ce décalage entre le mesurer et le perçu ? Les Français sont-ils de mauvaise foi ou bien victimes d’erreurs d’appréciation ? Les statistiques sont-elles manipulées à des fins politiques ou bien sont-ce les méthodologies utilisées qui seraient défaillantes ? Dans une société où tout doit être mesuré, évalué, comparé, ce conflit entre le statisticien et le citoyen revêt une importance considérable comme élément du débat sur le « vivre ensemble », tant celui-ci suppose un consensus sur des constats partagés.

Pour essayer d’y voir un peu plus clair sur cette question, penchons-nous sur la question du pouvoir d’achat. Au cours des années 2000, et en particulier après le passage à l’euros, un fossé s’est installé entre la perception que les Français avaient de l’évolution de leur pouvoir d’achat (qu’une large majorité estimaient en recul) et les statistique de l’INSEE qui mettaient en évidence la persistance d’une croissance – certes, lente – du revenu disponible des ménages. La mise en doute des statistiques a d’abord été engagée par une entreprise de la grande distribution (Leclerc), qui a mis en avant d’autres modes de calcul menant à des résultats plus proches du ressenti de ses clients. La question du pouvoir d’achat s’est trouvée au cœur de la campagne des présidentielles de 2007. Le candidat Sarkozy a alors clairement mis en doute la qualité de la statistique publique, donnant raison à la sagesse populaire. C’est dans ce contexte que le Conseil d’Analyse Economique a demandé à Robert Rochefort (alors directeur général du Crédoc) de plancher sur la question de la mesure du pouvoir d’achat. J’ai travaillé à ses côtés à ce rapport, qui a été remis à la ministre de l’Economie fin-2007[1]. A la suite de ce rapport, une commission a été formée pour suggérer la mise en place de nouveaux indicateurs.

Dans ce rapport, nous examinions trois sources possibles de l’écart entre la perception et la mesure : les biais de perception des consommateurs, le conflit « micro-macro », la défiance propre à notre époque.

Les biais de perception
Les individus portent des lunettes différentes de celles des statisticiens lorsqu’ils appréhendent et interprètent la réalité à laquelle ils sont confrontés. S’agissant de l’inflation, ils ont tendance à généraliser ce qu’ils observent sur un tout petit nombre de prix, ceux des produits ou services achetés quotidiennement : produits alimentaires courants, essence, etc. – une petite dizaine de prix peut-être. Or au moment du passage à l’euro en 2000-2002 un certain nombre de ces prix ont effectivement dérapé, la grande distribution en particulier ayant alors quelque peu « poussé les étiquettes ». Cette tendance à la généralisation, cet effet de « halo » autour de quelques prix explique l’intérêt porté par les ménages à des démarches comme « le prix du caddie ». Dans le même esprit, nous sommes plus prompts à relever les hausses de prix que les baisses : la hausse du prix du petit noir au comptoir a davantage frappé l’opinion que la baisse du prix des ordinateurs, de même que l’épisode inflationniste de 2007-2008 par rapport à la baisse générale des prix intervenue en 2009-2010. (Lire la suite…)

22 avril 2011

Le son des indépendances africaines

Filed under: 12 - Brèves — iledere @ 12:00

Les évènements de Cote d’Ivoire ont pu exciter la curiosité de la nouvelle génération pour qui les accords de Brazzaville ne font résonner aucun souvenir… La musique africaine, elle, résonne partout dans le monde. Elle connait un succès important et son influence est partout. Court hommage :

« Moi monsieur j’ai eu la belle vie
Au temps béni des colonies
Les guerriers m’appelaient Grand Chef
Au temps glorieux de l’AOF (1). »

A écouter Michel « Bwana » Sardou (2), c’était le paradis, ou presque, au bon vieux temps de la IVe République. De l’autre côté de la Méditerranée, le son de cloche est différent. Engagé en 1944, le mouvement de libération des pays africains connaît un apogée en 1960, quand seize pays recouvrent enfin leur liberté. Cinquante ans après, la France, qui n’est jamais avare en commémorations, déborde de parutions discographiques autour du continent outragé, puis libéré.

Les vingt années suivant les indépendances ont donné lieu à une bande-son dont on peine encore à dénicher tous les trésors. Emblématique de cette période, le classique d’entre les classiques panafricains, Indépendance Cha Cha, du Congolais Grand Kallé, ouvre logiquement le bal du coffret « Afriques indépendantes » (3). Après un premier disque thématique (« Afrique engagée »), cette anthologie en propose quatre autres autour de quatre pays : Mali, Sénégal, Guinée et Congo. A chaque fois, la sélection fait la part belle aux grands orchestres des années 1960 et 1970 — souvent financés par les gouvernements en place afin de célébrer les nouvelles politiques nationales — tout en présentant des productions plus récentes. (Lire la suite…)

2012 : des primaires pour toute la gauche

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

A près de 20%, nous appelons à une insurrection civique contre le Front national et ses alliés de rencontre. La situation est extraordinaire. Le microcosme politique suit son cours ordinaire réduit souvent, hélas, au choc des ambitions personnelles, des carrières, des concurrences stériles, déjà vues. Ce n’est pas à la hauteur. Nos engagements diffèrent. Certains votent socialistes, d’autres écologistes, communistes, NPA. Certains dirent «oui» au traité instituant la Communauté européenne, d’autres «non». Certains viennent de la deuxième gauche, d’autres s’y opposèrent. Le passé doit être dépassé.

Le vote FN augmentera si ne sont pas traitées ses causes : le chômage de longue durée, la réclusion en HLM délabrées, les fins de mois qu’on ne boucle plus, l’échec scolaire, l’impossibilité d’échapper à une condition plus dégradée qu’hier qui avive la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux. Rien ne se fera sans déplacer vers les salaires et les services publics la richesse produite détournée vers les profits et le privé.

Les forces de transformation écologiques, sociales, politiques doivent, avant 2012, prioritairement redonner espoir aux milieux populaires. Elles ne le feront et ne feront, par là, reculer le FN, qu’en se dépassant toutes, grâce à un dispositif inédit. Il ne s’agit pas de gommer les différences voire les vraies divergences. Il s’agit de les traiter afin qu’elles ne deviennent pas destructrices. La situation l’exige.
Nous suggérons une procédure pour éviter à la gauche tout risque de ne pas figurer au second tour en 2012. Il s’agirait d’organiser après le choix de leurs candidats et programmes par les différentes familles socialiste, écologiste, communiste, alternatives…
Une série de débats communs destinés à cerner les objets d’accord et de désaccords. Puis d’offrir la possibilité lors de «primaires communes» sur le contenu des programmes, en décembre, à tout le peuple de gauche de hiérarchiser les propositions qui vaudraient programme d’action sur le quinquennat.
Il faudrait ensuite choisir une procédure pour désigner un ou une candidat(e). Mais d’abord le programme décidé tous ensemble puis le ou la candidat(e) qui le porte ! (Lire la suite…)

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