Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

7 juillet 2011

Dette : la pression s’accroît sur la zone euro

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Après les difficultés de la Grèce, la dégradation de la note portugaise par Moody’s accroît l’urgence sur le sommet de l’UE des 11 et 12 juillet prochains.

Après la Grèce, le Portugal revient à son tour dans la zone de turbulence, ne laissant aucun répit aux autorités européennes pour endiguer la crise de la dette qui affecte la région depuis la crise. L’agence de notation Moody’s a ainsi « puni » Lisbonne mardi en reléguant sa dette souveraine de long terme en catégorie des investissements «spéculatifs», un abaissement de quatre crans d’un coup qui a tendu les marchés. L’agence américaine juge que le pays pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide. Alors que le premier, de 78 milliards d’euros, vient tout juste d’être décidé.

Dans le même temps, les dirigeants européens sont attendus, les 11 et 12 juillet prochains lors d’un sommet de l’UE, sur la définition d’un cadre au deuxième plan de soutien à la Grèce, qui vient de voter dans la douleur un énième plan de rigueur pour limiter les dérapages de ses finances publiques.

Le plan devrait avoisiner 110 milliards d’euros, comme le premier lancé il y a seulement un an, pour couvrir les besoins du pays jusqu’à au moins mi-2014. Problème : les Européens, et notamment Paris, ont, sous la pression de l’Allemagne, entrepris de faire contribuer cette fois les créanciers privés de la Grèce, banques et autres fonds d’investissement ou de pension. Mais l’exercice est délicat car il risque de pousser les agences de notation à déclarer a Grèce en état de faillite. Et cette semaine, l’autre grande agence de notation financière américaine, Standard and Poor’s, a mis en garde contre la solution française, estimant qu’en l’état elle pourrait conduire à un défaut de paiement, ce que précisément politiques et investisseurs veulent éviter à tout prix. Banquiers et assureurs se réunissent à nouveau ce mercredi à Paris pour discuter des aménagements à trouver à ce plan.

«Ce n’est pas le regard d’une agence de notation qui va régler l’affaire de la dette souveraine», a rétorqué mercredi 6 juillet François Baroin dans ses nouveaux habits de ministre de l’Economie et des Finances, tandis que le ministre grec des Affaires étrangères Stavros Lambrinidis a dénoncé la «folie» des agences de notation. La zone euro a encore «quelques semaines» pour lancer le nouveau plan d’aide à la Grèce, a encore estimé François Baroin mercredi. Le nouveau ministre doit se rendre jeudi à Berlin pour rencontrer, lors de son premier déplacement depuis qu’il a remplacé Christine Lagarde la semaine dernière, son homologue allemand Wolfgang Schäuble. « Nous faisons confiance au Portugal », a-t-il simplement assuré ce matin. Il faut «briser l’oligopole des agences de notation» et «limiter leur influence», a justement lancé mercredi Wolfgang Schäuble. «Je n’arrive pas à voir ce qui sous-tend cette appréciation», a déclaré M. Schäuble à propos de cet avis de Moody’s, ajoutant qu’il en avait été «surpris comme tous les autres».

LES ECHOS

REPERE Comprendre la crise grecque

DOSSIER La crise de la dette en Europe

Une réponse à “Dette : la pression s’accroît sur la zone euro”

  1. babelouest dit :

    Mais c’est toute la zone euro qui devrait se déclarer en cessation de paiement de ses dettes. Pour la plupart elles ne correspondent en rien aux besoins réels des pays, quant aux intérêts qui sont exigés… ce n’est qu’arnaque et compagnie.

    Si les créanciers ne sont pas contents, qu’il se retournent contre les politiciens qui ont concocté et voté ces choses-là, en contradiction avec la volonté des peuples. N’oublions pas que la plupart du temps, vous ne votez pas pour qui vous voulez, mais pour ceux que les partis savent vous imposer.

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