Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

28 juillet 2011

Osez la touriste sexuelle !

Filed under: humour — iledere @ 8:07

Le beau temps est de retour. Les vacances commencent enfin. Il n’est que temps d’oublier la politique, le chômage qui monte et votre pouvoir d’achat qui baisse pour se concentrer sur la seule chose importante : étoffer votre tableau de chasse. Pour cela, Dédé Lajoie vous donne ses précieux conseils pour la chasse à un gibier délicat : la touriste.

L’an dernier vous aviez fait les backrooms thaïlandais, les combats de Bouddhas dans la boue et versé dans le « Angkor et Angkor ». Cette année vous donnerez dans le « again and again ». Grâce aux conseils avisés de Brave Patrie effectuez vos emplettes sexuelles à domicile, dans la capitale du plus beau pays du monde ! Redressez l’image de la France avec tact, délicatesse et un gros poing de cette « french touch » qui les rend toutes folles.

Quoi de plus naturel que de solliciter la masse énorme de touristes qui vient chaque année admirer la tour Eiffel et bailler béatement au Louvre devant les chefs d’œuvre jadis collectés par notre beau pays ?

La première chose à faire est de repérer une touriste sexuelle. La touriste sexuelle est constituée par n’importe quelle fille toute personne à la fois touriste et susceptible d’avoir un rapport sexuel (voir deux si affinités) avec vous sans payer.

1° le repérage

Pour identifier votre touriste sexuelle désertez les lieux prétendument « branchés » et ne perdez pas votre temps : les bains douches sont fermés, le Queen n’est plus que l’ombre de lui-même (même Chantal Goya refuse de s’y produire) et vous ne remplissez que 50 % du quota d’entrée pour les clubs de libre échange. Délaissez également le café Marly ou le bar du Crillon et déployez vos charmes sur un terrain de chasse à votre image, un lieu viril et sentant la sueur testostéronée au poils de yack : le métro.

Choisissez une ligne menant aux principaux centres culturels de la ville lumière (Pilier de Lady Di, Café d’Amélie Poulain, tombe de Bézu au père Lachaise) et observez. Quelques indices vous permettent d’identifier quasi instantanément la touriste (potentiellement) sexuelle :

  • Le look. Votre cible porte TOUJOURS un béret. Avec les fans du Général Bigeard et les étudiants encore puceaux de Science Po, les touristes sont en effet les seules à porter cette coiffe pittoresque et ridicule.
  • La attitude. La touriste parle fort en poussant de petits gloussements car elle pense n’être comprise que par elle-même. Elle est aussi la seule à ne pas comprendre qu’on NE STATIONNE PAS dans la zone de passage (celle située entre les sièges) (bordel).
  • La langue. La touriste parle super mal l’anglais ou alors avec un accent qui n’a rien a voir avec le parler franc et limpide d’un Raffarin en campagne pour le iesse.

2° le contact
Pour établir le contact avec la touriste, voici un petit subterfuge pratique et élégant. Placez vous sur un siège juste à coté de l’allée centrale et attendez patiemment tel le fourmilion (Myrmeleon formicarius). Lorsque la touriste se plante innocemment dans la zone de passage et qu’un importun la prie de bien vouloir bouger ses fesses (qu’elle a jolies d’ailleurs), redressez-vous lentement de cette féline et protectrice démarche qui fait des ravages à la compta tout en l’enveloppant de votre regard de braise. D’une mâle assurance offrez lui votre place. Il y a alors de forte chance qu’elle lâche dans un doux nasillement cristallin un timide : « meurci ». Ne riez pas. Au contraire : sachez qu’à cet instant, un simple « your meurci is soooooooo french » bien placé l’humidifie immédiatement.

Les plus linguistes de nos lecteurs pourront ajouter en bonus un feulement rauque à la Malko Linge suivi d’un « and your meurcy has no mercy on my heart Babe » (en omettant de préciser ensuite que Babe est aussi un délicieux petit cochon même si c’est hors sujet).

Naturellement troublée elle ne pourra qu’accepter votre invitation à dîner.

Level 1 completed.

3° la conquête (comme au cinéma)
Il s’agit maintenant de trouver le lieu où vous pourrez définitivement séduire votre conquête, en un mot : conclure. Une fois encore, délaissez les recommandations des guides touristiques et tentez quelque chose de « roots » et typiquement national. Plus classe que le Mac Do des champs Elysees, plus subtile que le menu Hippo Ciné, Brave Patrie vous recommande les crêperies aux abords de la gare Montparnasse. Après tout la Bretagne c’est aussi la France (un peu). La description de la population des terres à l’Ouest de la Défense constitue un bon moyen pour glisser avec tact et raffinement quelques allusions suggestives sur la manière de terminer la soirée.

En amour, il faut surprendre, inventer mais ne jamais perdre de vue votre objectif final. Les bretons affectionnent les crêpes ? Précisez avec un regard appuyé que vous les aimez « fourrées à la figue ». Les bretons ont des chapeaux ronds et des traditions ? Evoquez d’un regard enfiévré les Part’houz, ces Fest Noz endiablés qui se pratiquent dans les back rooms des environs de Din-hard. Ne négligez pas non plus l’approche culturelle au moyen de petites anecdotes suggestives. Vous pouvez ainsi tenter : « un jour qu’il était bourré en revenant à la Coupole, Picasso a vomi rue Delambre et s’est fait sucer rue de la Gaité… [blanc]… d ailleurs a ce sujet… » (à vous d’enchaîner ensuite par une habile transition).

Evitez toutefois les blagues trop franco-françaises. Ainsi, à la question « où est la Bretagne ? », ne concluez pas d’un « In your ass ». C’est certes tout à fait caustique mais une traduction littérale et sortie du contexte peut parfois susciter une certaine incompréhension. Enfin, ne riez pas si votre conquête déclare s’appeler Monica, Kevina ou Kirsteen, ce sont des choses fréquentes chez les étrangères.

Nul doute, qu’avec ces conseils bien sentis et quelques bonnes saillies de votre cru (que vous saurez transformer), vous saurez faire gémir de bonheur et d’admiration les amoureuses du bon goût, de la classe et du raffinement à la française.

Par Dédé Lajoie pour « Brave Patrie »

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