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17 août 2011

Coco Chanel, « fashionista fasciste » et agent du IIIe Reich

Filed under: 05 - Presse, média, Internet,09 - Evènement — iledere @ 12:00

Elle a libéré les femmes de leurs corsets, dévoilé leurs mollets mais aussi collaboré avec le régime nazi : dans une nouvelle biographie titrée « Coucher avec l’ennemi, la guerre secrète de Coco Chanel », qui sort le 16 août aux Etats-Unis, le journaliste américain Hal Vaughan évoque une facette nettement moins brillante de la vie de l’icône française.

Dans un article qu’il consacre à l’ouvrage, le site américain The Daily Beast revient sur la distinction entre les pétainistes, convaincus par le régime du Maréchal, et les « pétainisants », qui considéraient plus prudent de ne pas se prononcer contre lui, sans pour autant en être de fervents supporters. Il ajoute :

« Malheureusement pour Coco Chanel, elle tombe dans la première catégorie. »

L’article du Daily Beast précise que la biographie dresse un portrait de l’icône française un peu plus sombre qu’à l’accoutumée :

« Farouchement antisémite bien avant que la question devienne plaisante aux Allemands, elle est devenu riche en fréquentant les très riches, et a partagé leur aversion pour les juifs, les syndicats, le socialisme, les franc-maçons et le communisme, et comme eux après 1933, elle pensait qu’Hitler était un grand Européen. »


Intermédiaire des nazis pour l’opération « Chapeau de couture »

Selon Hal Vaughan, Gabrielle Bonheur Chanel de son vrai nom, a entretenu une relation avec Hans Günther von Dinklage. Surnommé « Spatz », cet Allemand n’était autre qu’un espion charmant et sophistiqué proche des SS.

D’après la biographie, il aurait utilisé la créatrice de mode en tant qu’intermédiaire pour négocier une paix séparée entre l’Allemagne nazie et la Grande-Bretagne.

Baptisée « Chapeau de couture », cette opération aurait été prise à l’initiative de Coco Chanel, comme le révélait un document déclassifié en 1995. A l’aube de ses 67 ans et très amoureuse de son espion allemand de douze ans son cadet, elle aurait été très influençable.

Selon L’Express, elle s’est justifié des années plus tard en disant que lorsqu’on connaît une telle passion « à cet âge, on n’est plus regardant sur le passeport de l’amant ».

La créatrice aurait mis à profit sa grande amitié avec Churchill pour cette opération, qui se finira en fiasco. Mais sa camaraderie avec le Premier ministre britannique lui évitera de sérieux démêlés avec la justice à la Libération.

Sa complicité avec le régime nazi ne s’est pas limité à son action auprès de Spatz : Coco Chanel aurait également profité de la Seconde Guerre mondiale pour s’approprier la totalité des bénéfices réalisés par la vente du célèbre parfum Chanel n°5, produit et commercialisé par la famille juive Wertheimer.

Au cinéma, les bios de Coco Chanel évitent la période
« Coucher avec l’ennemi » ne se contente pas de relater les années les plus sombres de Coco Chanel. Selon le Daily Beast, Hal Vaughan n’en retrace pas moins son parcours de femme hors du commun : créatrice de mode qui a libéré la femme du joug des corsets et de froufrous, femme libérée aux multiples amants et femme d’affaires qui a « non seulement survécu à l’occupation, mais réussi à faire connaître triomphalement sa marque au point de faire de son nom un atout dans le monde entier ».

Une facette de la vie de Coco Chanel largement mise en scène dans les films qui retracent sa vie, contrairement à sa collaboration avec le régime nazi, systématiquement occultée.

Qu’il s’agisse de « Chanel solitaire », sortie sur les écrans en 1981 ou de « Coco avant Chanel », qui date de 2009, rien ne permet d’associer l’icône au régime nazi. Seuls son talent avant-gardiste, son destin de grande dame parti du bas de l’échelle sociale et ses relations avec les hommes y sont évoqués.

Par Marie Kostrz pour Rue89

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