Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

26 septembre 2011

Pour la première fois de son histoire, le Sénat bascule à gauche

Filed under: 09 - Evènement,13 - PS,20 - UMP — iledere @ 6:30

Jean-Pierre Bel, entouré de plusieurs sénateurs socialistes, annonce la victoire de la gauche au Sénat.Jean-Pierre Bel, entouré de plusieurs sénateurs socialistes, annonce la victoire de la gauche au Sénat.AFP/THOMAS SAMSON

La victoire de la gauche au Sénat, dimanche 25 septembre, bouleverse le paysage politique. Les conséquences pratiques de ce changement sont encore difficiles à déterminer. La gauche pourrait être tentée de profiter du Sénat pour donner corps à son opposition et émettre des propositions de loi, mais aussi amender les textes gouvernementaux, même si l’Assemblée nationale garde le dernier mot. Le président du Sénat aura aussi des pouvoirs en matière de nominations au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ou au Conseil constitutionnel, et sera présent, en tant que deuxième personnage de l’Etat, aux côtés du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, dans les cérémonies officielles.

D’ores et déjà, François Hollande et le Vert Jean-Vincent Placé ont annoncé, dimanche, qu’il « y a une victime ce soir, c’est la règle d’or« , que M. Sarkozy envisageait de faire voter en Congrès. La majorité des trois cinquièmes, qu’il lui fallait requérir, est désormais inatteignable. Le PS pourrait aussi user des pouvoirs du Sénat en matière de contrôle de l’exécutif, au travers, notamment, de commissions d’enquête sur les affaires qui touchent celui-ci, comme celle de Karachi. « Nous n’avons aucune volonté d’obstruction », a déjà assuré le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, ajoutant : « Nous entendons rendre au Sénat tout son rôle politique. » Avant l’élection, Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, avait jugé qu’un Sénat de gauche « serait très dangereux pour la présidentielle, cela ne faciliterait pas les quelques mois qui restent ». (more…)

25 septembre 2011

Affaire Karachi : le vide se fait autour de Balladur

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Edouard Balladur à l'Assemblée nationale pour une audition, le 5 mai 2010 (Jacky Naegelen/Reuters).« Edouard ne passera pas à travers les gouttes. » Depuis jeudi, cette formule, attribuée par Le Monde à « un proche du président » de la République, résume la décision prise par l’Elysée : pas question de couvrir Balladur si le juge Van Ruymbeke remonte jusqu’à lui dans l’enquête sur l’affaire Karachi. Nicolas Sarkozy a lâché son ex-mentor. Est-il temps pour Balladur de songer à singer l’anosognosie ?

Bien sûr, l’ex-Premier ministre a son passé, sa carrière, sa stature. Mais jusqu’à cette semaine, Balladur tirait l’essentiel de son influence du fait qu’on lui en prêtait beaucoup auprès de Nicolas Sarkozy.

Balade au bois de Boulogne
« Ses journées », décrit un ancien conseiller, « c’est écrire des livres et recevoir des visites de gens qui pensent que comme il est influent auprès de Nicolas Sarkozy, ce sera bien pour eux. »

Le Parisien veut croire que sous les « apparences débonnaires » qu’il a lorsqu’il promène son chien au bois de Boulogne, Balladur conservait « une influence majeure sur Nicolas Sarkozy », qui, dit-on, voyait en lui « un père de substitution ».

Le Président l’a consulté au moment de procéder à des remaniements. Surtout, il lui a confié la présidence de deux comités : celui sur la modernisation des institutions, puis celui sur la réforme des collectivités locales. Il lui a aussi proposé d’entrer au Conseil constitutionnel – offre déclinée.

Dernier hochet : Sarkozy l’a nommé, en juillet, « envoyé spécial du G8 pour la mise en œuvre du partenariat de Deauville consacré au soutien aux pays arabes dans leur transition vers des sociétés libres et démocratiques ». Cette mission devait durer jusqu’au 31 décembre. On sauvera les apparences. (more…)

Affaire Karachi : si vous avez raté un épisode

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:00

Les investigations autour de l’affaire Karachi mènent au financement de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.AFP/ERIC FEFERBERG

Après Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, la justice vient de faire un pas de plus en direction de Nicolas Sarkozy puisque c’est désormais Brice Hortefeux – politiquement le plus proche de lui  – qui a été directement impliqué, vendredi 23 septembre. Pour bien comprendre les scénarios et les enjeux des affaires qui touchent actuellement les plus hautes sphères de l’Etat, il faut remonter à l’attentat de Karachi en 2002.

Le point de départ : l’affaire Karachi. Lorsque Edouard Balladur était premier ministre (1993-1995), il avait mis en place un système de commissions légales pour réussir à conclure des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite. Des intermédiaires étaient payés pour faire du lobbying auprès de ces deux pays, dont le Libanais Ziad Takieddine. Jusqu’ici rien d’illégal. Mais les juges soupçonnent qu’une partie de l’argent reçu par ces intermédiaires est revenu à Edouard Balladur, via des sociétés écrans, afin de financer illégalement sa campagne pour l’élection de 1995. Ce sont les fameuses « rétrocommissions ». Jacques Chirac accède à la présidence en 1995 et, rapidement, il fait stopper ce système de commissions, avant tout pour priver ses ennemis balladuriens de ces sommes.

Le 8 mai 2002, un attentat-suicide fait 14 morts à Karachi, au Pakistan, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales. La justice pakistanaise a attribué l’attentat à un groupe terroriste, mais la justice française retient hypothèse d’une vengeance de responsables pakistanais n’ayant pas reçu les commissions qui leur avaient été promises.

Une information ayant été ouverte sur le volet financier de l’affaire, Ziad Takieddine a été mis en examen, le 14 septembre 2011, pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux ». (more…)

24 septembre 2011

Quand Nicolas Sarkozy viole la Constitution dans l’affaire Karachigate

Filed under: 07 - Justice,09 - Evènement — iledere @ 12:00

C’est Guy Birenbaum qui le signale sur son blog. Nicolas Sarkozy, Président de la République française, vient une nouvelle fois de violer la Constitution, dont il devrait être par ses fonctions le premier défenseur.

En effet  dans un communiqué de l’Élysée annonce que « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier. ».

Cette phrase pose doublement problème. Tout d’abord c’est une violation flagrante de la séparation des pouvoirs, l’un des principes fondamentaux et fondateurs de notre République. En effet, pour pouvoir affirmer une telle chose, il faudrait que la Présidence de la République ait eu accès au dossier en cours d’instruction, instruction qui est protégée par la loi (secret de l’instruction).

Un Nicolas Sarkozy qui viole les principes fondamentaux du droit et de la Constitution, ce n’est pas une nouveauté. On avait eu droit par exemple à la désignation de Dominique de Villepin comme coupable en violation du principe de la présomption d’innocence et de séparation des pouvoirs.

Et les hommes de Nicolas Sarkozy ne sont pas en reste. Par exemple lorsque les journalistes du Monde sont espionnés en violation avec la loi et les principes de protection des sources et de liberté de la presse.

Mais cette déclaration pose aussi problème parce qu’elle est fausse. Ainsi Fabrice Arfi, journaliste à MediaPart qui enquête sur l’affaire affirme que cette déclaration de l’Elysée est un mensonge et que « Nicolas Sarkozy est désigné par plusieurs témoins et plusieurs documents dans le dossier du juge Van Ruymbeke. »

Fabrice Arfi écrit :
« Plusieurs témoins, entendus ces derniers mois par la police ou par les juges, ont également évoqué le rôle crucial du ministre du budget [ Nicolas Sarkozy, nda ] dans la validation des plans de financement des marchés d’armement, lesquels comprennent les versements des commissions — fussent-elles occultes. »

Voilà où nous en sommes arrivé, un multi-récidiviste de la violation des principes du droit et de la constitution préside la République qu’il devrait protéger. (more…)

On va droit au “génocide financier”

Filed under: 02 - Education — iledere @ 6:30

Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s'immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s’immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.

Ainsi les Grecs “refusent d’économiser” ? Un juriste de Vienne, qui a un pied-à-terre à Athènes, les a observés au quotidien. Sa conclusion : ils économisent à en crever.

On ne peut rester sans réagir aux diverses déclarations des plus hauts responsables de toute l’Europe, certaines frisant l’imbécillité, au sujet de ces « fainéants » de Grecs qui « refusent d’économiser ».

Depuis 16 mois, je dispose d’une résidence secondaire à Athènes, et j’ai vécu cette situation dramatique sur place. On se plaint que les plans d’économie ne fonctionnent pas parce que les revenus fiscaux chutent. On remet en question la volonté des Grecs d’économiser. Quelle surprise ! Voici quelques faits :

– Réductions des salaires et des retraites jusqu’à 30 %.

– Baisse du salaire minimum à 600 euros.

– Hausse des prix dramatique (fioul domestique + 100 % ; essence + 100 %, électricité, chauffage, gaz, transports publics + 50 %) au cours des 15 derniers mois.

Le renflouement de l’UE repart à 97% vers l’Union
– Un tiers des 165 000 entreprises commerciales ont fermé leurs portes, un tiers n’est plus en mesure de payer les salaires. Partout à Athènes, on peut voir ces panneaux jaunes avec le mot « Enoikiazetai » en lettres rouges – « A louer ». (more…)

23 septembre 2011

L’âge légal de départ la retraite à 67 ans : Le futur cadeau de Fillon aux français ?

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:00

La convergence fiscale entre la France et l’Allemagne a bon dos ! C’est au nom de celle-ci que François Fillon aimerait aligner progressivement l’âge légal de la retraite en France sur celle de l’Allemagne. C’est à dire 65 puis 67 ans ! Une façon de pousser les salariés vers des retraites par capitalisation ?

Beaucoup de gens ignorent ou ont oublié que c’est François Fillon, alors Ministre des Affaires Sociales, en 2003, qui a été le premier à remettre en cause le système des retraites. L’une des mesures phares de cette réforme était : « (…) un allongement de la durée de cotisation soit 40 ans en 2008 pour les fonctionnaires et pour l’ensemble des actifs à 41 ans en 2012. ( Détail complet sur Wikipedia)

Et même si c’est Eric Woerth dont ne nom est associé à celui de la réforme de 2010, il n’en était pas moins ministre de François Fillon qui l’a largement supervisée.

Résultat de l’opération : L’âge légal de la retraite est de 62 ans pour ceux nés à partir de 1956 et l’obtention du taux plein est passé de 65 à … 67 ans. Ce qui signifie que, compte tenu de l’état exécrable du marché de l’emploi, pour les plus de 55 ans (+ de 800 000 chômeurs) il y a fort à parier que ceux-ci, choisiront majoritairement de partir avec une décote (voir Comment s’applique la décote par Notre Temps ). D’où pour beaucoup des retraites de misère après plus de 40 ans passés au travail !

Mais ce n’était, semble t-il, pas assez pour notre Premier Ministre qui vient d’utiliser l’argument de la convergence fiscale entre la France et l’Allemagne pour proposer de fixer l’âge de départ à la retraite à 67 ans !

Sur quoi s’appuie Fillon ? (more…)

La Palestine et le Vatican

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

Ne nous alignons pas sur les dinosaures …

C’est donc le jour de l’équinoxe (le 23 septembre) que l’ONU devait se prononcer par un vote sur l’admission de la Palestine dans ce « machin » comme le caricaturait de Gaulle, cette assemblée du monde. On connaît par avance l’issue. Quel que soit le score, les États Unis ont par avance prévenu de leur véto. Il se pourrait, comme très souvent dans les instances internationales, que les pendules s’arrêtent afin de « donner du temps au temps », éviter l’affrontement des Nations. C’est en tous les cas la volonté de certains.

Un tel vote aurait une portée considérable : essentiellement symbolique. Une portée permettant de mesurer, une fois de plus, le fossé qui se creuse entre les pays du sud, les émergents, et les autres.

Il représenterait également pour la France, un moment rare ou elle pourrait, comme jadis, rassemblée autour des visions planétaires gaulliennes, faire entendre une musique un peu différente : une musique tournée vers « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Un moment privilégié, ou la France refuserait l’alignement pur et simple, à l’image de son refus de suivre l’Amérique dans sa guerre stupide en Irak.

Le Président Français en se distinguant habilement du refus pur et simple de Barack Obama, a semble-t-il perçu les enjeux et propose de « jouer la montre »

« Nous sommes aujourd’hui devant un choix très difficile. Chacun sait bien qu’une reconnaissance pleine et entière du statut d’État membre de l’ONU ne peut être obtenue dans l’immédiat pour la Palestine » […] « Mais qui pourrait douter qu’un veto au Conseil de Sécurité risquerait d’engendrer un cycle de violence au Proche-Orient « 

Il évoque précisément l’opposition de Washington, qui a promis de faire obstacle à l’initiative palestinienne si elle arrive jusqu’au Conseil de sécurité.

« Faut-il pour autant exclure une étape intermédiaire ? Pourquoi ne pas envisager pour la Palestine le statut d’État observateur aux Nations Unies ? »

Nous rappellerons ici que le Vatican est bénéficiaire de ce statut d’observateur ! (more…)

22 septembre 2011

L’honneur perdu d’Arno Klarsfeld

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Il est des noms qui engagent. Klarsfeld est de ceux là. Les chiens ne font pas des chats mais bon sang peut mentir. La trajectoire publique d’Arno, fils de Beate et Serge est loin d’être à la hauteur du combat de ses parents. Ce très proche du couple Sarkozy a été nommé le 13 septembre dernier président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) en remplacement de Dominique Paillé. Il y défend avec vigueur la politique du chiffre du gouvernement en matière de reconduite aux frontières.

Dès son entrée en fonction, Arno Klarsfeld, a donné le ton de sa présidence. »Mon prédécesseur a critiqué le gouvernement. Il était donc normal qu’il s’en aille« .  « De plus, il n’était pas très actif à la tête de l’OFII », a rajouté très élégamment devant la presse l’avocat de 47 ans lors d’une visite des locaux de l’organisme à Toulouse.

« Le gouvernement ne va pas changer de cap et l’OFII restera la bonne fée auprès des immigrants. Quant à la politique du chiffre, elle demeurera car elle est nécessaire. C’est un aiguillon pour la politique d’Etat« , a complété Arno Klarskeld.

Arno Klarsfeld n’est pas à une outrance prêt. Dans le même style très « sarkozyste » il qualifiait dernièrement sur RMC, on ne sait trop pourquoi sauf peut-être de donner des gages d’allégeance au président de la république, François Hollande de « petite felouque ».

Son entretien de ce matin sur France Inter avec Pascale Clark était donc attendu.

Sans guère plus de souplesse que lorsqu’il était garde-frontières de l’armée israélienne, Arno Klarsfeld défend coûte que coûte la politique du chiffre. « S’il n’y a pas de politique du chiffre, s’il n’y a pas d’aiguillon sur les préfets, les préfets ne font pas ce travail de renvoyer non pas vers la mort, non pas vers Auschwitz (…) C’est pas la politique du chiffre qui est importante c’est où vont les gens, est-ce qu’il vont vers une destination fatale (…) « S’ils courent un risque d’accord mais s’ils ne courent pas de risque, je ne vois pas où est le problème« . (more…)

À l’heure du supplice de Troy Davis, retour sur l’abolition de la peine de mort

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

L’actualité propose un télescopage macabre, un chassé-croisé lugubre, un va-et-vient funèbre. Alors que la France commémore le 30e anniversaire de l’abolition (tardive) de la peine de mort au pays des droits de l’Homme, l’autre nation qui se prétend dépositaire desdits droits sur terre, les Etats-Unis d’Amérique, vont tuer, cette nuit, un être vivant, au nom de la loi, au nom de leur loi. Troy Davis, 42 ans, condamné à mort en 1991, sera exécuté ce mercredi 21 septembre 2011 à 19 heures locales (1 heure du matin pour l’Hexagone), dans l’État de Géorgie.

En Europe, la Géorgie (capitale: Tbilissi), supprima la peine capitale en 1997. Outre-Atlantique, la Géorgie (capitale: Atlanta), rétablit la peine de mort en 1976, après un moratoire décrété en 1972 par la Cour suprême.

En France, la dernière exécution capitale eut lieu en 1977 et «coupa en deux», selon la rhétorique des abolitionnistes, un homme qui répondait au nom de Hamida Djandoubi. Le 18 septembre 1981, par 363 voix contre 117, l’Assemblée nationale française révoquait donc ce châtiment barbare (un vote du Sénat confirmait cette abrogation le 30 septembre). Le garde des Sceaux d’alors, Robert Badinter, solennel, était monté à la tribune. Il avait 53 ans: «J’ai l’honneur, au nom du Gouvernement de la République, de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France…»

Hier soir 20 septembre 2011, le sénateur en fin de mandat Robert Badinter, 83 ans, a déclaré sur RTL, à propos de l’exécution programmée de Troy Davis, qui clame depuis deux décennies son innocence: «Quand on regarde ce dossier, on voit qu’un jeune Noir a été condamné en Géorgie – avec sa vieille tradition de racisme qui remonte au temps de l’esclavage – pour le meurtre d’un policier blanc, et qu’il n’y a aucune preuve matérielle. L’arme, personne ne l’a jamais retrouvée. Sept des neuf témoins se sont rétractés, l’un d’entre eux allant plus loin encore. Plus de vingt ans après, on veut l’exécuter. On se dit qu’on est au dernier degré de l’inhumanité.»

Et le vétéran d’un des rares combats radicalement incontestables en ce monde, d’ajouter: «Ce qu’on se prépare à commettre de sang-froid, c’est un crime, un crime judiciaire, et le pire qu’il soit, l’exécution d’un innocent par la machine judiciaire aveugle (…) Ce sera une tache sur la justice des Etats-Unis.»

«Faire disparaître le crime avec le criminel»
Voilà trente ans, Robert Badinter, en bon avocat – la vieille droite française, horripilée, l’interrompait en hurlant «nous ne sommes pas au prétoire!» – avait intégré les arguments – ou plutôt les poncifs – des partisans de la peine de mort, auxquels il répondait par avance dans son magnifique discours du Palais Bourbon: (more…)

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