Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

9 octobre 2011

De ces lieux mis au ban de la société (Banlieues)

Filed under: 07 - Justice,11 - société,20 - UMP — iledere @ 12:00

Il est désormais coutume de voir à la veille de chaque élection, présidentielle en l’occurrence, des reportages sur la délinquance dans les zones sensibles de l’hexagone défilés en boucle dans les médias. Depuis quelques semaines, des chaines comme TMC, diffusent des enquêtes sur les quartiers et le grand banditisme qui sévit dans ces lieux populaires.

Le plus étonnant, c’est que tout au long de ce genre de documentaire, les enquêteurs tentent d’esquisser un portrait héroïque des forces de l’ordre en diabolisant les suspects pourchassés. En effet, lors d’une récente enquête, diffusée sur TMC, sur le trafic de drogue dans les quartiers sud de Lille – où je réside – le film se portait particulièrement sur un jeune que la Police avait surnommé « Scrabble ». Ce dernier, poursuivi par les forces de l’ordre pour trafic de stupéfiants, nous était décrit comme le grand caïd du Nord. Très vite, pour qui ne connaît pas Scrabble, celui-ci était apparu comme l’ennemi local à abattre Or, le suspect en question, que beaucoup de jeunes lillois ont reconnu malgré le cryptage, n’était en réalité rien d’autre qu’un petit dealer qui n’avait rien d’un grossiste ou d’un caïd. Au fond, ce genre de documentaire fait plus de cinéma que d’enquête journalistique.

C’est une ruse médiatique bien connue qui a pour seul dessein d’alimenter le sentiment d’insécurité au sein de la cité et ainsi pousser les citoyens à voter sous la force de l’émotion. On amorce ainsi le vote actif, rationnel, pour déclencher un vote réactif, émotionnel. La diabolisation des « banlieues » – terme à l’acception péjorative – est une méthode désormais traditionnelle employée par de perfides politiciens pour jouer sur le sentiment d’insécurité. En effet, certains démagogues assoiffés de pouvoir manipulent, en temps d’élection particulièrement, avec une indigence exécrable, l’amygdale collective, surfant ainsi sur les émotions et la peur.

Le principal défi que nous devons relever actuellement est de réconcilier ces zones populaires avec le reste de l’hexagone français. Il incombe à notre société de reconsidérer le rapport qu’elle entretient avec ces territoires sensibles en y exploitant ce qu’il y a de plus positif et de plus bénéfique au profit de la cité plutôt que de les réduire sans cesse à leurs fléaux qui encore une fois sont la conséquence d’une politique démesurée, plus en phase avec les valeurs qu’elle prétend défendre. Aussi, supprimerions-nous ces frontières psychologiques séparant la France d’une partie de ses terres – certes sensibles – et ferions-nous des quartiers populaires un atout pour la société. Et, à ce titre, pas uniquement en les réduisant au rap, à la comédie ou au sport, comme s’ils n’étaient bons qu’à chanter, faire rire, ou à courir derrière un ballon. Il y a un potentiel intellectuel, culturel, et même politique énorme dédaigné par la cité. (more…)

30 septembre 2011

Combien pour une vie humaine ?

Filed under: 07 - Justice,11 - société — iledere @ 12:00


Marseille, le 22 mai 2008, une voiture double brusquement et percute une moto qui glisse sur le trottoir et fauche une femme de 33 ans et ses deux enfants de 4 ans et 4 mois, tués sur le coup. Mohamed, qui marchait devant, voit mourir sous ses yeux toute sa famille.

C’est un drame et une perte inestimable pour cet homme, mais son avocat, Me Marc Ceccaldi réclame 45 millions d’euros de préjudice. C’est un chiffre très élevé mais aussi très précis, et ce n’est pas un choix anodin. Il s’agit de la somme reçue par Bernard Tapie et sa femme en réparation du préjudice morale dans l’affaire du Crédit Lyonnais en 2008 (ce montant record étant cette année remis en cause puisque Christine Lagarde est accusée d’avoir avantagé Bernard Tapie dans cette affaire). Mais cette somme exorbitante est très loin des sommes reçues pour un préjudice lors de la perte d’un proche, celle-ci tourne plutôt aux alentours de 25 000 euros. Mais c’est justement là que ça coince pour les avocats de Mohamed, qui peut juger du prix d’une vie ? C’est pourquoi ils adressent un message au juge qui va évaluer le préjudice de leur client : « Vous ne pouvez pas considérer que perdre sa femme et ses enfants en une fraction de seconde, fait du comportement fautif de deux chauffards, représente un préjudice inférieure à celui subit par ces gens dont l’image a été souillé par une hypermédiatisation de leur affaire ».

Il faut dire que le paiement de dommages et intérêts lors de la perte d’un être cher est soumis à un barème plutôt étonnant et un peu effrayant : par exemple le préjudice du conjoint en cas de perte de l’autre conjoint est de 20 000 à 25 000 euros, le préjudice d’un enfant en cas de la perte de un de ces parents varie s’il est mineur, s’il était déjà orphelin ou s’il vivait au foyer et peut aller de 11 000 à plus de 25 000 euros ; et il y a aussi le préjudice du parent pour la perte d’un enfant, des grands-parents, des frères et sœurs, et ainsi de suite. En clair, un tableau bien défini, avec des conditions bien précises, comme si selon les cas la douleur ou la gène peut fluctuer de 6 000 à 20 000 euros mais ne dépasse tout de même pas 25 000 euros. (more…)

28 septembre 2011

La vie va…

Filed under: 11 - société — iledere @ 6:30

La vie va ! Comme aime à le dire une mienne amie. Cette formule, on peut la prendre pour une manière de fatalisme ou comme l’expression de la banale surprise que constitue le fait d’être tout simplement au monde. La vie va ! Pour chacune et chacun, autour de chacun et de tous, oui, elle va, la vie et elle continue d’aller, il ne peut pas en être autrement.

Il y a ces petits et gros scandales, qui font un petit bruit dans le vacarme dominant ; il y en a qui s’offusquent, qui hurlent et trépignent devant l’inaction des pouvoirs publics devant la misérable condition faite à ces gens, hommes, femmes et enfants venus d’ailleurs, expulsés d’un hall de gare vers un jardin public et pour qui, sûrement, la route risque encore d’être longue.

Il y a ces gens qui vont et viennent de nulle part et puis, les milliers d’autres qui savent où aller, qui ont leurs repères assurés, un toit où s’abriter et se réchauffer et qui devant le spectacle désolant de cet abandon, détournent le regard, pensent très vite à autre chose, se dépêchent pour aller chercher leurs gosses à l’école, rentrent chez eux préparer le souper ; et puis s’endorment devant leurs téléviseurs. Et moi, quand je me balade en ville, je me fais arrêter tous les cinquante mètres par des types dépenaillés, qui me demandent une pièce, ou une cigarette. Souvent je m’arrête, je sors de ma poche ce que je peux, je roule une clope et je l’allume pour celui-ci ou cet autre. Parce que sa mine me fait pitié. Et parfois, oui, parfois ils m’énervent, il y en a trop, je peux pas vider mes poches à chaque fois, je ne roule pas sur l’or, non plus, loin s’en faut.

Alors, oui, des fois j’envoie promener d’un geste vague de la main et j’ai un peu honte. Et je me dis qu’il faudrait tout de même faire quelque chose ; mais quoi faire et qui pour le faire, ce quelque chose ? Quelque chose pour ces gens, et pour d’autres encore. Qui, quoi, comment, quand et puis où on va, c’est quoi ce mur, dressé devant nous et qui paraît si énorme ? C’est quoi ce sentiment que décidément les choses tournent de moins en moins rond, qu’il y a là, dans tous les domaines, à tous les étages, d’énormes grains de sable qui font que la machine a des ratés et qu’il n’y a plus personne aux commandes. Oui, le monde est une machinerie gigantesque qui tourne à vide, sans buts, sans perspectives autres que celle d’une chute qui va s’amplifiant. Un peu comme un grand navire entouré de récifs de toutes sortes et qui aurait été abandonné par son commandant et tout l’équipage, laissant les passagers livrés à eux-mêmes. (more…)

26 septembre 2011

A Mayotte, islam et République font bon ménage

Filed under: 11 - société — iledere @ 12:00

Mayotte, le 29 mars 2009. Des électeurs débarquent à Mamoudzou pour aller voter au référendum sur la "départementalisation" de l'île.Depuis le 31 mars dernier, l’île de Mayotte, dans l’océan Indien, est devenue le 101e département français. Environ 90% des habitants sont musulmans et entendent bien allier leur pratique religieuse au principe de la laïcité cher à la France. Reportage.

A 6 h 30 ce samedi, un vol d’enfants tout pépiants s’abat sur l’école coranique de Tsingani. Alors que l’odeur de moisi de la nuit laisse place aux parfums d’une végétation qui s’éveille, filles et garçons se serrent dans un bâtiment en ciment grossier. Une enseignante armée d’une branche frappe le tableau pour ramener un semblant de calme. Entre école et garderie, la marmaille se met alors à réciter en mélopée des versets du Coran. Au-dessus, dans une ambiance nettement plus studieuse, des adolescents, filles et garçons séparés, étudient le texte sacré avec un autre professeur.

Et c’est ainsi tous les jours que Dieu fait à Mayotte, devenu, depuis le 31 mars, le 101e département français. Ce territoire en plein océan Indien prétend, surtout depuis qu’il a refusé l’indépendance, en 1975, conjuguer islam et République. Cette quête que d’aucuns veulent contradictoire s’illustre en deux chiffres péremptoires : 90 % des 200 000 habitants sont musulmans et 95 % des électeurs ont voté, en 2009, pour devenir département et ainsi accéder à une citoyenneté pleine et entière. (more…)

1 août 2011

IRRIGATION ET SECHERESSE : Faut-il stocker l’eau ?

Filed under: 11 - société,20 - UMP — iledere @ 6:30

arton742.jpgUn plan de développement de la ressource en eau comprenant la création d’unités de stockage a été annoncé par Nicolas Sarkozy pour faire face à la sécheresse. Si cette mesure pose des questions sur le modèle agricole de demain, elle ne pourrait être qu’une annonce électoraliste pour conserver le vote agricole.

Selon les climatologues, nous vivons en France la sécheresse la plus grave depuis au moins 50 ans, et le phénomène risque de se reproduire, puisque les scénarios de changement climatique prévoient une hausse des températures avec des précipitations en baisse. Pour répondre aux attentes des agriculteurs qui doivent y faire face, Nicolas Sarkozy a annoncé le 9 juin dernier plusieurs aides financières, et une mesure qui s’inscrit dans le temps, un plan de développement de la ressource en eau.

L’idée parait simple : stocker l’eau en hiver, lorsque la ressource est abondante pour la restituer en été quand elle manque. Mais derrière se pose le débat plus large du modèle agricole que l’on veut mettre en place pour le futur. Du côté de la Fnsea et des associations d’irrigants et de céréaliers, qui militent depuis des années pour une meilleure prise en compte des besoins des agriculteurs, l’annonce est accueillie positivement. Les associations environnementales ne le voient pas de cet œil là, et Bernard Rousseau, responsable des politiques de l’eau à France nature environnement (FNE), dénonce « le choix du tout stockage qui serait un hold-up insupportable ».

En France, un agriculteur sur sept est un irrigant, et seulement 6% de la surface agricole utile est irriguée. Mais la profession utilise plus de 50% de l’eau consommée en France, et jusqu’à 80% en été, période où la ressource manque. (more…)

24 juillet 2011

Le populisme contre le peuple ?

Filed under: 01 - Etudes et analyses,11 - société — iledere @ 6:30

Le populisme vient régulièrement nourrir la la réflexion collective et les débats politiques. Notamment en été quand l’actualité immédiate laisse du temps et permet une disponibilité de l’esprit. Les Entretiens de Pétrarque à Montpellier ont notamment été consacrés à ce thème (Le Monde).

Il est clair que le populisme, pour ceux qui ont pris l’habitude de le dénoncer, est devenu une manière commode de se placer du bon côté de la pensée – là où le peuple représente un concept acceptable. En dénigrant sa caricature, son image grimaçante que serait le populisme, ils se donnent, sans trop de peine, une image de parfaits et distingués républicains. Dans notre démocratie, cette insulte qui vise à discréditer l’adversaire offre l’avantage d’être une notion à la fois précise et vague de sorte qu’elle fait mal mais sans qu’on se sente obligé de l’expliciter. Ainsi, elle sert de critique fourre-tout qui prétend accabler par exemple aussi bien Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon et profite d’une impression générale qui laisse présumer une compréhension mais sans approfondissement.

Longtemps, on a pu considérer que le populisme était, pour la gauche, le peuple de droite, le peuple à laquelle celle-ci faisait volontiers référence non pas dans sa définition abstraite mais dans sa traduction concrète, quand les conservateurs ou même les libéraux, bien que plus réticents devant l’exploitation de cette mine démocratique, éprouvaient le besoin, contre les légitimités institutionnelles, de s’appuyer sur les évidences naturelles ou les arguments de bon sens – en tout cas allégués comme tels. (more…)

29 mai 2011

Faut-il un « sexgate » pour que les partis excluent certains élus ?

Filed under: 07 - Justice,11 - société — iledere @ 6:30

Alors que l’affaire DSK continue de faire la une des journaux au gré des prise de positions quelques fois douteuses des dirigeants politiques et que l’affaire Tron commence à prendre aussi une place importante dans les gazettes, il semble qu’un certain nombre de nos compatriotes regardent les exactions des puissants d’un œil goguenard… Un coté franchouillard réellement déplaisant. Et en premier lieu pour ceux qui défendent le droit à la dignité des femmes… Sihem Habchi présidente de « ni pute ni soumise » donne son point de vue. Décapant, forcément décapant…

Agression sexuelle, viol et séquestration, ces crimes graves sont minimisés tous les jours en France par l’intelligentsia et une certaine classe politique. Les propos tenus par ces derniers sont d’une rare violence. Le principe de présomption d’innocence doit être respecté mais certainement pas aux dépends des droits de la victime ; une femme ou un homme qui dénonce une violence est reconnu par la société comme victime.

Loin de moi l’idée de porter un jugement sur une enquête en cours ; la justice doit faire son travail. Mais cependant, Nafissatou D., celle qui s’engage dans cette bataille, est trainée dans la boue. Cette femme de ménage guinéenne et mère célibataire, est traitée de « mercenaire » (sexuelle), pour ainsi dire de « pute ».

Ces mots, dans la bouche de nos élus, résonnent comme un coup de poignard. Je prie pour qu’aucune femme victime de viol n’entende ce que pense d’elle une certaine classe politique déchainée contre les droits de la victime.

Un crachat sur le travail accompli par Ni putes ni soumises
Ni putes ni soumises a déchiré l’omerta sur les violences faites aux femmes dans nos quartiers populaires, considérées comme soumises aux codes machistes et aux traditions :

« Qu’est-ce qu’elle faisait là ? »
« C’est qu’elle était d’accord. »
« Les femmes n’ont pas à parler de ces choses-là. »
« Elle portait une jupe. »

Il était urgent de créer les conditions d’une libération de la parole des filles des quartiers face aux violences, face aux brimades et autres intimidations, portée par un cri commun :

« La liberté s’arrache, la République vous protège. »

Ce que je découvre jour après jour, ce n’est plus simplement du sexisme, qui je le rappelle décrit les discriminations subies par les femmes en raison de leur sexe, mais bien des violences dont on se refuse à dire le nom. Cette culture du déni, érigée en règles, est un crachat sur tout ce travail accompli. (more…)

26 mai 2011

Une jeunesse européenne sacrifiée

Filed under: 11 - société — iledere @ 6:30

« Europe, n’abandonne pas tes jeunes ! » titrait dernièrement Politiken à propos des indignés espagnols. Le quotidien danois relève que les gouvernements nationaux ne peuvent répondre seuls à l’absence de perspectives qui frappe la jeunesse européenne.

La crise financière souligne la faible marge de manœuvre qui reste aux dirigeants nationaux et le transfert des leviers de décision vers l’Union Européenne. La jeunesse apparaît aujourd’hui comme la première sacrifiée sur l’autel de l’austérité décrétée par Bruxelles, à la demande pressante de Berlin.

Les hommes politiques espagnols comme leurs homologues européens sont « dans la seringue ». D’un côté sous la menace des marchés financiers et des agences de notation et de l’autre, privés par l’euro de toute dévaluation possible.

Le dogmatisme de la Banque centrale européenne conduit cette dernière à tout faire pour éradiquer l’inflation quitte, à générer un chômage de masse. Cette gestion technocratique purement financière fait trembler sur ses bases les démocraties européennes.

Il n’est pas de bon ton de remettre en cause la monnaie unique. Lors de sa création pourtant beaucoup d’observateurs avaient prévenus que les conditions nécessaires à son maintien demanderaient des efforts quasi surhumains. Nous y sommes.

« Qu’as-tu fait, ô toi que voilà – Pleurant sans cesse, – Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà – De ta jeunesse?«  (Verlaine). Aujourd’hui, les jeunes Espagnols frappés par un taux de chômage de 45% pour les moins de 30 ans ont à juste titre perdu confiance dans leurs dirigeants politiques. Cette situation n’est pas unique en Europe.

La réponse n’est pas dans moins d’Europe mais bien, dans un approfondissement de la construction européenne avec, une reprise en main de l’économique par le politique. (more…)

24 mai 2011

En Côte d’Ivoire, une armée à refaire

Filed under: 11 - société — iledere @ 6:30

Le saut « d’Air Sarko One » jusqu’à Yamoussoukro, ce samedi 21 mai, à l’occasion de la cérémonie d’investiture d’Alassane Ouattara, et les embrassades dans l’ancien fief de Félix Houphoët-Boigny, père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, ne peuvent faire oublier que le pays est exsangue et son armée en charpie : l’unification des diverses forces ivoiriennes est une des principales conditions de la réconciliation du pays, après ces nouveaux épisodes de guerre civile…

Il aura fallu six mois, depuis le second tour de l’élection présidentielle, pour en arriver à ce début de normalisation. Les atteintes aux droits humains commises par les forces armées des deux bords, durant cette période post-électorale, ont fait entre 2 000 et 3 000 morts, selon les Nations Unies, entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes et attisé les tensions ethniques et politiques dans tout le pays.

L’ONG Human Rights Watch, qui a enquêté sur place, a fait état de massacres, de disparitions forcées, de meurtres et de violences sexuelles contre des victimes prises pour cible en raison de leur soutien politique présumé ou de leur origine ethnique, le recrutement généralisé de milices et de mercenaires, ainsi que l’utilisation sans discernement d’armes lourdes contre la population civile.

La majorité des exactions perpétrées durant les trois premiers mois ont été le fait de forces contrôlées par l’ex-président autoproclamé Laurent Gbagbo, et par des groupes de miliciens qui lui étaient fidèles de longue date. Cependant, alors que les Forces républicaines, sous le commandement général du premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, avançaient rapidement en direction d’Abidjan, au cours de leur offensive du mois de mars, des forces armées des deux camps ont semé la terreur parmi les populations civiles soupçonnées de soutenir le candidat rival.

Et nombre d’autres crimes de guerre, dont des exécutions extrajudiciaires de combattants prisonniers, des meurtres de civils et des violences sexuelles, ont été commis des deux côtés lors de la bataille finale pour Abidjan, ainsi que dans les jours et les semaines qui ont suivi l’arrestation de M. Gbagbo et d’un bon nombre de ses plus proches alliés, le 11 avril dernier. (more…)

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