Nouvelle «affaire DSK»: le FMI décapité par anticipation
Décidément, le Fonds monétaire international n’a pas de chance avec les hommes politiques que les dirigeants européens se sont obstinés à placer à sa tête depuis le début du XXIe siècle. Mais à la différence de ses deux prédécesseurs partis en cours de mandat, Horst Köhler et Rodrigo Rato, Dominique Strauss-Kahn n’est plus maître, désormais, du calendrier de son départ anticipé.
Sans préjuger de l’issue de l’inculpation du directeur général du Fonds par un procureur de New York pour «agression sexuelle» sur une femme de chambre du Sofitel de Manhattan, il paraît impossible que le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 puisse rester en fonction.
Même en faisant abstraction du coup porté à la réputation de l’institution multilatérale, déjà écornée par une première «affaire DSK» en 2008, le directeur général pourrait être physiquement empêché d’exercer ses fonctions si, même libéré sous caution comme cela est courant aux Etats-Unis, il est empêché de quitter le territoire américain dans l’attente du procès. Un risque souligné par des avocats américains.
Le conseil d’administration du FMI devait se réunir en urgence dès dimanche soir à Washington pour examiner une situation de crise sans précédent, qui survient à l’approche d’échéances internationales importantes (réunion du G8 à Deauville,sous présidence française) et alors que le Fonds est en première ligne dans la crise de la dette souveraine des pays de la zone euro. Le «paquet» de 78 milliards d’euros destiné au Portugal, que le FMI doit financer à hauteur de 26 milliards, est en cours de validation par les instances de l’Union européenne. Le problème est ouvertement posé d’une rallonge (de 40milliards ?) au secours des 110 milliards déjà alloués à la Grèce, dont le retour sur les marchés financiers espéré en 2012 se révèle illusoire. Une directrice générale adjointe du FMI, l’économiste égyptienne Nemat Safik, participera à la réunion de l’eurogroupe du 16 mai à Bruxelles.
Caroline Atkinson, directrice des relations extérieures du FMI, a publié dimanche matin 15 mai un communiqué laconique : «Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, a été arrêté à New York. M. Strauss-Kahn a pris un avocat et le FMI n’a aucun commentaire à faire sur cette affaire; toutes les demandes seront transmises à son avocat personnel et aux autorités locales.» «Le FMI conserve toutes ses capacités de fonctionnement et reste pleinement opérationnel», a ajouté Mme Atkinson. (Lire la suite…)

Il était une fois, il y a très très longtemps, une entreprise d’État qui s’appelait les PT&T et qui faisait en sorte que tous les citoyens d’un pays pas si lointain puissent communiquer entre eux.
Qu’est-ce qu’une guerre « juste » ? Chaque génération ou presque pense pouvoir se passer de cette question, et doit finalement se la poser. Michael Walzer, notamment, y a réfléchi dans le contexte de la première guerre du Golfe. D’après lui, « les guerres justes sont des guerres limitées, menées conformément à un ensemble de règles destinées à éliminer, autant qu’il se peut, l’usage de la violence et de la contrainte à l’encontre des populations non combattantes ». Elles doivent être envisagées comme le dernier recours possible, de façon proportionnée, en vue de désarmer un agresseur et de rétablir la paix, conformément au souhait d’une société civile, sans usurper le droit à la souveraineté une fois cette mission accomplie.
Le pouvoir syrien est aujourd’hui en butte à une contestation issue de multiples secteurs de la société. Le destin de ce
S’il est un problème qui sous-tend tous les autres, c’est bien ce récurrent “manque de moyens” (financiers) invoqué en boucle à propos de tout et de n’importe quoi. Et si ce problème n’en était pas réellement un ? Si la valeur de l’argent n’existait que dans nos pauvres têtes meurtries ?
Hier après-midi, puis ce matin, voici que le téléphone s’est mis à sonner. Un(e), puis deux, puis trois, quatre, cinq et finalement une bonne douzaine de journalistes, de radio, télévision et presse écrite nous ont appelés l’un et l’autre. Tous veulent un commentaire de ce fait divers dramatique survenu à la gare RER de Noisy-le Sec et impliquant un groupe de jeunes de Rosny-sous-Bois.
Il est de ces lois qui cristallisent une époque ; de ces lois résumant à elles seules un siècle, un cycle : votée discrètement en mai 2010,
Pétrole, lutte contre l’immigration et l’islamisme…
La disgrâce du monde politique auprès des Français est une ritournelle chantée par les éditorialistes depuis longtemps. Pourtant, le temps des lamentations sur le thème « qu’ils s’en aillent tous » doit laisser place à la réinvention d’une nouvelle pratique de l’exercice du pouvoir.
