Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

26 octobre 2011

Paris – Scandale policier …

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 12:00

Vous avez remarqué, on lit partout :
Lyon scandale policier
Lille scandale policier
Marseille scandale policier
Mais vous ne trouverez nulle part Paris : Scandale dans la police.

Dans tous les cas, ne comptez pas sur moi pour taper sur des gens qui mettent les mains dans le cambouis pour se confronter aux voyous de toutes sortes. Je reste convaincu que si les responsables de la police judiciaire à Lyon ou Lille ont passé la ligne jaune (blanche maintenant) c’est sûrement qu’ils se sont retrouvés un peu seuls face à des milieux qui ne font pas de cadeaux.

Là où le commun des mortels se fera juge, je me contenterai de rester prudent, car responsable moi-même d’un service de recherches pendant de nombreuses années, je connais parfaitement les pièges qui sont tendus par ces milieux louches et quelques fois la limite est difficile à déterminer entre le possible et l’impossible, entre le légal, le toléré et l’infraction pénale.

Cela va de la fille qu’on vous balance dans les pattes pour vous attendrir ou compromettre, des invitations douteuses, ou des « manips » qui vous entraînent où vous ne voulez pas aller.

Cependant le cas de Lille me laisse beaucoup plus perplexe. Il va falloir y regarder en deux fois avant de se lancer dans des commentaires et je me demande sincèrement si le policier mis en examen n’était simplement pas au boulot. ( Le Point – 24 actus  –  Le Figaro) (more…)

20 octobre 2011

La longue histoire d’un massacre oublié

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 12:00

Le long du quai Conti, à Paris, quelques jours après le massacre du 17 octobre 1961.Il y a 50 ans, entre 100 et 200 Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris étaient assassinés par les forces de police. Longtemps occulté par le pouvoir, ce 17 octobre 1961 entre peu à peu dans la mémoire collective.

Pendant les années 1970 et 1980, le souvenir du 17 octobre 1961 est enveloppé d’un épais linceul. Qui se souvient alors qu’un jour d’automne des hommes, des femmes et des enfants qui manifestaient en famille, désarmés, dans les rues de Paris ont été tués par la police à coups de crosse, jetés vivants dans la Seine, retrouvés pendus dans les bois ?

« C’est tout simplement l’une des rares fois, depuis le XIXe siècle, où la police a tiré sur des ouvriers à Paris », constate l’historien Benjamin Stora. Dans les semaines qui suivent, des dizaines de cadavres d’Algériens aux visages tuméfiés sont repêchés dans la Seine. Benjamin Stora pense que la répression fit une centaine de morts, l’historien anglais Jim House « au minimum » 120 ou 130, Jean-Luc Einaudi, auteur de La Bataille de Paris, plus de 150.

Ce jour-là, les « Français musulmans d’Algérie » manifestaient à l’appel de la fédération de France du FLN contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Cantonnés habituellement aux bidonvilles de banlieue, plus de 20 000 hommes, femmes et enfants défilent alors pacifiquement dans les rues du Quartier latin, sur les Grands Boulevards, aux abords des Champs-Elysées.

La violence policière est inouïe : les agents les attendent à la sortie du métro et dans les rues pour les rouer de coups en les insultant. « Les plus faibles, ceux qui étaient déjà en sang, ils les achevaient jusqu’à la mort, je l’ai vu », racontera Saad Ouazen en 1997. Bien qu’ils n’opposent aucune résistance, des dizaines de manifestants sont tués par balles, d’autres sont noyés dans la Seine. Au total, plus de 11 000 Algériens sont arrêtés et transférés au Palais des sports ou au stade Pierre-de-Coubertin. (more…)

Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) entendue sur des soupçons de malversations financières

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 6:30

Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP) entendue sur des soupçons de malversations financières Décidément les proches de Sarkozy devraient bénéficier des cours de morale de Mr Chatel : la députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été entendue en août comme témoin assisté par un juge de Nanterre dans une enquête sur des soupçons de malversations financières, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, confirmant une information du Canard Enchaîné à paraître mercredi.

« Mme Ceccaldi-Raynaud a été convoquée comme témoin assisté le 1er août et a conservé son statut de témoin assisté. L’instruction est clôturée et aucune infraction n’est ni reproché, ni reprochable à Mme Ceccaldi-Raynaud« , a déclaré à l’AFP Me Rémi-Pierre Drai.

Le juge a notifié « courant août » la fin de l’instruction, ouvrant la possibilité aux parties de demander des actes, a précisé Me Drai.

L’instruction judiciaire ouverte à Nanterre pour corruption et abus de biens sociaux est liée à l’attribution d’un marché par le syndicat intercommunal de chauffage urbain de la Défense (Sicudef) à la société Enerpart, créée pour l’occasion par trois associés Jean Bonnefont, ex-dirigeant de Charbonnage de France, Bernard Forterre ex-dirigeant de Vivendi et Laurent Gimel. Enerpart était en concurrence avec d’importants groupes tels que EDF ou Dalkia.

Dans cette affaire, le père de l’élue, l’ex-sénateur-maire UMP de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud, avec lequel elle est en conflit ouvert depuis plusieurs années, a été mis en examen en 2007 pour « favoritisme, recel d’abus de biens sociaux et corruption passive« . (more…)

9 octobre 2011

De ces lieux mis au ban de la société (Banlieues)

Filed under: 07 - Justice,11 - société,20 - UMP — iledere @ 12:00

Il est désormais coutume de voir à la veille de chaque élection, présidentielle en l’occurrence, des reportages sur la délinquance dans les zones sensibles de l’hexagone défilés en boucle dans les médias. Depuis quelques semaines, des chaines comme TMC, diffusent des enquêtes sur les quartiers et le grand banditisme qui sévit dans ces lieux populaires.

Le plus étonnant, c’est que tout au long de ce genre de documentaire, les enquêteurs tentent d’esquisser un portrait héroïque des forces de l’ordre en diabolisant les suspects pourchassés. En effet, lors d’une récente enquête, diffusée sur TMC, sur le trafic de drogue dans les quartiers sud de Lille – où je réside – le film se portait particulièrement sur un jeune que la Police avait surnommé « Scrabble ». Ce dernier, poursuivi par les forces de l’ordre pour trafic de stupéfiants, nous était décrit comme le grand caïd du Nord. Très vite, pour qui ne connaît pas Scrabble, celui-ci était apparu comme l’ennemi local à abattre Or, le suspect en question, que beaucoup de jeunes lillois ont reconnu malgré le cryptage, n’était en réalité rien d’autre qu’un petit dealer qui n’avait rien d’un grossiste ou d’un caïd. Au fond, ce genre de documentaire fait plus de cinéma que d’enquête journalistique.

C’est une ruse médiatique bien connue qui a pour seul dessein d’alimenter le sentiment d’insécurité au sein de la cité et ainsi pousser les citoyens à voter sous la force de l’émotion. On amorce ainsi le vote actif, rationnel, pour déclencher un vote réactif, émotionnel. La diabolisation des « banlieues » – terme à l’acception péjorative – est une méthode désormais traditionnelle employée par de perfides politiciens pour jouer sur le sentiment d’insécurité. En effet, certains démagogues assoiffés de pouvoir manipulent, en temps d’élection particulièrement, avec une indigence exécrable, l’amygdale collective, surfant ainsi sur les émotions et la peur.

Le principal défi que nous devons relever actuellement est de réconcilier ces zones populaires avec le reste de l’hexagone français. Il incombe à notre société de reconsidérer le rapport qu’elle entretient avec ces territoires sensibles en y exploitant ce qu’il y a de plus positif et de plus bénéfique au profit de la cité plutôt que de les réduire sans cesse à leurs fléaux qui encore une fois sont la conséquence d’une politique démesurée, plus en phase avec les valeurs qu’elle prétend défendre. Aussi, supprimerions-nous ces frontières psychologiques séparant la France d’une partie de ses terres – certes sensibles – et ferions-nous des quartiers populaires un atout pour la société. Et, à ce titre, pas uniquement en les réduisant au rap, à la comédie ou au sport, comme s’ils n’étaient bons qu’à chanter, faire rire, ou à courir derrière un ballon. Il y a un potentiel intellectuel, culturel, et même politique énorme dédaigné par la cité. (more…)

30 septembre 2011

Combien pour une vie humaine ?

Filed under: 07 - Justice,11 - société — iledere @ 12:00


Marseille, le 22 mai 2008, une voiture double brusquement et percute une moto qui glisse sur le trottoir et fauche une femme de 33 ans et ses deux enfants de 4 ans et 4 mois, tués sur le coup. Mohamed, qui marchait devant, voit mourir sous ses yeux toute sa famille.

C’est un drame et une perte inestimable pour cet homme, mais son avocat, Me Marc Ceccaldi réclame 45 millions d’euros de préjudice. C’est un chiffre très élevé mais aussi très précis, et ce n’est pas un choix anodin. Il s’agit de la somme reçue par Bernard Tapie et sa femme en réparation du préjudice morale dans l’affaire du Crédit Lyonnais en 2008 (ce montant record étant cette année remis en cause puisque Christine Lagarde est accusée d’avoir avantagé Bernard Tapie dans cette affaire). Mais cette somme exorbitante est très loin des sommes reçues pour un préjudice lors de la perte d’un proche, celle-ci tourne plutôt aux alentours de 25 000 euros. Mais c’est justement là que ça coince pour les avocats de Mohamed, qui peut juger du prix d’une vie ? C’est pourquoi ils adressent un message au juge qui va évaluer le préjudice de leur client : « Vous ne pouvez pas considérer que perdre sa femme et ses enfants en une fraction de seconde, fait du comportement fautif de deux chauffards, représente un préjudice inférieure à celui subit par ces gens dont l’image a été souillé par une hypermédiatisation de leur affaire ».

Il faut dire que le paiement de dommages et intérêts lors de la perte d’un être cher est soumis à un barème plutôt étonnant et un peu effrayant : par exemple le préjudice du conjoint en cas de perte de l’autre conjoint est de 20 000 à 25 000 euros, le préjudice d’un enfant en cas de la perte de un de ces parents varie s’il est mineur, s’il était déjà orphelin ou s’il vivait au foyer et peut aller de 11 000 à plus de 25 000 euros ; et il y a aussi le préjudice du parent pour la perte d’un enfant, des grands-parents, des frères et sœurs, et ainsi de suite. En clair, un tableau bien défini, avec des conditions bien précises, comme si selon les cas la douleur ou la gène peut fluctuer de 6 000 à 20 000 euros mais ne dépasse tout de même pas 25 000 euros. (more…)

28 septembre 2011

Pour une Justice de Gauche

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 12:00

En ces temps de fin de règne de Nicolas Sarkozy, c’est l’ensemble des structures sociales de notre pays qui sont touchées, et dans ce triste contexte, l’institution judiciaire n’est pas la moins épargnée.

Durant ces dernières années, la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice ont été trop souvent bafouées, les libertés publiques rognées, au nom d’une prétendue politique sécuritaire.
Paupérisée et outragée, marquée par la frénésie législative et répressive dont chacun a compris, à présent, qu’elle n’est pas dénuée de considérants électoralistes, cette Justice, malmenée, la Gauche au pouvoir devra la libérer.
Attention toutefois à ne pas sous-estimer la tâche, en considérant, par exemple, qu’une simple pratique différente suffirait.

La Justice est un élément fondamental du processus de reconstruction que doit initier la Gauche d’alternative.
Recréer les conditions du respect et de la confiance perdue constitue aujourd’hui un facteur essentiel tant de la reconquête démocratique que de l’élan psychologique nécessaire au redressement.
Certes, dans ce domaine, la Gauche au pouvoir a toujours porté des réformes et des avancées parfois audacieuses, mais l’action à entreprendre, cette fois, nécessite un effort idéologique et éthique plus important, et des références emblématiques :

Pour les Grecs, à l’origine de la cité, la Loi était indissociable de la Justice.
Ils y ajoutaient une dimension sacrée, consubstantielle.
Pour eux, « l’accès au Droit », marquait l’acte de naissance de leur citoyenneté, en tant qu’hommes libres inter pares, la garantie de leur protection, par la Loi, face à l’arbitraire et à la barbarie. (more…)

24 septembre 2011

Quand Nicolas Sarkozy viole la Constitution dans l’affaire Karachigate

Filed under: 07 - Justice,09 - Evènement — iledere @ 12:00

C’est Guy Birenbaum qui le signale sur son blog. Nicolas Sarkozy, Président de la République française, vient une nouvelle fois de violer la Constitution, dont il devrait être par ses fonctions le premier défenseur.

En effet  dans un communiqué de l’Élysée annonce que « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier. ».

Cette phrase pose doublement problème. Tout d’abord c’est une violation flagrante de la séparation des pouvoirs, l’un des principes fondamentaux et fondateurs de notre République. En effet, pour pouvoir affirmer une telle chose, il faudrait que la Présidence de la République ait eu accès au dossier en cours d’instruction, instruction qui est protégée par la loi (secret de l’instruction).

Un Nicolas Sarkozy qui viole les principes fondamentaux du droit et de la Constitution, ce n’est pas une nouveauté. On avait eu droit par exemple à la désignation de Dominique de Villepin comme coupable en violation du principe de la présomption d’innocence et de séparation des pouvoirs.

Et les hommes de Nicolas Sarkozy ne sont pas en reste. Par exemple lorsque les journalistes du Monde sont espionnés en violation avec la loi et les principes de protection des sources et de liberté de la presse.

Mais cette déclaration pose aussi problème parce qu’elle est fausse. Ainsi Fabrice Arfi, journaliste à MediaPart qui enquête sur l’affaire affirme que cette déclaration de l’Elysée est un mensonge et que « Nicolas Sarkozy est désigné par plusieurs témoins et plusieurs documents dans le dossier du juge Van Ruymbeke. »

Fabrice Arfi écrit :
« Plusieurs témoins, entendus ces derniers mois par la police ou par les juges, ont également évoqué le rôle crucial du ministre du budget [ Nicolas Sarkozy, nda ] dans la validation des plans de financement des marchés d’armement, lesquels comprennent les versements des commissions — fussent-elles occultes. »

Voilà où nous en sommes arrivé, un multi-récidiviste de la violation des principes du droit et de la constitution préside la République qu’il devrait protéger. (more…)

19 septembre 2011

Au procès Chirac, patronymes célèbres et missions obscures

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 12:00

Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force ouvrière ne comprend pas, mais alors vraiment pas, ce qu’il fait là, debout face au tribunal et il le dit vertement:

–  Je n’ai pas le sentiment que mon affaire entre dans le cadre de ce dossier. Pour tout vous dire, je me demande ce que je fais là. Je suis scandalisé que l’on puisse laisser entendre que j’ai mis les doigts dans la confiture.

Le fait d’avoir bénéficié pendant des années d’un chauffeur garde du corps personnel rémunéré par la Ville de Paris, lui vaut en effet d’être renvoyé sous l’accusation de recel d’abus de confiance et recel de détournement de fonds publics, aux côtés de neuf autres prévenus, dont Jacques Chirac.

Pour l’ancien syndicaliste, dont l’organisation a remboursé « au centime près », le montant des salaires et charges déboursées par la mairie de Paris, les choses sont simples :

– Le président Jacques Chirac a voulu être agréable à mon organisation, c’est vrai. A ma demande, c’est vrai ! Avec le président Chirac, ça a été « tope là !

(Il fait le geste, sa main claque dans l’air)

Marc Blondel explique qu’il comptait à l’époque parmi les personnes jugées «sensibles» qui devaient, à ce titre, bénéficier d’une sécurité rapprochée mais qu’il n’avait pas du tout envie d’être accompagné partout par un policier, dont la curiosité aurait pu nuire à ses activités. C’est ainsi, dit-il, que l’idée lui était venue de solliciter le maire de Paris.

Le syndicat Force ouvrière avait les moyens de payer votre garde du corps, lui fait observer le président Dominique Pauthe.

C’est vrai. Mais comme toutes les organisations, nous étions soucieux d’alléger au maximum nos charges financières. (more…)

14 septembre 2011

Procès Chirac, ou les mystères de (l’hôtel de Ville) de Paris

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 6:30

On a trouvé le coupable dans l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris. Il ne s’agit ni de l’ancien maire, Jacques Chirac, ni d’aucun de ses co-prévenus. Non, le vrai coupable, c’est l’administration de la Ville, « cette pétaudière » selon la formule de Me Georges Kiejman, l’un des avocats de M. Chirac, qui était incapable de contrôler son personnel.

Prenons le cas de Jean-Claude Mestre, qui compte parmi les prévenus au procès et qui a été entendu lundi 12 septembre. Pendant six ans, de 1990 à 1996, cet inspecteur des impôts, élu municipal à Sarcelles où il animait la section RPR, est embauché comme chargé de mission à la Ville de Paris, pour un coût de 255.119 euros. Eh bien, personne ne se souvient de lui!

M. Juppé, qui dans un mot manuscrit avait pourtant demandé que le dossier de M. Mestre soit examiné « avec la plus bienveillante attention », a déclaré pendant l’instruction ne pas le connaître et ne pas avoir été au courant de sa mission.

M. Chirac? Interrogé à son tour par la juge d’instruction, il avait affirmé: « Je ne connais pas M. Mestre, je n’ai jamais entendu parler de lui ».

Michel Roussin, qui a apposé sa signature de directeur de cabinet de M. Chirac au bas de la fiche d’appréciation de M. Mestre – très flatteur au demeurant sur la qualité de son travail  – ne l’a jamais rencontré. Le témoin confirme. M. Roussin précise qu’il a « simplement repris les appréciations de la direction qui utilisait les services de ce conseiller « , à savoir celle de M. Juppé.

Rémi Chardon, successeur de M. Roussin, qui a lui aussi signé un autre (excellent) rapport d’appréciation? « J’ai signé mais cela ne signifie absolument pas que je connaissais M. Mestre ».

Son travail – il déclare avoir rédigé de nombreux rapports – n’a guère laissé plus de traces. Le président Dominique Pauthe s’en étonne.

Comment se fait-il que personne ne se souvienne de vos rapports? C’est un peu ennuyeux…
Je ne peux pas vous répondre sur ce point.
– Cela serait susceptible d’accréditer l’hypothèse que vos rapports n’ont jamais existé…
– Cette hypothèse est inacceptable.

Deux heures d’interrogatoire plus tard, le président Pauthe observe sobrement:
On n’a pas beaucoup progressé sur la matérialité de vos prestations.

Par Pascale Robert Diard pour « Chroniques judiciaires »

(Dessin de Noëlle Herrenschmidt)

 

 

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