Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

12 juin 2011

La double peine des travailleurs sociaux

Vincent Desjardins (Flickr - cc)« Débrouille-toi, je ne suis pas ton assistante sociale ! »
Qui n’a pas une fois prononcé ou pensé cette phrase à l’égard d’une personne de son entourage, ami(e), amant(e), collègue, … ?  D’autres clichés restent encore bien accrochés au langage pour parler des assistants sociaux : « elle vient pour m’enlever mes enfants », « mais que font les travailleurs sociaux ? », « elle est trop dans le social » ou encore « je préfèrerais éviter de venir vous voir ». Comme disait Einstein, il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome. Albert avait bien raison ! Alors que ce métier est connu de tous, bien peu savent en quoi il consiste. Dans cette méconnaissance généralisée, les préjugés font office de carte d’identité et, soyons francs, les travailleurs sociaux ne contribuent pas suffisamment à faire évoluer cette image archaïque et inutilement émotionnelle.

Par comparaison avec les infirmiers, si leur dévouement est loué, la technicité de leur métier ne manque pas d’être reconnue. Ce qui n’est pas le cas des assistants de service social dont le travail se résumerait à des actes de volontariat social.

Et bien bonne nouvelle : la réalité du métier est toute autre ! Le travail social s’adresse à tout public pour l’accès aux droits, l’information, l’orientation, l’accompagnement, la médiation ainsi que la protection de l’enfance et de la famille. Ces missions nécessitent des compétences validées par une qualification et un diplôme d’Etat. Cette exigence de professionnalisation est fondamentale pour répondre avec pertinence et cohérence à des situations de plus en plus complexes et fragilisées par un contexte socio-économique dur, voire brutal.

Au moment où la professionnalisation du métier des travailleurs sociaux est remise en cause et, pire, où la suspicion que les travailleurs sociaux fonctionneraient « en faisant le minimum d’heures possible (…) en n’ayant pas rempli la mission qu’on attend d’eux » (selon Alain-Gérard Slama dans l’émission de France 3 Ce soir où jamais du 11/05/2011), il est urgent de réagir. (more…)

12 avril 2011

La « prévention de la pénibilité » ou comment mystifier les salariés !

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,08 - Santé-Services publics — iledere @ 12:00

La « prévention de la pénibilité » ou comment mystifier les salariés !« La première réponse à la pénibilité, c’est d’éviter d’y être exposé », clamait en septembre 2010 Eric Woerth. En fait, en avril 2011, on apprend que le texte de loi censé améliorer les conditions de travail des salariés pourrait n’être qu’une mystification !

Les syndicats de salariés ne décolèrent pas ! Le fumeux texte de loi relatif à la « définition des facteurs de risques professionnels » pourrait ne concerner… aucune entreprise.

Volet important de la réforme des retraites, la prévention de la pénibilité a été codifiée dans la « loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010, portant réforme des retraites. Le texte définit que : (…) L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (…) »

De quelle façon ?

Explication du 26/01/2011, par les éditions juridiques TISSOT : « (…) Pour ce faire, l’employeur devra, dans un premier temps, identifier les situations de pénibilité dans l’entreprise et dans un deuxième, mettre en place un plan d’actions dédié (…) Cette identification passe par la mise en place d’une fiche d’exposition à la pénibilité et par la mobilisation des acteurs internes de l’entreprise (…) Le texte, qui reprend les mêmes modalités prévues par le dispositif destiné à favoriser l’emploi des seniors, stipule que les entreprises « employant au moins cinquante salariés, ou appartenant à un groupe […] dont l’effectif comprend au moins cinquante salariés, sont soumises à une pénalité (1 % des rémunérations versées aux salariés) à la charge de l’employeur lorsqu’elles ne sont pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à la prévention de la pénibilité » et Tissot de préciser : Un décret viendra préciser les thèmes obligatoires qui devront être abordés à l’occasion de ces négociations. (…) » (more…)

19 mars 2011

Les Shadoks de la PAC

Filed under: 03 - Economie,08 - Santé-Services publics — iledere @ 12:00

« Vous souvenez-vous des Shadoks ? Ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à réinventer des machines toujours plus absurdes pour résoudre leurs problèmes…

Ridicules? Et pourtant, les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture », écrit la journaliste Isabelle Saporta dans son « Livre noir de l’agriculture » (Fayard, 2011). Le budget de la PAC atteint 57 milliards d’euros en 2010, rappelle-t-elle, soit 44% du budget de l’Union pour une agriculture intensive qui « ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à tous. »

Son enquête démonte les rouages qui ont poussé les responsables politiques européens à faire toujours les mauvais choix et à persévérer dans leur politique en dépit du constat d’échec d’une agriculture mauvaise pour l’environnement, pour la santé du consommateur et pour les affaires des agriculteurs.

Symbole de tous les excès de l’élevage industriel : les porcs manipulés génétiquements pour un meilleur rendement, parqués par centaines dans le noir, dans des espaces exigus, sous perfusion antibiotiques. Sous leurs caillebotis, des flots de déjections et d’ammoniac glissent pour aller se répandre dans les eaux bretonnes, envahir les plages et donner naissance aux inquiétantes algues vertes. Un élevage qui est devenu une véritable plaie pour l’environnement avec des éleveurs qui se battent pour survivre. On apprend entre autres que la majorité des élevages porcins bretons consomment environ 1 171 kilowatts-heure par truie et par an. Soit quasiment le double de la consommation électrique moyenne d’un Albanais ou d’un Indien, six fois et demie celle d’un Ivoirien et l’équivalent de celle d’un Cubain. (On compte 15 000 exploitations porcines en France)

Personne dans l’UE ne prend le risque de s’attaquer au fondements de l’agriculture intensive, dénonce la journaliste, de redistribuer les subventions et de revenir au bon sens paysan. « De la pomme aux tomates, du blé aux pommes de terre, tous les secteurs de l’agriculture, tout ce qui compose notre assiette est produit en dépit du bon sens.  » Mais « On préfère continuer à pomper, ou plutôt à creuser la tombe des agriculteurs, et la nôtre avec. »

Lu dans le blog « agriculture » de PressEurope

15 février 2011

des “réservistes” en place de policiers

Filed under: 08 - Santé-Services publics — iledere @ 6:30

Pour compenser la baisse des effectifs dans la police nationale – conséquence de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) – la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite LOPPSI 2, en cours d’adoption au parlement, prévoit d’étendre aux citoyens volontaires la réserve civile créée en 2003 pour les retraités de la police nationale. Pour être candidat, il suffira d’être majeur, de nationalité française, et de posséder un casier judiciaire vierge, la sélection se faisant sur dossier. Après une formation sur le tas, ces “réservistes” d’un nouveau type pourront posséder une arme et dresser des procès verbaux.

Le syndicat Unité SGP Police-FO se déclare opposé à cette évolution : « ce n’est pas en créant des “miliciens” et en démantelant les CRS que l’on résoudra le problème de la sécurité dans notre pays. »

D’autre part, la LOPPSI 2 étend à la gendarmerie nationale le « service volontaire citoyen » qui existait déjà pour la police nationale. Les “volontaires citoyens” effectueront un travail social.La préfecture de l’Eure en 2010, qui a expérimenté le projet, indique : « Ils seront ainsi amenés à mener des opérations de soutien et de renforcement de l’autorité parentale, à participer à l’accueil et au suivi des victimes, ou à mener des opérations de prévention, de médiation et de pédagogie de la loi dans le cadre de structures scolaires, par exemple. »

L’article 37 quater de la LOPPSI 2

Cet article concerne la « réserve civile de la police nationale » et le « service volontaire citoyen de la police et de la gendarmerie nationales », créés par la loi pour la sécurité intérieure (LSI) du 18 mars 2003. Un tableau comparatif permet de mesurer le chemin parcouru de la LSI à la LOPPSI 2.

La réserve civile de la police
Alors qu’elle n’était jusqu’à présent constituée que de retraités de la police, la LOPPSI 2 élargit le recrutement de cette réserve : elle « aura vocation à accueillir aussi bien des jeunes intéressés par une expérience valorisante que des spécialistes sur des fonctions correspondant à leurs compétences dont la police serait déficitaire ». « La formation des réservistes devrait leur permettre d’acquérir la qualification d’agent de police judiciaire adjoint » (APJ) » et donc d’effectuer des missions de police [1]. (more…)

12 février 2011

Roselyne Bachelot, symbole de l’irresponsabilité politique sarkozyste

« Un an après l’épidémie de grippe A (H1N1), la polémique sur le coût de la campagne de vaccination rebondit », écrivent Les Echos le 7 février dernier. Une énième mise en cause de la gestion calamiteuse de la grotesque ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot. Mais l’irresponsabilité politique est bien la règle en Sarkozie. Retour sur un dossier accablant.

Extraite de l’argumentaire mensonger transmis par l’Elysée aux députés UMPistes pour tenter de délégitimer le mouvement historique de révolte des magistrats, une phrase nous a frappé : « il n’y a pas de confiance sans responsabilité ». Voilà bien (entre autres) pourquoi on ne peut accorder nulle confiance à la Sarkozie ! Prenez Roselyne Bachelot. Il y eut d’abord le rapport parlementaire de la Commission d’enquête rédigé par le député UMP Jean-Pierre Door « sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) ». Rendu public le 13 juillet 2010, il reconnaît certes « un échec de santé publique » mais ses conclusions en exonèrent totalement le gouvernement, écrivant ainsi par exemple que « les pouvoirs publics n’ont fait – et bien fait – que leur devoir ».

Le professeur de médecine et député UMP Bernard Debré était interrogé à son propos par le Journal du dimanche : « Vous aviez vertement critiqué Roselyne Bachelot pour sa gestion de la vaccination de la grippe A. Une commission d’enquête parlementaire vient d’ « absoudre » le gouvernement. Des regrets ? » Réponse cinglante : « Ce rapport n’avait qu’un objet : réhabiliter la politique du gouvernement ! Ce travail parlementaire n’est pas sérieux. Il est lénifiant et évite soigneusement de poser les questions dérangeantes. » Relance de la journaliste, Marie-Christine Tabet : « Mais vous étiez membre de cette commission… » Debré pointe alors la méthode utilisée : « Comme mes collègues, je n’ai pas eu le droit de participer à la rédaction de ce document. On a eu vingt-quatre heures pour aller consulter le texte sur place. Nous n’avions même pas l’autorisation de le photocopier pour y réfléchir à tête reposée. C’est une mascarade à laquelle je n’ai pas voulu participer. » (more…)

31 janvier 2011

Financer la dépendance ou sabrer la Sécu ?

Filed under: 08 - Santé-Services publics — iledere @ 12:00

Après la maladie, l’accident du travail, la vieillesse et la famille, la Sécurité sociale couvrira-t-elle bientôt un « cinquième risque » – la dépendance ? Nicolas Sarkozy a évoqué son projet dans ces termes. Mais de confidences en petites phrases, c’est un tout autre dessein qui se révèle : non pas une extension de la sécu mais une amputation de celle-ci.

Si le gouvernement préparait vraiment la naissance d’un cinquième risque dépendance, il commencerait par rassurer les Français sur son coût. Ce ne serait pas difficile. nombre-prevu-de-personnes-agees-dependantes-

Voici quelques chiffres à grands traits pour fixer les idées. Aujourd’hui, la dépendance coûte environ 30 milliards d’euros par an, dont 10 milliards sont financés par les particuliers et 20 milliards par la puissance publique (1). Ces sommes couvrent les besoins de quelque 2,4 millions de personnes âgées incapables de se suffire à elles-mêmes.

En 2025, selon les projections du Conseil d’analyse stratégique reprises dans le rapport Gisserot (2), la dépendance frapperait environ 3 millions de français. Leur part du financement pourrait âtre stabilisé à son niveau actuel, soit 10 milliards d’euros 2010, si la part du financement public passait d’un point à un point et demi de PIB, c’est-à-dire de 20 à 30 milliards d’euros d’aujourd’hui.

Il s’agit donc de trouver 10 milliards d’euros d’ici à 2015, soit un surcoût un peu moins qu’un point de CSG. En quinze ans, cela représenterait une hausse annuelle du taux de la CSG de 0,06 point. On peut retourner la question dans tous les sens, le problème posé est d’une ampleur dérisoire. Tellement dérisoire qu’on devrait d’ailleurs saisir cette occasion pour alléger encore le reste à payer des familles.

Mais au lieu de ce propos rassurant, on évoque chaque jour « un coût de 30 milliards », comme si les deux tiers n’étaient pas déjà financés. On parle d’un « casse-tête » à propos d’une arithmétique élémentaire. Un économiste, Jean-Hervé Lorenzi, qui surfait ce soir là sur cette vague de la peur, évoqua même sur France 3 un « surcoût de trois points de PIB » – 60 milliards au lieu de 10, bigre. (more…)

16 janvier 2011

Mediator : Servier nous a « roulé dans la farine »

Filed under: 07 - Justice,08 - Santé-Services publics — iledere @ 12:00

(dessin Louison)Très attendu, le rapport de l’IGAS sur le Mediator dénonce les méthodes du laboratoire Servier et les graves manquements de l’Agence du médicament.

Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, avait demandé que toute la transparence soit faite autour de l’affaire du Mediator. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a exaucé le ministre, lui livrant un rapport au vitriol, pointant toutes les défaillances qui ont conduit au drame du Mediator, resté plus de 30 ans sur le marché, en dépit de son efficacité limitée et des ses terribles effets secondaires.

Aucun acteur de ce scandale sanitaire n’a été épargné. Au premier rang des accusés, le laboratoire Servier. L’Igas dénonce ainsi « la stratégie de positionnement du Mediator par les laboratoires Servier en décalage avec la réalité pharmacologique de ce médicament ». Le labo aurait passé son temps à cacher aux autorités compétentes la vraie nature de son médicament, un puissant anorexigène.

Les enquêteurs ont exhumé un courrier écrit par les laboratoires Servier en 1973 au service central de la pharmacie et du médicament. Le constat de l’Igas est sans appel : « ce courrier est une tentative de désinformation de l’administration, puisqu’il affirme, à l’encontre de toutes les données de pharmacovigilance établies et colligées par le laboratoire Servier lui-même, que le benfluorex (la substance active du Mediator, ndlr) aurait une propriété anorexigène « en réalité très faible et tout à fait accessoire par rapport aux propriétés métaboliques de ce produit », ce qui est faux ». (more…)

13 janvier 2011

Fonctionnaires : Zoé Shepard, la « coconne » de l’UMP ?

Aurélie Boullet serait-elle masochiste ? On est en droit de se poser la question depuis que l’auteure d’« Absolument dé-bor-dée ! », devenue célèbre sous le pseudonyme de Zoé Shepard, a repris le travail à la région Aquitaine.

Après une brève suspension de quatre mois, celle qui avait dressé un portrait cruel de ses collègues surnommés « Coconne » et « Simplet » (entre autres amabilités) revient profiter de la soupe dans laquelle on l’avait prise à cracher.

Bénéficiant d’une indulgence qu’en pareilles circonstances aucun employeur privé ne lui aurait accordée, oubliant ses velléités maintes fois exprimées de démission, Aurélie Boullet replonge dans l’enfer exquis de la fonction publique territoriale. Son supplice sera quelque peu adouci par la perception de ses droits d’auteur -près de 300 000 euros soit, pour une fonctionnaire de son rang, l’équivalent de huit années de salaire- et la vente des droits d’adaptation cinématographique de son roman au groupe UGC.

On ne doute pas que le film à venir est voué à l’effervescence médiatique et au succès qui, trop souvent, récompensent la démagogie et la facilité. C’est justement ce retentissement populaire (populiste ? ) qui fait d’« Absolument dé-bor-dée ! » bien plus que l’« innocente plaisanterie » évoquée sur le site littéraire du Nouvel Observateur.

Suppressions massives de postes

Dans un contexte politique de défiance vis-à-vis de l’administration, la publication d’un pamphlet anti-fonctionnaires n’est pas un geste anodin. Bien au contraire, le livre d’Aurélie Boullet vient, de façon indirecte mais puissante, conforter la droite dans sa politique de démantèlement du secteur public.

Il n’est pas inutile de rappeler l’empilement des mesures par lesquelles les gouvernements UMP successifs s’en sont pris aux services publics et aux fonctionnaires. La réduction des effectifs de la fonction publique, entamée par les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin, s’est systématisée avec la révision générale des politiques publiques voulue par Nicolas Sarkozy.

Loin d’avoir permis une réduction de la dette publique (évaluée à 63,9% fin 2007, elle s’élève aujourd’hui à 81,5% du PIB), le principe du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux a surtout conduit à un dégraissage qui remet aujourd’hui en cause les missions-clés de notre République.

Au total, ce sont plus de 100 000 postes de fonctionnaires qui ont été supprimés par l’Etat depuis 2005. (more…)

4 janvier 2011

Vioxx : Le médoc qui a fait 40 000 morts aux Etats-Unis… et aucun en France ?

Filed under: 08 - Santé-Services publics — iledere @ 12:00

Vioxx VS MediatorLe Vioxx, bourreau des coeurs… Le chiffre vient d’être revu à la hausse. Si aux Etats-Unis, le scandale fait rage, en France, personne ne bronche. L’affaire pourrait pourtant ravaler le Mediator au rang de simple pastille Valda…

Le Mediator a tué entre 500 et 2000 personnes. Scandale ! Que penser, alors, du Vioxx, ce médicament anti-douleur et anti-inflammatoire largement utilisé contre l’arthrite entre 1999 et 2004. Il aurait, selon la FDA (Food and Drug Administration, agence de régulation américaine des médicaments) provoqué 160 000 crises cardiaques et attaques cérébrales et 30 000 décès, rien qu’aux Etats-Unis. Chiffre récemment réévalué à 40 000 par une nouvelle étude. En France, c’est le flou artistique… y a-t-il eu un seul mort ? On ne le saura peut-être jamais…

Coeurs sensibles s’abstenir
En 2007, le géant pharmaceutique Merck (commercialisant le Vioxx) a négocié un règlement à l’amiable concernant 95% des 26.600 plaintes déposées contre lui, pour un montant de 5 milliards de dollars. Mais certains plaignants ont refusé l’arrangement, et les procès qui suivent leur cours dévoilent régulièrement quelques cadavres, bien planqués au fond des placards. Le bimensuel Archives of Internal Medicine a notamment révélé, l’année dernière, que Merck n’avait pas publié les résultats d’études cliniques effectuées après la mise sur le marché du médicament. Un oubli, sans doute. Fâcheux, puisque ces études montraient dès 2001 que le Vioxx augmentait nettement le risque d’attaques cardiaques et cérébrales. Un accroissement estimé à 35% en juin 2001, à 39% en avril 2002 et à 43% en septembre 2004, au moment de son retrait du marché. Malgré ces études, le laboratoire a toujours nié tout risque sanitaire… et pendant ce temps là, il continuait d’accumuler les profits, 2 milliards de dollars tous les ans. (more…)

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