Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

19 juillet 2011

Tapie est à l’affût d’un magot encore plus gros

Filed under: 07 - Justice,10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 8:42

Couverture du livre de GuelfiDepuis que Christine Lagarde a permis qu’un arbitrage règle son conflit avec le Crédit lyonnais, Bernard Tapie est un homme riche. Ayant perçu 403 millions d’euros de dédommagements dont près de 240 millions d’euros sont tombés, net, dans sa poche, il est même richissime. Il rêve pourtant d’amasser une fortune plus colossale encore, en mettant la main sur une partie des gigantesques dédommagements – plus d’un milliard d’euros – que l’homme d’affaires André Guelfi, en conflit judiciaire avec Total, espère obtenir de la compagnie pétrolière.

Les deux hommes, qui se sont connus en prison en 1997, ont signé un contrat au terme duquel ils sont convenus de partager les gains qu’ils pourraient empocher, l’un dans l’affaire Crédit lyonnais, l’autre dans l’affaire Total. Le secret, que Mediapart est parvenu à percer, pourrait expliquer les protections constantes dont Bernard Tapie a profité ces dernières années de la part de l’Elysée, et qui valent à la patronne du FMI une cascade de poursuites judiciaires.

Cette proximité entre Bernard Tapie et l’un des plus célèbres condamnés du procès Elf, André Guelfi, dit «Dédé-la-Sardine», est connue de longue date. Au lendemain de la sentence du 7 juillet 2008, qui avait accordé un pactole de 403 millions d’euros à l’ex-ministre de François Mitterrand, nous nous en étions fait l’écho (lire Affaire Tapie: le mystérieux contrat avec Dédé-la-Sardine). Mais à l’époque, nous n’avions pas eu connaissance des modalités du pacte que les deux hommes avaient passé.

L’origine de l’amitié entre Bernard Tapie et André Guelfi a été expliquée dans un livre autobiographique, L’Original (Robert Laffont, 1999). André Guelfi – qui a possédé dans le passé des bateaux-usines au large de la Mauritanie, ce qui lui a valu ce sobriquet de Dédé-la-Sardine – raconte qu’au printemps 1997, il est en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris, dans le cadre de l’instruction de l’affaire Elf. Il est soupçonné d’avoir empoché 50 millions de francs de commissions sur un contrat en Ouzbékistan. Après un ultime pourvoi en cassation, rejeté le 31 janvier 2006, André Guelfi sera définitivement condamné à trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme et 1,5 million d’euros d’amendes.De son côté, Bernard Tapie est lui aussi à la prison de la Santé, pris dans les turbulences judiciaires de l’affaire du match truqué de football Valenciennes-Olympique de Marseille.

Curieusement, les deux hommes, qui ont chacun contrôlé une société d’équipements sportifs – Le Coq sportif pour André Guelfi, Adidas pour Bernard Tapie –, frayent dans les mêmes milieux du sport et de l’olympisme, mais ne se sont jamais rencontrés auparavant, selon la version officielle. Emprisonnés dans des cellules voisines, André Guelfi, qui est proche de nombreux dirigeants ou chefs d’Etat de pays de l’ex-bloc soviétique et qui monnaie souvent ses services pour aider de grandes entreprises à décrocher de gros contrats sur ces marchés, et Bernard Tapie, président de l’OM, font donc connaissance et se lient l’un à l’autre.

«Dès les premiers jours de mon incarcération, raconte Dédé-la-Sardine dans son livre, il était venu frapper à la porte de ma cellule et m’avait interpellé:
– Monsieur Guelfi… ?
– « Monsieur Guelfi »? Je me dis: « Tu délires ou quoi? Qui peut bien me donner du Monsieur ici. »
– Monsieur Guelfi? C’est Bernard Tapie!
– Ah, c’est bien… Je suis content. Je veux dire, je suis content de vous entendre, pas de vous savoir là!
– Je m’en doute! Vous savez, Monsieur Guelfi, il y a trois ans, j’ai cherché à avoir un rendez-vous avec vous…
– Eh bien rassurez-vous: maintenant on va avoir le temps. J’ai un agenda assez peu chargé. On va pouvoir se voir tous les jours(more…)

15 juillet 2011

Revenus des élus: les sénateurs au secours de l’écrêtement

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:30

Coup de théâtre au Sénat. Lundi 11 juillet, à la première heure, la majorité a volé au secours de «l’écrêtement», ce dispositif qui autorise les élus cumulards (dont les indemnités sont plafonnées à 8.300 euros) à redistribuer leur «surplus» de revenus à des collègues de leur choix, au sein de leur assemblée territoriale (municipale, départementale, régionale, intercommunale).

Dans un premier temps, députés et sénateurs avaient décidé de mettre fin à ce système peu républicain, qui permet au député UMP Patrick Balkany d’arroser sa propre épouse (première adjointe dans sa mairie de Levallois), ou au sénateur socialiste Gérard Collomb d’alimenter un réseau de fidèles dans sa ville de Lyon.

(Lire notre enquête sur les dérives de l’écrêtement)

Le 28 juin dernier, à l’occasion de l’examen d’un projet de loi sur l’outre-mer, l’Assemblée nationale avait d’abord approuvé un amendement «anti-écrêtement» du député René Dosière (apparenté PS), épaulé par une poignée d’élus de droite; puis le 5 juillet, en commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs chargés d’arrêter la position définitive du Parlement sur ce texte), la mise à mort de l’écrêtement avait été actée, presque à l’unanimité. On croyait l’affaire pliée. (more…)

14 juillet 2011

Baudis à l’Institut du monde arabe: s’il n’y avait que les notes de frais…

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire,20 - UMP — iledere @ 8:35

L’explication ne tient pas. Pour justifier les 36.000 euros de notes de frais indues dont il a bénéficié dans sa précédente fonction à l’Institut du monde arabe (voir ici notre enquête), Dominique Baudis, le nouveau Défenseur des droits, a mis en avant le fait qu’à partir de juin 2009, date de son élection au Parlement européen, il n’était plus que «bénévole» à l’Institut. Premièrement, cette réponse est à côté de la plaque: les notes de frais incriminées par l’Urssaf sont celles des années 2007 à 2009, où il était bel et bien rémunéré.

Mais surtout, à partir de son élection à Strasbourg, Dominique Baudis aura été un drôle de «bénévole». Un bénévole qui, d’après nos informations, a continué de jouir d’un salaire pendant les six mois suivant son élection. Un bénévole qui disposait d’une voiture et d’un chauffeur dédié à plein temps; continuait de confondre sa carte professionnelle et sa carte personnelle; conservait son prestigieux bureau du 8e étage avec vue sur la Seine, et jouissait toujours de frais professionnels et de mission à l’étranger.

Mais reprenons dans l’ordre. Le 7 juin 2009, Dominique Baudis est élu député européen. En vertu de la loi électorale, il y a incompatibilité entre ce nouveau mandat et sa fonction de président du conseil d’administration de l’IMA, qu’il occupe depuis début 2007. L’IMA pouvant recevoir des fonds en provenance directe ou indirecte du Parlement européen, il y aurait un conflit d’intérêts à être à la fois donateur et destinataire.

Qu’à cela ne tienne. Dominique Baudis fait modifier les statuts de l’Institut. Tandis qu’il est remplacé au poste de président du conseil d’administration par Bruno Levallois, il se glisse dans un poste sur mesure de «président du Haut Conseil» de l’IMA, de façon à pouvoir cumuler. (more…)

13 juillet 2011

François-Marie Banier veut aussi taxer les pauvres !

François-Marie Banier veut aussi taxer les pauvres !L’information est révélée par Le Parisien dans son édition du 6 juillet : François-Marie Banier porte plainte contre un SDF qui n’aurait pas apprécié d’être pris en photo sans son autorisation, ce qui lui a valu une gifle. Pauvre François-Marie, victime, une fois de plus, de l’ingratitude du bas peuple.

Décidément, ce que les pauvres peuvent être ingrats ! Et c’est toujours ce malheureux François-Marie Banier qui en fait les frais. Certes, l’ami de Liliane Bettencourt a bénéficié de ses largesses gatouillantes. Certes, on a appris la semaine dernière qu’il échappe à la justice et qu’il peut dépenser à loisir les quelques centaines de millions d’euros dont elle lui a fait don. Mais que cette anecdote ne fasse pas oublier l’essentiel : François-Marie Banier est un artiste. Quelqu’un qui révèle le monde à lui-même. Et ça, c’est beau.

A peine une semaine après le choc émotionnel de la fin des poursuites contre lui, mu par sa seule passion pour la photographie, François-Marie est reparti sillonner les rues de Paris. Toujours en quête d’un regard vrai ou d’une émotion authentique, l’artiste promène son talent, l’appareil photo en bandoulière. Furetant partout, sondant les âmes, scrutant les visages, le photographe tapi dans l’ombre attend le moment juste pour appuyer sur le déclencheur. Tiens, ce SDF qui fait la manche sur les Champs-Elysées et qui plaisante avec les passants, jouant de son gobelet avec espièglerie, comme il est « vrai » ! « Clic », une photo. (more…)

9 juillet 2011

Licenciés… et réembauchés moins cher

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 6:30

Avec la crise, tout est permis. Invoquant les coupes budgétaires pour justifier cette stratégie, le comté de Shropshire n’a pas hésité à licencier la totalité de ses 6.500 employés avant de leur proposer «une offre immédiate d’embauche» à un salaire inférieur de 5,4%.

Quand il s’agit de faire des économies, ce comté de l’Ouest de l’Angleterre n’y va pas par quatre chemins. D’après le syndicat britannique Unison, le comté a d’emblée annoncé la couleur à ses équipes : ceux qui n’accepteraient pas ces nouvelles conditions seront «renvoyés sans aucune indemnités». Une mesure drastique que le Shropshire affirme avoir prise «à contrecœur», selon son communiqué publié mercredi. Elle devrait surtout permettre d’éviter le licenciement de 400 personnes.

Le comté fait valoir qu’il est acculé par les restrictions budgétaires imposées aux collectivités locales britanniques par le gouvernement Cameron. Le premier ministre britannique a en effet mis en œuvre l’an dernier l’un des plans d’austérité les plus sévères d’Europe : 350.000 emplois devraient notamment être supprimés dans le secteur public sur cinq ans, sur les cinq millions que compte actuellement le pays.

Le comté du Shropshire doit économiser à lui seul 76 millions de livres (84 millions d’euros) au cours des trois prochaines années. «Ces baisses de salaires permettront d’en économiser 7 millions», a fait valoir le porte-parole du comté. «Nous ne sommes pas les seuls à faire cela. Nous sommes seulement un peu en avance par rapport à d’autres», s’est-il par ailleurs justifié. (more…)

6 juillet 2011

Bégaiements et réécriture tranquille de l’histoire ?

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

Le détricotage de l’histoire est-il en marche ? C’est la thèse que défend Annie Lacroix-Riz. Ce professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII tente d’attirer l’attention sur la campagne médiatique débutée en janvier 2011 qui vise à réhabiliter Louis Renault. Pas à pas, celle-ci s’opère lentement mais sûrement tandis que parallèlement, la droite populaire fait son marché dans les lois xénophobes du régime de Vichy.

L’importance de la décision de la Cour d’appel de Limoges du 13 juillet 2010 a été sous-estimée. Sept petits-enfants de Louis Renault, ont réussi le tour de force non seulement de faire condamner le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) à retirer de son exposition permanente une photo (cf illustration) sur laquelle apparaît l’industriel auprès d’Hitler et Göring mais également, à payer 2.000 euros aux plaignants.

Le cliché litigieux a été pris au salon de l’auto de Berlin de février 1939.  Louis Renault apparaît présentant aux dignitaires nazis une Juvaquatre. La  légende est pourtant sobre: « Louis Renault présente un prototype à Hitler et Göring à Berlin en 1938 […] Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht. Renault sera nationalisé à la Libération ».

Pour les héritiers de l’industriel, le lien entre la photo et sa légende constituait un montage anachronique et un mépris flagrant de la vérité historique.

65 ans après l’ordonnance de nationalisation des biens de Louis Renault,  la Cour d’appel de Limoges leur donnera raison. Une décision motivée par le constat que les usines Renault n’ont pas fabriqué de chars pendant l’Occupation et qu’il n’y a pas de lien entre le rôle joué par Louis Renault « durant l’occupation et les cruautés dont furent victimes les habitants d’Oradour-sur-Glane ». (more…)

3 juillet 2011

Deux mariages et un endormissement…

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 6:30

Les religions jouent de moins en moins le rôle d’opium du peuple ? Alors, pour 200 millions d’euros par an, détournons l’attention du peuple !

Que le poids des paroles, prononcées du haut de la chaire, laisse place au choc des photos, dans Gala et Paris-Match !

Dans l’article ci-dessous (paru dans D&S n°185 de mai 2011) notre ami Philippe Marlière dépeint le dérisoire du mariage de « Kate et William » qui précède de peu celui de « Charlène et Albert » et qui sera suivi par l’accouchement de « Carla » : « Rêvez, je le veux ! » Mais parions que la vertu dormitive de l’opium n’est plus ce qu’elle était… »

Un mariage pour endormir le peuple
Le script officiel : William, duc de Cambridge, épouse Kate Middleton, la belle roturière. Des commentateurs insistent sur l’allure « moderne » du dernier conte de fée princier. On décrit deux jeunes gens « sympas », « méritants » et on parle d’une union qui symbolise la mobilité sociale britannique : le deuxième héritier à la Couronne se marie avec l’arrière-arrière petite-fille de mineurs de Durham. Le peuple est convié à cette union et la monarchie britannique triomphe en mondovision ! Malheur aux traîtres qui refusent de communier à l’unisson de la nation en liesse !

Les Français mieux lotis avec Sarkozy ?
Le discours est bien rodé, la grosse caisse des célébrations retentit dans les médias, mais rien n’y fait. Les sondages indiquent que plus de la moitié des Britanniques se contrefiche de ce mariage. Les fêtes de quartier sont infiniment moins nombreuses que lors du mariage de Charles et de Diana, il y a trente ans. C’est donc l’indifférence qui prédomine ; un sentiment qui n’est d’ailleurs pas contradictoire avec le plaisir de se voir octroyer un jour de congé (le jour de la cérémonie est férié), ni avec la curiosité de discuter des à-côtés people du mariage. (more…)

30 juin 2011

Gaza : petite désinformation ordinaire entre amis communautaires

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

C’était dans Zélium N°5 : avez-vous acheté votre exemplaire ?

« Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza » : cette surprenante déclaration, attribuée à une responsable de la Croix rouge locale, tombe à pic pour discréditer l’initiative de la deuxième flottille humanitaire qui appareillera fin juin. Mais ne tombe-t-elle pas un peu trop à pic, justement ? Enquête.

« L’assaut israélien contre la flottille en route vers Gaza provoque un tollé international », titre Le Monde du 31 mai 2010 : l’un des huit bateaux de militants pro-palestiniens qui tentaient de briser le blocus de la bande de Gaza avait été attaqué dans les eaux internationales par l’armée israélienne, faisant neuf morts. Nullement intimidés par cet épilogue tragique, les militants vont remettre ça cette année. Initiative évidemment condamnée par l’Etat hébreu : « Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a informé le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, que ce projet « était organisé notamment par des extrémistes islamistes afin de monter une provocation et d’entraîner un affrontement », rapporte l’agence Reuters. Il a ajouté qu’Israël « était déterminé à prendre des mesures énergiques » pour empêcher cette flottille d’atteindre Gaza. » (more…)

23 juin 2011

Comment l’UMP instrumentalise la fraude sociale

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire,20 - UMP — iledere @ 6:30

20 milliards de fraude à la Sécurité sociale! Ce montant, tout à fait impressionnant, est issu d’un rapport confidentiel de la Mission parlementaire d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss), révélé mardi par l’Agence France-Presse.

Illico, de nombreux médias ont embrayé – comme Le Parisien, qui titre ce mercredi: «Fisc, Sécu, Chômage: Ce que les fraudeurs nous coûtent». Ou encore RTL, qui sur son site Internet lance un «Haro sur les Français qui arnaquent l’Etat!».

C’est peu dire que le sujet est à la mode. Ce mercredi, le Conseil des ministres avait mis le sujet à son ordre du jour. Depuis des semaines, les ministres Bachelot (Solidarité) et Bertrand (Santé) ont fait de la lutte contre la fraude leur cheval de bataille. Et ce mercredi 22 juin, la “Droite populaire”, un groupe de députés à droite de l’UMP, organise à l’Assemblée nationale un colloque dont l’intitulé vaut le détour: «Les fraudes sociales, hold-up sur la solidarité nationale: comment endiguer ce pillage, grande injustice pour les plus modestes et une des raisons de “l’appel d’air” pour les déshérités des pays pauvres?»

Un des animateurs de ce mouvement est d’ailleurs Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la Mecss. Visiblement fan de séries policières, il souhaite instaurer un «FBI de la lutte contre la fraude sociale» pour traquer les tricheurs…

Pression du Front national oblige, une partie de la droite est partie en guerre contre les «fraudeurs», et la supposée épidémie d’«assistanat» dont souffrirait notre pays. Un langage codé, qui présente évidemment le grand intérêt de désigner (sans le dire) les étrangers comme responsables des déficits des comptes sociaux.

Le travail au noir représente l’essentiel de la fraude social
Evidemment, personne ne peut contester la nécessité de lutter contre la fraude sociale. Encore faut-il dire précisément là où elle se niche. Or, à la lecture attentive des chiffres de la fraude sociale, on s’aperçoit qu’elle n’est pas exactement là où on l’attend. (more…)

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