Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

2 novembre 2011

Le referendum, un coup de poker de Papandreou ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:20

(Georges Papandréou - Wikimedia - Robert D. Ward - cc)Avec son projet de référendum, le premier ministre socialiste grec cherche autant à relégitimer un gouvernement qui ne parvient pas à imposer ses réformes à la population et qu’à vaincre une opposition de droite sans idées de rechange.
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Comme tous les peuples du pourtour de la Méditerranée, les Grecs adorent jouer aux dominos. Mais, le Premier ministre George Papandreou, qui a passé une bonne partie de sa jeunesse aux Etats-Unis, préfère lui, le poker. La manœuvre politique qu’il a commencé d’appliquer hier en annonçant un référendum sur le plan de sauvetage européen à la Grèce en a toutes les caractéristiques.
On sait qu’au jeu de carte, il faut dissimuler. Georges Papandreou l’a fait dans la nuit du 26 au 27 octobre, lors de la négociation de Bruxelles. Jamais il n’a averti Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, ou encore Christine Lagarde qui discutaient durement avec les représentants des banques de la division par deux de la dette publique grecque, qu’il pourrait consulter le peuple.

On comprend la « stupeur » qui a saisi hier le président de la République à l’annonce du referendum.

Après la dissimulation des cartes, il y a le bluff. En évoquant le referendum, Papandreou met au défi l’opposition de droite, la Nouvelle Démocratie dirigée par Antonis Samaras de présenter une solution alternative, ce que ce parti, qui a dilapidé l’argent européen dans des proportions inimaginables, est bien incapable de faire.

Un des proches amis de George Papandreou confie à Marianne2.fr : « j’ai cru hier que tout était fichu : le gouvernement, confronté à la contestation populaire, et aux violences des groupes d’extrême gauche, est incapable de mettre en place les lois décidées par le Parlement, et à chaque vote, la majorité PASOK se réduit. Elle ne compte plus que 153 députés lorsque qu’il faut 150 voix pour faire passer un texte. Alors ce référendum me semblait voué à l’échec. Mais si la question posée c’est : ou le plan européen ou la sortie de l’euro et de l’Europe, alors le référendum est gagnable ». (more…)

29 octobre 2011

Les DRH prédisent l’explosion sociale en France pour 2012 !

Filed under: 03 - Economie,04 - Emploi formation — iledere @ 6:39

Entreprise & Personnel, le think tank des DRH de grandes entreprises envisage une explosion sociale, due à la rigueur en 2012. Il appelle les patrons à faire preuve de pédagogie et à se montrer exemplaires en termes de responsabilité sociale. Pas gagné !

Inconnu du grand public mais adulé par les experts et journalistes économiques, la note de conjoncture d’ Entreprise & Personnel, est attendue, tous les ans comme le messie. Il faut dire que ce think tank regroupe aujourd’hui plus de 110 des grandes entreprises, organisations privées et publiques.

Originalité de leur dernière note de conjoncture : Une vision apocalyptique de la situation sociale. En clair, une explosion sociale liée à la rigueur qui devrait s’accroître en 2012 et à l’incompréhension grandissante entre les salariés et leurs employeurs.
Sandra Enlart directrice général d’Entreprise & Personnel s’en expliquait sur BFM Business le 21 octobre dernier.
Outre indiquer aux entreprises qu’il est nécessaire de faire attention au climat social interne, elle prône la pédagogie du : «  Vivre ensemble  » et les appelle à assumer leurs responsabilités et obligations et se montrer exemplaires termes de responsabilité sociale. Elle tire également la sonnette d’alarme sur le dialogue social en panne, craignant que les partenaires sociaux ne se fassent déborder par leur base !

Quelques extraits du rapport sur l’avenir des salariés en 2012 ? (more…)

25 octobre 2011

Dirigeants au bord de la crise de nerfs

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Fin du premier round avec des informations fragmentaires, voire contradictoires. Une seule certitude émerge, en dépit de l’affirmation de Nicolas Sarkozy selon qui un « assez large accord est en train de se dessiner » : ils sont loin du compte.

En premier lieu parce que le sort de la dette grecque dépend des négociations qui sont engagées avec les banques, puisque toute décote doit être acceptée sur une base volontaire pour ne pas être assimilée à un défaut qui indisposerait les marchés. C’est tout du moins le prétexte donné. « Les négociations avec les banques viennent de débuter et il serait inutile de faire des spéculations », a reconnu Angela Merkel.

Or, les banques ne veulent pas d’une décote supérieure à 40 % (au lieu des 50 % minimum demandés), afin de ne pas dépendre par la suite des fonds publics pour se recapitaliser pour y faire face, et risquer de devoir respecter en contrepartie certaines contraintes. Que le rapport de la Troïka estime que cela ne serait pas suffisant pour que la Grèce reprenne la maîtrise de sa dette est parfaitement secondaire.

En second lieu, parce qu’un montant de 110 milliards d’euros a été évoqué à propos de la recapitalisation des banques, mais ce chiffrage avantageux est en trompe-l’oeil. Il a été obtenu en retenant un ratio de 9 % et en calculant l’exposition des banques à la dette souveraine une fois celle-ci valorisée au prix du marché. Les banques qui n’atteindront pas ce ratio, selon ce calcul, auront jusqu’à fin juin 2012 pour y parvenir. Afin de les aider, l’Union européenne envisage de réactiver les garanties offertes aux banques pour qu’elles trouvent des financements à moyen et long terme, en complément du court terme dont la BCE fait son affaire. Il a surtout été précisé que les 46 milliards d’aide déjà décidés pour les banques portugaises, irlandaises et grecques, et dont une partie a déjà été versée, venaient en déduction des 110 milliards annoncés, ce qui réduit singulièrement leur portée. (more…)

22 octobre 2011

Le « MES » de Sarkozy et Merkel : un moloch techno-européen ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 3:30

Ce « sommet » de la zone euro (dix-sept pays participants), convoqué à Bruxelles ce dimanche, est-il celui de « la dernière chance pour l’Europe » comme le laisse entendre Nicolas Sarkozy ? Simplement une étape de plus sur un long chemin qui permettrait de sauver l’euro, à en croire Angela Merkel ? Ou le premier jalon d’une prise de pouvoir technocratique sur cette zone euro ?

De fait, les deux dirigeants abordent la réunion dans des états d’esprit bien différents.

Sarkozy veut être le sauveur de l’euro
Côté Sarkozy, avant « son » sommet du G20 début novembre, il s’agit d’apparaître comme le sauveur du monde, à tout le moins de l’euro, si ce n’est de l’Europe. Et pour cela, le président français met en avant la nécessité d’augmenter massivement la dotation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) tout juste mis en place. Une dotation qui passerait de 400 milliards d’euros à 1 000, voire 2 000 milliards.

A quoi s’ajoutent, côté français, la demande d’une plus forte implication de la Banque centrale européenne (BCE) dans le soutien des pays en difficultés – pour tout dire, en faisant jouer la planche à billets, comme l’a fait la banque centrale américaine – et le refus d’un abandon plus important que prévu de la dette grecque, ce qui mettrait les banques françaises, notamment, en grande difficulté.

Merkel ne veut rien lâcher
Côté Merkel, c’est une autre histoire. La chancelière allemande, en aussi grande impopularité politique que le président français, ne veut rien lâcher qui augmenterait la participation du contribuable allemand au sauvetage de la Grèce ou du Portugal (puis de l’Espagne, puis de l’Italie…).

Elle ne veut pas davantage d’un relâchement de la discipline monétaire de la BCE derrière lequel se profilerait l’hydre de l’inflation tant honnie par le peuple allemand. (more…)

19 octobre 2011

Moody’s s’attaque à la note Aaa de la France

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

La marge de manœuvre budgétaire du gouvernement a rétréci, constate Moody's.La marge de manœuvre budgétaire du gouvernement a rétréci, constate Moody’s.
L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a donné, lundi 17 octobre, un premier coup de canif à la sacro-sainte note Aaa de la France. « Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable [de la note du pays], au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en œuvre » les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire, souligne l’agence de notation dans un communiqué.

La France bénéficie actuellement de la meilleure note possible de la part de Moody’s (soit Aaa), comme de la part de ses grandes concurrentes Standard & Poor’s et Fitch Ratings. Cette note élevée lui permet d’emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires.

Si la perspective de cette note devait être revue à la « négative », cela impliquerait que Moody’s serait susceptible de l’abaisser à moyen terme (le plus souvent à une échéance de trois à douze mois). Et la France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre le précieux talisman financier.

L’agence prend bien soin de préciser que cet examen entre dans le cadre de son étude annuelle sur les comptes de la France et qu’il ne s’agit pas encore — à ce stade — d’une décision sur la note du pays. Mais elle est la première des trois grandes agences de notation à jeter ainsi une ombre sur le Aaa français. La semaine dernière, Moody’s avait encore confirmé la solidité de la note française, après l’annonce du plan de restructuration de la banque Dexia. Outre la capacité du gouvernement français à tenir ses engagements budgétaires, Moody’s indique qu’elle prendra en compte dans sa réflexion « tout nouveau développement négatif de l’économie ou des marchés financiers ».

Dans son communiqué, Moody’s relève que la solidité financière du gouvernement français, certes encore très élevée, « s’est affaiblie, comme c’est aussi le cas pour d’autres pays de la zone euro, car la crise économique et financière dans le monde a conduit à une détérioration de ses ratios d’endettement, qui sont désormais parmi les plus faibles des pays notés  Aaa ». (more…)

18 octobre 2011

Le naufrage de Dexia et après…

( Capture d'écran - Dailymotion )L’aventure désastreuse de la banque franco-belge (et un peu luxembourgeoise) Dexia est un résumé des effets de la déréglementation financière : de la privatisation du Crédit Local de France en 1996 au démantèlement de Dexia en 2011, en passant par la création de Dexia, sa plongée à corps perdu dans la spéculation, son refinancement sans contrepartie par les Etats français, belge et luxembourgeois en 2008, la continuation de ses activités spéculatives, jusqu’au naufrage final en octobre de cette année.

Aujourd’hui, c’est aux Etats et à la Caisse des dépôts et consignation, organisme public, de régler la facture. Les actionnaires qui avaient perçu pendant près de 15 ans des dividendes réputés réguliers et copieux font toujours l’objet de toutes les attentions des gouvernements belge et français.

Le sauvetage de 2008
Jusqu’à la fin des années 1980, le Crédit local de France, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est un organisme public.En 1996, le Crédit local est privatisé. Il fait son entrée en bourse et fusionne avec le Crédit communal de Belgique pour créer Dexia, une banque spécialisée dans le financement des collectivités territoriales.Dexia multiplie ses acquisitions. D’abord en absorbant des banques spécialisées dans le crédit aux collectivités territoriales en Italie et en Espagne.
Puis, en 2000, Dexia élargit considérablement son champ d’activité en rachetant, aux Etats-Unis, FSA, spécialisé dans l’assurance des titres financiers qui subira de plein fouet la crise bancaire de 2007-2008. Très bien notée par les agences de notation, Dexia rachète également la banque Labouchere qui lui fera perdre plusieurs centaines de millions d’euros. La banque en question avait incité ses clients à acheter à crédit des actions (notamment celles dites « des nouvelles technologies »). Le krach de 2001 les a ruinés. Ils ont demandé des comptes à Dexia.
Dexia n’omet surtout pas, après 2002, de se lancer dans la spéculation sur les subprimes et les produits dérivés.
En 2008, les gouvernements français et belges interviennent massivement (6 milliards d’euros) pour sauver les actionnaires de Dexia qui croulent sous les actifs toxiques. L’Etat et les régions belges financent le sauvetage pour près de 3 milliards d’euros. La CDC apporte 1,8 milliards d’euros et l’Etat français 1,2 milliards. (more…)

15 octobre 2011

La crise de la dette, et la fabrication du consentement !

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Effectivement il y a crise, on peut le lire à l’envie ! Mais si il y a crise c’est celle des inégalités. Quant à la crise du capitalisme cela demande un peu plus de réflexions et un regard plus critique sur une certaine forme de manipulation des populations.

En effet on a vu au cours de la dernière décennie la croissance des pays développés s’émousser, pas franchement, mais de façon régulière. Certains considèrent alors que ceux-ci sont à une sorte de maximum de développement et que celui-ci ayant été obtenu à crédit, vouloir forcer la croissance augmenterait de fait la dette, et qui a prêté de l’argent ? Les banques. C’est d’ailleurs un des problèmes récurrents du capitalisme qui en prétendant créé de la richesse par tous les moyens, surtout par le productivisme et la surconsommation, fabrique aussi à terme de la dette. On imagine donc mal les banques continuer à prêter sans être sûr d’être remboursées.

D’autant que la perspective que certains pays n’honorent pas leurs engagements est de plus en plus probable. Il est évident que les banques ne vont pas se laisser dépouiller sans réagir. En un premier temps, on a fait croire aux états qu’ils pouvaient trouver des solutions, on vient de le voir avec la Grèce pour laquelle le plan européen semble un fiasco et cette notion d’échec est habilement alimentée en sourdine par le monde financier car pour celui-ci ce n’est pas la solution. La solution immédiate, c’est la recapitalisation. C’est pourquoi on verra une agitation médiatique constante de la bourse avec des annonces catastrophiques afin d’entretenir le feuilleton tant que ce problème ne sera pas réglé, on prépare l’opinion en quelque sorte.

Mais pourquoi cela pose problème. Si cette recapitalisation se faisait avec des fonds privés cela se ferait naturellement, seulement voilà, les investisseurs ne semblent pas disposés à cette éventualité, on va donc se tourner vers le public et par conséquence les états qui vont pomper dans la poche du lampiste pour renflouer les banques et apporter des garanties lorsque l’on se trouvera devant un non-paiement. (more…)

9 octobre 2011

Réhabiliter l’impôt, dissiper les faux-semblants

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Alors que les déficits publics s’accumulent, la course au moins-disant fiscal se poursuit. M. Barack Obama a prolongé les baisses d’impôts pour les plus riches. En France, M. Nicolas Sarkozy veut supprimer l’impôt sur la fortune. Des économistes socialistes cherchent un peu plus de justice, tout en restant dans le même cadre. N’est-il pas temps d’aller plus loin ?

Enfin, le vent a tourné et la réforme fiscale revient au goût du jour. Certains osent même évoquer la perspective d’une « révolution ». Mais sommes-nous au seuil d’une vraie transformation de la fiscalité ou d’un simple aménagement de l’Etat-providence secoué par la crise ?

Pendant trente ans, les gouvernements successifs ont vécu avec l’illusion de la solidité de notre système de finances publiques. Quelles que soient les difficultés, les services publics continuaient à fonctionner. Les budgets assumaient tant bien que mal les conséquences de la montée du chômage. La décentralisation permettait de transférer des charges de financement importantes aux collectivités territoriales. En contrepartie, l’Etat, via un endettement en forte croissance, devenait le principal soutien des marchés financiers — au point de former avec eux un couple indissociable.

En France comme ailleurs, le conformisme a dominé le débat sur la politique économique, les fiscalistes ne contribuant guère à son renouvellement. La réduction des prélèvements sur le capital et ses revenus fut ainsi le nec plus ultra des choix proposés. Gauche et droite, successivement, ont creusé ces fameuses « niches » qui font de notre système de prélèvement un gruyère, où coexistent des taux d’impôts et de cotisations apparemment élevés et des assiettes (1) réduites, au moins pour tout ce qui n’est pas rémunération salariale. Les exonérations ciblées étaient déjà nombreuses. Mais en cinq ans, de 2003 à 2008, l’ampleur des cadeaux octroyés a augmenté de 47 %, passant de 50 à 73 milliards d’euros (2).

Désormais, en dépit des tentatives d’en reculer l’échéance, l’augmentation des prélèvements paraît inéluctable. Preuve, une nouvelle fois, comme le disaient à la fois Karl Marx et Joseph Schumpeter, que « l’impôt est la base matérielle de l’Etat ». (more…)

4 octobre 2011

Fermeture du dernier haut-fourneau en Lorraine : un drame industriel, un manquement à la parole présidentielle

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 12:00

Gandrange1« Mittal Steel mesure l’importance que la Lorraine attache à l’industrie sidérurgique. Aucune suppression d’emplois n’aura lieu en Lorraine. Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement ». Tel était l’engagement de Lakshmi Mittal en juin 2006.

Pour quelle réalité ? Le dernier haut-fourneau lorrain en activité, spécialisé dans la fabrication d’acier à très haute valeur ajoutée, ferme aujourd’hui pour une durée indéterminée.

Pertes d’emplois, disparition de savoir-faire, précarisation des bassins de vie, cette annonce est un coup très dur pour les salariés et les autres activités de la région. Après la fermeture du site de Gandrange et la prolongation de l’arrêt du second haut-fourneau de Florange, cette décision pourrait signifier la disparition de la « filière liquide » d’excellence dans la région.

Pourtant, dès les annonces de fermeture des installations de Gandrange, en février 2008, le président de la République avait promis que le site et les emplois resteraient en France, envisageant même que l’État se substitue au groupe pour la prise en charge de certains investissements. (more…)

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