Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

4 octobre 2011

L’Europe en ordre de bataille pour sauver l’euro

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

RTR2RNXP_Comp Deux ans d’hésitations, de volte-face, de demies-mesures approuvées du bout des lèvres et sous la pression des évènements, ont fini par faire douter les marchés de la détermination de la zone euro à sauver sa propre monnaie. Ce n’est pas un hasard si la crise de la dette publique, d’abord limitée à la seule Grèce, a fini par contaminer l’ensemble des pays périphériques de la zone euro, Italie comprise, et menace de dégénérer en crise bancaire, ce qui précipitera la zone euro et sans doute une bonne partie du monde dans une nouvelle récession, après celle de 2008-2009.

Depuis quelques semaines, les partenaires de la zone euro au sein du G20, États-Unis en tête, ne cachent plus leurs inquiétudes et multiplient les pressions pour que les Dix-sept prennent enfin des mesures ambitieuses à même de ramener le calme. Dans une déclaration commune publiée samedi, à Washington, à l’issue d’une réunion du FMI, la zone euro s’est sentie obligée, de proclamer qu’elle ferait « tout le nécessaire » afin « d’assurer la stabilité financière de cette zone dans son ensemble ».

La semaine qui s’ouvre est perçue comme cruciale par les marchés essentiellement en raison du vote par le Bundestag, ce jeudi, du texte élargissant les moyens et les compétences du Fonds européen de stabilité financière (FESF), l’une des mesures phares du second plan de sauvetage de la Grèce arrêté par le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro le 21 juillet dernier. Une fois que les dix-sept États membres de la zone euro l’auront ratifié, ce Fonds créé en mai 2010 pourra racheter des obligations d’États sur le marché secondaire (celui de la revente) en lieu et place de la Banque centrale européenne (BCE), mais aussi aider à la recapitalisation des banques. Le problème est que la partie eurosceptique de la majorité CDU-FDP (chrétiens démocrates et libéraux) menace de ne pas le voter. Certes, les sociaux-démocrates du SPD et les Verts ont annoncé que leurs voix ne feront pas défaut, ce qui assure l’adoption du texte, mais si Angela Merkel ne parvient pas à réunir une majorité avec les députés de son seul camp, son gouvernement pourrait tomber, ouvrant ainsi une période d’instabilité politique… Le fait que les marchés se focalisent sur ce vote montre bien qui donne le tempo du règlement de cette crise, les huit ratifications qui ont déjà eu lieu (France, Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Irlande, Grèce et Luxembourg) s’étant faites dans la plus totale indifférence… (more…)

19 septembre 2011

Les Dix-sept incapables de s’aligner

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

RTR2RFOJ_CompLes Américains s’agacent de voir les Européens jouer avec des allumettes près d’une caisse de dynamite. Alors que la monnaie unique n’a jamais paru aussi menacée, les dix-pays de la zone euro sont non seulement incapables de trouver la solution qui rassurera définitivement les marchés financiers, mais ils se chamaillent publiquement sur des décisions déjà adoptées ce qui concourt à alimenter la panique des investisseurs.

« Il est très regrettable de constater non seulement qu’il existe des divisions dans le débat sur la stratégie en Europe, mais aussi qu’un conflit existe entre les gouvernements et la Banque centrale européenne », s’est désolé hier Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, qui était invité à assister à une réunion informelle des ministres des Finances de l’Eurogroupe à Wroclaw (Pologne). Il a exhorté les Européens à tout faire pour éviter « la menace de défauts en cascade » des pays de la zone euro. Barak Obama, le président américain, à la suite de cette réunion, a annoncé qu’il rencontrerait les dirigeants de la zone euro la semaine prochaine en marge de l’assemblée générale des Nations-Unies à New York.

Il y a de quoi être inquiet : si quelques pays (France, Belgique, Luxembourg) ont déjà adopté le traité élargissant les compétences et les moyens du Fonds européen de stabilité financière (FESF), comme l’a décidé le conseil européen des chefs d’États et de gouvernement de la zone euro du 21 juillet, d’autres prennent leur temps voire renâclent. Ainsi, aucune solution n’a pu être trouvée à la revendication finlandaise qui exige, en échange de son aide, des garanties réelles (contrepartie en argent, gage sur des biens immobiliers, etc.), ce qui reviendrait en fait à réduire l’efficacité du FESF. De même, la Slovaquie n’envisage toujours pas un vote de son Parlement avant la fin de l’année, faute d’une majorité suffisante. « Il va vraiment falloir être conscient du fait que chaque État va devoir, pas seulement crier très fort pour que la Grèce prenne des dispositions, mais aussi faire la preuve que nous sommes tous chez nous capables de prendre des dispositions », s’est énervé Didier Reynders, le ministre belge. On comprend que, dans un tel climat, les Dix-sept aient été à nouveau incapables de proposer une « action décisive » susceptible de « redonner confiance aux marchés financiers », comme l’a réclamé hier la Fédération bancaire européenne. Les bourses européennes, déçues, ont accusé le coup. L’euro n’est pas sorti des zones de turbulence. (more…)

15 septembre 2011

Quand François Fillon surjoue la rigueur

Filed under: 02 - Education,03 - Economie — iledere @ 6:30

Le Premier ministre assure que les suppressions de postes de fonctionnaires depuis 2008 représentent une économie de 225 milliards d’euros “sur le long terme”, soit 15 % de la dette française. Un calcul pour le moins acrobatique.

Crise de la dette oblige, le Premier ministre multiplie les déclarations sur les restrictions budgétaires déjà effectuées par son gouvernement depuis 2007. En n’hésitant pas à largement surévaluer leurs effets. Le 24 août, à l’occasion de la présentation du plan de rigueur pour les années 2011 et 2012, François Fillon a affirmé que la Révision générale des politiques publiques, la fameuse RGPP, avait dégagé pas moins de 15 milliards d’euros d’économies. Sans préciser que ce chiffre correspond à l’addition des gains attendus entre 2009 et 2013, soit un engagement incluant 2012 et 2013, deux années dont la réalité budgétaire est plus qu’incertaine et qui sont censées supporter plus de la moitié de l’effort (8 milliards d’euros). Le gouvernement estime en effet à 7 milliards d’euros l’économie liée à la RGPP entre 2009 et 2011.

Manque de transparence
François Fillon a aussi omis de rappeler que ces 15 milliards d’euros constituent une économie “brute”. C’est-à-dire avant le reversement aux fonctionnaires de l’État de la moitié des économies dégagées grâce aux suppressions de postes, en conformité avec la promesse de Nicolas Sarkozy. Pour mémoire, ces “coups de pouce” salariaux ont représenté au bas mot 500 millions d’euros en 2009 et 2010, soit une dépense qui, si elle perdurait, atteindrait 2,5 milliards d’euros en cinq ans et qu’il faudrait retrancher des 15 milliards pour obtenir l’économie “nette”.

Plus largement, le détail des gains annoncés demeure extrêmement flou. Les parlementaires qui se sont penchés sur le bilan financier de la RGPP se plaignent d’une absence de transparence. Le sénateur UMP Dominique de Legge, auteur d’un volumineux rapport sur le sujet, critique le “caractère laconique et partiel du chiffrage” et déplore le peu d’éléments dont il dispose pour “apprécier objectivement les gains réalisés grâce à la RGPP”. (more…)

14 septembre 2011

L’autruche Parisot s’enfonce tête baissée sous le sable de la «théorie du complot» !

Filed under: 03 - Economie,10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

Je la savais d’une rare inintelligence, au point de l’avoir surnommée il y a déjà fort longtemps Parisot(te) mais là, elle atteint le summum ! Non seulement en pointant le rôle de Washington dans la crise de la dette en Europe (Le Monde du 29 août 2011) – entre autres titres du même tonneau – mais de surcroît en prétendant, contre toute réalité, d’une part que «Si l’Europe a été attaquée, ce n’est pas parce qu’elle est faible mais parce qu’elle est forte, et si elle est enviée, c’est parce qu’elle est enviable», les Américains ayant «orchestré» la crise de la dette en Europe «pour détourner l’attention des marchés de leurs propres problèmes d’endettement» dans un entretien au Figaro (29 août 2011) après, selon elle que «la situation se soit tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe».

Elle ne pouvait s’arrêter en si bon chemin ! Celui du ridicule, s’entend… Toujours selon elle «On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro (…) Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des ‘unes’ de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! » et, cerise sur le gâteau ! pour étayer sa théorie du complot «elle s’appuie notamment sur les « les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées » (…) estimant que lorsque «des publications américaines très lues par les investisseurs et les analystes financiers titrent sur de fausses annonces dramatiques, des questions se posent»…

Mame Parisot réagissant comme une Juponne-la-joie que vitupèrent régulièrement politicards et journalistes méprisants quand nous prétendons invoquer une quelconque manipulation ! (more…)

13 septembre 2011

La zone euro au centre d’une tempête parfaite

Filed under: 03 - Economie,04 - Emploi formation,09 - Evènement — iledere @ 6:30

La zone euro est frappée par une tempête parfaite. Comme dans le cas de Katrina, l’arrivée de l’ouragan était tout sauf imprévue. Et comme pour le désastre naturel qui a rayé de la carte une partie de La Nouvelle-Orléans en 2005, les négligences anciennes se combinent aux inconséquences actuelles pour transformer un accident climatique en catastrophe majeure.

En premier lieu, il aura fallu plus de deux années et demie (c’était envisagé ici en janvier 2009) pour que les responsables politiques européens sortent d’une attitude de déni sur la capacité d’Athènes à honorer ses engagements et à faire face aux échéances d’une dette souveraine dont la dynamique, selon le parlement grec lui-même, «échappe à tout contrôle». Dans un entretien au quotidien Die Welt rendu public dimanche, le ministre allemand de l’Economie et numéro deux du gouvernement, le libéral Philipp Rösler, estime que «pour stabiliser l’euro, il ne doit plus y avoir à court terme d’interdiction de penser à certaines options. Parmi elles, il y a en cas d’urgence l’insolvabilité ordonnée de la Grèce, si on a à disposition les instruments nécessaires».

Le problème est justement que la zone euro et en général l’Union européenne, pas plus d’ailleurs que les institutions financières multilatérales, ne se sont préparées à une «faillite ordonnée» d’un pays souverain alors que le besoin en avait été anticipé bien avant le début de la crise financière globale à l’été 2007 (comme cela fut rappelé ici).

Le résultat de cette impréparation, aggravée par la paralysie des institutions européennes et les cafouillages répétés des principales capitales, est qu’il est revenu aux marchés, avec la brutalité et le panurgisme qui les caractérisent, de mettre les points sur les «i». Ce 12 septembre, le rendement des obligations à deux ans du Trésor hellène a franchi le seuil ahurissant des 60% (il est inférieur à 0,4% pour l’Allemagne). Avant le week-end, les CDS, instruments apportant une assurance (largement fictive aujourd’hui) contre un défaut de la Grèce, s’inscrivaient à 3.500 points, soit plus de trois fois le niveau déjà insane facturé pour la dette publique portugaise. (more…)

12 septembre 2011

La débandade des monétaristes allemands

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

RTR2MK92_CompLa démission surprise, vendredi, de l’économiste en chef de la Banque centrale européenne, l’Allemand Jürgen Stark « pour raisons personnelles » a semé le trouble sur des marchés déjà fébriles : les bourses européennes ont chuté de conserve et l’euro est passé sous le seuil de 1,37 dollar, son plus bas niveau depuis six mois. Alors que son mandat courrait jusqu’au 31 mai 2014, le départ anticipé de ce « faucon », une première dans l’histoire de la jeune institution, a été interprété par les marchés comme le signe d’une forte dissension au sein du directoire de la BCE.

Stark, 64 ans, ancien secrétaire d’Etat aux finances d’Helmut Kohl et l’un des pères du Pacte de stabilité, n’a jamais caché son opposition au programme de rachat de dette publique sur le marché secondaire (celui de la revente) mis en place par la BCE en mai 2010 pour enrayer la panique des marchés (elle détient désormais plus de 115 milliards d’obligations d’Etat). Il n’était pas le seul sur cette ligne : à l’époque, le président de la Bundesbank, Axel Weber, s’était violemment insurgé de cet abandon de l’idéologie monétariste allemande, ce qui l’a d’ailleurs conduit, en février 2011, à démissionner de son poste.

Reste que le départ de Stark peut aussi s’interpréter comme une défaite des ultra-orthodoxes : en effet, depuis cet été, le débat a totalement changé de nature outre-Rhin, les partisans d’un saut fédéral, seul réel moyen de stabiliser la zone euro, étant désormais largement majoritaires dans la classe politique allemande.

Or, cette fédéralisation passera par la création d’eurobonds, c’est-à-dire d’obligations européennes garanties par l’ensemble des Etats membre de la zone euro. La chancelière elle-même l’a admis devant les dirigeants de son parti.

En clair, la zone euro deviendra une « union des transferts », une perspective que rejette les tenants d’une stricte orthodoxie monétaire et budgétaire. Bref, le départ du très rigide Stark, qui sera emplacé par le très europhile secrétaire d’Etat aux finances, Jörg Asmussen, comme vient de le proposer en marge du G7 à Marseille, Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, n’est qu’un signe supplémentaire que la zone euro veut sortir de la crise par le haut.

Par Jean Quatremer pour « les coulisses de Bruxelles UE »

31 août 2011

Les chiffres noirs de la pauvreté en France

Filed under: 03 - Economie,09 - Evènement — iledere @ 12:00

L’Insee a dévoilé mardi son enquête sur le niveau de vie des Français en 2009, la première année entièrement placée sous le signe de la crise commencée l’année précédente. Les chiffres de la montée de la pauvreté et des inégalités.

Le niveau de vie médian des Français a augmenté de 0,4%
Malgré la crise, le niveau de vie médian des Français, qui sépare la population en deux moitiés, a augmenté de 0,4% en 2009. Il s’établissait à 19.080 euros par an, soit 1590 euros par mois. Le niveau de vie se calcule en divisant le revenu disponible du ménage par le nombre le nombre d’unités de consommation (UC). Un concept statistique qui permet de tenir compte des économies d’échelle liées à la vie en commun et du fait que les enfants consomment moins que les adultes. Ainsi, seul le premier adulte du ménage se voit attribuer 1 UC. Les autres personnes de 14 ans ou plus représentent 0,5 UC. Les enfants de moins de 14 ans, 0,3 UC. La légère hausse du niveau de vie médian constatée en 2009 traduit à la fois une certaine résistance du modèle social français face à la crise mais cache en même temps une montée des inégalités.

Près d’un français sur sept est pauvre
La crise a en effet augmenté le nombre de pauvres en France. En 2009, 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian du pays, selon la définition en vigueur en Europe. Soit 954 euros par mois. Le taux de pauvreté en France s’établissait ainsi à 13,5% de la population, en hausse de 0,5 point par rapport à 2008. Soit 400.000 personnes de plus.

4,1 millions de personnes vivent avec moins de 773 euros par mois
La crise a également accru l’intensité de la pauvreté. Les pauvres de 2009 sont en effet plus pauvres qu’en 2008. 50% des personnes pauvres, soit 4,1 millions de personnes, vivaient ainsi avec moins de 773 euros par mois en 2009. Soit un niveau de vie médian inférieur de 19% au seuil de pauvreté. Cet écart n’était que de 18,5% l’année précédente. (more…)

30 août 2011

Joseph Stiglitz : « L’austérité mène au désastre »

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Le professeur Joseph E. Stiglitz, chercheur associé à l'OFCE, Prix Nobel d'économie.Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d’économie en 2001, ex-conseiller économique du président Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de la Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions critiques sur les grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la mondialisation et le monétarisme. Il livre au Monde son analyse de la crise de l’euro.

Vous avez récemment dit que l’euro n’avait pas d’avenir sans réforme majeure. Qu’entendez-vous par là ?
L’Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique économique : le taux de change et les taux d’intérêt. Il fallait donc trouver autre chose qui leur permette de s’adapter à la conjoncture si nécessaire. D’autant que Bruxelles n’a pas été assez loin en matière de régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais l’Union européenne (UE) n’a rien prévu dans ce sens.

Et aujourd’hui, elle veut un plan coordonné d’austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n’est pas ce qu’il faut faire.

Que devrait faire l’Europe ?
Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps économiques plus cléments, permettrait d’aider les pays qui ont des problèmes quand ceux-ci surgissent. (more…)

26 août 2011

La rigueur pour rassurer les marchés

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 12:00

A la Une de La Tribune, l’ardoise annonce le « Budget de rentrée : une addition à 11 milliards d’euros« , au lendemain de la présentation par le gouvernement de son plan de rigueur pour 2012. Le projet comprend une hausse d’impôts de 10 milliards d’euros. « Sont visés les riches, mais aussi les entreprises, les épargnants et les consommateurs » résume le quotidien économique.

Le plan « a deux fonctions : rassurer les marchés, en pleine crise de la dette, en montrant que le gouvernement […] va chercher les recettes nécessaires à la baisse du déficit. » Autre fonction, rappelle La Tribune, « montrer que l’heure est à la solidarité face aux difficultés financières de la France, plus vraiment à l’encouragement des riches à s’enrichir ».

C’est même tout le contraire : les 16 grandes fortunes françaises, dont Liliane Bettencourt (L’Oréal) ou Christophe de Margerie (Total), ont publié le 23 août dernier une pétition dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur pour appeler le gouvernement à les taxer davantage, afin d’aider à éponger la dette française. « Il est piquant de noter que ceux-là même qui brandissaient la menace de l’exil fiscal plaident aujourd’hui pour davantage d’impôts », relève La Tribune dans son éditorial. « Cette taxation [de 3% sur les revenus des riches] reste toutefois symbolique, puisqu’elle ne rapporterait qu’environ 200 millions d’euros sur les 11 milliards du plan global. »

Presseurop

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