La grande misère de la politique
L’Histoire nous l’a démontré tout au long de son déroulement. Ceux qui, par le hasard de la naissance, ou parce que le destin les a portés en position de décider pour les autres, ou même parce que des élections dites « démocratiques » les ont amenés à ce poste, ont souvent brillé par leurs défauts plus que par leurs qualités, par leurs exactions plus que par le sérieux de leur engagement envers le peuple.
honnêteté
De Néron à Philippe le Bel, des Borgia aux souverains espagnols confrontés au Nouveau Monde, car les exemples pullulent, rares ont été les souverains dont la probité pouvait être louée. Peut-être pourrait-on citer Haroun al Raschid, ou le grand Cyrus… Et parmi les élus, il semble que De Gaulle pouvait se parer de cette qualité.
Pour l’époque la plus actuelle, il est préférable de se voiler la face, tant la situation est loin de cet idéal. Serions-nous revenus à cette époque dépravée que fut la Régence ? Non, probablement celle-ci est-elle allègrement dépassée dans la course au gain le plus grand dans les délais les plus brefs. Quant aux noms de ceux parmi les élus ou les décisionnels pour lesquels des enquêtes ont été lancées à leur encontre, leur énumération ressemble plus au Bottin qu’à la liste de la ménagère. C’en est au point qu’un changement s’impose au niveau mondial, tant ce qui est toujours au moins un délit ressemble presque, désormais, à la règle.
C’est d’autant plus grave, que cette malhonnêteté s’étend à la fois sur un défaut de probité généralisé, et sur une façon cynique de s’asseoir sur ses propres engagements, en regardant ailleurs. La confiance est exigée, sans rien en retour qui pourrait la justifier, hormis la force.
humilité
Quand vous prenez en charge le sort des autres, une grande responsabilité pèse sur vos épaules, que vous en soyez conscient, ou pas. De vos actes les plus infimes, en apparence, dépendra le sort de centaines, de milliers, voire de millions de personnes qui vous auront choisi, parfois, mais la plupart du temps qui subiront vos décisions. Tenir compte de ce facteur pour œuvrer au plus juste requiert de l’honneur bien sûr, mais aussi une grande humilité pour oser écouter les critiques, et en tenir compte. L’arrogance, à ce stade, est une catastrophe que tout le monde paye cher.
C’est pourquoi il faut accepter, parfois de se dire que dans ses décisions on s’est trompé, et même l’admettre publiquement afin d’opérer un changement d’orientation, s’il est encore possible. S’il ne l’est pas, il ne faut pas hésiter à trouver une solution peut-être pas idéale, mais meilleure que celle de l’intransigeance.
Sans vouloir être méchant, il n’est pas certain que la grande majorité des exigences mises en pratique au sommet de l’État depuis pas mal d’années déjà, assument cette nécessaire humilité. (Lire la suite…)

La démocratie se réduit-elle au gouvernement représentatif ? C’est ce que pense Eric Naulleau, et qu’il a exprimé le 4 juin 2011 face à André Bercoff dans On n’est pas couché (minutes 2’30 à 5’00). C’est pourtant historiquement faux. C’est même le contraire qui est vrai : le « gouvernement représentatif », né au XVIIIe siècle, s’est construit en opposition à la « démocratie », et fut progressivement, au XIXe siècle, appelé abusivement « démocratie représentative ».
Contrairement à ce qui est fréquemment avancé, la très probable élimination de Dominique Strauss-Kahn de la compétition présidentielle ne renforce pas les chances de succès de Nicolas Sarkozy. Le statut de « favori des sondages » qu’avait décroché le directeur du FMI ne doit pas faire illusion. Il tenait, pour beaucoup, à des facteurs qui n’auraient pas résisté à sa descente dans l’arène électorale.
Les diplomates de haut rang de huit pays arctiques — Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède — s’étaient donné rendez-vous à Nuuk (Groenland), jeudi 12 mai, pour élaborer des règles communes concernant l’exploitation de la région. Car
L’épineux partage de la Palestine
Les Français les plus aisés ont continué à s’enrichir ces dernières années, creusant encore les inégalités avec les plus modestes même si le taux de pauvreté est resté relativement stable, selon une étude de l’Insee publiée jeudi.
Ils n’avaient rien à y faire pour la plupart.Certains y sont restés huit ans et ont été libérés sans le moindre jugement entre deux. D’autres ont été renvoyés dans leur pays où les attendait une mort certaine,
En vue de l’émission Service Public (France Inter) du 8 mars dernier sur le thème 
