Royal et les écologistes : un accord et des ficelles
POITOU-CHARENTES. Ségolène Royal accueille neuf écologistes en position éligible sur ses listes. Avec en plus une « manoeuvre » suscitant l’indignation en Charente-Maritime
Tout au long de la campagne électorale, Ségolène Royal et sa concurrente d’Europe Écologie, Françoise Coutant, se sont envoyé des amabilités par médias interposés.
Dimanche soir, une fois les résultats connus et les plateaux télé retombés dans l’obscurité, l’une et l’autre se sont rendues dans leur permanence respective de Poitiers afin de fêter leurs excellents résultats. 39 % pour la présidente sortante, près de 12 % pour les listes de Mme Coutant, elles avaient de quoi être heureuses.
Et comme le hasard fait parfois bien les choses, les deux locaux de campagne se faisant face dans la même rue, elles n’ont eu qu’à faire quelques pas pour se retrouver au milieu du passage piéton afin de se serrer la main en arborant l’une et l’autre des sourires aussi larges… qu’un passage pour piétons. En politique, les réconciliations tiennent parfois du miracle des urnes.
Accord pour neuf places
Puisque mathématiquement Ségolène Royal ne pouvait pas, malgré son score élevé de dimanche, éviter de trouver un terrain d’entente avec Mme Coutant, les choses n’ont pas traîné. Dès hier matin les discussions ont été ouvertes, elles se sont poursuivies tout au long de la journée avant que l’accord soit annoncé en fin de soirée.
Si au départ les écologistes avaient tenté le diable en demandant la tête de liste en Charente, ils ont bien vite oublié cette idée en se mettant d’accord sur l’arrivée de dix des leurs (dont neuf éligibles) sur les listes patchwork de Mme Royal, laquelle, hormis des socialistes, a regroupé des syndicalistes, des radicaux de gauche et ses désormais fameux « centristes humanistes », puisque c’est l’expression qu’elle utilise, laquelle fait florès.
Qui dit neuf candidats en plus dit le même nombre d’éliminés. À savoir cinq socialistes, un radical de gauche, un Modem – pardon, un « centriste humaniste » -, un chevènementiste – le seul -, et une verte ralliée dès le premier tour et pourtant repoussée en position non éligible.
Avec quelques ajustements en plus – un centriste de Charente-Maritime passe en Charente -, tout semblait devoir aller pour le mieux jusqu’à ce que la tête de liste de Charente-Maritime découvre qu’en réalité, on venait de lui jouer un vilain tour grossier… (Lire la suite…)

Les résultats sont définitifs : la liste Ségolène Royal (PS) remporte 36,57% ; Dominique Bussereau (UMP) 33,20% ; Europe Ecologie 11,57% ; Front national 8,46% ; Front de gauche 4,08% ; Modem 3,70% ; NPA 1,58% ; Lutte Ouvrière 0,84%
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