Une Leçon D’Irrespect De Laurent Joffrin
Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, est consterné.
Il a regardé, jeudi soir, « Nicolas Sarkozy à la télé », et il en est revenu atterré, car cette prestation du chef de l’État français, a-t-il observé, avait « pour seul objectif d’entretenir l’image du président » – de sorte qu’elle perpétuait en majesté l’archaïque « tradition de la télévision d’Etat, révérencieuse et soumise, qui perdure en France », et que ce qui devait « être un exercice d’information » ne fut en réalité « qu’une opération de communication », mâme Dupont.
Certes, précise Laurent Joffrin : « Les journalistes conviés à ce travail de ripolinage médiatique ne sont pas forcément en cause. »
Bien au contraire : « Jean-Pierre Pernaut et Yves Calvi sont de bons professionnels, chacun dans leur genre, soucieux de vie quotidienne pour le premier, attentif à la clarté et à la pédagogie pour le deuxième. »
Et d’ailleurs : « Il ont posé pour l’essentiel les questions qu’il fallait poser, telles que l’actualité les suggérait. »
(Sentez-vous bien ma langue, ou faut-il que j’appuie mieux ?)
Mais tout de même – et en dépit du « bon » professionnalisme de Jean-Pierre Pernaut et Yves Calvi : « La mise en scène compassée et solennelle de l’émission, autant que son ton – péremptoire d’un côté, respectueux, presque intimidé de l’autre – les ont manifestement dissuadés d’aller au-delà. »
Constate Laurent Joffrin, critique radical des médias.
Par exemple : « Le « droit de suite » habituellement dévolu aux journalistes, qui consiste à réitérer ou à approfondir une question éludée par le responsable interrogé ou bien à contester, voire à contredire, une affirmation hasardeuse, sans pour autant transformer l’interview en débat contradictoire (on admet volontiers que l’exercice n’est pas facile), ce droit de suite, donc, est resté lettre morte. » (Lire la suite…)

Non, « franchement, non », Nicolas Sarkozy n’est pas candidat. Il se contente de faire « son devoir » de président, à savoir « gérer une crise qui inquiète les Français… les protéger ».
De grandes marques commerciales américaines type Starbuck’s qui soutiennent les indignés de Wall Street, vous y croyez, vous ? Allons, j’aperçois bien vos regards dubitatifs. Vous n’êtes pas les seuls. Même les communicants n’en reviennent pas. Ainsi Olivier Cimelière,
Vous voulez qu’on vous avoue la vérité ? Ces débats entre candidats à la primaire socialiste sont une mauvaise nouvelle pour la droite. Ils montrent une équipe dont la camaraderie de parti (prénoms, tutoiements) ne handicape pas la capacité à débattre avec, se détachant, un plus malin que les autres, qui préempte les conclusions et les synthèses. Bref, une belle photo de gouvernement avant la lettre.
Ce texte est écrit avant l’interview de DSK chez son amie Chazal, mais il parait évident que nous toucherons des sommets d’indécence sur TF1. Nos Médias historiques ne sont plus que des serpillières sur lesquelles les pieds des obligés s’essuient. En terme vulgaire, nos mEdias traditionnels ne sont devenus que des meRdias : un mélange d’articles commandés, de masturbation entre initiée ou de crasses bétises. Tour d’horizon des perles de ces dernières années qui montre que nos grands journaux ne sont plus que des zombies coupés de l’opinion publique.
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