Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 mai 2010

Martine et les cumulards

Filed under: 13 - PS,14 - Refondation du PS — iledere @ 6:30

Les militants en ont rêvé, Martine l’a fait adopter. A 72% lors du référendum d’octobre 2009 sur la rénovation, les militants socialistes ont plébiscité l’application de la règle du non-cumul. Forte de ce vote sans appel, symbole d’une rénovation annoncée, la patronne du PS rappelle aux récalcitrants que “la question du non-cumul est derrière nous, les militants ont tranché.

L’argument ne suffit pas à fermer le ban. Après l’affaire Frêche ce nouveau dossier souligne l’antagonisme entre un PS des barons repliés sur leurs terres, facilement enclins à s’asseoir sur les statuts de leur parti et de l’autre Solférino et de nombreux militants exaspérés par une fronde devenue quasi-permanente.

Plus que la Chambre du seigle et de la châtaigne, la Haute assemblée incarne même pour les élus socialistes une façon d’exercer le pouvoir à l’ancienne, où l’on estime qu’il est nécessaire pour être efficace politiquement de concentrer tous les leviers en cumulant un maximum de mandats.

De nombreux citoyens et militants pensent  pourtant l’inverse, ne voyant dans cette course au pouvoir qu’un verrouillage territorial par la multiplication des obligés et une professionnalisation de la politique devenue au fil des ans un moyen, sinon de faire fortune au moins de vivre confortablement .

Fidèles à leur image, les sénateurs ne sont pas pressés de se voir appliquer une mesure qui va leur rogner les ailes. Les plus téméraires s’y opposent frontalement, les autres louvoient en proposant de renvoyer à plus tard au motif que le PS a devant lui, en 2011, la chance historique de faire basculer la Chambre haute à gauche .

Principes et exemplarité contre enjeux électoraux et intérêts personnels, le match s’annonce serré. “Bien faire de la politique, ce n’est pas avoir toujours plus pour soi-même” juge la Première secrétaire qui ne manque pas de souligner que la décentralisation a rendu lourd et complexe  l’exécution d’un mandat local. Aubryment dit : la gestion des collectivités locales est un job à plein temps. La fonction de parlementaire également n’a de cesse de rabâcher Thomas Legrand sur France Inter.

Observateur averti de la chose politique le journaliste relève qu’il appartient au parlement de faire la loi et de contrôler l’exécutif notamment dans l’exécution des dépenses publiques. Deux secteurs dans lesquels on ne peut pas dire que le travail réalisé soit très efficient. S’y ajoute un troisième : le suivi de l’application des lois. Un volet largement négligé en grande partie du fait du cumul des mandats.

Pas de désarmement unilatéral” rétorquent les récalcitrants, soutenus dans cette position par Lionel Jospin. La rengaine est connue, non à l’autolimitation, mais oui à une loi anticumul qui mette droite et gauche sur un pied d’égalité. Une pirouette intellectuelle qui permet de renvoyer aux calendes grecques toute remise à plat.

Arnaud Montebourg, secrétaire national du PS justement en charge de la rénovation a l’expression juste en comparant  la question du cumul à une “nouvelle frontière” que tous les socialistes ne sont pas décidés à franchir. Rendez-vous est d’ores et déjà pris le 3 juillet prochain lors d’une convention du parti sur la rénovation et  la procédure des primaires. (more…)

28 avril 2010

Le PS ébauche « un nouveau modèle productif »

Filed under: 13 - PS,14 - Refondation du PS — iledere @ 12:34

Deux ans avant l’élection présidentielle de 2012, le Parti socialiste commence à avancer un projet économique et social. Rédigé sous la houlette de Pierre Moscovici, député du Doubs, le texte de 23 pages s’intitule « un nouveau modèle économique, social et écologique ». Il est examiné mardi 27 avril au Conseil national, le Parlement du parti, avant d’être soumis au vote des militants le 20 mai. Il a été revu une dernière fois en bureau national, lundi, dans le but de parvenir à un texte consensuel. Ce n’est pas encore un programme présidentiel, pas non plus un texte de congrès. Plutôt un exercice de cadrage, prudent, sur les points qui continuent de diviser le PS.

Quatre conventions d’ici à la fin de l’année
Le projet économique et social du PS s’inscrit dans le cadre des conventions nationales qui vont rythmer la vie du parti cette année. Elles précèdent l’organisation de « primaires ouvertes » qui doivent permettre en 2011 de choisir un candidat à l’élection présidentielle de 2012.

La convention consacrée au « nouveau modèle économique, social et écologique » est la première à être organisée. Elle se tiendra le 29 mai. Celle sur la rénovation est prévue le 3 juillet. Puis viendront la convention internationale, le 9 octobre, et celle sur l’égalité réelle, le 11 décembre.

A chaque fois, les militants sont invités à voter dans les sections pour valider le projet qui servira de cadre au futur candidat, mais sans l’engager complètement. Le travail programmatique que mène le PS doit aussi lui permettre de préparer les discussions qui auront lieu avec ses principaux alliés, à commencer par les écologistes. Les tensions internes qui agitent ces derniers font peser des incertitudes sur le calendrier des discussions.

D’emblée, le projet débute par un mea-culpa. « Si la gauche de gouvernement a apporté des avancées économiques, sociales ou sociétales majeures (…), elle n’a pas suffisamment engagé le changement profond de modèle de société qui était nécessaire. » La crise économique doit être l’occasion « de reprendre l’initiative », assure le texte, qui propose d’ouvrir la perspective d’un « nouveau projet de transformation de la société. »

Les valeurs. La transformation passe d’abord par la maîtrise du temps – « le long terme plutôt que la tyrannie du court terme » et la réaffirmation des valeurs : « Le progrès », «  la justice », « le bien-être plutôt que le tout-avoir », « les biens publics et la solidarité plutôt que l’individualisme ». A modèle constant, c’est-à-dire « à politique budgétaire, monétaire, commerciale et fiscale inchangée », les difficultés que traverse le pays sont « insolubles », estime le texte.

La « mutation écologique ». Le PS veut « une industrie forte », mais souhaite définir « un modèle de production plus sobre en ressources ». Dans cette optique, le nucléaire, jugé « inévitable aujourd’hui », verra sa part « progressivement réduite ». Le texte assure, sans avancer d’objectif précis, que « la recherche et l’investissement en faveur des énergies renouvelables doivent être totalement prioritaires« . Au plan fiscal, réapparaît l’idée d’une « TVA-éco-modulable » en fonction de critères environnementaux ainsi qu’une « contribution climat-énergie ambitieuse et redistributive » – mais encore très vague, qui serait une alternative à la taxe carbone. (more…)

17 décembre 2008

Il y a des jours comme ça…

Filed under: 09 - Evènement,14 - Refondation du PS — iledere @ 5:31

le blog de l'île de RéIl y a des jours comme cela !  Le rayon d’un timide soleil vient vous chatouiller le visage faisant oublier la froidure matinale quand, dans un air d’une transparence cristalline, la buée qui s’échappe de vos lèvres mutines semble prête à se transformer en d’innombrables cristaux d’une glace qui pourrait embuer un verre de votre cocktail préféré.
Tout semble paisible et en harmonie. Les piquets de grève devant le lycée, auxquels hier je trouvais l’oeil bovin, me semblent pareils à de jeunes révolutionnaires romantiques façon poster du Che si celui ci avait osé s’affubler d’écouteurs style prothèses auditives des années 30 et s’il était de coutume dans la jungle cubaine de déambuler avec une cannette de Kro à la main.
Même celui qui vomit sa cinquième cannette de fin de matinée dans un caniveau dont le béton en a vu d’autres, me semble sympathique et j’étreindrais facilement, dans un geste de camaraderie virile, ce jeune écervelé qui vaillamment, sous nos yeux, se prépare une future cirrhose à faire rire des générations de médecins, si une éducation stricte et une hétérosexualité militante ne me retenait pas, ainsi d’ailleurs, que la crainte de saloper un manteau en pure cachemire, quand on sait la fragilité de ces étoffes qui pourtant sont à nos peaux tannées de prince-pirates la plus douce des caresses.

Il y a des jours comme cela où l’on voit dans tous les évènements les bons coté et lorsqu’un messager du mauvais sort, sous la forme d’un élève haletant, vient vous annoncer que Mike Golding vient de démâter et que Dejeanty se déroute, plutôt que de gifler le porteur de mauvaises nouvelles qui, dans la Rome antique aurait été exécuté, vous vous prenez à lui ébouriffer son crane de moineau en murmurant : « ce n’est pas grave, ils seront plus vite chez eux, auprès de leurs proches« .

Il y a des jours comme cela ou l’on frémit d’un rien. La promesse du feulement félin du V8 de mon avion de chasse, dont j’aime à affirmer qu’il s’agit de la voiture de fonction d’un secrétaire de section socialiste, à des imbéciles qui croient n’importe quoi, la preuve ils votent Sarkozy ainsi que le contact de sa sellerie cuir assemblée à la main par de robustes ouvrières alémaniques dont les mains puissantes ont assoupli la peau choisie avec soin par leurs paysans de mari fièrement vêtus de leur culotte de peau qui amortissent les puissants coups qu’ils s’assènent joyeusement sur les cuisses lorsqu’ils yodellent à tue tête, me procure une félicité digne du bonheur du moine Zen lorsqu’il atteint l’illumination.(1)

Même l’embouteillage du feu de la gare de La Rochelle, le plus long d’Europe, le feu, pas l’embouteillage, c’est dans le Guiness Book m’a-t-on affirmé, me remplit de bonne humeur quand, dans la voiture voisine, une jeune et jolie conductrice emmitouflée dans une écharpe multicolore que j’imagine assortie à de longs collants de pure laine, promesse fantasmatique d’envolées libidineuses impossibles en été, répond d’un sourire à mon petit coucou, fronçant un petit nez en trompette faussement sage, au geste délicat d’une dextre virile tannée par les embruns et les vestiges d’un passé douloureux quoique héroïque.(2)

La classe où m’accueille la dame de mes pensées du moment, chichement décorée de pauvres cartes et de dessins d’enfants où il de bon ton de trouver, devant leurs parents, la promesse de génies en devenir, me semble un palais ou règne la plus belle des princesses, telle une déesse callipyge dont le sourire anéantirait toute velléité de résistance, alors même que ma rigueur morale m’interdit, habituellement, tout lien charnel en dehors des liens sacrés du mariage des autres.

Et lorsqu’elle accepte sans façon ma volonté de la conduire toutes affaires cessantes dans des lieux improbables où les mets fins et les vins délicats raviront un palais fait pour les choses les plus subtiles, et plus si affinité, je me dis qu’il y a vraiment des moments ou l’Homme, et la Femme, bien sûr, ne me prenez pas pour un infâme macho moi qui tient toujours la porte aux dames quand je n’hésite pas à la fermer à la gueule des cons, des moments ou l’Homme disais-je, vous me faites perdre le fil avec vos digressions inutiles, des moments où l’Homme, en totale harmonie avec son environnement, se dit que la vie vaut la peine d’être vécue et la jeune femme d’être honorée.

Il y a des moments, comme cela, où le mâle repu entonne a capela son chant guerrier, sorte de Yaka issu d’un temps où la place au soleil ne se faisait qu’à coups de pied où de fusil, ce dernier étant largement recommandé, ce chant commençant par un long cri guttural qui fit rire ma charmante compagne laquelle ne put s’empêcher de roucouler de sa voix ensorcelante : « Allez grand fou, avoue, tu as confisqué des pétards à tes élèves ? ».
« Non, ma douce et tendre, je viens de démissionner du Secrétariat Fédéral !!! »

Alain Renaldini

(1) C’est quand que je lis des phrases comme celles-là que je m’a dis que Proust n’était qu’un Jean Foutre. Guy des Cars
(2) au cas ou tu te reconnaisses, charmante inconnu, j’ai un créneau horaire disponible de 17 à 19 heures. N’hésite pas à m’envoyer un mail…

Je n’en souhaite pas moins aux amis tout le bonheur du monde dans leur mission et lorsqu’ils plieront l’échine sous les difficultés dont certains aiment à parer leur chemin de croix, qu’ils fassent comme moi : qu’ils relisent Desproges, le seul homme ayant réussit à rendre la cancer amusant quand tant d’autres s’évertuent à rendre le militantisme emmerdant.
Ou/et qu’ils entonnent le cri primal d’Harry Bellafonte dans son « Banana boat song » (sur des images du non moins extraordinaire « Beetle juice »…)
[youtube=http://www.youtube.com/v/4OeJ8FrTkjM&hl=fr&fs=1]

Banana Boat Song est une chanson folk traditionnelle calypso-jamaïcaine des ouvriers de l’industrie bananière. Sa mélodie rythmée et son refrain sont très célèbres et faciles à apprendre. La version la plus connue est celle de Harry Belafonte en 1956.
La chanson évoque les dockers qui travaillent la nuit (Work all night) et chargent des bananes sur les bateaux (Stack banana). Les régimes sont parfois gros et lourds (Lift 6-foot, 7-foot, 8-foot bunch), et peuvent cacher des dangers redoutables tels qu’une tarentule (Hide the deadly black tarantula).
Le jour pointe enfin (Daylight come) : le travail est terminé et les hommes veulent que les comptes soient faits (Come, Mr. Tally Man, tally me bananas) afin de rentrer chez eux (We want go home).

Né aux États-Unis à Harlem, d’origine jamaïcaine, Harry Belafonte est musicien, acteur et militant politique. Enfant, de 1935 à 1939, il vit à Aboukir, un village jamaïcain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans la marine américaine. Le « roi du calypso » a popularisé ce modèle musical des Caraïbes. Défenseur des droits civiques et des causes humanitaires, il est ambassadeur à l’UNICEF depuis 1987. 

Day-o, Day-ay-ay-o
Daylight come and me wan’ go home
Day, me say day, me say day, me say day
Me say day, me say day-ay-ay-o
Daylight come and me wan’ go home

Work all night on a drink a’ rum
Daylight come and me wan’ go home
Stack banana till the mornin’ come
Daylight come and me wan’ go home

Come, Mister tally man, tally me banana
Daylight come and me wan’ go home
Come, Mister tally man, tally me banana
Daylight come and me wan’ go home

It’s six foot, seven foot, eight foot BUNCH!
Daylight come and me wan’ go home
Six foot, seven foot, eight foot BUNCH!
Daylight come and me wan’ go home

Day, me say day-ay-ay-o
Daylight come and me wan’ go home
Day, me say day, me say day, me say day…
Daylight come and me wan’ go home

A beautiful bunch a’ ripe banana
Daylight come and me wan’ go home
Hide the deadly black tarantula
Daylight come and me wan’ go home

It’s six foot, seven foot, eight foot BUNCH!
Daylight come and me wan’ go home
Six foot, seven foot, eight foot BUNCH!
Daylight come and me wan’ go home

Day, me say day-ay-ay-o
Daylight come and me wan’ go home
Day, me say day, me say day, me say day…
Daylight come and me wan’ go home

Come, Mister tally man, tally me banana
Daylight come and me wan’ go home
Come, Mister tally man, tally me banana
Daylight come and me wan’ go home

Day-o, day-ay-ay-o
Daylight come and me wan’ go home
Day, me say day, me say day, me say day
Me say day, me say day-ay-ay-o
Daylight come and me wan’ go home

14 décembre 2008

Message d’Arnaud Montebourg à tous les rénovateurs

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 5:42

Le blog de l'île de RéLettre à tous les militants fondateurs du NPS

Dans les heures si difficiles du congrès de Reims, je me suis souvenu, lorsque beaucoup d’entre vous vinrent me voir sur mon banc de Saône-et-Loire, de ce Nouveau Parti Socialiste que nous avions bâti tous ensemble. C’était en 2003 après le funeste 21 avril 2002, nous avons lancé ce formidable mouvement de rénovation du PS avec Vincent Peillon, Benoît Hamon, et l’aide de vous tous.

Nous avions conçu ce mouvement comme un outil de modernisation du Parti socialiste, mais surtout de reconquête des classes populaires qui nous avaient quittées. Nous défendions les valeurs de la gauche que l’histoire nous avait léguées, tout en transformant ses positions au contact de l’évolution accélérée du monde. Ce fut un formidable élan, une aventure humaine passionnée, depuis la Sorbonne jusqu’à Fouras, en passant par la construction de nos positions sur la mondialisation, la 6e République, le choix du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen qui triompha dans les urnes en 2005. Nous avons restructuré, sans le savoir, et plus qu’on ne le pense, en profondeur, le paysage de la gauche, et nous avons fait émerger ensemble une génération politique qui peut aujourd’hui dire avec fierté, parfois nostalgie, qu’elle a été de l’aventure du NPS.

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12 novembre 2008

Les ténors socialistes négocient leur avenir

Filed under: 09 - Evènement,14 - Refondation du PS — iledere @ 5:09

le blog de l'île de RéDifficile construction d’alliances majoritaires, au parti socialiste. Après le vote des motions et avant le congrès de Reims ce week-end, Ségolène Royal et ses proches mènent un délicat «travail d’unité» auprès des autres motions en course pour la succession de François Hollande. Objectif: obtenir un accord permettant de dégager une majorité au sein du parti pour l’instant éclaté.

Ségolène Royal, arrivée en tête des suffrages avec 29%, ne ménage pas sa peine. A l’issue d’une réunion au Sénat avec les représentants locaux de sa motion, elle a annoncé lundi qu’elle ferait des «propositions de gouvernance» mercredi. Celles-ci devraient tourner autour de «la mise en œuvre d’un grand parti de masse», explique-t-on dans l’entourage de la candidate. «Avant de faire trancher des clivages par les adhérents, nous passons la semaine à voir s’il n’y a pas de malentendus à lever avec certains élus et responsables.»

A l’écoute, Martine Aubry et ses amis (25% du vote militant) pourraient ne pas être hostiles à un rapprochement avec l’ancienne candidate à la présidentielle. Point nodal de leur éventuelle alliance, leur vision similaire sur la question d’une primaire ouverte, afin de désigner le prochain leader socialiste pour 2012, ce qui permettrait de laisser de côté la question de la présidentialisation du parti. «Mais des gens comme Pierre Moscovici tiennent aussi ce discours chez Bertrand Delanoë», précise-t-on du côté de Royal.

Un tel rapprochement, qui recueillerait autour de 54% du parti (sans compter le soutien probable du pôle écologique à Royal), pourrait marginaliser Bertrand Delanoë (25% des suffrages) et la direction sortante. François Hollande laisse entendre lundi matin que «d’autres configurations sont possibles», laissant ouverte l’hypothèse d’une alliance « Tous sauf Ségolène ». Un tel front passerait par la dénonciation d’accords politiques avec le Modem, que les proches du maire de Paris, ainsi que le député des Landes, Henri Emmanuelli, essaient d’imposer comme débat principal du congrès.

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4 septembre 2008

Carpes et lapins

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 5:30

Le blog de l'île de RéLa raillerie est commode. Le rapprochement opéré, non sans une certaine confusion, entre strauss-kahniens et fabiusiens a tout de l’attelage baroque. Les premiers campaient jusqu’à présent sur l’aile modérée du PS tandis que les seconds s’étaient déportés à sa gauche. Le traité constitutionnel européen avait gravement divisé les partisans de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius. Quelle pourrait bien être la cohérence politique d’une motion les regroupant ? Il est aisé de discréditer leur démarche en la ramenant à une simple manœuvre destinée à bloquer la prise du PS par un des deux présidentiables les plus en vue, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Le procès serait encore plus facile à instruire si ce rassemblement s’élargissait à la fois du côté des barons locaux (Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini) et du NPS (Benoît Hamon).

On aurait pourtant tort de réduire cette entreprise à sa dimension négative. L’opération des « reconstructeurs » alliés à Martine Aubry peut aussi être lue comme une tentative originale de remettre en mouvement le PS. L’idée est de faire travailler ensemble tous ceux qui veulent que les socialistes bougent, quelle que soit la direction dans laquelle ils regardent. Depuis qu’il est lesté par le soutien de François Hollande, et même s’il s’en défend, le maire de Paris occupe une position objectivement conservatrice. L’audace annoncée n’est toujours pas au rendez-vous de son côté. Quant à Ségolène Royal, sa posture rénovatrice est affaiblie par sa difficulté persistante à s’adresser à des socialistes qu’elle menace publiquement de disparition.
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24 août 2008

Pôle écologique : le poil à gratter du Parti Socialiste

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 6:22

Le blog de l'île de Ré Dire que l’île de Ré, au delà des clivages politiques, s’intéresse à la protection de l’environnement, est une litote….C’est d’ailleurs une nécessité pour tous mais pour nous une urgence absolue : notre écosystème est d’une inquiétante fragilité et le niveau des sols se situant pour une proportion importante au dessous du niveau de la mer lors des grands coefficients, le cordon dunaire et les digues sont les garants de notre survie. Un cordon dunaire rongé par la mer et qu’il convient de renforcer continuellement par des plantations qui fixent le sable, mais qui sont trop souvent piétinées par les touristes ignorants ou irrespectueux, malgré les barrière de protection. Et parlons pas des quads et autres 4×4 qui  jouent au Paris-Dakar sans risques pour nantis abrutis…

Les digues, elles, nécessitent un entretien régulier et important, ce qui est trop coûteux pour que l’Etat ou le Conseil Général tiennent les promesses de campagne des élus.

L’avènement d’un pôle écologique au PS ne peut donc que retenir notre attention et attirer notre sympathie. Un avènement trop discret à notre goût auquel nous souhaitons donner quelque modeste publicité supplémentaire en publiant un article de Henri Moreigne, bien connu des lecteurs de blogs pour son talentueux « La Mouette.

Alain Renaldini

Il y a toujours quelque chose de nouveau au parti socialiste. Au-delà de la multiplication des candidatures au poste de Premier Secrétaire, abondamment relatée par les grands médias, la vraie nouveauté du premier semestre 2008 aura été la constitution  au sein du PS  du Pôle écologique. Entité informelle, le Pôle regroupe des élus, personnalités ou simples militants, issus  de différents courants. Tous partagent le constat de la simultanéité et de la convergence des crises environnementale et sociétale ainsi que de l’urgence à apporter des réponses à travers une ligne politique clarifiée et cohérente. Le dépôt d’une contribution dans le cadre du congrès de Reims atteste de la détermination de ses initiateurs à vouloir faire bouger les lignes.

Difficile de trouver un écho dans la presse quand on ne dispose pas de personnalité nationale. Le pôle écologique en fait l’expérience mais, c’est loin d’en troubler ses animateurs. Sa crédibilité nationale, il la trouve toutefois dans la poignée de parlementaires (11) et de responsables nationaux du PS qui le constitue dont :Christophe Caresche, député de Paris, Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne, Philippe Plisson député de Gironde, Géraud Guibert, secrétaire national à l’environnement …

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11 avril 2008

réponse à Gaëtan Gorce

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 5:59

Jean Christophe CambadelisCher Gaëtan,

J’ai reçu ta lettre du 26 mars. Et je me suis dis, l’affaire est d’importance puisque cette dernière est imprimée. J’ai cru un moment que ce ne fut une nouvelle candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Heureusement non ! Il s’agit, j’allais dire « seulement », de nous faire part de « ton » sentiment.

Noble démarche dans un parti où les sentiments sont nombreux et les envieux tout autant.

Plutôt que de faire des « messes basses » sur une communication qui mérite mieux que cela, ou de lui administrer un classement vertical. J’ai décidé de relever le gant.

Même j’appelle tous les parlementaires, élus et les militants, à faire de même.
Permets moi de te dire que tout ton texte semble respirer, une sorte de découragement latent, un dénuement résigné mais vengeur, qui aspire à être surmonter par le dépôt des armes de la critique.

Il semble que pour toi : la démocratie est incapable de produire le redressement du Parti socialiste. Le régime des courants est la source de tous les maux. Bref ! Tout fout le camp ! Faisons appel à un chef !

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10 avril 2008

Lettre de Gaëtan Gorce aux Parlementaires socialistes et Premiers fédéraux

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 6:52

Gaetan GorceLe Point, dans son édition de cette semaine, me fait l’honneur de me citer par rapport à l’initiative que je viens de prendre d’écrire aux Parlementaires socialistes et aux Premiers secrétaires fédéraux (cf. document ci-dessous).
La référence à « Mai 58 » qui m’est prêtée est bien sur, chacun l’aura compris, après en avoir été surpris, erronée. Le journaliste n’est pas en cause. Il s’agit d’un lapsus, révélateur diront certains.
Je faisais en réalité naturellement allusion à Mai 68, à son anniversaire et à la révolution culturelle que représente cette date ; révolution culturelle qui serait bien nécessaire au PS, comme la relève des générations qu’elle a signifiée.


Lettre de Gaëtan Gorce aux Parlementaires socialistes et Premiers fédéraux

Cher(e) Camarade,

Au lendemain des élections municipales, je souhaite te faire part de mon sentiment sur l’état de notre Parti et sa nécessaire rénovation. En homme libre. En socialiste de toujours !

Le succès que nous venons de remporter nous permet de reprendre ce débat dans la sérénité.

L’appui que nous ont apporté les Français le 16 mars, l’espoir d’une alternative, nous créent maintenant un double devoir de vérité et de clarté.

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