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	<title>Section socialiste de l'île de Ré</title>
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	<description>Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures</description>
	<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 11:00:52 +0000</pubDate>
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		<title>Bernard-Henri Lévy en flagrant délire</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 11:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[05 - Presse, média, Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Bernard Henri Levy]]></category>

		<category><![CDATA[BHL]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce devait être le grand retour philosophique de Bernard-Henri Lévy. Patatras ! L’opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans « De la guerre en philosophie », livre à paraître le 10 février. Une boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes

Nul ne peut plus l’ignorer, Bernard-Henri Lévy, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://4.bp.blogspot.com/_8MUIdVKtJ5A/SyXTtOkMk8I/AAAAAAAAHH4/vb1QbDPoLVI/s400/Kador.png" alt="" width="300" height="231" /><em><strong>Ce devait être le grand retour philosophique de Bernard-Henri Lévy. Patatras ! L’opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans « De la guerre en philosophie », livre à paraître le 10 février. Une boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes<br />
</strong></em><br />
Nul ne peut plus l’ignorer, <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100128/17359/tout-sur-bhl" target="_blank"><span style="color: #4800ff"><span style="text-decoration: underline">Bernard-Henri Lévy</span></span></a>, « ennemi public » ainsi qu’il se présentait à l’automne 2008 dans sa correspondance avec Michel Houellebecq, est de retour dans les magazines. Tous les magazines. Lorsque nous l’avions invité à <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100128/17335/bhl-et-slavoj-zizek-le-debat" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">débattre au « Nouvel Observateur », le 13 janvier dernier, avec le philosophe Slavoj Zizek</span></a>, un de ses adversaires, nous étions encore loin de deviner l’ampleur de la tornade à venir. Grand entretien dans « l’Express », portrait d’ouverture dans « Paris Match », couverture de « Transfuge », panégyrique dans « le Point » signé Christine Angot, interview de six pages dans « Marianne ». On en oublierait presque une chose. La cause occasionnelle, le détail à l’origine d’une telle profusion : la parution de deux livres, le 10 février prochain chez Grasset. Un épais « <em>Pièces d’identité</em> », recueil de textes et d’entretiens déjà parus sur toutes sortes de supports, et « <em>De la guerre en philosophie</em> », version remaniée d’une conférence prononcée en 2009 à l’ENS de la rue d’Ulm.<br />
Plaidoyer pro domo en faveur d’une œuvre injustement décriée, la sienne, ce second opus d’environ 130 pages, « De la guerre en philosophie », se présente comme le « livre-programme » de la pensée béhachélienne. Un « <em>manuel pour âges obscurs, où l’auteur « abat son jeu » et dispose, chemin faisant, les pierres d’angle d’une métaphysique à venir </em>» – rien de moins, trompette l’éditeur au dos de la couverture. On l’aura compris, ce livre devait signer le grand retour de BHL sur la scène conceptuelle dite sérieuse. Son ultime plaidoirie face à une caste philosophique qui l’a depuis toujours tourné en dérision, de Deleuze à Bourdieu, en passant par Castoriadis. Une lecture attentive dudit opuscule révèle cependant que l’affaire est assez mal engagée.<br />
« <em>La vraie question pour une philosophie, c’est de savoir où sont vos adversaires, et non où sont vos alliés. </em>» Ainsi l’auteur se lance-t-il, chemise au vent et sans crampons, à l’assaut de quelques contemporains gauchistes renommés, mais aussi de Hegel ou de Marx, « cet autre penseur inutile, cette autre source d’aveuglement », notamment reconnu coupable de ne pas donner les moyens de penser le nazisme. A la décharge, l’idéalisme et le matérialisme allemands, toutes ces conneries superflues! Bernard-Henri Lévy ne s’est jamais laissé intimider par les auteurs mineurs.<br />
Il s’en prend tout aussi fougueusement à Kant, «<em> ce fou furieux de la pensée, cet enragé du concept</em> ». Un peu audacieux de la part d’un penseur qui ne peut, somme toute, revendiquer à son actif qu’un brelan de concepts pour news magazines comme le « fascislamisme »?<span id="more-8356"></span></p>
<p><strong>Même pas peur. BHL a des billes. </strong><br />
Le vieux puceau de Königsberg n’a qu’à bien se tenir. A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « <em>au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence </em>». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de «<em> La Critique de la raison pure</em> », « <em>le philosophe sans corps et sans vie par excellence </em>».</p>
<p>Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre. Ce penseur méconnu est même un canular fameux. Le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du «<em> Canard enchaîné </em>», où il rédige notamment chaque semaine « <em>Le journal de Carla B</em>. ». Un traquenard au demeurant déjà bien éventé depuis la parution de « <em>La vie sexuelle d’Emmanuel Kant</em> », pochade aussi érudite qu’hilarante publiée en 2004 aux éditions Mille et une nuits sous le pseudonyme de Botul. Une simple vérification sur Google aurait d’ailleurs pu alerter le malheureux BHL. Le même Botul y est en effet aussi répertorié pour avoir commis une œuvre au titre prometteur : «<em> Landru, précurseur du féminisme</em> ».</p>
<p>Renseignement pris, personne ne s’était encore jamais pris sans airbag cet énorme platane. C’est désormais chose faite. <em><strong>Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si Michel Foucault s’était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France ».</strong></em><br />
Mais alors, qu’a-t-il bien pu se passer dans le cerveau infaillible de notre vedette philosophique nationale ? Une fiche mal digérée ? Un coup de sirocco à Marrakech ? « <em>C’est sans le moindre état d’âme que j’ai, depuis 30 ans et plus, choisi le rôle du renégat, endossé l’habit du disciple indocile, et déserté ce mouroir de toute pensée qu’est devenue l’Université</em> », écrit Bernard-Henri Lévy. Un peu trop, sans doute.<br />
Ainsi se sera-t-il toujours trouvé un importun, un pédagogue indiscret et pointilleux, pour venir s’interposer entre sa personne et la gloire philosophique. Il y a trente ans, c’était l’historien Pierre Vidal-Naquet, qui avait recensé dans <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/files/BHL_Pierre_Vidal-Naquet_1979.pdf" target="_blank"><span style="color: #4800ff"><span style="text-decoration: underline">un texte mémorable publié par «<em> le Nouvel Observateur</em> »</span></span></a> les nombreuses perles d’écolier contenues dans son essai, «<em> Le Testament de Dieu</em> ». Cette fois-ci, c’est un philosophe burlesque qui n’existe même pas.</p>
<p><strong>Aude Lancelin</strong> pour le &#8220;<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20100208.OBS6232/bernardhenri_levy_en_flagrant_delire.html">Nouvel Obs.fr</a>&#8220;</p>
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		<title>Le meilleur de l’Europe pour les femmes</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 05:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[07 - Justice]]></category>

		<category><![CDATA[13 - PS]]></category>

		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>

		<category><![CDATA[Europe]]></category>

		<category><![CDATA[féminisme]]></category>

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		<description><![CDATA[A la conquête de droits communs
Alors que l’Union européenne est souvent un instrument de confiscation de la souveraineté démocratique et de destruction des acquis sociaux, l’association française &#8220;Choisir la cause des femmes&#8221; s’est lancée depuis 2005 dans un pari : ébaucher une Europe où l’harmonisation se ferait par le haut plutôt que par le bas, et qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://pagesperso-orange.fr/espace-de-beauvoir/Photos_Temp/Le_jeu.jpg" alt="" width="304" height="206" /><strong>A la conquête de droits communs</strong><br />
<em><strong>Alors que l’Union européenne est souvent un instrument de confiscation de la souveraineté démocratique et de destruction des acquis sociaux, l’association française &#8220;Choisir la cause des femmes&#8221; s’est lancée depuis 2005 dans un pari : ébaucher une Europe où l’harmonisation se ferait par le haut plutôt que par le bas, et qui accroîtrait le bien-être de ses citoyens — ou, en l’occurrence, de ses citoyennes. Le résultat de ce travail minutieux est paru aux éditions Des Femmes.<br />
</strong></em></p>
<p>En Pologne et dans nombre de pays européens, l’histoire de Mme Alicja Tysiac a eu un certain retentissement : en mars 2007, elle a réussi à faire condamner son pays devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). En 2000, mère de deux enfants qu’elle élevait seule, elle avait voulu interrompre sa troisième grossesse, qui menaçait de lui faire perdre la vue. L’avortement est interdit en Pologne, sauf en cas de malformation du fœtus, de viol ou de danger pour la santé de la mère, mais les médecins ont rejeté sa demande d’avortement thérapeutique. Après l’accouchement, une hémorragie rétinienne a considérablement dégradé sa vue. Elle risque, à terme, de devenir aveugle. Si Mme Tysiac avait pu bénéficier de la législation en vigueur en Suède, sa décision n’aurait dépendu de personne d’autre qu’elle-même ; elle aurait eu un délai de dix-huit semaines pour mettre un terme à sa grossesse, et l’intervention aurait été prise en charge par l’Etat.</p>
<p>Afin de remédier à de telles inégalités de traitement entre des femmes qui appartiennent à la même entité politique, une équipe de militantes – juristes, avocates, syndicalistes&#8230; – a étudié les législations en vigueur dans les pays de l’Union européenne en matière de droits des femmes. Elle a réuni les lois les plus progressistes dans chaque domaine <em>(voir la carte)</em> au sein de la « clause de l’Européenne la plus favorisée », et propose que ce « bouquet législatif » s’applique à toutes les femmes de l’Union.<span id="more-8325"></span></p>
<div><span class="spip_document_2747 spip_documents spip_documents_center"> <a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/bouquet"><img src="http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L200xH200/bouquet3-fc18e.jpg" alt="" width="252" height="252" /></a></span> Voir la carte « <a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/bouquet">Le meilleur de l’Europe pour les femmes</a> »</div>
<p>Les deux cent cinquante-cinq millions de citoyennes de l’Union européenne ont beau représenter 51,2 % de sa population, elles ne bénéficient pas des mêmes conditions de vie que les Européens, au seul motif qu’elles sont nées femmes. Elles sont discriminées dans tous les aspects de leur vie. Leur accès aux responsabilités, tant dans l’entreprise qu’en politique, est restreint. Elles subissent dans leurs corps une violence spécifique : en France, tous les trois jours, une femme décède sous les coups de son compagnon. Elles éprouvent plus de difficultés à travailler, et gagnent, à poste égal, un salaire inférieur de 15 % en moyenne à celui des hommes.</p>
<p>Elles subissent la précarité de l’emploi : trois travailleurs à bas salaire sur quatre sont des travailleuses, de même que plus de huit travailleurs sur dix à temps partiel <em>(voir la carte)</em>. Minoritaires au sein de la population active, elles sont majoritaires parmi les chômeurs. Moins bien employées, moins bien payées, interrompant souvent leur vie professionnelle pour élever leurs enfants – et y étant incitées par des congés parentaux qui favorisent la carrière du père –, elles se retrouvent aussi, fatalement, avec des retraites plus faibles : en Italie, en 2004, les femmes disposaient d’un montant de retraite inférieur de 40 % à celui des hommes.</p>
<p>Le problème du financement des retraites se posant de manière plus aiguë pour elles que pour les hommes, la défense de leurs droits constitue une excellente boussole pour les choix de société qui devront être faits au cours des prochaines années au sein de l’Union – qui est, rappelons-le, l’une des zones les plus riches du monde. Le système de retraite par capitalisation, qui tend de plus en plus à compléter ou à remplacer le système par répartition, et qui substitue l’épargne individuelle à la solidarité entre les générations, leur est ainsi particulièrement défavorable : leur accès au dispositif est moins fréquent, car les secteurs dans lesquels elles sont employées sont moins couverts.</p>
<p>En outre, dans le système par capitalisation, à salaire égal, elles doivent épargner davantage que les hommes pour un même niveau de retraite, du fait d’une espérance de vie plus longue. Enfin, c’est elles que ce système expose aux plus gros risques : elles ne peuvent diversifier leurs placements pour faire face à l’effondrement possible de certains d’entre eux, puisque leurs capacités d’épargne sont moindres.</p>
<p>L’allongement de la durée de cotisation, adopté par plusieurs pays de l’Union, est une solution illusoire : au Danemark, par exemple, il est question de repousser l’âge de la retraite de 65 à 67 ans ; pourtant, si l’on examine la courbe d’âge moyen de sortie du travail dans ce pays, on constate que, d’une part, on a du mal à maintenir les travailleurs en activité au-delà de 62 ans, et que, d’autre part, les femmes sortent plus tôt que les hommes du marché du travail. Seule une hausse des taux de cotisation, adossée à une revalorisation des salaires, ainsi qu’un élargissement de l’assiette des cotisations sociales à l’ensemble de la richesse produite – au lieu des seuls salaires –, pourraient empêcher la paupérisation généralisée des retraités, et en premier lieu des retraitées. Comme le dit Hanne-Vibeke Holst, journaliste et écrivaine danoise, <em>« nous ne devrions jamais oublier que le visage de la pauvreté et de la misère est souvent celui d’une femme ».</em></p>
<p>Dans tous les domaines, la reconnaissance et l’harmonisation par le haut des droits des citoyennes de l’Union profiteraient à tous, comme chaque avancée de la cause des femmes au cours des dernières décennies. C’est à l’issue des années 1970 – une période marquée par de nombreuses luttes, en particulier celle pour la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) – que l’idée a été avancée pour la première fois d’établir un bouquet législatif améliorant chaque aspect de la condition des Européennes.</p>
<p>En 1979 avait eu lieu la première élection au suffrage universel de l’Assemblée européenne, éveillant l’espoir de faire l’Europe des peuples et non celle des Etats et de leurs gouvernements. Quelques mois plus tard, les féministes italiennes – qui sont aujourd’hui confrontées à une offensive majeure contre le droit à l’avortement – avaient demandé à la Commission européenne d’adopter une directive communautaire étendant à tous les Etats le droit des femmes de choisir de donner la vie. Le projet de clause fut cependant mis de côté durant les années 1980 et 1990, au profit d’autres luttes plus immédiates : pour la parité en politique, pour la criminalisation du viol&#8230;</p>
<p>Pour élaborer la clause, l’association Choisir la cause des femmes a rencontré dans chacun des vingt-sept pays de l’Union une responsable politique et une féministe emblématiques <em>(lire « <a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/A/15912">Ce qu’elles veulent</a> »)</em>. L’idée de la clause progresse : en novembre 2006, déjà, le commissaire européen chargé de l’emploi et des affaires sociales, M. Vladimir Spidla, avait souligné que ce projet pouvait être étroitement lié à la feuille de route 2006-2010 pour l’égalité entre les femmes et les hommes adoptée par la Commission.</p>
<p>En janvier 2007, Mme Anne-Marie Lizin, alors présidente du Sénat belge, a introduit devant cette assemblée une proposition de résolution visant à faire appliquer la clause. En juin 2007, les dirigeants de plusieurs groupes politiques du Parlement européen lui ont également apporté leur soutien. Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique (GUE-NGL) l’a inscrit dans son programme. Puis la préparation de la présidence française de l’Union – au cours du second semestre 2008 – lui a donné une nouvelle impulsion.</p>
<p>Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, l’histoire de l’Europe et de ses citoyennes a surtout été faite de rendez-vous manqués, d’évitements et de promesses non tenues. Dès 1957, comme le rappelle Eliane Vogel-Polsky, professeure émérite à la faculté de droit et d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles, le traité de Rome posait le principe d’égalité des salaires. Mais, en 1961, les chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à Bruxelles, décidèrent de <em>« remplacer le constat, exigé par le traité, de réalisation de l’égalité salariale dans les Etats membres par un calendrier pour l’avenir. C’est donc en 1961 que, très officiellement mais sans dire son nom, au cœur de la plus haute instance politique de la Communauté européenne, il est décidé de remplacer le concept d’égalité par celui d’égalisation ».</em> Il faudra attendre 1976 pour que la Cour de justice des Communautés européennes condamne cette violation du traité de Rome, et déclare que le principe de l’égalité salariale qui y est inscrit constitue l’un des droits fondamentaux de la Communauté, aussi important que les droits économiques.</p>
<p>Le traité d’Amsterdam (1997), lui, énonce parmi les missions de l’Union l’<em>« égalité entre les hommes et les femmes ».</em> Mais il prescrit, pour y parvenir, l’approche du <em>gender mainstreaming</em> (qui trouve son origine dans la plate-forme de la Conférence mondiale des femmes de Pékin, en 1995), c’est-à-dire l’intégration de l’égalité de genre dans toutes les actions et politiques de la Communauté. <em>« En réalité,</em> commente la professeure Vogel-Polsky, <em>il s’agit de la consécration de la politique européenne d’égalisation. Les recommandations, résolutions, programmes d’action, feuilles de route, etc., sont très nombreux dans le codex communautaire, et les résultats obtenus ont été très médiocres, dans la mesure où leur mise en œuvre est facultative. »</em></p>
<p>Elle souligne qu’il <em>« n’a jamais été possible de faire adopter, en matière de droit des femmes à l’égalité, dans quelque domaine que ce soit, un autre instrument juridique contraignant que la directive ».</em> Une directive a ceci de particulier qu’elle définit des objectifs, mais laisse aux Etats le choix des moyens à utiliser pour y parvenir, en fonction de leurs systèmes juridiques nationaux : <em>« Les directives ne peuvent en aucun cas produire une législation européenne unique ou uniforme. »</em> Militante de longue date du droit des femmes européennes, elle préconise, pour parvenir à un statut juridique européen unique de la femme, de recourir au règlement, qui est <em>« l’instrument le plus puissant du droit communautaire »</em> : il constitue une loi unique s’appliquant dans tous ses éléments et dans tous les Etats membres.</p>
<p>L’Union européenne, de la même façon qu’elle subordonne déjà l’adhésion de ses membres à l’abolition de la peine de mort, pourrait ainsi faire du respect des droits des femmes l’un des piliers de sa politique et de son identité. Parmi les objections à la faisabilité de la clause revient souvent l’argument de la complexité de sa mise en œuvre. Or le projet part de ce qui existe et ne nécessite donc aucun traité. Mais, surtout, l’énergie dépensée pour créer l’Europe politique est déjà immense. Depuis un demi-siècle, les traités se sont succédé inlassablement. Le traité de Lisbonne, par exemple, comporte deux cent quatre-vingt-sept pages, trois cent cinquante-six modifications aux traités antérieurs, plus treize protocoles, soixante-cinq déclarations et une annexe !</p>
<p>La notion de clause de la nation la plus favorisée, qui fait consensus entre les Etats membres dans le domaine du commerce, montre en outre qu’une harmonisation internationale peut aboutir lorsque la volonté politique est au rendez-vous. Enfin, l’harmonisation sociale entre les Etats membres nous est au moins promise depuis le traité de Maastricht, en 1992 – promesse réitérée en 2005 lors de la campagne du traité constitutionnel. La clause de l’Européenne la plus favorisée pourrait être un bon moyen de prendre les responsables politiques au mot. Et de donner un exemple de ce que peut être une Europe solidaire. Ensuite, le principe même de l’harmonisation par le haut pourrait être appliqué à d’autres revendications.</p>
<p><strong>Violaine Lucas et  Barbara Vilain</strong><em><br />
Cet article que m&#8217;a signalé Violaine est paru dans &#8220;<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/LUCAS/15911">le monde diplomatique</a>&#8220;</em></p>
<h2><em>Voir aussi</em></h2>
<ul>
<li><em><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/bouquet">Le meilleur de l’Europe pour les femmes</a>, <span class="insecable">par Philippe Rekacewicz</span> (carte)</em></li>
<li><em><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/avortementeurope">Le droit à l’avortement dans l’Union européenne</a>, <span class="insecable">par Philippe Rekacewicz</span> (carte)</em></li>
<li><em><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/tempspartiel">Travail à temps partiel dans l’Union européenne</a>, <span class="insecable">par Philippe Rekacewicz</span> (carte)</em></li>
<li><em><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/femmesparlements">Femmes élues aux parlements nationaux dans l’Union européenne</a>, <span class="insecable">par Philippe Rekacewicz</span> (carte)</em></li>
<li><em><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/A/15912">Ce qu’elles veulent</a></em></li>
<li><em><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/SAURON/15913">Une révolution à Bruxelles ?</a>, <span class="insecable">par Jean-Luc Sauron</span></em></li>
</ul>
<p><em></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le PS se rapproche de l&#8217;UMP dans les sondages</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/08/le-ps-se-rapproche-de-lump-dans-les-sondages/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 15:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[12 - Brèves]]></category>

		<category><![CDATA[13 - PS]]></category>

		<category><![CDATA[20 - UMP]]></category>

		<category><![CDATA[élections Régionales]]></category>

		<category><![CDATA[PS]]></category>

		<category><![CDATA[sondages]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon un sondage Opinionway-Fiducial, 30% des voix iraient à l’UMP, 27% au PS et 10% aux Verts-Europe Ecologie.
Une large majorité de Français souhaite la victoire de la gauche aux élections régionales de mars (Reuters)
L&#8216;UMP, avec 30%, arriverait en tête du premier tour des régionales s&#8217;il avait lieu dimanche prochain, devant le PS (27%) et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://tempsreel.nouvelobs.com/file/827982.jpg" alt="Une large majorité de Français souhaite la victoire de la gauche aux élections régionales de mars (Reuters)" width="330" height="287" /><strong>Selon un sondage Opinionway-Fiducial, 30% des voix iraient à l’UMP, 27% au PS et 10% aux Verts-Europe Ecologie.</strong><br />
Une large majorité de Français souhaite la victoire de la gauche aux élections régionales de mars (Reuters)</p>
<p><span class="cap">L</span>&#8216;<strong>UMP</strong>, avec 30%, arriverait en tête du premier tour des régionales s&#8217;il avait lieu dimanche prochain, devant le <strong>PS </strong>(27%) et les <strong>Verts-Europe Ecologie</strong> (10%), selon un sondage Opinionway-Fiducial pour <em>Le Figaro</em>/LCI, publié lundi 8 février.<br />
20% des personnes interrogées n&#8217;expriment pas d&#8217;intentions de vote. Elles étaient 27% en décembre.<br />
L&#8217;<strong>UMP </strong>et ses alliés - <strong>Nouveau Centre</strong>, <strong>MPF</strong>, <strong>Chasseurs</strong> - sont crédités de 30%, un score inchangé par rapport au sondage précédent le 10 décembre.<br />
Le PS gagne quatre points à 27%. Les Verts/Europe écologie en perdent quatre, de sorte que l&#8217;écart entre les deux formations s&#8217;élève à 17 points contre 9 points lors de la précédente enquête.<br />
Le <strong>FN </strong>est crédité de 9% des intentions de vote (-1) et le <strong>MoDem </strong>de 6% (-2).<br />
Le Front de gauche (<strong>PCF-PG</strong>) gagne deux points à 6% d&#8217;intentions de vote, et dépasse le <strong>NPA </strong>d&#8217;Olivier <strong>Besancenot </strong>(4%, =).<br />
1% des intentions de vote vont à <strong>LO</strong>, en baisse d&#8217;un point.</p>
<p><strong>Le bloc de gauche à 44%</strong><br />
Le sous-total gauche (PS/verts-Europe Ecologie/Front de gauche/Divers gauche) atteint à 44% en hausse de 3 points par rapport à la précédente enquête.<br />
Le sous-total droite (UMP-NC-MPF-CPNT/divers droite) progresse également de 3 points à 33%.<br />
Depuis le 1er octobre, date de la première enquête, les listes UMP-NC ont perdu 6 points, tandis que celles du PS ont gagné 8 points. Celles des Verts et Europe écologie ont baissé de 6 points, celles du FN ont progressé de 3 points et celles du MoDem ont baissé d&#8217;un point comme celles du Front de gauche et celles du NPA.<br />
35% (-2) des personnes interrogées affirment qu&#8217;elles voteront en fonction des enjeux nationaux, tandis que 64% (+2) le feront en fonction d&#8217;enjeux régionaux.</p>
<p><em>Sondage réalisé en ligne (système Cawi) les 3 et 4 février auprès d&#8217;un échantillon de 1.014 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas) avec une marge d&#8217;incertitude de 2 à 3 points au plus pour 1.000 répondants. Notice détaillée consultable auprès de la commission nationale des sondages.</em></p>
<p><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/regionales_2010/20100208.OBS6188/ensemble_ps_et_verts_devancent_lump_de_7_points.html?idfx=RSS_notr&amp;xtor=RSS-17">Nouvelobs.com</a></p>
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		<title>Schuller, Noir, Botton : les repentis refont parler d&#8217;eux</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 11:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[18 - UDF-MoDem-Centre]]></category>

		<category><![CDATA[20 - UMP]]></category>

		<category><![CDATA[Botton]]></category>

		<category><![CDATA[Noir]]></category>

		<category><![CDATA[Schuller]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore des nouvelles d&#8217;une vedette des affaires des années 90 : Didier Schuller s&#8217;envole ce samedi pour Saint-Domingue. Pas pour fuir la justice française, comme en 1994, lorsque le conseiller général RPR des Hauts-de-Seine avait choisi les Caraïbes pour se cacher des juges. Cette fois, il est libre et veut relancer sa carrière de consultant.
Ce discret [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.article11.info/spip/local/cache-vignettes/L250xH360/15cap_72-42b6e.jpg" alt="" width="300" height="433" /><em><strong>Encore des nouvelles d&#8217;une vedette des affaires des années 90 : Didier Schuller s&#8217;envole ce samedi pour Saint-Domingue. Pas pour fuir la justice française, comme en 1994, lorsque le conseiller général RPR des Hauts-de-Seine avait choisi les Caraïbes pour se cacher des juges. Cette fois, il est libre et veut relancer sa carrière de consultant.</strong></em><br />
Ce discret retour médiatique (seuls <a href="http://news.google.fr/news?sourceid=Mozilla-search&amp;q=didier+schuller&amp;num=50&amp;hl=fr&amp;edition=fr&amp;ie=UTF-8&amp;safe=off&amp;sa=G&amp;scoring=d" target="_blank">trois sites ont repris la dépêche</a>) d&#8217;un des héros des frasques politico-financières du RPR des années 90 en rappelle deux autres, récents aussi, et plus ou moins discrets : ceux de Michel Noir et de son ex-gendre Pierre Botton.</p>
<p>D&#8217;autres repris de justice de la grande époque, comme <a href="http://www.rue89.com/2009/06/23/carignon-le-retour-de-lami-de-trente-ans-de-sarkozy">Alain Carignon (ex-maire de Grenoble)</a> ou le centriste Michel Mouillot (ex-maire de Cannes), font peu de bruit en dehors de leurs régions d&#8217;origine. L&#8217;ex-socialiste et ancien maire d&#8217;Angoulême Jean-Michel Boucheron semble, lui, complètement tombé dans l&#8217;oubli.</p>
<p><strong>Mais Schuller, Botton et Noir font encore parler d&#8217;eux.</strong></p>
<p><strong>Schuller : l&#8217;irrésistible appel de Saint-Domingue</strong><br />
Vendredi, Didier Schuller, 62 ans, a rendu son bracelet électronique. Il a purgé la peine, prononcée en janvier 2007, de trois ans de prison dont un an ferme, 150 000 euros d&#8217;amende, privation de ses droits civiques, civils et familiaux pour cinq ans. Son motif ? Le financement occulte de sa carrière politique à Clichy (Hauts-de-Seine) par des entreprises du BTP.</p>
<p><a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/06/01011-20100206FILWWW00567-didier-schuller-a-purge-sa-peine.php" target="_blank">Interrogé par l&#8217;AFP</a>, Didier Schuller a déclaré :</p>
<blockquote><p>« Je pars ce jour samedi pour Saint-Domingue […] J&#8217;y vais pour relancer ma carrière de conseil à l&#8217;exportation, j&#8217;y vais notamment pour aider un exportateur de blé français qui n&#8217;a pas été payé. »</p></blockquote>
<p>Cette annonce nous ramène immanquablement à la fin du règne de François Mitterrand, quand Didier Schuller a offert à la chronique politico-financière un des feuilletons les plus rocambolesques d&#8217;une époque qui en a compté beaucoup.</p>
<p>En 1994, cet énarque proche de Charles Pasqua et de Patrick Balkany, très impliqué dans la gestion des HLM et dans la vie du conseil général des Hauts-de-Seine, donne son nom à un scandale : l&#8217;affaire Schuller-Maréchal. Beau-père du juge Eric Halphen, qui enquêtait sur le financement occulte du RPR, Jean-Pierre Maréchal est soupçonné d&#8217;avoir soutiré un million de francs à Schuller pour lui assurer la clémence de son gendre.</p>
<p><strong>Pendant sa cavale, il a développé ses réseaux en Amérique latine</strong><br />
Lorsque le scandale éclate, Didier Schuller, 47 ans, s&#8217;enfuit aux Bahamas avec sa maîtresse de 23 ans, en laissant sa famille en France. Puis le couple s&#8217;installe en République dominicaine, où Schuller développe une activité de conseil pour les entreprises ou les politiques de l&#8217;île.<span id="more-8335"></span></p>
<p>Rentré en France en 2002, Schuller n&#8217;a pas pu revenir en politique comme il le voulait : inéligible jusqu&#8217;en 2012, il n&#8217;exclut pas de se représenter ensuite :</p>
<blockquote><p>« Mais avant de penser à un retour à la politique, je veux relancer ma carrière de conseil à l&#8217;exportation en Amérique latine, une région que je connais bien. »</p></blockquote>
<p><strong>Botton : il veut la transformer la prison</strong><br />
C&#8217;est une belle réhabilitation pour un ancien condamné : en janvier, <a href="http://www.rue89.com/2010/01/18/pierre-botton-est-revenu-il-va-sauver-la-prison-134407-0">la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a investi Pierre Botton d&#8217;une mission officielle de la République,</a> pour améliorer les prisons.</p>
<p>Homme d&#8217;affaires et gendre du maire RPR de Lyon Michel Noir, Pierre Botton avait été condamné pour banqueroute et abus de biens sociaux à cinq ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, et 200 000 francs d&#8217;amende. Les deux hommes étaient poursuivis pour avoir perçu 1,3 million d&#8217;euros de virement occultes venus de trois entreprises de BTP, à la fin des années 80.</p>
<p>Botton a passé vingt mois derrière les barreaux, jusqu&#8217;en 1998. Depuis, il déclare que « le système judiciaire a sauvé [sa] vie », et il n&#8217;est plus le gendre de Michel Noir. Il est en revanche un ami de vingt ans de Nicolas Sarkozy, comme il le déclarait en janvier place Vendôme.</p>
<p></p>
<p><strong>Noir : les affaires, c&#8217;est toujours mieux en famille</strong><br />
Pierre Botton et Michel Noir ne sont plus de la même famille, le premier s&#8217;étant séparé de la fille du second. Mais l&#8217;ancien maire RPR de Lyon, <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20031114.OBS9717/?xtmc=pierrebotton&amp;xtcr=5" target="_blank">plusieurs fois condamné à de la prison avec sursis</a> pour recel d&#8217;abus de bien sociaux, notamment au détriment des sociétés de Botton, continue de faire affaire avec ses proches.</p>
<p>En décembre, <a href="http://eco.rue89.com/2009/12/01/michel-noir-et-la-redoute-des-affaires-en-famille-128344">Eco89 a révélé un contrat</a> qui, a priori, n&#8217;a rien d&#8217;illégal. Michel Noir possède aujourd&#8217;hui Arnava, une entreprise de conseil spécialisée dans « l&#8217;assessment » (l&#8217;évaluation) des cadres dirigeants. Mais <a href="http://www.lyonpoche.com/actualites/lyon-en-direct/sbt-investit-dans-la-telephonie-mobile.html" target="_blank">les affaires de l&#8217;ancien ministre</a> ne vont pas très fort, ces dernières années.</p>
<p>L&#8217;arrivée de son fils -et presque homonyme- Jean-Michel Noir à la présidence de La Redoute en février 2009 lui a permis de rebondir un peu. Cet automne, 60 cadres dirigeants de la Redoute ont été évalués par Arnava.<br />
Interrogé sur ce léger soupçon de népotisme (tout à fait légal), un porte-parole du groupe PPR, qui possède La Redoute, n&#8217;y voyait rien de choquant :</p>
<blockquote><p>« La société Arnava figure depuis plusieurs années dans la liste des prestataires utilisés par la direction des ressources humaines de PPR. C&#8217;est à ce titre que notre enseigne La Redoute a été amenée à travailler avec eux. »</p></blockquote>
<p>Par <strong>Augustin Scalbert</strong> pour <a href="http://www.rue89.com/2010/02/06/schuller-noir-botton-les-repentis-des-annees-90-refont-parler-deux-137210">Rue89 </a></p>
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		<title>Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/08/appel-contre-le-projet-darcos-de-mise-a-mort-de-la-medecine-du-travail/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 05:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[06 - Travail-Entreprises]]></category>

		<category><![CDATA[08 - Santé-Services publics]]></category>

		<category><![CDATA[Darcos]]></category>

		<category><![CDATA[médecine]]></category>

		<category><![CDATA[médecine du travail]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://bluecox.files.wordpress.com/2009/03/medecins-du-travail.jpg" alt="" width="300" height="221" />À l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?</p>
<p>Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.</p>
<p>C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.</p>
<p>Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail. Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d’employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ».</p>
<p>Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.<span id="more-8320"></span></p>
<p>Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.</p>
<p>L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’intérêt des salariés.</p>
<p>Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/12/20/bilan-du-lipdub-des-jeunes-ump-plainte-en-cours-et-xavier-darcos-consterneridiculise/">Darcos</a> de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !</p>
<p>Signez cet appel sur le site &#8220;<a href="http://non-mort-medecine-travail.net/">non-mort-medecine-travail.net</a>&#8220;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mais pourquoi les &#8220;grands journalistes&#8221; ne défendent-ils pas leur confrère humilié par Xavier Bertrand?</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/07/mais-pourquoi-les-grands-journalistes-ne-defendent-ils-pas-leur-confrere-humilie-par-xavier-bertrand/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 11:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[05 - Presse, média, Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Arlette Chabot]]></category>

		<category><![CDATA[Gilles Leclerc]]></category>

		<category><![CDATA[Nicolas Totet]]></category>

		<category><![CDATA[public sénat]]></category>

		<category><![CDATA[Vincent Peillon]]></category>

		<category><![CDATA[Xavier bertrand]]></category>

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		<description><![CDATA[Je sais que certains posteurs ont déjà traité de cette terrifiante bande vidéo, mais je me permets à mon tour d&#8217;apporter mon grain de sel.
Sur les ondes de Public Sénat, Xavier Bertrand a réglé quelques comptes avec un journaliste du Courrier Picard. Voici la séquence:

Evidemment, tout le monde s&#8217;amuse de voir ainsi un malheureux journaliste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je sais que certains posteurs ont déjà traité de cette terrifiante bande vidéo, mais je me permets à mon tour d&#8217;apporter mon grain de sel.<br />
Sur les ondes de <em>Public Sénat</em>, <a class="tag_auto" href="http://www.lepost.fr/tag/xavier-bertrand/" target="_blank">Xavier Bertrand</a> a réglé quelques comptes avec un journaliste du <em>Courrier Picard</em>. Voici la séquence:</p>
<p></p>
<p>Evidemment, tout le monde s&#8217;amuse de voir ainsi un malheureux journaliste se faire étriller par le terrible M. Bertrand.</p>
<p>Pas moi.</p>
<p>Car cette séquence a quelque chose d&#8217;effrayant.</p>
<p>Quelle victoire pour un politique de la stature de Bertrand que de se payer un journaliste absolument pas rompu aux techniques de la télévision, apeuré par le decorum et perdant de fait tous ses moyens! Et le téléspectateur averti aura noté combien <a class="tag_auto" href="http://www.lepost.fr/tag/gilles-leclerc/" target="_blank">Gilles Leclerc</a> s&#8217;est montré confraternel envers son collègue de la presse régionale en volant à son secours tel Grouchy au secours de Napoléon à Waterloo.</p>
<p>Cette séquence en dit long sur la conception des <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/24/8116/">rapports entre journalistes et politiques</a> selon Xavier Bertrand. Elle en dit long sur la violence dont certains politiques sont prêts à faire preuve envers la presse et les journalistes dès lors que ceux-ci ne jouent pas <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/16/chic-une-soiree-sarkozy-sur-tf1/">le jeu convenu </a>et ne bénéficient pas de la mobilisation de<a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/19/le-coq-et-la-poule/"> vieille garde éditoriale préoccupée de sauver le soldat Chabot.</a></p>
<p><a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/15/j%e2%80%99ai-decide-de-ne-pas-participer-au-debat-d%e2%80%99indignite-nationale-organisee-ce-soir-sur-france-2/">Peillon</a> ne vient pas à un débat télé, et <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/01/16/1890433_vincent-peillon-l-homme-qui-a-fache-la-meute-des-editorialistes-de-l-audiovisuel.html"> c&#8217;est la mobilisation générale des journalistes institutionnels</a>. Bertrand crucifie un journaliste, le maltraite, l&#8217;injurie, et c&#8217;est le silence absolu. Etonnant.</p>
<p>Pourquoi défendre <a class="tag_auto" href="http://www.lepost.fr/tag/arlette-chabot/" target="_blank">Arlette Chabot</a> et pas <a class="tag_auto" href="http://www.lepost.fr/tag/nicolas-totet/" target="_blank">Nicolas Totet</a>? Pourquoi ce silence? Pourquoi cette indifférence?</p>
<p>Par Bruno Roger-Petit pour  <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/02/1919556_quand-xavier-bertrand-se-fait-interviewer-par-la-reincarnation-de-desproges.html">&#8220;le post&#8221;<br />
</a></p>
<p><strong>Note de la rédaction du <em>Post</em>:</strong> Sur <em>Le Post</em>, <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/03/1922306_clash-avec-le-courrier-picard-ca-montre-le-vrai-visage-de-xavier-bertrand.html"> le rédacteur en chef ajdoint du Courrier Picard à Saint-Quentin revient sur ce qu&#8217;il l&#8217;appelle &#8220;l&#8217;acharnement de Xavier Bertrand&#8221;</a>. Il explique pourquoi selon lui, <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/03/1922306_clash-avec-le-courrier-picard-ca-montre-le-vrai-visage-de-xavier-bertrand.html"> Xavier Bertrand s&#8217;en est pris au journaliste</a>.</p>
<p>Nicolas Totet revient sur cette interview: &#8220;<a href="http://www.lepost.fr/article/2010/02/04/1923272_le-journaliste-clashe-par-xavier-bertrand-d-entree-il-avait-decide-de-me-fusiller.html">D&#8217;entrée, il avait décidé de me fusiller. Je suis tombé dans un traquenard.</a>&#8220;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’euro à la merci des banques</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/07/l%e2%80%99euro-a-la-merci-des-banques/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 05:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[03 - Economie]]></category>

		<category><![CDATA[CDS]]></category>

		<category><![CDATA[finance]]></category>

		<category><![CDATA[Grèce]]></category>

		<category><![CDATA[Monde financier]]></category>

		<category><![CDATA[monnaie]]></category>

		<category><![CDATA[zone euro]]></category>

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		<description><![CDATA[L’euro est en crise. A lire les articles des commentateurs avisés, la responsabilité en revient aux différents canards boiteux au sein de l’Union : les fameux PIGS, comme les ont si subtilement nommés les milieux financiers. Leurs déficits galopant expliqueraient la débâcle actuelle, ils contribueraient à semer le doute auprès des investisseurs et à alimenter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.linternaute.com/temoignage/image_temoignage/400/crise-financiere-dessins-humoristiques_193664.jpg" alt="" width="302" height="394" />L’euro est en crise. A lire les articles des commentateurs avisés, la responsabilité en revient aux différents canards boiteux au sein de l’Union : les fameux PIGS, comme les ont si subtilement nommés les milieux financiers. Leurs déficits galopant expliqueraient la débâcle actuelle, ils contribueraient à semer le doute auprès des investisseurs et à alimenter la panique. Mais à y regarder de plus près, les événements ne se sont pas déroulés de la sorte. Récapitulons brièvement les faits.</p>
<p>La<a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/12/09/958-milliards-deuros-pour-leurope-la-faillite-pour-la-grece/"> Grèce</a> est le gros souci de l’Union. C’est ce que nous serinent les médias, banques, économistes et finalement politiciens de tous bords. Certes, on ne peut nier que les finances de cet État soient dans un état lamentable. Depuis que le pays est gouverné par une nouvelle équipe, le déficit a subitement doublé, dépassant les 13% du PIB. Il ne faut pas s’étonner de la chose : les chiffres communiqués par le gouvernement précédent étaient embellis. Mais qui nous assure que les nouveaux soient fiables ? Personne, bien sûr. En réalité, cela n’a aucune importance. Tout ce qu’on en déduit formellement est que la Grèce est dans la dèche. Son nouveau gouvernement a calculé ses besoins pour cette année : 53 milliards d’euros. Sans doute la seule donnée fiable de tout cet imbroglio.</p>
<p>Mise sous pression, la Grèce a dû démontrer qu’elle avait un plan de redressement approprié. L’Europe et ses membres lui ont d’ailleurs fait la leçon : si elle ne parvient pas à réduire son déficit à 3% du PIB d’ici 2012, les sanctions tomberont. Il n’est initialement fait aucune allusion à une quelconque aide de la part de l’Europe. <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/06/l%e2%80%99espagne-est-elle-encore-credible/">Le pays doit s’en tirer seul.</a></p>
<p>Et il s’affaire, ce petit pays. Il convoque un consortium de banques qui doit lui élaborer un emprunt international digne de ce nom. Le Crédit Suisse est choisi pour le diriger. Ce dernier s’accoquine avec la Deutsche Bank, Morgan Stanley et Goldman Sachs pour mener la besogne à son terme. La Grèce souhaite récolter 5 milliards d’euros à cinq ans. Ces quatre banques lui concoctent un emprunt très attrayant et sollicitent les investisseurs. Ces derniers ne se font pas priés. Ils sont tout bonnement enchantés par les conditions qui leur sont offertes. Dame ! 4% de plus qu’un emprunt allemand équivalent, on ne rechigne pas à une telle aubaine. Les banques du consortium récoltent en quelques heures pour l’équivalent de 25 milliards d’euros d’intentions d’achat. Un succès qui permet à la Grèce de revoir les conditions initiales de son emprunt. Le coupon passe de 6,35% à 6,10%. Le gouvernement grec stoppe prématurément la souscription et se satisfait de 8 milliards en tout, quand même 60% de plus que prévu. Tout le monde est aux anges.</p>
<p>Jusqu’ici, rien de particulier à signaler. Le succès retentissant de ce placement vaut les louanges les plus élogieuses du monde politique européen, des banques et même de la banque centrale européenne. Ils sont unanimes : la Grèce est sur la bonne voie. Son problème sera résolu. L’Europe s’en tirera. Le lendemain, pourtant, le cours de cet emprunt qui se négocie déjà sur le marché secondaire chute de 3% d’un coup. Dans le monde obligataire, une telle variation est énorme. Que s’est-il passé ? Les investisseurs sont outrés. Ils affirment haut et fort avoir été floués.<span id="more-8314"></span></p>
<p>On peut effectivement le craindre. Car si un tiers des ordres a été satisfait, il est impossible qu’une large part des deux tiers restant ne cherche à obtenir sa part sur le marché. Le cours aurait par conséquent dû résister, voire grimper. S’il chute, c’est que des investisseurs ayant acquis les titres les vendent précipitamment. Et cela le lendemain d’une opération couronnée de succès ?!? Non, on avance d’emblée l’idée que les banques ont falsifié leur carnet de commandes, pour attirer plus facilement les investisseurs finaux. Bien sûr, elles démentent. Alors quoi ?</p>
<p>On apprend le jour de cette débâcle que la banque américaine Goldman Sachs, membre du consortium, avait de sa propre initiative contacté les autorités chinoises pour lui demander si elles étaient intéressés par 25 milliards d’euros d’emprunts grecs. La Chine décline cette offre. Le gouvernement grec s’offusque d’être pris ainsi au dépourvu et condamne les agissements de la banque américaine. Saine réaction, avouons-le. Mais le mal était fait, l’attention des investisseurs s’est portée sur cette affaire. L’euro a souffert. C’est que bon nombre d’entre eux ont rapidement compris qu’il n’y avait pas que la Grèce dans un état piteux en Europe. D’aucuns ont commencé à se débarrasser d’un trop plein de titres souverains européens.</p>
<p>La Grèce et l’Europe sont les premières victimes de cette situation. Le pays, parce que l’affaire l’affaiblit et lui compliquera la vie lors de nouvelles émissions. L’Europe, parce que les oscillations de l’euro dépassent son entendement. Nos politiciens, eux, dans leur grande majorité, affirment que cette histoire n’est qu’un fait divers et que la baisse de l’euro est une bonne nouvelle pour les exportateurs. Ils oublient que les principaux exportateurs produisent des produits pointus dont le prix est non tributaire des mouvements des monnaies. Quant aux produits courants, l’Europe en importe davantage qu’elle n’en exporte (hors d’Europe).</p>
<p>Une enquête est toutefois ouverte sur ces agissements inhabituels. Une semaine après ces évènements, de nouveaux arguments sont avancés par les banques du consortium. La première explication concerne le carnet de commandes. Ce ne sont pas elles qui l’ont gonflé, mais les investisseurs. Pour être certains d’obtenir les titres tant convoités, certains investisseurs auraient commandé un multiple de ce qu’ils étaient véritablement capables d’assumer. Voilà pourquoi les 17 milliards manquant auraient disparu dès le lendemain.</p>
<p>Cette explication ne tient pas la route. S’il est vrai qu’on commande parfois davantage qu’on ne souhaite réellement, lorsque l’émission est clôturée on n’obtiendra qu’une fraction de la commande. Même celui qui serait privilégié et obtiendrait tout, donc trop par rapport à ce qu’il peut financer, trouverait facilement preneur pour le remplacer. Car, ne perdons pas de vue que si on gonfle sa commande, c’est qu’on croit dans ce qu’on achète. On ne dilapide pas son bien le jour suivant !</p>
<p>Cette explication rejetée, les banques en avancent une nouvelle, plus cocasse encore. C’est la faute au gouvernement grec ! Oui, ce dernier, suite au succès de son émission, avait promptement annoncé qu’il allait en lancer une nouvelle dans la quinzaine, un nouvel emprunt, mais à dix ans cette fois-ci. Cette annonce, affirment les banques, aurait tout d’un coup refroidi les ardeurs des investisseurs. Et prévoyant une chute future des cours, ils se seraient débarrassés des titres fraichement acquis.</p>
<p>Cette explication est encore moins convaincante que la précédente. On imagine mal un investisseur accepter une perte de 3% le lendemain de son acquisition parce qu’il est furieux. Si le succès de l’emprunt provenait de son différentiel par rapport aux emprunts allemands, pourquoi irait-il alors le vendre ? Et quant à la Grèce, on ne peut raisonnablement pas lui reprocher d’essayer de profiter de l’engouement qu’a suscité sa première émission de l’année. De plus, qu’est-ce qu’un emprunt annoncé à dix ans a à voir avec un autre à cinq ans ? Il s’agit de deux segments distincts du marché qui s’adressent le plus souvent à des investisseurs différents. L’argument ne tient donc pas du tout.</p>
<p>Il devient de plus en plus clair que ce sont les banques elles-mêmes qui ont occasionné cette débâcle. Et la suite confirme cette hypothèse. Les grandes banques ayant pignon sur rue sur les marchés internationaux ne se contentent pas de jouer le rôle d’intermédiaire financier qu’elles sont, mais agissent pour leur propre compte. Comme elles constituent l’intermédiaire incontournable de tous les marchés financiers, tout ordre, d’où qu’il émane, passe entre leurs mains. En outre, les banques font aussi fonction de teneur de marché. Ce sont donc elles qui déterminent le prix. Alors, pensez au magot qu’elles ont pu réaliser par la baisse orchestrée de l’euro. Et ceci en manipulant somme toute un tout petit emprunt à l’échelle mondiale. Voilà un bel effet de levier, avouons-le.</p>
<p>Elles ne se sont d’ailleurs pas arrêtées en si bon chemin. Outre les couvertures prises via les Credit–Default Swaps (CDS) contre les risques que présentent les PIGS, il leur fallait maintenant aussi faire fructifier ces derniers. Alors, quoi de plus simple que de s’attaquer aux Bourses et emprunts de ces pays ? Les politiciens européens en sont littéralement restés pantois. Les Bourses en question chutent, entraînant les autres dans leur sillage. Une panique s’installe chez les investisseurs réguliers. Ils ne comprennent plus. Nous allions sortir de la crise, nous affirmait-on sur tous les tons. Et voilà que cela craque à nouveau. Ces investisseurs emballeront la machine et les banques attendent tranquillement pour ramasser les magots délaissés. Dans l’intervalle, si leurs CDS le leur permettent, elles les exercent et encaissent encore plus sur le dos des investisseurs normaux.</p>
<p>L’histoire n’est pas finie. Parallèlement à tout cela, il y a les banques centrales occidentales. Elles avaient décidé à la fin de l’année passée qu’elles allaient stopper leurs largesses vis-à-vis des banques. Certes, elles ne le feraient pas abruptement, mais il fallait qu’elles se mettent à agir en ce sens. Il devenait indispensable d’étayer l’affirmation que la crise est résorbée et la reprise en route. Jusqu’à présent aucune de ces banques n’a changé sa politique. Quelques détails ont été adaptés, mais le gros des mesures subsiste.</p>
<p>Est-ce par mégarde, est-ce par oubli ou serait-ce sciemment, mais Jean-Claude Trichet, le très éclairé président de la BCE, a omis de signaler qu’il acceptait encore des titres grecs en guise de nantissement pour les crédits qu’il allouait aux banques. Cet oubli a fortement irrité les banques. Elles cèdent volontiers des emprunts d’état pour obtenir du crédit à vil prix auprès de leur banque centrale. Si les emprunts grecs ne sont plus recevables – parce qu’ils pourraient subir une nouvelle rétrogradation, nous dit-on – ils deviennent inutiles. Donc on s’en débarrasse. Voilà qui a fortement pesé sur le cours de ces emprunts. Et c’est exactement ce qui s’est produit. Tous les emprunts grecs ont chuté, tous de l’ordre de 3%, voire plus.</p>
<p>Mais ce faisant, ces banques ont placé les gouvernements européens devant une énorme responsabilité. Ils devront en effet faire très attention quand ils lanceront leurs emprunts. Les banques leur dicteront les conditions. Quant aux banques centrales occidentales, ces actions leur empêcheront de changer de cap. Les taux d’intérêt resteront faibles et stables encore un bon moment si les banques continuent librement ce petit jeu. Et elles préparent déjà la suite. L’agence Moody’s vient d’annoncer que si les USA ne prenaient pas de mesures draconiennes en matière de résorption des déficits, elle se verrait contrainte de rétrograder la notation du pays. En clair : la prochaine cible, après l’euro, c’est le dollar.</p>
<p>Quand empêchera-t-on ces banques de nous nuire avec autant de désinvolture ? Quand nos dirigeants politiques comprendront-ils le jeu malsain qui se déroule devant leurs yeux et qu’ils financent de surcroît ? Seraient-ils tous myopes, bornés ou, pis, incompétents ? Je n’ose le croire.</p>
<p>par <strong>Jean-Pierre</strong><br />
Publié par<a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=7680"> Paul Jorion </a>sur son blog</p>
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		<title>Un médicament dangereux à nouveau commercialisé&#8230; pour favoriser la rentabilité de son fabricant !</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 11:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[08 - Santé-Services publics]]></category>

		<category><![CDATA[Afssaps]]></category>

		<category><![CDATA[Conseil Etat]]></category>

		<category><![CDATA[intérêts financiers]]></category>

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		<category><![CDATA[Menarini]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Ketum, un médicament récemment interdit par l&#8217;Afssaps, a été de nouveau autorisé par le Conseil d&#8217;Etat pour ne pas nuire aux intérêts financiers du laboratoire Menarini.. 
Quelques jours après la quasi-grâce accordée pour raisons économiques au &#8220;cartel de la sidérurgie&#8221;, le Conseil d&#8217;Etat récidive. Un médicament suspendu par l&#8217;Affsaps a été de nouveau autorisé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.menarini.fr/images/produits/gamme-ketum.jpg" alt="" width="300" height="226" /><strong>Le Ketum, un médicament récemment interdit par l&#8217;Afssaps, a été de nouveau autorisé par le Conseil d&#8217;Etat pour ne pas nuire aux intérêts financiers du laboratoire Menarini.. </strong></p>
<p>Quelques jours après la <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/02/patrons-voyous-quasiment-gracies-pour-cause-de-crise/">quasi-grâce accordée pour raisons économiques au &#8220;cartel de la sidérurgie&#8221;</a>, le Conseil d&#8217;Etat récidive. Un médicament suspendu par l&#8217;Affsaps a été de nouveau autorisé pour&#8230; ne pas nuire aux intérêts financiers du laboratoire pharmaceutique ! Est-ce que ce monde est sérieux ?</p>
<p>En décembre dernier, l&#8217;Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a suspendu l&#8217;Autorisation de mise sur le marché du Ketum et d&#8217;une vingtaine d&#8217;autres médicaments à base de kétoprofène. La raison ? Des effets secondaires graves, dont des allergies au soleil donnant des eczémas et des cloques pouvant entrainer une hospitalisation. L&#8217;Afssaps est informée du problème depuis une dizaine d&#8217;années. Pleine de tact, elle avait à deux reprises fait modifier la notice, pour sensibiliser médecins et malades. Mais rien n&#8217;y a fait, et une nouvelle évaluation de l&#8217;Agence a conclu à un &#8220;rapport bénéfice/risque [...] défavorable, en raison du risque de survenue de réactions rares, mais graves, de photoallergie et d&#8217;une efficacité faible à modérée&#8221;. Tout va bien qui finit bien&#8230; Ou presque</p>
<p><strong>Effets secondaires… économiques</strong><br />
Un des laboratoires concernés par cette décision, Menarini, a déposé une requête en référé-suspension devant le Conseil d&#8217;Etat. Et l&#8217;ordonnance du juge est tombée le 26 janvier 2010. &#8220;Il ressort des pièces du dossier que le Ketum représente le deuxième chiffre d&#8217;affaires de la société Menarini, de sorte que l&#8217;arrêt de la commercialisation risquerait de compromettre la possibilité pour cette société de retrouver un résultat positif en 2010&#8243; a statué le Conseil d&#8217;Etat, selon Lefigaro.fr. En conséquence de quoi, le laboratoire est de nouveau autorisé à commercialiser son médoc, en attendant les conclusions &#8220;dans le courant du 1er semestre 2010 de la réévaluation communautaire en cours&#8221;. Il suffisait de demander&#8230;</p>
<p><strong>Que vaut la santé de quelques uns, au regard des profits de l&#8217;industrie pharmaceutique ? Rien, pour le Conseil d&#8217;Etat.</strong></p>
<p>par Napakatbra pour &#8220;<a href="http://www.lesmotsontunsens.com/ketum-medicament-dangereux-commercialise-conseil-etat-rentabilite-laboratoire-menarini-6963">les mots ont un sens</a>&#8220;</p>
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		<title>L’Espagne est-elle encore crédible ?</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 05:30:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[03 - Economie]]></category>

		<category><![CDATA[crise]]></category>

		<category><![CDATA[Espagne]]></category>

		<category><![CDATA[faillite]]></category>

		<category><![CDATA[Grèce]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Espagne subira-t-elle le même sort que la Grèce ? En tout cas, le Gouvernement Espagnol - qui semble subitement prendre au sérieux la capacité de nuisance de marchés financiers ayant décimé la Grèce - a annoncé coup sur coup l’allongement de deux années supplémentaires (jusqu’à 67 ans) de la durée du travail et l’augmentation des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200902/02/44624-crise-economique-causee-notamment-explosion.jpg" alt="" width="300" height="200" />L’Espagne subira-t-elle le même sort que <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/12/09/958-milliards-deuros-pour-leurope-la-faillite-pour-la-grece/">la Grèce</a> ? En tout cas, le Gouvernement Espagnol - qui semble subitement prendre au sérieux<a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/11/7969/"> la capacité de nuisance de marchés financiers</a> ayant décimé la Grèce - a annoncé coup sur coup l’allongement de deux années supplémentaires (jusqu’à 67 ans) de la durée du travail et l’augmentation des impôts.<br />
Effets d’annonce dont l’objectif serait de rassurer les marchés ou réelle intention de mettre en place un plan d’austérité ? Toujours est-il que la conjoncture actuelle de très forte récession en Espagne doublée d’une hyper fragilisation du secteur bancaire creuse l’écart entre ses obligations d’Etat et les Bons du Trésor Allemands dont le différentiel flirte avec les 100 points de base, signe d’anticipations croissantes de la part des investisseurs d’un défaut de paiement de l’Espagne sur sa dette souveraine.</p>
<p>En fait, c’est un vrai sentiment de panique qui tenaille actuellement Gouvernement et responsables économiques de ce pays conscients que leur système bancaire, déjà à genoux du fait de l’effondrement en bonne et due forme de leur marché immobilier, est sur investi en Bons du Trésor Espagnols aux valorisations en peau de chagrin. L’avenir de fleurons bancaires Espagnols, autrefois fierté et symboles de la réussite économique du pays, est aujourd’hui suspendu à la bonne volonté des marchés et à la détermination de leur Etat à enfin adopter un plan de rigueur digne de ce nom. Les autorités Espagnoles cèderont-elles aux sirènes électoralistes dont l’effet est de retarder indéfiniment ce type de mesures naturellement impopulaires ?</p>
<p>Toujours est-il que leur pays se retrouve bon dernier de la classe Européenne sur le plan des statistiques économiques. Ainsi est-il classé 26ème sur 26 concernant la Production Industrielle qui, au niveau Européen moyen, a connu en Décembre sa plus forte progression en deux ans tandis qu’elle avait encore régressé en Espagne. De même, ce pays compte la proportion la plus importante de demandeurs d’emplois (19.5% en Décembre dernier) dans un contexte Européen qui en comptait en moyenne 9.5% sur la même période avec des premiers de la classe loin devant (4% pour les Pays-Bas et 5.4% pour l’Autriche) alors que le Gouvernement Espagnol s’était engagé l’an dernier à ce que le niveau psychologique des 4 millions de chômeurs ne soit pas atteint&#8230; Il est aujourd’hui allègrement crevé sachant qu’Eurostat le situe même à 4.5 millions !<span id="more-8298"></span></p>
<p>A moins d’une reprise économique mondiale fastueuse cette année, il y a fort à craindre que l’autre engagement Espagnol - celui de réduire ses déficits publics de 11.4 à 3% de son P.I.B. à l’horizon 2013 - ne soit tout aussi illusoire. En réalité, l’Espagne manque considérablement de crédibilité et pour cause du reste puisque ce déficit annuel, annoncé à 5.2% du P.I.B. (ou 52 milliards d’Euros) en Septembre 2009 avant d’être révisé à 8.5% (à 85 milliards) deux mois plus tard vient d’être estimé à 11.4% (ou 110 milliards) tout récemment&#8230; Le Gouvernement semble donc avoir totalement perdu le contrôle de la situation car comment expliquer sinon qu’une projection de déficits publics puisse doubler en l’espace de moins de quatre mois et ce d’autant que ce chiffre risque d’être encore plus important du fait de déficits de certaines régions autonomes n’ayant pas été pris en compte ?</p>
<p>Et comment accorder le moindre crédit à un Gouvernement qui, suite à l’implosion d’un marché immobilier national hyper spéculatif ayant entraîné le pays dans une récession aigue, vit encore à l’heure d’une prospérité économique bel et bien révolue ? Les marchés se rappelleront donc très prochainement au bon souvenir de ce pays qui n’a toujours pas mis en place le moindre plan à même de stimuler croissance et emploi.</p>
<p>Monsieur Zapatero en était du reste bien conscient lorsqu’il déclarait il y a quelques jours à Davos : &#8221; <em>Nous sommes un pays sérieux et nous tiendrons nos promesses</em> &#8221; &#8230;</p>
<p>Par Michel Santi pour <a href="http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-espagne-est-elle-encore-credible-69455?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29">AgoraVox</a><br />
Michel Santi<br />
De nationalité Suisse et Française, né en 1963 à Beyrouth, Michel Santi a habité au Liban, en Arabie Séoudite, à Bahrein, en Turquie, en France et en Suisse.<br />
Il a été Cambiste et Trader, puis responsable de salles de marché dans différents établissements bancaires en Suisse.<br />
Depuis 2005, il est Economiste et Analyste Financier indépendant et appelé régulièrement en consultation auprès de Banques Centrales (en Asie et en Amérique Latine).</p>
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		<title>La polémique Carla Bruni : rififi chez les people&#8230;</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/05/la-polemique-carla-bruni-rififi-chez-les-people/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 11:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[20 - UMP]]></category>

		<category><![CDATA[Carla Bruni]]></category>

		<category><![CDATA[Presse italienne]]></category>

		<category><![CDATA[San Remo]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la presse italienne, Carla Bruni-Sarkozy est au cœur d’une polémique : dans le cadre du festival de San Remo, la première dame de France doit interpréter, le 18 février, un duo avec Gino Paoli.
Mais parmi les candidats du festival figure Simone Cristicchi qui présente une chanson ironique sur le couple présidentiel français. Aux dires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://storage.canalblog.com/42/23/295434/49262768.jpg" border="0" alt="bruni01g" width="300" height="230" />Dans la presse italienne, Carla Bruni-Sarkozy est au cœur d’une polémique : dans le cadre du festival de San Remo, la première dame de France doit interpréter, le 18 février, un duo avec Gino Paoli.</p>
<p>Mais parmi les candidats du festival figure Simone Cristicchi qui présente une chanson ironique sur le couple présidentiel français. Aux dires de la presse italienne, ce texte indispose l’Elysée, et Carla Bruni-Sarkozy, qui ne viendrait pas à San Remo comme prévu.</p>
<p>Dans la presse italienne ce matin, les titres sont assez éloquents : dans La Républica « <em>Sarkozy contre San Remo»,  « Forfait de Carla Bruni », « Carla Bruni : non au festival qui se moque de Sarkozy</em> » c’est carrément la une de La Stampa, « <em>Carla Bruni offensée, non à San Remo, peut-être le veto de Sarkozy </em>» dans le Corrière della Serra. Et puis il y a même un édito de Mattéo Bouffo dans Le Journale qui parle d’un éventuel possible incident diplomatique entre la France et l’Italie…</p>
<p>On se dit que c’est peut être beaucoup. Beaucoup, au regard aussi des paroles de la chanson, car la chanson on ne la connaît pas encore, puisqu’elle sera présentée en avant-première le 16 février prochain. Mais on en connaît déjà le texte. Le refrain dit «<em> Heureusement qu’il y a Carla ! Nous sommes faits ainsi de Sarko no, Sarko si, qu’elle est belle Carla Bruni ! Devant sa beauté, on parle d’elle et il n’y a plus de problèmes.</em> »</p>
<p>Et l’entourage du chanteur se défend d’ailleurs d’avoir écrit un texte satirique. Pour eux, c’est plutôt une parodie sur l’info people. D’ailleurs la chanson commence ainsi. Le premier couplet c’est  : « <em>Les gens n’ont pas envie de penser aux choses négatives, on préfère penser à l’été, aux vacances, on n’en plus d’entendre que tout va mal aux journaux télévisés, etc.., alors qu’il est si bon de penser à : Comment s’habille Carla Bruni ? Ce que mange Carla Bruni ? Quand sortira le nouveau disque de Carla Bruni ? Comment marche Carla Bruni ? Comment se maquille t-elle ? Nous, tous plus heureux avec Carla bruni…</em></p>
<p>Et donc, toute la presse italienne se moque de ce différent. Mais ce différent, en fait, d’où vient-il ? Quand on réfléchit bien, l’information vient surtout d’un journaliste de la RAI qui a annoncé hier qu’elle ne viendrait plus à San Remo parce qu’elle était – peut être - fâchée par ce texte mélomane.</p>
<p>Mais à l’Elysée, que dit-on ? Il n’y a eu jusqu’ici aucune véritable déclaration de l’Elysée ou de Carla Bruni. C’est là où la presse italienne paraît un peu légère, même pour des journaux qui sont connus pour leur sérieux. Il y a simplement ce journaliste de la RAI qui cite hier les organisateurs du festival de San Remo et un mail qui leur a été envoyé et qui dit que Carla Bruni ne viendra pas sans en préciser les raisons.</p>
<p>Il y a là tout un tollé général qui prouve aussi à quel point, chaque fois que l’on parle Carla Bruni ici, cela provoque des réactions épidermiques et qu’il y a une hostilité irrationnelle envers elle depuis des années déjà, depuis qu’elle exerce son activité de mannequin.</p>
<p>par <strong>werdna</strong> pour <a href="http://inventerre.canalblog.com/archives/2010/02/02/16763547.html">&#8220;in-ven-terre&#8221;</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Il faut inventer de nouvelles protections sociales&#8221;</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/05/il-faut-inventer-de-nouvelles-protections-sociales/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 05:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[01 - Etudes et analyses]]></category>

		<category><![CDATA[Castel]]></category>

		<category><![CDATA[inégalités]]></category>

		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les transformations de la société sont à l’origine de nouvelles formes de pauvreté, qui doivent à leur tour s’accompagner de nouveaux droits. Entretien avec Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Extrait de La lettre de l’insertion par l’activité économique.
La France compte aujourd’hui plus de sept millions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://histoiresdefou.files.wordpress.com/2009/10/robert-castel_228721.jpg" alt="" width="298" height="223" /><em><strong>Les transformations de la société sont à l’origine de nouvelles formes de pauvreté, qui doivent à leur tour s’accompagner de nouveaux droits. Entretien avec Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Extrait de <span class="spip">La lettre de l’insertion par l’activité économique</span>.</strong></em></p>
<p><strong>La France compte aujourd’hui plus de sept millions de personnes pauvres, selon les critères européens de pauvreté. Soit 13 % de la population. Quel regard portez-vous sur <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/14/si-on-prenait-un-peu-aux-riches-ca-ferait-combien-pour-les-pauvres/">une société aussi riche</a> que la nôtre qui conserve un tel taux de pauvreté ?</strong><br />
La coexistence de la richesse et de la pauvreté dans une même société est effectivement paradoxale, mais ce n’est pas un mystère. Cela signifie que le régime économique sous lequel nous vivons ne fonctionne pas pour le bien de tous. Il y a des gagnants, mais il y a aussi des perdants au jeu de la concurrence. Cependant, se contenter de constater l’existence des pauvres est un peu court. La notion de pauvreté recouvre des réalités très diverses. Il y a les anciens pauvres du « quart monde » ; vers le milieu des années 1980, on a commencé à parler des « nouveaux pauvres », dont la situation est liée au développement du chômage de masse ; et depuis une dizaine d’années, on redécouvre les « travailleurs pauvres ». Ce qu’il faut analyser en fait, ce sont les dynamiques économiques et sociales qui expliquent la persistance de certaines formes de pauvreté et, surtout, l’apparition de nouvelles formes de pauvreté, telles celles qui sont produites par le chômage et par l’accroissement de la précarité des relations de travail.</p>
<p><strong><br />
Dans &#8220;La montée des incertitudes&#8221; (Seuil, 2009), vous soutenez l’idée que certains de nos concitoyens ne sont pas reconnus et traités comme des individus à part entière. Qu’entendez-vous par là ?</strong><br />
Depuis la fin du XIXe siècle, il s’était constitué un socle de ressources matérielles et de droits en matière de travail et de protection sociale : le droit à être soigné quand on est malade, le droit à la retraite quand on n’est plus en âge de travailler, le droit à un salaire décent, etc. C’est ce qu’on a appelé la « propriété sociale », qui est la base de l’indépendance sociale de l’individu.</p>
<p>Depuis une trentaine d’années, on observe d’importantes transformations sociales telles que la précarisation du marché du travail et l’affaiblissement des systèmes de protection. Certains y ont beaucoup gagné : ce sont les « individus par excès », ceux qui regorgent de ressources, de narcissisme, de pouvoir. D’autres, au contraire, y ont beaucoup perdu et n’ont plus accès à certaines dimensions de la propriété sociale. Ce sont ce que j’appelle les « individus par défaut », ceux auxquels il manque la possibilité réelle d’être des individus. Ils sont renvoyés à des formes inférieures de protections, délivrées sous condition de ressources, comme les minima sociaux, et n’ont pas accès aux supports nécessaires pour les aider à s’en sortir.<span id="more-8292"></span></p>
<p>Je pense, par exemple, aux jeunes de banlieues défavorisées, qui galèrent à la recherche d’un premier emploi. Les actions de la politique de la ville sont largement insuffisantes pour les aider réellement à s’en sortir. Je pense aussi aux demandeurs d’emploi de longue durée, qui doivent souvent se contenter du revenu de solidarité active (RSA) de base (ex-revenu minimum d’insertion) pour vivre et qu’on risque de laisser tomber sous prétexte qu’ils seraient « non reclassables » sur le marché du travail. Mais également à tous ces salariés précaires à qui il n’est jamais offert un emploi stable et les droits sociaux qui vont avec. Ou aux travailleurs pauvres, que le travail ne permet plus de sortir de la pauvreté.</p>
<p><strong><a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/03/le-rsa-ca-ne-marche-pas/">Le RSA</a>, que vous évoquiez, se divise en deux dispositifs : le RSA « de base », qui remplace le revenu minimum d’insertion (RMI) et fonctionne exactement de la même manière, et le RSA « chapeau », qui vise à apporter un petit complément de revenus aux ménages de travailleurs pauvres. Quel jugement portez-vous sur ce dispositif ?</strong><br />
Je ne ferai pas une critique absolue du RSA. Etant donné la situation actuelle du marché du travail, il vaut mieux, sans doute, qu’il ait été créé, car il permettra à un certain nombre de gens qui en ont bien besoin de compléter leurs revenus du travail. Mais en même temps, il risque de renforcer le processus de précarisation du marché du travail. Il y aura désormais sur ce marché des individus « soldés », pour lesquels les employeurs se diront que, comme ces salariés touchent le RSA, ils peuvent bien leur proposer des contrats courts ou des emplois à temps très partiels, sans jamais chercher à améliorer la qualité de ces emplois.</p>
<p class="spip">Résultat, un certain nombre d’individus risquent de « s’installer », malgré eux, dans le RSA, ce qu’on reprochait à certains allocataires du RMI. Ces gens viendront grandir la masse d’individus situés en dessous du salariat, ce que j’ai appelé le « précariat ».</p>
<p>Le RSA marque aussi un durcissement des politiques « d’activation des dépenses », dans un contexte conjoncturel pourtant peu propice au retour à l’emploi. Selon les discours de Nicolas Sarkozy sur le sujet, les allocataires du RSA de base pourraient se voir retirer leur allocation s’ils refusaient deux fois une offre d’emploi, si médiocre soit-elle. Ainsi, la logique de « contrepartie » est largement renforcée par rapport au RMI. On exige donc de plus en plus de ceux qui ont le moins, ce qui peut sembler paradoxal. Il ne faut pas oublier le fait que les individus sont inégalement armés pour pouvoir entrer dans une telle logique de contrepartie.</p>
<p><strong>Justement, l’un des objectifs du RSA est de combattre la pauvreté laborieuse, mais il vise aussi à inciter les allocataires du RSA de base à reprendre un emploi. Dans un contexte où le chômage explose, où il n’y a pas suffisamment d’emplois à proposer à tout le monde, le RSA n’est-il pas condamné à disparaître ?</strong><br />
Je ne le pense pas, car ce dispositif peut aussi être considéré par certains - dangereusement - comme un moyen de lutter contre le chômage.<br />
Le capitalisme actuel n’est pas capable de créer une société de « plein emploi », avec un véritable statut de l’emploi. A défaut, certains envisagent l’avènement d’une société de « pleine activité », où chacun travaillerait pour ne pas être considéré comme un oisif, un parasite, mais à des conditions minimales de salaires et de droits. Le RSA peut être un moyen de parvenir à cette société de pleine activité et de sous-salariat, en multipliant les activités dégradées.<br />
Alors qu’on parlait, il y a une dizaine d’années, de « la fin du travail » (du nom d’un ouvrage de l’économiste Jérémy Rifkin, sorti en 1995), il y a aujourd’hui une survalorisation, une apologie inconditionnelle de <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/01/le-travail/">la valeur travail</a>. Mais il faut bien souligner qu’il y a travail et travail. Le seul travail qui est défendable est celui qui donne un minimum de droits et un salaire décent.</p>
<p><strong>Vous l’avez dit, le marché du travail s’est largement précarisé depuis les années 1970. Comment la protection sociale et les droits sociaux peuvent-ils s’adapter à cette évolution ?</strong><br />
Certaines des transformations sociales de ces trente dernières années sont à mon sens assez irréversibles. Il faut donc les prendre en compte. Mais si l’on est sensible à certaines valeurs de solidarité, il faut attacher de nouveaux droits à ces transformations. Cela suppose notamment un changement de modus operandi de l’Etat social. Jusque-là, les individus étaient protégés par leur appartenance à de grandes catégories homogènes de la population correspondant à leur statut professionnel, et l’Etat était garant de ces protections. Aujourd’hui, l’Etat devrait davantage prendre en compte la singularité des trajectoires et devenir ainsi un Etat « animateur », un « Etat social actif ».<br />
Cela supposerait notamment une sécurisation des parcours professionnels, dont certains économistes et juristes (Bernard Gazier, Alain Supiot) mais aussi les syndicats (notamment la CGT, avec son idée de « Sécurité sociale professionnelle ») parlent depuis une dizaine années. Cette sécurisation des parcours implique que de nouvelles protections soient attachées à la personne des salariés, pour lutter contre la précarité, pour leur permettre d’être plus mobiles, mais dans la sécurité. Cependant, aujourd’hui, le rapport de force n’est malheureusement pas en faveur des salariés.<br />
<strong><br />
Seriez-vous favorable à l’instauration d’un revenu d’existence, revenu minimal qui serait versé à tous sans aucune contrepartie ?</strong><br />
Non, car ce dispositif serait très dangereux. A mes yeux, un revenu convenable pour vivre décemment est de l’ordre du Smic. Si un revenu d’existence était créé, il serait certainement bien moindre, et ne permettrait pas le minimum d’indépendance économique nécessaire aux individus. Le bénéficiaire de ce revenu devrait donc faire autre chose pour compléter ce revenu, et serait amené à accepter n’importe quel petit boulot pour arrondir ses fins d’allocation. Ce qui, là encore, serait un facteur supplémentaire de dégradation du marché du travail. L’alternative à cette dégradation, ce serait d’attacher de nouveaux droits et de nouvelles protections aux nouvelles situations de travail.</p>
<p><strong>En quoi le RMI, devenu RSA de base, est-il différent ?</strong><br />
La philosophie du RMI était très différente de celle du revenu d’existence : il s’agissait de donner un coup de main aux gens pour qu’ils s’en sortent. Dès sa création en 1989, il prévoyait la signature d’un contrat d’insertion avec chaque allocataire, visant à mettre en place toutes les actions nécessaires à son insertion sociale et professionnelle. Cela devait permettre de sortir d’une pure logique d’assistance. Certes, cela n’a pas très bien fonctionné : à peine la moitié des allocataires du RMI signaient effectivement un contrat d’insertion, et lorsqu’il était signé, il ne donnait pas toujours autant de résultats que souhaité. Mais c’est aussi parce qu’on ne s’est pas assez mobilisé autour de cette préoccupation d’insertion. Les entreprises, notamment, étaient très peu présentes dans les contrats d’insertion, alors que ce sont les premières actrices de l’insertion sur le marché du travail.</p>
<p><strong>Le travail social a-t-il été à la hauteur dans cette lutte contre la pauvreté et l’exclusion ?</strong><br />
Les travailleurs sociaux exercent un métier très difficile. Le plus souvent, ils font ce qu’ils peuvent pour améliorer la situation des gens, mais sont pris dans un système de contraintes avec lequel ils doivent composer. On ne peut pas leur faire porter le chapeau de ce qui ne fonctionne pas sur le marché du travail. Aujourd’hui, dans les entreprises d’insertion et autres structures d’insertion par l’activité économique, par exemple, on parvient souvent à qualifier les personnes, à les former, à les remettre à niveau. Mais si à la sortie il n’y a pas de travail à leur proposer, c’est presque comme si on n’avait rien fait.</p>
<p><strong>Vous critiquez la notion d’exclusion. Pour quelles raisons ?</strong><br />
Par paresse, on a tendance à recentrer la question sociale sur cette notion d’exclusion. J’estime que c’est une erreur, car c’est une notion statique, un mot-valise dans lequel on cristallise toute la misère du monde, mais qui n’explique rien sur les processus qui mènent à ces situations. Derrière cette notion, il y a l’idée qu’un sans-domicile fixe, un chômeur ou un jeune de banlieue est « exclu ». Cela nie complètement la différence entre ces situations et occulte la nécessité de chercher et de combattre les causes qui ont amené ces personnes-là où elles sont aujourd’hui.<br />
Il est préférable à mon sens de parler de « désaffiliation » plutôt que d’exclusion. Ce concept est en effet plus dynamique et invite à tenter de comprendre comment se fait le processus de décrochage, qui passe par plusieurs stades successifs. Car on ne décroche pas du jour au lendemain et tous ne décrochent pas de la même chose. La trajectoire du jeune de banlieue discriminé sur une base ethnique n’est pas celle du chômeur de longue durée, ni celle du jeune très diplômé qui recherche un emploi, etc. Et leur avenir sera aussi très variable.</p>
<p>Propos recueillis par<strong> Camille Dorival</strong></p>
<p class="spip">Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).</p>
<p class="spip">Extrait de <em><a class="spip_out" href="http://www.lettre-insertion.fr/">La lettre de l’insertion</a></em> -  n°15 - Novembre 2009.</p>
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		<title>Défendons le « Pass contraception »</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 11:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[13 - PS]]></category>

		<category><![CDATA[Pass contraception; Ségolène Royal]]></category>

		<category><![CDATA[Poitou-charentes]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Pass Contraception de Ségolène Royal, qui permet l’accès gratuit à la consultation médicale et à la contraception par l’intermédiaire des infirmières scolaires, est toujours bloqué par le gouvernement. Ce n’est pas parce que cette solution est proposée par une élue de gauche qui a toujours agi en faveur de la contraception qu’il faut que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://1.bp.blogspot.com/_PdEhXz-UZdw/SwQcmjgQqHI/AAAAAAAADV4/2F7rhfIawwE/s1600/pass+contraception.jpg" alt="" width="306" height="133" /><strong>Le <em>Pass Contraception</em> de Ségolène Royal, qui permet l’accès gratuit à la consultation médicale et à la contraception par l’intermédiaire des infirmières scolaires, est toujours bloqué par le gouvernement. Ce n’est pas parce que cette solution est proposée par une élue de gauche qui a toujours agi en faveur de la contraception qu’il faut que le gouvernement UMP la sabote.</strong></p>
<p>Le rapport de l’IGAS rappelle qu’il y a encore 30 000 grossesses chez les mineures et donc une urgence à agir pour répondre à cette détresse.</p>
<p>Contrairement à ce que dit Roselyne Bachelot, le <em>Pass Contraception</em> est le fruit d’une longue concertation et a reçu l’accord des parents d’élèves, des infirmières, des généralistes et des pharmaciens. L’Éducation nationale y a été étroitement associée.</p>
<p>Faut-il rappeler que le gouvernement n’a pas été capable pendant des années de faire le nécessaire ? En agissant pour des raisons politiques, il prive aujourd’hui les jeunes de la contraception gratuite. Il y a là une forme de non assistance à mineures en danger alors que tous les moyens de prévention existent.</p>
<p>Avec raison, Ségolène Royal demande une nouvelle fois au gouvernemeDnt d’autoriser les infirmières scolaires à donner le <em>Pass Contraception</em> aux élèves qui en ont besoin, et d’annuler les ordres d’interdiction du ministère de l’Éducation nationale.</p>
<p>Par Jean-Louis Bianco pour &#8220;<a href="http://www.depresdeloin.eu/2010/02/defendons-le-pass-contraception/">de près, de loin</a>&#8220;</p>
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		<title>La chasse aux fonctionnaires est ouverte</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 05:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[08 - Santé-Services publics]]></category>

		<category><![CDATA[fonction public]]></category>

		<category><![CDATA[Fonctionnaires]]></category>

		<category><![CDATA[woerth]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois propositions et puis s’en va. Le gouvernement ouvre la chasse aux fonctionnaires. A l’inverse du discours de Périgueux de 2006 où le candidat Sarkozy avait caressé les fonctionnaires dans le sens du poil, le président de la république tente de retrouver une popularité à droite en s’attaquant aux piliers de la fonction publique.
Deux coups [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://lamouette.blog.lemonde.fr/files/2010/02/vvp8g_fonctionnairest1.1265187042.jpg" alt=" " width="200" height="271" align="left" /><span style="font-family: trebuchet ms,geneva"><em><strong>Trois propositions et puis s’en va. Le gouvernement ouvre la chasse aux fonctionnaires. A l’inverse du discours de Périgueux de 2006 où le candidat Sarkozy avait caressé les fonctionnaires dans le sens du poil, le président de la république tente de retrouver une popularité à droite en s’attaquant aux piliers de la fonction publique</strong></em>.<br />
Deux coups de boutoirs viennent ainsi de résonner.<strong> </strong><span>Un décret tout d’abord qui prévoit la mise en disponibilité d’un fonctionnaire s’il refuse trois offres d’emploi. La remise en cause également du <a rel="nofollow" href="http://www.lesechos.fr/info/france/020341531746.htm">calcul de la retraite des fonctionnaires sur leurs six derniers mois de service</a> .</span></span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">Il est loin le discours de Nicolas Sarkozy du 6 octobre 2006 à Périgueux dans lequel, il déclarait (cf vidéo) : “<em>chercher à opposer les salariés du secteur public et du secteur privé est dangereux. Chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne. Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste</em>“.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">La hache de guerre a été depuis déterrée. Un projet de loi sera présenté le 11 février au Conseil supérieur de la Fonction publique. Il prévoit qu’un fonctionnaire dont l’emploi a vocation à être supprimé doit être réorienté professionnellement. La grande nouveauté c’est que s’il refuse successivement trois affectations, il sera mis en disponibilité - sans travail, ni salaire, ni droits aux indemnités - ou en retraite d’office. Une fois en disponibilité, l’agent qui refuserait à nouveau trois postes en vue de sa réintégration sera considéré comme «démissionnaire» et pourra être licencié.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">La Fédération Syndicale Unitaire (FSU), majoritaire dans la fonction publique par la voix de Gérard Aschieri dénonce “<em>une boîte à outils pour tailler dans les effectifs</em>“. La CGT évoque “<em>une loi facilitant les licenciements</em>“.<span> </span>Au sein du gouvernement, <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/09/01/woerth-je-sais-tout-mais-je-ne-punirai-rien/">Eric Woerth</a>, qui ne lâche pas le président d’une semelle dans l’espoir d’une promotion lors du prochain remaniement ministériel, justifie la mesure de la façon la plus nette : “<em>Si la personne refuse, c’est qu’au fond elle n’a plus envie de travailler dans l’administration.  Il n’y a pas de raison que l’administration continue à ce moment-là à la payer</em>“.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva"> ”<em>Pas envie de travailler</em>” : le message subliminal envoyé par le ministre des comptes publics est des plus limpides. Il s’inscrit dans une vision de la fonction publique qui considère cette dernière comme un boulet attaché à l’exécutif. Etrange vision d’un gouvernement qui joue l’auto-mutilation de la puissance publique à défaut de pouvoir procéder, à visage découvert, au démantèlement du statut de la fonction publique. <span id="more-8285"></span></span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">Avec Nicolas Sarkozy, le fonctionnaire est devenu l’ennemi public numéro un des comptes publics. Ces deux nouvelles annonces s’inscrivent logiquement dans la droite ligne de la règle du non remplacement d’un départ sur deux. Le gouvernement prévoit ainsi pour cette seule année la <span>suppression de 33.749 postes</span> de fonctionnaires.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">Tout naturellement, à droite, on applaudit. C’était bien le but de la manœuvre. Reprendre la main par le clivage. Rarement un président de la république censé être le garant de l’unité nationale n’aura autant divisé pour mieux régner.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">Yves Thréard, éditorialiste au <em>Figaro</em>, boit du petit lait en constatant que “<em>l’emploi ne sera plus garanti dans la fonction publique. C’est une révolution qu’il faut encourager dans notre pays où salariés du public et ceux du privé ne sont pas sur un pied d’égalité. Il faut mettre un terme à cette anomalie très française, qui nuit à l’unité nationale</em>“. Unité ou uniformité ? Le rouleau compresseur Sarkozy continue à vouloir condamner la France à faire son grand bond en arrière par des réformes au goût amer de recul social.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">Les mots du journaliste, par ailleurs brillant, sont révélateurs de la radicalisation de la pensée sarkozyste. Yves Thréard <a rel="nofollow" href="http://blog.lefigaro.fr/threard/2010/02/pour-casser-lapartheid-entre-s.html">sur son blog</a> se lâche quand il évoque le “<em>quasi-apartheid</em>” que constitue la cohabitation des secteurs publics et privés. La bave à la plume, tout revigoré par l’audace de l’exécutif il écrit : “<em>D’un côté les fonctionnaires, avec leur propre traitement salarial (garantie de l’emploi et autres avantages acquis), leur propre régime de retraite (encore très avantageux même si l’allongement de l’âge légal est désormais le même pour tous), et leur propre droit (ils relèvent du droit administratif, et non du droit commun comme dans n’importe quelle grande démocratie). De l’autre, des salariés du privé qui payent souvent les pots cassés de la défense à tout crin d’un système inique !</em>“ </span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva">Voici donc venu le temps de la revanche, si longtemps attendue, de cette frange de la droite au parcours historique cahoteux qui a toujours honni l’Etat. Du pain béni pour redonner des couleurs à un PS qui bénéficie d’une séquence ascendante mais aussi, un appel d’air pour <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/10/30/le-champ-du-cygne-de-la-chiraquie-triomphante/">la droite étatiste gaulliste</a> qui s’est trouvée dernièrement un nouveau champion en la personne de<a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/07/12/dominique-de-villepin-se-pose-en-alternative-a-nicolas-sarkozy/"> Dominique de Villepin</a>. Attention monsieur le président à la réforme de trop. A cette goutte de trop qui fait déborder les vases.</span></p>
<p><span style="font-family: trebuchet ms,geneva"><strong>Henry Moreigne</strong> pour &#8220;<a href="http://lamouette.blog.lemonde.fr/2010/02/03/la-chasse-aux-fonctionnaires-est-ouverte-2/#xtor=RSS-32280322">La Mouette</a>&#8221;<br />
</span></p>
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		<title>Bilan des dix ans des 35 heures : quel est le vrai du faux ?</title>
		<link>http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/02/03/8268/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 11:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>iledere</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[06 - Travail-Entreprises]]></category>

		<category><![CDATA[35 heures]]></category>

		<category><![CDATA[Aubry]]></category>

		<category><![CDATA[temps de travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis son entrée en vigueur, la loi Aubry sur la réduction du temps de travail est vilipendée par la droite. Voici, point par point, des réponses aux principales critiques de la majorité.
La loi Aubry fixant la durée hebdomadaire du temps de travail à 35 heures hebdomadaires fête,   lundi 1er février,  ses 10 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://tempsreel.nouvelobs.com/file/423490.jpg" alt="La loi sur les 35 heures fête ses dix ans (Reuters)" width="300" height="194" /><strong>Depuis son entrée en vigueur, la loi Aubry sur la réduction du temps de travail est vilipendée par la droite. Voici, point par point, des réponses aux principales critiques de la majorité.</strong></p>
<p>La loi Aubry fixant la durée hebdomadaire du temps de travail à <strong>35 heures hebdomadaires</strong> fête,   lundi 1er février,  ses <strong>10 ans</strong>. Elle est, depuis son entrée en vigueur, vivement critiquée par la droite.<br />
Dernières attaques en règle, celles de<strong> </strong>Nicolas Sarkozy et du porte-parole de l&#8217;UMP <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2010/01/04/frederic-lefebvre-expulse-vers-les-zones-de-conflit/">Frédéric<strong> </strong>Lefebvre.</a><br />
Le 6 janvier, lors de ses vœux aux forces économiques, le chef de l&#8217;Etat dresse un constat sévère : &#8220;le problème de la France n’est pas que nous travaillons trop, mais qu’on ne travaille pas assez. Le problème extraordinaire des 35 heures, c’est que nous avons été les seuls à utiliser cette politique.&#8221; Puis le 25 janvier sur TF1, le président affirme qu&#8217;il faut &#8220;permettre aux gens de travailler davantage&#8221;, accusant les 35 heures de créer du chômage.<br />
Lors d&#8217;une conférence de presse le 18 janvier, Frédéric Lefebvre ne mâche pas ses mots, et qualifie la réduction du temps de travail d&#8217;&#8221;<em>ânerie décidée par la gauche</em>&#8221; et de &#8220;<em>plus grande fumisterie<strong> </strong>qui existe sur le plan économique.&#8221; &#8220;Si cette solution avait réellement été la bonne, pourquoi est-ce qu’aucun autre pays au monde ne l’a instaurée?</em>&#8220;, s&#8217;interroge-t-il.</p>
<p>Voici, point par point, une réponse aux critiques de la majorité.</p>
<p><strong>Les 35 heures ont engendré du chômage</strong><br />
<span style="text-decoration: underline"><strong>FAUX</strong></span>. Selon l&#8217;Insee, la loi a abouti à la création d&#8217;environ 350.000 emplois entre 1998 et 2002. Jean-Marie Harribey, économiste, maître de conférence à Bordeaux 4 et ancien président d&#8217;Attac, interrogé par Nouvelobs.com, évalue, lui, à deux millions le nombre d&#8217;emplois créés entre 1997 et 2009, dont <strong>400.000 sont imputables aux 35 heures</strong>. Pourquoi n&#8217; y a-t-il pas eu davantage d&#8217;emplois créés ? Parce que, explique-t-il &#8220;la loi Aubry 1 a progressivement été vidée de son contenu. La loi Aubry 2 a supprimé l’obligation pour les entreprises de créer 6% d’emplois en contrepartie de 10% de baisse du temps de travail. Les entreprises, qui n&#8217;étaient plus tenues d&#8217;embaucher, ont flexibilisé le temps de travail. Il y a eu ensuite une autre étape dans le &#8220;détricotage&#8221; de la loi. Le gouvernement Raffarin a suspendu l&#8217;application de la loi des 35 heures aux entreprises de moins de 20 salariés, qui devait passer de manière imminente. Huit millions de salariés n&#8217;ont donc jamais vu la couleur des 35 heures. Enfin, le gouvernement Villepin a augmenté le quota annuel d&#8217;heures supplémentaires.&#8221;<br />
Par ailleurs, lors de la crise, les RTT et les comptes épargne-temps ont servi d<strong>&#8216;amortisseur</strong>, évitant dans certains cas les suppressions d&#8217;emplois. Au lieu de licencier, bon nombre de chefs d&#8217;entreprise ont demandé à leurs employés de puiser dans leurs jours de RTT, le temps que l&#8217;activité reprenne. Les 35 heures ont donc joué un rôle de soupape en ces temps difficiles, loin du &#8220;carcan&#8221; dont parle à l&#8217;envi Nicolas Sarkozy. Même si, comme le nuance Jean-Maire Harribey, &#8220;l&#8217;amortisseur n&#8217;est pas venu essentiellement des RTT, mais de tous les mécanismes sociaux.&#8221;<span id="more-8268"></span><br />
<strong><br />
La France est le seul pays à avoir réduit son temps de travail</strong><br />
<span style="text-decoration: underline"><strong>FAUX.</strong></span> Si la France est la seule à avoir appliqué une loi sur les 35 heures, la plupart des pays industrialisés ont eux aussi réduit la durée du travail.<br />
Selon l&#8217;Insee, globalement, on travaille environ<strong> 25% de temps de moins</strong> dans les dix pays ayant un PIB par habitant parmi les plus élevés, en moyenne à 1.620 heures par an. La Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis travaillent plus que la moyenne. La France est certes en dessous de cette moyenne mais sa durée annuelle du travail (1.570 heures par an) est<strong> supérieure à celle de l&#8217;Allemagne ou des Pays-Bas</strong>.<br />
Un des traits communs aux pays développés est que l&#8217;essor du temps partiel accompagne celui des services.<br />
Lors des deux dernières décennies, indique l&#8217;Insee, la baisse de durée annuelle moyenne du travail a été &#8220;globalement similaire en Allemagne et en France&#8221; (135 heures de moins environ entre 1992 et 2006), mais <em>&#8220;en Allemagne, elle s&#8217;explique principalement par la hausse du temps partiel</em>&#8220;.<br />
L&#8217;exemple des Pays-Bas est également &#8220;emblématique&#8221;: 47% des salariés sont à temps partiel, surtout des femmes (contre 17% en France).<br />
<em>&#8220;Le temps partiel peut alors s&#8217;interpréter comme une autre forme de partage de temps de travail, reposant sur des choix individuels</em>&#8220;, indique l&#8217;Insee.</p>
<p><strong>Les 35 heures ont désorganisé les hôpitaux</strong><br />
<span style="text-decoration: underline"><strong>VRAI, MAIS…</strong></span> Les 35 heures ont causé de multiples difficultés à l&#8217;hôpital, liées notamment à la spécificité de l&#8217;organisation du travail et au<strong> manque de personnels qualifiés sur le marché de l&#8217;emploi,</strong> comme les infirmières, qui n&#8217;a pas permis d&#8217;embaucher suffisamment.<br />
Invité à faire un bilan de sa réforme, Lionel Jospin en fait <strong>son seul &#8220;regret&#8221;</strong>, même s&#8217;il est &#8220;limité&#8221;. Selon l&#8217;ancien Premier ministre, il aurait fallu étaler la réforme dans le temps.<br />
Le dirigeant de la CFDT, François Chérèque, a quant à lui dénoncé la mise en oeuvre des 35 heures à l&#8217;hôpital, y voyant &#8220;<em>une approche court-termiste au seul service d&#8217;un message politique</em>&#8220;.<br />
Les syndicats de personnels ont plusieurs fois souligné qu&#8217;au-delà des difficultés de recrutement, les crédits pour les postes prévus ont souvent été gelés par les hôpitaux en difficulté budgétaire.<br />
Au total, seulement une partie des 40.000 postes prévus dans les hôpitaux ont été créés. Comme l&#8217;indique Jean-Marie Harribey, &#8220;<em>le coup de force de la droite c&#8217;est de dire que les 35 heures ont aggravé les conditions de travail. Forcément, si on n&#8217;embauche pas derrière…</em>&#8221;<br />
Un autre problème persiste, celui de<strong> la question des jours de RTT</strong> et des heures supplémentaires accumulées par les personnels hospitaliers sur des comptes épargne temps (CET).<br />
Une partie a été réglée en 2008, mais les stocks regonflent. Ils &#8220;<em>vont générer a priori des départs à la retraite anticipée, ce qui va poser de nouveaux problèmes pour l&#8217;offre de soins</em>&#8220;, prévoit-on à la Fédération hospitalière de France.</p>
<p><strong>On ne travaille pas assez en France</strong><br />
<span style="text-decoration: underline"><strong>VRAI MAIS FAUX</strong></span>. Certes, on l&#8217;a vu plus haut, les Français travaillent en moyenne moins que dans d&#8217;autres pays. Mais, selon l&#8217;Insee, la loi sur les 35 heures a permis aux entreprises des gains massifs de productivité horaire, <strong>de 4% à 5%</strong>. Et l&#8217;Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) affirme que la France affiche l&#8217;un des niveaux de productivité horaire les plus élevés parmi les pays de l’OCDE.</p>
<p><strong>La réduction du temps de travail est une &#8220;ânerie&#8221; décidée par la gauche </strong><br />
<span style="text-decoration: underline"><strong>FAUX</strong>.</span> L&#8221;Insee indique qu&#8217; à partir du milieu des années 1960, les forts gains de productivité ont permis de réduire la durée travaillée, par l&#8217;octroi de jours de congés (3ème semaine en France en 1956, 4ème en 1968) ou la diminution des heures supplémentaires qui s&#8217;est accentuée après le choc pétrolier.<br />
En France, en dépit de l&#8217;introduction des 35 heures en 2000, l&#8217;essentiel de la baisse de la durée hebdomadaire s&#8217;est accompli, pour les salariés à temps complet, entre 1966 et 1982, donc principalement sous des gouvernements de droite, jusqu&#8217;à la cinquième semaine de congés payés et les 39 heures, initiées par la gauche.</p>
<p><strong>Bérénice Rocfort-Giovanni </strong>pour le<strong> </strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20100201.OBS5516/bilan_des_dix_ans_des_35_heures___quel_est_le_vrai_du_f.html?idfx=RSS_notr&amp;xtor=RSS-17">Nouvelobs.com</a></p>
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		<title>La grande panique des maires ruraux</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 05:30:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[09 - Evènement]]></category>

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		<description><![CDATA[Le foyer rural d&#8217;Inchy-Beaumont (Nord) est plein à craquer, on s&#8217;embrasse, on se serre la main, bonne année. Vieux briscard, le député (PS) Christian Bataille glisse: «Plus les communes sont petites, plus les habitants se déplacent pour les vœux.» En 2010, c&#8217;est une grande première: Inchy (721 habitants) et Beaumont (463), deux villages collés l&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.auberge-st-martin.fr/images/village.jpg" alt="" width="300" height="225" /><strong>Le foyer rural d&#8217;Inchy-Beaumont (Nord) est plein à craquer, on s&#8217;embrasse, on se serre la main, bonne année. Vieux briscard, le député (PS) Christian Bataille glisse: «<em>Plus les communes sont petites, plus les habitants se déplacent pour les vœux.</em>» En 2010, c&#8217;est une grande première: Inchy (721 habitants) et Beaumont (463), deux villages collés l&#8217;un à l&#8217;autre au bord de la nationale entre Cambrai et le Cateau, ont organisé une cérémonie commune. Les deux maires sont là, sur l&#8217;estrade, se font des politesses,<em> «à toi Jean-Louis», «merci Fabrice».</em></strong></p>
<p>Ils parlent des travaux de 2009, l&#8217;école et la rénovation du Poilu d&#8217;Inchy, repeint de toutes les couleurs. Puis le maire d&#8217;Inchy, Jean-Louis Caudrelier, prend une mine sévère: «<em>2010 s&#8217;annonce sous des auspices moins favorables. Les différentes réformes législatives et fiscales en cours ou à venir laissent planer un doute sur l&#8217;autonomie financière et administrative de nos petites communes</em>.» <a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/11/20/compensation-de-la-taxe-professionnelle-info-ou-intox/">La suppression de la taxe professionnelle </a>nous incite à la «<em>prudence et à la modération</em>» dans les investissements. Comme si cela ne suffisait pas, une vaste réforme des collectivités locales est en cours. Quelles seront les compétences des communes à l&#8217;avenir? Que deviendront les maires? Faudra-t-il se marier pour peser? Et que deviendra notre «ruralité» là-dedans? Beaucoup de questions, si peu de réponses&#8230;</p>
<p>Ce week-end de janvier, toutes les cérémonies de vœux se ressemblent. De droite comme de gauche, les élus confient à leurs administrés leurs états d&#8217;âme sur la suppression de la &#8220;TP&#8221;, qui représentait parfois jusqu&#8217;à 50% de leurs ressources&#8230;</p>
<p><strong>«Qu&#8217;allons-nous devenir?»</strong><br />
Bien sûr, le gouvernement a promis de compenser au même niveau. Le sénateur UMP (Jacques Legendre, ancien maire de Cambrai) a même adressé aux maires un 4 pages pour expliquer la réforme. N&#8217;empêche, ça ne passe toujours pas. Ici ou là, les maires fustigent un manque de concertation, disent avoir trop entendu de promesses de l&#8217;Etat jamais tenues, alors qu&#8217;il ne cesse de se désengager financièrement, que les perceptions et bureaux de postes disparaissent. Pas dupes: l&#8217;Etat n&#8217;a plus un sou. Il doit 275 millions d&#8217;euros au département du Nord au titre du seul RMI pour 2004 et 2008&#8230; Alors comment imaginer qu&#8217;à l&#8217;avenir, il honorera ses ardoises envers les communes?</p>
<p><em>«<a href="http://iledere.parti-socialiste.fr/2009/02/26/le-comite-balladur-propose-un-big-bang-territorial/">Cette réforme</a> nous laisse dans un grand flou. Bercy a beau nous assurer que les pertes seront compensées pour 2010, je reste sceptique pour les années suivantes</em>», dit Serge Siméon, maire UMP du Cateau-Cambrésis. «<em>L&#8217;Etat Bisounours, c&#8217;est terminé</em>», enchaîne Patrick Teinte, maire (PS) de Bermerain, 643 habitants. Il fustige un Etat «<em>mauvais payeur et menteur</em>», cite Jaurès pour faire avaler la pilule d&#8217;une possible hausse des impôts locaux.<span id="more-8251"></span></p>
<p>Toujours plus sollicitées par des administrés exigeants en investissements, les communes n&#8217;avaient déjà pas le droit de faire des déficits. Voilà maintenant la suppression de la taxe professionnelle, et le spectre du grand retour de l&#8217;Etat jacobin octroyant les dotations comme avant la décentralisation, quand les sous-préfets géraient les communes.</p>
<p>Et comme si ça ne suffisait pas, le département du Nord vient d&#8217;augmenter la contribution des communes du Cambrésis au service d&#8217;incendie et de secours. Polémique locale, certes, mais la colère est colossale. Les maires ruraux sont survoltés : il leur faudra cotiser plus pour se payer les services des pompiers. Le Conseil général (PS) a beau invoquer l&#8217;égalité entre les territoires («les écarts variaient de 1,20 à 72,40 euros par an et par habitant» entre les grandes villes et certains villages), les maires ruraux s&#8217;en moquent: ils devront débourser plusieurs milliers d&#8217;euros de plus chaque année. Une sacrée somme pour de petits budgets.</p>
<p><strong>P. Raoult, sénateur PS : «<em>Et si on supprimait des communes?</em>»</strong><br />
A l&#8217;assèchement tous azimuts des ressources s&#8217;ajoute une autre interrogation, plus profonde, presque métaphysique: qu&#8217;allons-nous devenir? Avec la réforme des collectivités territoriales, en cours d&#8217;examen au Sénat, qui prévoit l&#8217;élection de conseillers territoriaux remplaçant les élus du département et de la région, que deviendra le conseil général, interlocuteur privilégié des communes?</p>
<p>Il faudra surtout accélérer la constitution des intercommunalités. Les représentants de l&#8217;Etat ont fait passer le message: point de salut au-dessous de 50.000 habitants. Problème: les querelles de clocher restent vivaces. Dans le Nord rural, les communes ont longtemps vécu en autarcie. Pas mal vivent encore leur vie seule, celles qui ont accepté de s&#8217;unir se contentent encore trop souvent de gérer ensemble le ramassage des ordures au sein de regroupements croupions. En janvier, les communautés de Cambrai et du Cateau viennent enfin de se marier, après des décennies de querelles intestines. Mais avec 55.000 habitants, la nouvelle communauté de communes semble déjà trop faible&#8230; Morcellement funeste : dans le Nord-Pas-de-Calais, le potentiel fiscal des communes rurales n&#8217;est que de 250 euros par habitant, contre 600 pour les villes : elles investissent moins, mènent moins de politiques sociales.</p>
<p>«<em>Oui, il faut s&#8217;allier pour faire baisser nos charges, admet Michel Dhaneus, maire de Saint-Martin-sur-Ecaillon, 520 âmes. Mais nos communes ont peur de se retrouver noyées</em>.» «<em>La réforme des collectivités territoriales se fait selon des règles peu claires et peu convaincantes, martèle André Fréhaut, maire (PS) de Villereau, 930 habitants. Nous allons devoir négocier avec le préfet d&#8217;éventuels rapprochements avec d&#8217;autres mais vers qui se tourner? Faut-il transférer encore plus de compétences au risque de perdre en autonomie financière? Faut-il fusionner avec le risque certain de perdre notre identité rurale? Nous voulons la défendre.</em>»</p>
<p>Identité rurale? L&#8217;argument fait bien sourir Paul Raoult, sénateur et maire de la ville voisine du Quesnoy (5000 habitants). Villereau et Le Quesnoy appartiennent en effet à la même communauté de communes, rurale et aspirée par le dynamisme de Valenciennes, juste au nord.</p>
<p>Derrière cette défense identitaire, le sénateur voit surtout des germes de «guerre féroce entre les territoires». Sa ville, dit-il, assume des «<em>charges de centralité</em>» (crèche, écoles, cantines, activités sportives&#8230;) dont profitent les néo-ruraux de Villereau, classes moyennes aisées venues de Valenciennes Résultat, les impôts locaux culminent à 27% au Quesnoy, et sont trois fois moindres à Villereau ou dans d&#8217;autres villages alentour. Le sénateur prend des accents ouvriéristes, proclame le «<em>refus de la ségrégation territoriale par l&#8217;argent: je fais payer trois fois plus d&#8217;impôts locaux à l&#8217;ouvrier de Vallourec ou de Toyota qui habite dans mes logements sociaux que le bobo qui s&#8217;est installé dans une belle baraque dans une commune voisine et utilise mes services!</em>».</p>
<p>À rebours des cris indignés de ses collègues, le maire du Quesnoy défend un point de vue pas consensuel, «pas socialiste» non plus : «<em>On est en train de passer à côté de la vraie réforme, plaide-t-il, exalté. A-t-on vraiment encore la capacité de se payer une démocratie de luxe en gardant 36.000 communes, dont 30.000 ont une moyenne de 413 habitants? Faut-il vraiment entretenir 500.000 élus? On nous parle de soi-disant démocratie locale? Mais vous avez vu comment elle fonctionne, la démocratie locale dans une commune de 150 habitants? Il s&#8217;agit d&#8217;abord de problèmes de personne. Parfois, c&#8217;est carrément du fascisme rampant!</em>»</p>
<p>Au sein de sa communauté de communes, Paul Raoult prône un rapprochement avec Valenciennes pour des raisons économiques. Tout en s&#8217;inquiétant des risques possibles d&#8217;un tel flirt, dont le plus évident est que l&#8217;espace rural ne se transforme définitivement en «espace vert ou les urbains viennent respirer la chlorophylle». Il a beau tourner le problème dans tous les sens, M. le sénateur ne voit pas comment démêler ce sac de nœuds administratif.</p>
<p><strong>Mathieu Magnaudeix</strong> pour <a href="http://www.mediapart.fr/journal/economie/220110/la-grande-panique-des-maires-ruraux">Médiapart</a></p>
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