Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

29 octobre 2009

bis repetita placent

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 16:00

Mais perseverare diabolicum….
L’art de se foutre de la gueule du peuple. En virtuose…

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Vidéo censurée ? Pas grave en voici une autre version
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28 octobre 2009

Révélation: comment l’Elysée va présenter le grand emprunt

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

(wfabri-flickr-cc)L’équipe présidentielle réfléchit à la manière de présenter l’opération pour qu’elle ne choque pas les parlementaires orthodoxes des finances publiques.
Le grand emprunt voulu par le chef de l’Etat embarrasse la majorité. Effrayés par la croissance exponentielle des déficits publics, les parlementaires de la majorité rechignent. Jean-François Copé dit même : « le grand emprunt, c’est la solution quand on a essayé toutes les autres ». On le voit, l’UMP ne nage pas dans l’audace.
Pour calmer la trouille des élus, l’Elysée a trouvé une présentation plus « budgétairement correcte » de son opération : l’argent du grand emprunt viendrait dans un premier temps en déduction partielle des emprunts habituels de l’Etat, et non pas en plus.

Pour prendre un exemple, si le gouvernement décidait d’une levée de fonds de 100 milliards (hypothèse improbable), une partie seulement serait dépensée, au travers d’organismes spécialement désignés. La première année, il s’agirait, au maximum, de 20 milliards d’euros, tout simplement parce que trouver, monter, valider et lancer des investissements innovants de grande ampleur demande du temps et mobilise des énergies.

Resteraient donc 80 milliards d’euros dans les caisses de l’Agence France Trésor. Ceux-ci serviraient à financer la trésorerie de l’Etat. Celui-ci prévoit d’emprunter à court, moyen et long terme 212 milliards d’euros en 2010, afin de financer le déficit (112 milliards), rembourser les anciennes créances et faire les fins de mois de ses administrations. Le programme pourrait donc devenir 212 milliards (besoin de financement de l’Etat) + 20 (le besoin de financement des premiers investissements « d’avenir ») – 80 (ce qui reste du stock du grand emprunt). Soit 232 milliards d’euros (bien moins que ce que l’Etat a emprunté en 2009, 252 milliards)… Toutes les critiques au nom de la « sauvegarde de la qualité de la signature de l’Etat français » auprès des marchés financiers seraient désarmées.

En 2011, rebelote, 20 milliards d’investissements, 60 milliards de trésorerie. Et ainsi de suite, jusqu’à épuisement. En fait ce serait comme si l’Etat augmentait ses émissions de dette de 20 milliards pendant cinq ans. Et avec un peu de chance, la reprise économique, générant des recettes fiscales, restreindrait le besoin de financement public.

Evidemment, pour mettre le plus de chances de réaliser une bonne affaire, il faut emprunter en 2010 le moins cher possible, c’est-à-dire auprès des marchés financiers, et donc renoncer à l’aspect « politique » d’un emprunt « populaire » qui viendrait plébisciter l’action économique de Nicolas Sarkozy. Mais dans ses discours, le président semble déjà s’être fait une raison.

Hervé NathanMarianne2

26 octobre 2009

Plutonium à Cadarache : une affaire « sérieuse », selon les experts

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:00

A-t-on frôlé l’accident pendant des années au centre nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône) ? La question se pose crûment après la découverte, en juin, d’une sous-estimation de la masse de plutonium dispersé sous forme de poudre dans des recoins inaccessibles de l’Atelier de transformation du plutonium (ATPu), géré par Areva sur ce site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Au lieu des 8 kg estimés, les opérations de démantèlement de l’ATPu ont révélé que les « boîtes à gants », des enceintes confinées où était fabriqué du combustible MOX mêlant oxydes d’uranium et de plutonium, en contenaient 22 kg. Mais le CEA évalue à environ 39 kg la masse totale de plutonium qui pourrait s’être insinuée dans l’installation.

La question centrale est de savoir si ces accumulations auraient pu conduire à un accident de criticité, une réaction en chaîne susceptible de conduire à un « flash » très irradiant, voire mortel, pour les personnels de l’installation à proximité.

Mardi 20 octobre, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été auditionnée par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, les députés souhaitant être éclairés sur cette affaire inédite. Marie-Pierre Comets, commissaire à l’ASN, l’a qualifiée de « sérieuse ». Et a précisé le déroulé des faits : le 1er octobre, l’administrateur adjoint du CEA informe oralement la direction de l’ASN de la sous-estimation de l’inventaire de plutonium. L’incident est officiellement déclaré par le CEA le 6 octobre, qui propose son classement au niveau 1 sur l’échelle des événements nucléaires (graduée de 0 à 7).

Le 9 octobre, l’ASN conduit une inspection sur place, accompagnée d’experts de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Il apparaît alors que la sous-évaluation était connue depuis juin. Le 14 octobre, l’IRSN remet à l’ASN un avis sur l’incident. L’ASN décide aussitôt de dresser procès-verbal, le CEA étant tenu de déclarer « sans délai » tout incident significatif. Elle reclasse celui-ci au niveau 2 et suspend les opérations de démantèlement. Le parquet d’Aix-en-Provence s’est saisi de l’affaire, afin de déterminer les raisons du retard dans la déclaration de l’incident.

Les députés ont constaté que bien des points restaient à éclaircir. « Comment expliquer une telle différence dans la comptabilité des matières radioactives ? Quelle était la marge par rapport à un accident de criticité ? Y a-t-il matière à sanctions ? », s’est interrogé Serge Grouard (UMP). (more…)

25 octobre 2009

Montebourg: « 25 départements français sont au bord de la faillite »

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Arnaud Montebourg, président du Conseil général de Saône-et-Loire, a traduit le gouvernement en justice afin de récupérer 800.000 euros, facture due au transfert de compétences aux départements dont les recettes ont été asséchées par la crise. Le député PS s’en explique et critique vivement la suppression de la taxe professionnelle.

Quel est l’état des finances du département de Saône-et-Loire ?
La crise nous a mis dans le fossé. Les recettes des droits de mutation ont diminué de 10 millions d’euros en 2008 et de 22 millions cette année. Et pendant ce temps, les dépenses sociales (RMI, RSA, APA, protection de l’enfance, etc.) explosent. Résultat, il me manque aujourd’hui 25 millions d’euros pour boucler mon budget.

Le Premier ministre François Fillon a exhorté le mois dernier les collectivités locales à réduire leurs dépenses. Que lui répondez-vous ?
C’est déjà fait ! En 2008, quand j’ai pris la présidence du Conseil général, j’ai pris de nombreuses mesures pour réduire le train de vie de la collectivité. Ce plan nous a permis d’économiser 10 millions d’euros. Cette année, nous avons réduit de 30% les aides aux communes rurales, nous avons supprimé les subventions aux clubs sportifs professionnels ainsi qu’à de trop nombreux programmes culturels. Nous avons également transféré aux communes les subventions des cantines des écoles puisque c’est de leur responsabilité. A ce rythme, je ne suis pas sûr que le transport scolaire reste gratuit encore très longtemps…

Ces coupes dans les subventions ne sont pas très « sociales »…
Je n’ai plus le choix, car je n’ai plus d’argent ! En France, 25 départements sont actuellement en cessation de paiement, au bord de la faillite. Cette situation nous oblige à couper dans les dépenses non obligatoires, malheureusement y compris dans les dépenses sociales. La conséquence est que nous, élus, nous portons atteinte à nos valeurs, a nos convictions et au contrat passé avec les électeurs. Cette perte de liberté signifie la fin de la décentralisation. (more…)

18 octobre 2009

La peste brune entre dans les Régionales…

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 6:30

En Poitou-Charentes, nous l’avons déjà évoqué, Ségolène Royal a été largement plébiscitée pour repartir au combat pour la présidence de la Région. Contre un adversaire encore quelque peu indéterminé : Bussereau ou De Richemont.
Ce dernier aurait les préférence des militants qui l’ont désigné où il était le seul candidat.
Bussereau, cumulard extrême, Ministre, Président du Conseil Général, Conseiller général, Conseiller municipal…, aurait été désigné par l’UMP comme tête de liste pour les élections régionales en Poitou-Charentes, une décision qui sera officialisée fin novembre, a-t-on appris vendredi auprès d’un haut-responsable du parti.
Cette décision, en contradiction avec celle des militants, émane directement de l’Elysée. Nombre de militants de l’UMP doivent maintenant savoir qu’ils ne servent à rien d’autres que distribuer des tongs sur les plages et à coller des affiches…  Accessoirement à applaudir le futur  président de l’EPAD… Pour le reste : à la niche…

« Je suis sollicité par mon parti« , a confirmé à l’AFP l’intéressé, qui n’était pas candidat au départ pour aller affronter Ségolène Royal dans son fief.
C’est étonnant la politique ! En général, lorsque l’on se présente, c’est sur la base d’une volonté, d’une motivation, d’un projet et d’une vision.
Rien de tout cela chez Bubusse, : il y va sur ordre du chef, en trainant les pieds. Les militants auront donc une raison supplémentaire de trainer les pieds autant que lui.

De Richemont, celui qui a été désigné par les militants, a donc été désavoué par le Chef !
Dur pour lui ! D’autant que souvenez vous : lorsque Raffarin a été appelé à Matignon par Chirac, il a laissé son poste de président de Région. De Richemont aurait du devenir le président du Conseil Régional puisqu’il en était le N°2. Et on lui a préféré Elisabeth Morin. Une offense qu’il avait déjà été prié d’accepter avec le sourire…

De désaveux en désaveux, le sénateur Henri de Richemond, lointain descendant des membres de la famille Panon Desbassayns de Richemont et fossoyeur de la marine de commerce française, aura appris à avaler les couleuvres à défaut d’avoir appris le courage…

Pendant ce temps, grisés par les bons résultats d’Europe-Ecologie aux européennes, les Verts de Poitou-Charentes partiront donc seuls au premier tour des élections régionales de mars prochain. C’est à dire contre Ségolène Royal et ce, malgré l’action écologiste indéniable de la présidente de Région.

Il s’agit donc d’un de ces pitoyables calculs politicards : comptons nous au premier tour puis négocions pour le deuxième… (more…)

5 octobre 2009

Le conseil constitutionnel prend des libertés…

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 12:23

Les consultations officieuses du Conseil Constitutionnel par l’exécutif deviendraient elles monnaie courante ?
Le Figaro rapporte que le gouvernement ou l’Elysée ont consulté officieusement certains membres du Conseil Constitutionnel sur le mode d’élection des conseillers territoriaux. L’Elysée avait envisagé initialement que les futurs conseillers territoriaux soient élus à la proportionnelle en zone urbaine et au scrutin uninominal en zone rurale. Les conseillers territoriaux des villes et des campagnes appelés à siéger dans la même assemblée mais élus selon des modalités différentes : cela ne va pas de soi sur le plan constitutionnel. Qu’a cela ne tienne : pour éviter le risque d’une censure, le plus simple est encore de leur demander aux juges constitutionnels leur avis.

Le problème, c’est que cette consultation préventive du Conseil Constitutionnel ou de ses membres n’est pas prévue par la Constitution.

Elle est même prohibée.

L’article 3 de la loi organique sur le Conseil constitutionnel pose en principe que ses membres lors de leur prestation de serment « jurent de bien et fidèlement remplir leurs fonctions » : cela implique notamment de la manière la plus stricte qu’ils s’abstiennent « de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ». Le Décret n° 59-1292 du 13 novembre 1959 sur les obligations des membres du Conseil constitutionnel prévoit que les membres du Conseil constitutionnel « s’interdisent en particulier pendant la durée de leurs fonctions (…) de consulter sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l’objet de décisions de la part du Conseil ».

Ces consultations officieuses contraires à la loi (et au serment que les membres du Conseil ont prononcé) sont elles exceptionnelles ou seraient elles devenues pratique courante ? (more…)

28 septembre 2009

Un milliard d’affamés dans le monde !

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 6:30

Dans certains pays, le prix des produits de base continue à augmenter. Le pouvoir d’achat de la population, lui, est en baisse.

L ’image qui décrit le mieux la crise alimentaire de l’année dernière est celle d’un tsunami dévastateur. Aujourd’hui, la situation fait davantage penser à la montée, lente mais inexorable, d’une marée qui emporte un nombre croissant d’individus venus grossir la foule des populations sous-alimentées.

Quasiment occultée par la crise économique, la conjugaison d’un ralentissement de la croissance, d’une hausse du chômage et d’une baisse des transferts d’argent effectués par les émigrés, le tout accompagné de prix alimentaires élevés, a fait passer pour la première fois le nombre de ceux qui ont chroniquement faim à plus de 1 milliard de personnes. La tendance s’est ainsi inversée par rapport au déclin, enregistré depuis un quart de siècle, de la proportion des sous-alimentés dans la population mondiale. “Nous ne sommes pas près de surmonter la crise alimentaire”, déplore Josette Sheeran, chef du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies à Rome, qui a besoin d’environ 6 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) cette année pour nourrir les plus démunis, soit une hausse de 20 % par rapport au record établi l’année dernière (5 milliards de dollars). “La flambée des prix en 2008 continue à faire sentir ses effets. De plus, les pays voient leurs revenus amputés par la crise financière internationale”, ajoute-t-elle, se faisant l’écho des craintes exprimées par de nombreux autres spécialistes interrogés par le Financial Times. Les migrants quittent en masse les villes et retournent à la campagne, ce qui intensifie la pression, met en garde Kanayo Nwanze, le nouveau président du Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations unies. “Il y aura des bouches supplémentaires à nourrir avec peu ou pas de nourriture.”

La crise s’étend au-delà de l’Afrique, alors que la récession économique aggrave l’impact de la hausse des prix. Des pays qui n’ont guère connu de problème alimentaire depuis près de vingt ans, comme le Kirghizistan, demandent maintenant de l’aide. Et le pire est encore à venir. Car l’aggravation de la récession pèse clairement sur le pouvoir d’achat, et les prix des denrées alimentaires restent élevés. Robert Paarlberg, un expert en agriculture respecté qui enseigne les sciences politiques au Wellesley College, aux Etats-Unis [dans le Massachusetts], se dit même “plus préoccupé par la faim dans le contexte actuel de crise économique qu’au plus fort de l’envolée des prix alimentaires durant l’été 2008”. Peter Brabeck, président du géant de l’agroalimentaire suisse Nestlé, estime lui aussi que la situation est en train d’empirer. “Il ne faut pas oublier que les produits alimentaires sont en ce moment 60 % plus chers qu’ils ne l’étaient il y a seulement dix-huit mois. Cela signifie que les personnes qui consacrent 60 ou 70 % de leurs revenus disponibles à la nourriture ont été très durement touchées”, commente-t-il. (more…)

22 août 2009

Visite Intermarché : les salariés ne connaissent pas les fans de Chatel

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 17:30

chatel supermarchéAlors que Luc Chatel se retrouve dans le New York Times pour son opération de communication dans un supermarché rempli de figurantes, la polémique rebondit. La direction d’Intermarché avait affirmé être à l’origine de cette initiative. Mais d’après Le Monde, qui a interrogé des salariés du magasin, personne dans le personnel ne connait ces femmes.

C’est la version officielle depuis mercredi 19 août : Intermarché aurait « invité » des salariés à venir à l’occasion de la médiatique visite de Luc Chatel pour la promotion de l’opération « les essentiels de la rentrée« . Luc Chatel l’a d’abord affirmé, avant que l’enseigne ne le confirme à sa demande dans un communiqué.

Comment se fait-il qu’une des femmes qui s’est retrouvée à discuter avec le ministre devant les caméras, Virginie Meyniel, était en fait élue dans une ville UMP distante d’une cinquantaine de kilomètre de Villeneuve-le-Roi ? « Le pur hasard » répondait Bruno Pape, le directeur général du groupe Intermarché le 19 août dans le 20 heures de France 2. Elle est salariée de notre entreprise. On a appris en lisant les journaux comme tout le monde qu’elle avait une appartenance politique, paraît-il UMP« .
Intermarché ferait donc venir des salariés pour la claque du ministre. Mais à l’image de Meyniel, ce ne sont semble-t-il pas les salariés du magasin lui-même qui ont été « invités« . Le Monde a interrogé des salariés du magasin (auxquels « consigne a été donnée de ne pas évoquer la question« ). Et dans son édition du jour, il écrit : « Les clientes en question n’étaient pas des salariées du magasin. «On se connait tous, cela ne serait pas passé inaperçu», assure un responsable de la sécurité. »

Le quotidien rappelle par ailleurs que lors de la précédente opération de communication de Luc Chatel sur la baisse des prix dans un Intermarché au mois de février (nous vous en parlions ici), « une cliente avait fermement contrarié M. Chatel, alors secrétaire d’Etat, assurant que pour elle les prix ne baissaient pas du tout« . C’est peut-être ce qui a poussé les organisateurs à mieux « organiser » encore cette visite…

Vous avez raté le début de l’affaire ? @si fait le point pour vous.

par l’équipe de Rédaction de « Arrêt sur images« 

A noter que Chatel ne fait que singer son maître : comme nous l’avions raconté, lors d’une visite à l’usine PSA de Vesoul, Sarkozy l’avait fait vider des ouvriers qui aurait pu faire des réflexions désobligeantes pour ne garder que les biens pensants et grossir le nombre avec des militants UMP locaux… Des méthodes dignes de l’andouille de Vire, ou d’une république bananière…

24 juillet 2009

L’Etat social proactif du XXI° siècle : associer les questions sociale et environnementale.

Filed under: 04 - Emploi formation — iledere @ 6:45

Un État social proactif : investir dans l’Homme pour répondre aux enjeux sociaux et écologiques du XXIème siècle.

Face à ceux qui dénoncent l’État providence comme un archaïsme, la crise impose une réflexion globale sur la nature de l’État moderne à inventer pour redynamiser notre modèle. Il s’agit de réfléchir à un État préventeur. Un système qui doit être plus efficace dans son action de prévention des risques sociaux et de lutte contre les inégalités. Les programmes étatiques doivent pour cela s’orienter et favoriser les dépenses actives, celles qui incitent au retour vers l’emploi des personnes, sans pour autant renier les dépenses passives.

strong>Comment favoriser l’emploi ?
La question oblige à des actions micro sociales pour une prise en charge individuelle. Le chômage appelle des réponses individualisées qui concernent autant l’État, les collectivités que les associations. Comme on a pu parler de République sociale, l’État social du XXIème siècle doit voir le jour pour permettre à la gauche européenne de faire entendre sa demande de mise en place d’un nouvel État social.

De quoi parle-t-on ?
C’est en passant de la question purement sociale à la question écologique, que l’État social se modernise. Avec la première transformation, qui a consisté à passer d’un État social minimum à l’État social keynésien, l’État social s’était donné pour objectif de répondre à la progression de la prolétarisation qui ne cessait de croître avec le développement du fordisme. Cette prolétarisation excluait les citoyens ainsi placés aux portes de la société. Ils étaient exclus de l’accès aux biens de consommation, réservés aux propriétaires des outils de production. Le tournant du siècle qui nous concerne, est un moment important de l’histoire sociale, car pour notre sujet, la question écologique vient interpeller la modernité de notre modèle de société et plus encore de l’État social. L’écologie interroge au niveau mondial le devenir de nos sociétés consuméristes, qui découvrent les limites plus ou moins connues des ressources de notre planète, et sa fragilité face à nos activités de production et de consommation. L’État social du XXIème siècle appelle des réponses à l’échelle de la mondialisation, et inclus les questions sociale et écologique.

Un État social pourquoi faire ?
L’État social est relatif aux interventions de l’État qui mettent en jeu la socialisation. Ces interventions visent à intégrer les citoyens ou à favoriser leur intégration. L’État social couvre ainsi l’ensemble des interventions de l’État, qui ont pour objet d’insérer les citoyens ou de favoriser cette insertion. Les services publics participent en ce sens à l’effectivité de certains droits. Ils ont donc une place prépondérante dans un tel modèle. Le ministre belge des Affaires sociales et des Pensions en 1999, Frank Vandenbroucke, chargé de réorganiser la politique économique et sociale de son pays, et selon les principes de l’État social actif, nous donne une définition de celui-ci : «  L’État social actif veut suivre une nouvelle approche. Cette ambition suppose une politique proactive, qui insiste davantage sur les investissements dans les personnes, sur le travail sur mesure, sur la responsabilité personnelle des différents acteurs intervenant sur le terrain social… Il n’attend pas qu’un risque social se produise : au contraire, il met l’accent sur la prévention. Il peut le faire précisément parce qu’une série de nouveaux risques sociaux sont bien plus prévisibles. « . (more…)

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