Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

10 avril 2011

Vincent Peillon: «Nous sommes sortis du cercle républicain»

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

Vincent Peillon, député européen et professeur de philosophie, était chargé par Martine Aubry de préparer les grandes orientations du projet socialiste pour 2012. Il salue de réelles avancées dans le texte présenté par le PS. Entretien.

Vous étiez chargé par Martine Aubry d’élaborer la philosophie générale du projet socialiste, qui a ensuite été pris en main par le fabiusien Guillaume Bachelay. Comment avez-vous mené ce travail?

Ma conviction de départ est que nous vivons depuis quelques années quelque chose d’extrêmement grave avec ce pouvoir: c’est pour cela que nous parlons d’abaissement national. Et que la question de 2012 est celle du redressement. Il y a deux axes majeurs. Le premier est de répondre à ce que nous appelons la crise de l’avenir. Nous sommes dans un pays où les gens ne se projettent pas, c’est une crise spécifique et pire que dans les autres pays. Les Français n’ont pas de perspectives. Et cela n’est pas affaire de sentiment: c’est une question de politiques publiques.

Le second axe est celui de la refondation républicaine. Nous sommes sortis du cercle républicain. Là, nous sommes ailleurs, dans un autre moment de notre histoire. Quand je parle de refondation républicaine, je ne sépare pas la question démocratique de la question sociale.

A l’exception de la réélection de Mitterrand en 1988, la gauche n’a pas gagné l’élection présidentielle depuis trente ans. Elle l’a fait en 1981 en étant portée par un fort mouvement venu des différents endroits de la société. Il n’y a rien de tout cela aujourd’hui, semble-t-il. Qu’est-ce qui autorise le PS à penser que son projet va soudainement fédérer et l’emporter?

Je ne fais pas la même analyse que vous. Mon sentiment est que les gens sont là, qu’il y a des initiatives! Il y a eu des milliers de consultations, de rencontres, d’événements qui ont permis de construire ce projet. Dans le pays tel qu’il est, je n’ai jamais eu à déplorer l’absence des citoyens et la volonté des gens, qui ne sont pas dans des fonctions politiques, à venir faire partager leur expertise et leurs expériences. (more…)

4 avril 2011

La jeunesse : enjeu pour 2012, ou 2012 : enjeu pour la jeunesse ?

Filed under: 09 - Evènement,13 - PS — iledere @ 12:00

Il y a ceux qui parlent de la jeunesse et ceux qui parlent à la jeunesse. Contrairement à d’autres ténors socialistes, Martine Aubry appartient incontestablement à la seconde catégorie, elle qui s’est fendue samedi 2 avril d’un long discours à la jeunesse devant un auditoire enthousiaste de Jeunes Socialistes rassemblé dans le 15ème arrondissement.

Tout le monde connaît l’aphorisme mitterrandien « si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort ». Parler à la jeunesse impose tout d’abord de la connaître, et donc l’écouter. C’est dans cet esprit de dialogue que Martine Aubry est venue entendre les 21 propositions du MJS pour 2012. Retour sur un moment d’échange qui préfigure la dynamique que devra forger le ou la candidat(e) des socialistes et de toute la gauche pour mettre au tapis nos ennemis de droite et d’extrême-droite.

Les propositions de Martine Aubry à la jeunesse semblent largement en phase avec ses aspirations, mais aussi avec les thématiques traditionnelles de la jeune gauche. Martine Aubry a commencé en formulant une critique sans concession du libéralisme. La 1ère secrétaire a conspué les « rentiers », cette infime minorité, qui impose à l’écrasante majorité, pour satisfaire ses intérêts égoïstes, une véritable « lutte quotidienne pour survivre ». Elle a dénoncé « un monde d’héritiers [où] le bonheur de quelques-uns est indexé sur le malheur de tous les autres ». Confiante, Martine Aubry a affirmé que cette mise en concurrence des salariés à l’échelon national et au niveau international, cette fuite en avant à laquelle se prête le libéralisme trouvera bientôt sa fin, puisque la jeunesse, avenir de ce monde, est de plus en plus consciente que l’on est « né pour autre chose que de travailler ». (more…)

29 mars 2011

Appel au rassemblement sur Médiapart

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Quarante-sept députés socialistes lancent sur Mediapart un appel à se rassembler derrière Martine Aubry.

Dimanche, le Parti socialiste, en remportant haut la main les élections cantonales, s’est solidement installé comme le premier parti de notre pays, au cœur d’une gauche nettement majoritaire. Ce succès, après celui des élections régionales, ouvre de grands espoirs pour 2012. L’espoir d’en finir avec dix ans de pouvoir sans partage de la droite, en particulier avec l’actuel quinquennat marqué par une des plus graves crises financière, économique, sociale et surtout morale que notre pays ait jamais connues. Surtout, l’espoir d’une autre France, plus forte, plus juste et plus confiante.

Comme 2012 est l’année de tous les espoirs pour les Français, l’année qui la précède, 2011 doit être celle où la gauche crée les conditions de la victoire.

Nous nous devons, pour les Français, d’être à la hauteur de nos responsabilités.

Cela suppose quelques conditions.

A la fin de cette année, nous aurons choisi notre candidat à la présidence de la République. Dès cet instant, nous devrons être tous rassemblés, solidaires, unis autour de celle ou de celui qui aura été choisi. Les socialistes et leurs alliés les plus proches dès le premier tour, toute la gauche et au-delà pour le second. Alors, pensons-y dès maintenant: rien à partir d’aujourd’hui ne doit compromettre ce futur rassemblement et chacun à gauche est déjà comptable des petites phrases toujours très médiatiques qui pourraient laisser des traces.

Auparavant, entre juillet et octobre, nous vivrons les «primaires». Il n’est plus temps d’en discuter le principe. Les militants socialistes ont massivement validé ce processus. Nous leur devons son application. Nous devons en faire le premier acte de notre campagne présidentielle, un véritable moment de mobilisation populaire. Pour être réussies, ces primaires doivent être maîtrisées. Pour que cet exercice démocratique soit exemplaire, il faut qu’il respecte les règles rigoureuses de la démocratie. Et d’abord le respect des concurrents, qui ne seront pas des adversaires. (more…)

8 mars 2011

Une priorité : Débattre du programme socialiste

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

L’entretien accordé par Martine Aubry au journal Le Monde (jeudi 3 mars) a un premier intérêt : redonner la priorité au débat sur le programme. La première secrétaire du PS dresse un constat : « le libéralisme financier nous a conduits dans le mur…[ La gauche] doit proposer un autre modèle de croissance ».
Elle ajoute : « Cela implique de rompre avec la logique du tout avoir qui enrichit une minorité jamais rassasiée, d’affirmer clairement qu’une partie importante des ressources doit être consacrée au mieux-être collectif » « Il faut sortir de ce sentiment destructeur que l’État ne peut plus rien ». Et au plan européen, elle affirme : « Tout doit être fait pour éviter de faire des plans d’austérité brutaux qui cassent la croissance et l’emploi ».

Les premières mesures à prendre :
On peut (et on doit) bien sûr discuter des premières priorités que Martine Aubry met en avant : emploi des jeunes, nouveaux moyens pour la police et la justice, nouvelle étape de décentralisation, réforme fiscale. Elle ajoute qu’elle a confié à Laurent Fabius de définir ces priorités que la gauche devrait mettre en œuvre dès son arrivée au pouvoir.

Pour tous les militants de la gauche socialiste, ce débat sur le projet et les premières mesures à prendre par un gouvernement de gauche est essentiel. L’abrogation de la réforme territoriale est une bonne chose, mais elle ne doit pas faire oublier l’abrogation de la loi sur les retraites et le retour au droit à la retraite à 60 ans. Quant à la réforme fiscale, si elle est bien sûr une priorité évidente, elle ne peut se faire qu’en privilégiant l’impôt direct et progressif ainsi que l’impôt sur les grandes fortunes. Quant à l’augmentation des salaires, nécessité autant sociale qu’économique, la gauche doit y apporter des réponses précises. Ce sont autant de sujets qui seront abordés lors des rencontres organisées à St Chamond (Loire) par la revue Démocratie & Socialisme, journées d’étude de D&S les 22, 23 et 24 avril (http://www.democratie-socialisme.or…). (more…)

11 février 2011

Sinclair soutient DSK, des députés PS choisissent Aubry

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

Alors que DSK, via son épouse Anne Sinclair, fait un pas supplémentaire vers une possible candidature, des députés socialistes font savoir très discrètement qu’ils apprécient le travail fourni par Martine Aubry à la tête du PS. Mais rien à voir, bien sûr, avec un appel lancé pour qu’elle se porte candidate…

«Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu’il fasse un second mandat [au FMI] ». Cette petite phrase signée Anne Sinclair et rendue public, hier, dans Le Point serait-il le signe de trop envoyé par son époux de mari ? La goutte d’eau capable de faire déborder le lac de l’entente cordiale entre pro-DSK et pro-Aubry ? À Dakar, où se trouve une délégation du PS à l’occasion du Forum social mondial, la sortie de l’ancienne présentatrice de « 7 sur 7 » a en tout cas créé quelques remous entre la Première secrétaire du PS et le principal lieutenant de Dominque Strauss-Kahn à Solférino, Jean-Christophe Cambadélis.

À Paris, comme en écho, c’est aussi ce jour qu’ont choisi une petite dizaine de députés socialistes pour faire savoir discrètement — mais très sûrement ! — tout le bien qu’ils pensent de Martine Aubry. Parmi eux : Laurence Dumont (Calvados), Yves Durand (Nord), Olivier Dussopt (Ardèche), Christian Eckert (Meurthe-et-Moselle) Daniel Goldberg (Seine-Saint-Denis), Régis Juanico (Loire), Catherine Lemorton (Haute-Garonne), Jean Mallot (Allier) et Alain Vidalies (Landes). Officiellement, il ne faudrait voir aucun lien entre la phrase d’Anne Sinclair (qui signifie bien un petit pas supplémentaire vers la candidature de Strauss-Kahn) et la sortie du bois de ces neuf parlementaires favorables à Aubry. Ni lien, ni panique à bord, assure même l’un d’entre eux : « Cela fait trois semaines que nous nous réunissons. Nous avons simplement décidé de faire savoir ce mercredi que nous soutenons son travail à la tête du PS. » (more…)

9 juillet 2010

Aubry battrait Sarkozy au second tour de la présidentielle

Filed under: 12 - Brèves,13 - PS — iledere @ 17:30

Selon ce sondage, Martine Aubry serait gagnant avec 52% des  voix en 2012 (Sipa)Selon ce sondage, Martine Aubry serait gagnant avec 52% des voix en 2012 (Sipa)

La socialiste augmente d’un point son avance par rapport à un sondage réalisé en mai. Au premier tour, Marine Le Pen (FN) serait en 3e position avec 13% (+2).

Martine Aubry battrait Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle de 2012 avec 52% des voix contre 48%, selon un sondage CSA pour l’émission « LCP Politique matin » qui paraît vendredi 9 juillet. La socialiste augmente d’un point son avance par rapport à une étude effectuée en mai par le même institut CSA pour la chaîne LCP. Le président sortant reste de justesse en tête des intentions de vote au premier tour mais réduit sensiblement son avance (31%, – 5 points) et se trouve talonné de près par la première secrétaire du PS (30%, =).
Marine Le Pen (FN) serait en 3e position avec 13% (+2).

François Bayrou (Modem) arrive lui en quatrième position à 9% (+1), Olivier Besancenot (NPA) recueille 7% (+1) et dépasse Cécile Duflot (Europe Ecologie) 5% (=).

Marie-George Buffet (PCF) est créditée de 2,5% d’intentions de vote (-O,5) suivie par Hervé Morin (NC), testé pour la première fois par cette enquête (2%). Nathalie Arthaud (LO) ferme le bal avec 0,5% (-0,5 point). L’autre enseignement d’importance c’est le taux d’abstention, il y aurait 42% d’abstentions, bulletins blancs ou nuls.

Au second tour, Martine Aubry l’emporterait face à Nicolas Sarkozy avec 52% (+1) des suffrages. Il y aurait 37% d’abstention, votes blancs ou nuls.
Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8 juillet 2010 auprès d’un échantillon de 809 inscrits sur les listes électorales issu d’un échantillon national représentatif de personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas.

5 juin 2010

DSK VS Sarko : Y a pas photo…

Filed under: 13 - PS,20 - UMP — iledere @ 6:30

DSK grand favori des primaires socialistes
Le directeur général du FMI recueillerait 33% des intentions de vote si les primaires socialistes avaient lieu aujourd’hui, contre 12% à Martine Aubry et 10% à Ségolène Royal.

Dix-neuf pour cent des Français inscrits sur les listes électorales affirment qu’ils iront « certainement » voter à des primaires socialistes, dont DSK sortirait grand vainqueur si elles avaient lieu dimanche, selon un sondage CSA pour LCP présenté vendredi 4 juin.

Outre ces électeurs déterminés, 24% déclarent qu’ils iront « probablement » voter à cette consultation pré-présidentielle. Soit un total de 43%.
53% sont d’un avis inverse, déclarant qu’ils n’iront « probablement » (16%) ou « certainement » (37%) pas mettre de bulletins dans les urnes socialistes. 4% ne se prononcent pas

Si ces primaires avaient lieu dimanche prochain, le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn l’emporterait haut la main, avec 33% des préférences, devant la Première secrétaire du PS, Martine Aubry (12%), ou l’ex-candidate à l’Elysée, Ségolène Royal (10%), les députés François Hollande et Manuel Valls faisant jeu égal à 4%.
20% ne se prononcent pas, les abstentions, blancs ou nuls atteignant 17%.
Parmi les seuls sympathisants socialistes, 36% iront « certainement » voter à des primaires et 35% « probablement ». DSK est préféré par 35% (Royal et Aubry à égalité à 21%).

Sondage réalisé les 2 et 3 juin par téléphone auprès de 865 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d’un échantillon national de 1002 personnes (méthode des quotas).

La cote de Sarkozy à nouveau en baisse à 28%
Ce sont principalement les classes moyennes supérieures qui se détournent du chef de l’Etat, lequel retrouve son plus bas niveau atteint en mars dernier.

La cote de Nicolas Sarkozy est en baisse de deux points à 28% de bonnes opinions, après une petite embellie au mois de mai, dans un sondage TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine publié vendredi 4 juin.
Le Premier ministre est également en baisse d’un point à 37% de confiance. 67% des personnes interrogées n’ont pas confiance en Nicolas Sarkozy et 57% en François Fillon.

Ce sont principalement les classes moyennes supérieures qui se détournent du chef de l’Etat, lequel retrouve son plus bas niveau atteint en mars dernier pour TNS Sofres Logica, selon l’institut de sondage.

Sondage effectué par téléphone du 28 et 31 mai auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Français en âge de voter.

(Nouvelobs.com avec Reuters)

1 juin 2010

Ségolène Royal prête a s’effacer ?

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:38

Ségolène Royal rencontre des maires des communes sinistrées après le passage de la tempête Xynthia (Sipa)Ségolène Royal est sortie de sa relative discrétion médiatique, dimanche 30 mai, en s’exprimant sur France-5 au sujet de la prochaine campagne présidentielle.
La présidente socialiste de la Région Poitou-Charentes a indiqué qu’elle ne déciderait « pas seule » de son éventuelle candidature. « On verra le moment venu mais je ne le déciderai pas seule« , « je préfère faire le sacrifice d’une ambition personnelle et voir gagner la gauche, que le contraire bien évidemment », a-t-elle ajouté. « Les itinéraires personnels ne comptent plus, vu la situation dans laquelle la France est. »

« Nous aurons à décider tous les trois ensemble »
Cette éventuelle candidature, a-t-elle insisté, « je (la) déciderai avec les autres leaders potentiellement candidats, parce je pense que c’est d’une décision collective, d’un dispositif collectif que nous réussirons à battre Nicolas Sarkozy ». « C’est pour ça que je me rapproche de Martine Aubry (…) que je suis en contact avec Dominique Strauss-Kahn, parce que je pense que, le moment venu, nous aurons à décider tous les trois ensemble comment nous nous engagerons dans cette campagne », a affirmé la présidente de Poitou-Charentes.

« Le mot de pacte est sans doute excessif, mais je pense que si nous sommes unis extrêmement fortement, solidaires chacun dans nos responsabilités (…) nous gagnerons l’élection présidentielle quel que soit celui de nous trois qui sera candidat« , a encore dit la candidate de 2007.

« J’ai un lien profond avec le peuple français »
« Nous avons tous les trois un potentiel important et en (les) complétant, je pense que nous représentons une force dans laquelle les Français peuvent avoir confiance : Dominique Strauss-Kahn avec sa compétence internationale, Martine Aubry parce qu’elle est capable de mobiliser l’appareil du Parti socialiste« .

Et « moi-même, a-t-elle ajouté, parce que j’ai un lien profond avec le peuple français, avec les jeunes des quartiers, avec les jeunes des cités, avec l’expérience aussi à la tête de la région » Poitou-Charentes.

Ségolène Royal, Martine Aubry et DSK n’auraient ainsi pas forcément à se départager: un tel « dispositif gagnant » à trois pourrait être « présenté » dès les primaires que le PS prévoit d’organiser en 2011 pour désigner son candidat, a-t-elle dit. « C’est une hypothèse, je ferai tout pour qu’elle l’emporte », a-t-elle conclu.

« Nicolas Sarkozy l’a bien cherché »
Ségolène Royal a également pris la défense de Martine Aubry, critiquée par la droite pour s’en être pris au président de la République en le comparant à l’escroc américain Madoff. « J’ai envie de vous dire très simplement et très directement que Nicolas Sarkozy l’a bien cherché (…) et je crois que Martine Aubry a eu raison d’une certaine façon de stopper l’escalade de la violence verbale du pouvoir en place« , a indiqué Ségolène Royal, dans une allusion aux critiques récentes du chef de l’Etat sur l’héritage mitterrandien de la retraite à 60 ans.

Lors du discours de Martine Aubry, « il y avait aussi une part d’humour », a souligné Ségolène Royal. « Je crois qu’il faut que le pouvoir en place se calme ».

« Rien n’est arrivé en trois ans, rien! »
Ségolène Royal a fustigé le bilan de Nicolas Sarkozy. « Rien n’est arrivé en trois ans, rien! », s’est-elle exclamée. « Il n’y a aujourd’hui que de la communication et ça, nous en sommes fatigués (…) et même de plus en plus en colère parce que la situation ne doit pas permettre à un pouvoir qui a eu la légitimité démocratique de rien faire et de ne faire que de la communication ».

« On en a assez des visites du président de la République dans les écoles, dans les quartiers, alors que rien ne bouge, rien ne change!« , a-t-elle lancé. La présidente de la région Poitou-Charentes a aussi critiqué les « trois » visites de Nicolas Sarkozy aux sinistrés de la tempête Xynthia pendant la campagne des élections régionales. « Il a promis trois millions d’euros il n’y a toujours pas le premier euro qui est arrivé« , a-t-elle affirmé. « C’est la même chose pour l’école, pour les banlieues ».

A ce propos, elle a brandi le texte signé par des dizaines de maires appelant à une action urgente pour les quartiers défavorisés. « On leur a promis un plan Marshall où est-il ce plan Marshall ? », a-t-elle interrogé en jugeant « explosive » la situation des banlieues.

(Nouvelobs.com)

30 mai 2010

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le cumul des mandats

Filed under: 13 - PS,14 - Refondation du PS — iledere @ 6:53

dessin : RodhoPhilippe Baumel, membre du Conseil national du PS, dénonce une fois de plus le cumul des mandats. Cette pratique est selon lui en train de tuer le débat politique, en empêchant l’émergence de nouvelles personnalités et d’idées neuves.

« Touche pas au grisbi » ! Les tontons flingueurs adeptes du cumul de mandats ont dégainé. Martine Aubry est en ligne de mire et derrière elle l’idée d’une adaptation de la vie politique de notre pays aux nécessités de sa démocratisation et de sa revitalisation. L’idée d’aboutir à une règle générale sans délai et sans dérogation gêne. Elle gêne peu de monde mais elle gêne ceux qui, depuis plusieurs décennies, accaparent les mandats et accumulent les sièges.

La décentralisation appliquée sans limitation du cumul des mandats a sans doute été une erreur : Au lieu d’enrichir le débat national des expériences locales, au lieu d’irriguer la démocratie locale d’une plus grande compréhension des enjeux qui déterminent notre devenir, le cumul a – au contraire – réduit le débat politique à une longue suite de conflits quasi-féodaux sans vision ni pensée dépassant les différents fiefs concernés. L’appauvrissement du « débat d’idées » au sein de notre démocratie ne doit-il pas à cette passion irraisonnée pour l’accumulation de mandats par un nombre restreint de personnes ?  Le cumul c’est, d’abord, la stérilisation du débat politique !

Le cumul des mandats à un effet indirect qui rejoint celui précité : empêcher à la fois le renouvellement politique et l’émergence d’idées nouvelles. Un cumulard n’a qu’une peur : ne plus cumuler, ce qui équivaut dans son esprit à ne plus exister. Aussi excelle-t-il dans l’art d’écarter les concurrents et prétendants potentiels à sa succession, dans l’exercice de désignation de candidat de son parti inoffensifs pour lui dans son orbite immédiate. Guy Carcassonne l’a d’ailleurs démontré : nombre d’élus favorisent l’ascension de femmes ou d’hommes assez médiocrement préparés à l’exercice de mandats et dont le talent politique est loin d’être avéré. Le cumul c’est, aussi l’émergence de personnalités interchangeables et sans vraie envergure.

Le cumul est donc un frein à l’émergence de nouveaux responsables politiques en France : combien d’élus sont-ils issus du monde ouvrier ? Combien de jeunes élus comptons-nous ? L’hypocrisie relative à la « parité » ou à la « diversité » sert le plus souvent de paravent à un accaparement des postes clés de la démocratie locales ou des circonscription législatives et sièges de sénateurs au bénéfice d’une caste de plus en plus réduites d’élus dont on s’aperçoit qu’ils ont commencé leur carrière dans les années 1970… Haro sur les concurrents potentiels ! Haro sur les idées nouvelles !

Tout cela se nourrit de l’argument le plus fameux : être élu national pour défendre sa collectivité locale ! Toute grande ville, toute métropole aurait droit à son député-maire ou à son sénateur-maire, dont la population serait « fière » (sic). C’est en fait une conception assez détestable de la République et de la décentralisation que de considérer que les citoyens seraient traités différemment selon qu’ils seraient représentés par un édile parlementaire ou non… Le cumul c’est donc aussi une potentielle atteinte à l’esprit républicain.

Trop de professionnels du cumul et trop peu de professionnalisme en politique ? La question pour la République est de revivifier son débat national et de faire vivre sa démocratie locale. La question pour la Gauche est d’anticiper cette évolution en faisant émerger nouveaux responsables et nouvelles idées, cela passe – entre autres – par un changement de fonctionnement, par de nouvelles règles. La rénovation en cours, largement soutenue par les militants, doit maintenant se concrétiser au sein du Parti Socialiste avant d’irriguer en 2012 l’ensemble de la société française.

Philippe Baumel pour « Marianne 2 »

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