Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

26 octobre 2009

Le MoDem part seul aux régionales

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre — iledere @ 16:30

Le Mouvement démocrate (MoDem) partira seul aux élections régionales, renvoyant la question des alliances au second tour, faute d’avoir pu encore concrétiser sa politique d’ouverture à gauche.

Le conseil national du MoDem, qui regroupe les cadres du parti, s’est prononcé samedi à l’unanimité en faveur de la présentation de listes autonomes au premier tour des régionales.

Il a également jeté les bases de son projet politique qui sera débattu début décembre en congrès à Arras.

« Le conseil national a voté à l’unanimité le principe de la présence d’une liste MoDem dans toutes les régions de France. En même temps, nous avons manifesté notre volonté d’ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement », a expliqué à la presse le président du parti, François Bayrou.

Il a dit vouloir « un projet différent pour les régions« , comme il avait défendu lors de la campagne présidentielle de 2007 « un projet différent pour le pays« .

« Notre choix, c’est de dire: l’Etat ne peut pas tout et toute décision politique doit avoir pour but le développement humain. Nous nous démarquons en cela de ceux qui veulent une société où le capital prime et de ceux qui veulent que l’Etat soit l’acteur principal« , a-t-il résumé.

Le premier chapitre du projet MoDem, consacré aux valeurs, prône notamment la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, une justice fiscale, éducative et sociale, et la nécessité d’un développement durable et écologiste. Des valeurs dont le parti estime que « la majorité actuelle les remet en cause », a dit l’eurodéputé Robert Rochefort, qui a coordonné l’élaboration du texte. (more…)

20 octobre 2009

David Douillet : la majorité essaie de se rassurer

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

David Douillet élu député des Yvelines, la majorité fait semblant de se rassurer
L’ancien judoka David Douillet fait partie des recrus « people » de Sarkozy, au même titre que le chanteur Gilbert Montagné. Dans la droite ligne de la pipolisation de la politique française, David Douillet a facilement remporté, dimanche 18 octobre, l’élection législative partielle de la 12e circonscription des Yvelines, en obtenant 52,1% des voix face au socialiste Frédérik Bernard, soutenu par Europe-Ecologie. Aussitôt, le patron de l’UMP, Xavier Bertrand, venu sur place l’applaudir, s’est réjoui que ce scrutin ait remis «les pendules à l’heure», «parce que voilà quelques semaines, on nous disait que cette circonscription était perdue pour le mouvement populaire».

Ces derniers jours, la polémique autour de l’arrivée probable de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad (l’Etablissement public d’aménagement de La Défense) avait notamment déclenché l’ire de Pierre Cardo, député des Yvelines et mentor politique de David Douillet, qui avait dénoncé une «maladresse» inattendue «à ce niveau-là de l’Etat».

Voilà donc l’UMP officiellement rassurée. «C’est un démenti à toutes les vaines polémiques qu’un Parti socialiste en mal de propositions a tenté d’alimenter», a réagi Valérie Pécresse, tête de liste UMP aux régionales de mars 2010, soulagée par ce «beau résultat» -entaché par un taux de participation de 33,7 %, ce dont le parti du Président ne se vante guère. (more…)

9 septembre 2009

OPA Bayrou

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre — iledere @ 15:00

François Bayrou ne manque pas du culot. Ce n’est pas une révélation mais une confirmation après son « offre publique de dialogue » avec le PS avancée à la Grande-Motte. La curieuse formule évoque étrangement une « offre publique d’achat » sur un parti socialiste que le leader post-centriste aimerait neutraliser d’une manière ou d’une autre.

L’objectif de Bayrou restant de prendre la tête de l’opposition en 2012, sa stratégie consiste à tenter d’affaiblir autant que possible le PS. Son offre de « dialogue » vise tout simplement à creuser les divisions internes à ce parti où les perspectives d’une alliance au centre sont très diversement accueillies. Bayrou rêve de casser le PS ou, à tout le moins, de l’enfoncer dans ces contradictions pour devancer son candidat à l’élection présidentielle dans trois ans. Par parenthèses, la rêverie de « primaires » servant à désigner un candidat unique de l’opposition apparait d’ores et déjà pour ce qu’elle est.

Comment le PS peut-il se dépêtrer de la suspecte proposition bayrouesque ? Peut-être tout simplement en clarifiant ses orientations plutôt qu’en exigeant du MoDem qu’il fasse la lumière sur son obscure identité. Si l’opposition doit se contenter de dénoncer les dérives autoritaires, ô combien réelles, du sarkozysme et de prôner une vague moralisation du capitalisme, l’alliance au centre deviendra l’avenir obligé d’une gauche vidée de contenu. Vincent Peillon vient de déclarer candidement que le MoDem « est de gauche depuis qu’il est dans l’opposition ». Avec le risque que l’opposant Bayrou, plus coriace que d’autres, ne prenne alors la tête d’une telle coalition. Après tout, en Italie, c’est le centre qui a un temps réussi à dominer une gauche à la dérive.

Eric Dupin pour son blog « les murmures d’Eric Dupin« 

4 septembre 2009

Effet Boomerang

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre — iledere @ 6:05

Après sa gamelle aux municipales (adieu Capri Toulouse, c’est fini…) aux législatives et aux Européennes, nombreux avaient été les observateurs surpris de voir Bayrou se remettre si vite en selle. La proximité des chevaux de course, une passion partagée avec son ami Morin, sans doute…

Mais à l’analyse, Bayrou, anti sarkozyste notoire, n’a fait que copier son ennemi : diviser pour régner. Et tentant de seéparer les courant du PS et en courtisant des ambitieux impatients, il comptait bien attirer vers lui une partie du PS dont l’ancrage à gauche était moins important que le résultat électoral au motif que « la fin justifie les moyens »
Sans compter que nombre de socialistes pouvaient être abusés par les charges sévères dudit Bayrou contre Sarkozy, charges qui permettaient de l’exonérer d’un passé plus que droitisant qui l’avait vu pactiser avec Madelin, de Villliers, Millon, d’Aubert et d’autres crapules du même acabit…
La stratégie de division a bien fonctionnée pour Sarkozy, qui a attiré vers lui des stars déchue de gauche comme Kouchner et Bockel, des traître pathétique comme Besson ou Amara, des vieilles gloire en recherche d’un dernier tour de piste avant le grand trou noir comme Rocard ou Lang… Avec des limites tout de même puisque des Allègre ou des Giacobbi ont finalement été repoussé du dispositif d’ouverture…

Bayrou, donc avait décidé de reproduire la même stratégie, mais à son avantage ce coup-ci.

Pas de bol, La Rochelle ne s’est pas passé comme il l’avait prévu ! Ségolène et Martine se sont partagées la tribune le vendredi, sans se battre : à l’une le coup d’envoi des régionales, à l’autre la rénovation du PS. Pire, Peillon, qui a resservi mollement un copié collé du discours de De Sarnez (numéro 2 du Modem) à Marseille, n’a recueilli que des applaudissement polis.

Pire, la mise en demeure de Martine Aubry vis à vis de Bayrou de démontrer son soit disant encrage à gauche divise maintenant le Modem.
Il y a les militants partisans d’un rapprochement avec le PS et ceux qui souhaitent rejoindre le pouvoir au travers de la nébuleuse rassemblant à la table de l’UMP les affidés : Nouveau Centre, De villiers, les chasseurs de Nihouls… Bon appétit.

Voici dont un magnifique effet boomerang. Si le PS reste dans la ligne de La Rochelle 2009, c’est Bayrouqui devra se battre pour rassembler les morceaux éparts d’un mécano politique construit sur mesure pour son propre intérêt personnel et qui risque d’exploser lorsque ses quelques militants décideront de faire des choix lucides plutôt que de faire allégeance à un homme politique sans convictions réelles, bouffi de suffisance, et prétentions et d’ambitions…

Alain Renaldini

Tiens, ça m’est venu tout seul : Mano Negra – « Dont want You no more« 
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6 juin 2009

Marchaisien Bayrou

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre — iledere @ 12:00

Le blog de l'île de RéFrançois Bayrou serait-il en voie de communisation mentale ? On ne fait pas ici allusion à sa subite, et inexpliquée à ce jour, découverte des méfaits du libre-échange. C’est sa manière de pratiquer le débat politique qui rappelle étrangement Georges Marchais. L’ancien secrétaire général du PCF cognait avec une mauvaise foi égale à son culot d’acier. Le président du MoDem est à la même école. Il faut une bonne dose de malhonnêteté intellectuelle pour accuser Daniel Cohn-Bendit de connivence avec Nicolas Sarkozy en s’appuyant sur des propos du président de la République qui n’ont pas cette signification.

Bayrou rappelle encore Marchais par cette façon de s’en prendre aux médias et aux sondages comme bouc-émissaires de ses prévisibles difficultés électorales. Hier soir, sur France 2, l’ancien ministre centriste s’est toutefois distingué de l’ancien dirigeant communiste par une attaque en-dessous de la ceinture contre son concurrent ex-soixantuitard. Un manque de sang-froid étonnant pour un homme qui aspire obsessionnellement à la plus haute fonction de l’Etat. Les sondages décevants de fin de campagne pour le MoDem ont visiblement usé les nerfs de Bayrou. Mais cette manière de combattre lui coûtera certainement des suffrages. L’électorat de centre-gauche, plutôt éduqué, qui hésite entre Europe-Ecologie et le MoDem ne se laissera pas facilement convaincre par les grosses ficelles et les basses attaques de Bayrou.

Les chances d’Europe-Ecologie de dépasser le MoDem ont sans doute été renforcées par ce débat télévisé où Cohn-Bendit a été le participant le plus vif. Jean-Luc Mélenchon a également marqué des points par sa capacité à argumenter précisément. Pour le reste, chacun est resté fidèle à son image pour ne pas dire à sa caricature. Xavier Bertrand a fait preuve d’une louable placidité en répétant tranquillement deux ou trois formules. Martine Aubry s’est accrochée à un discours un tantinet abstrait. Olivier Besancenot a réitéré, avec un débit de mitraillette, son habituel propos. Marine Le Pen a manifesté, une fois de plus, son incompétence braillarde tandis que Philippe de Villiers semblait imiter sa propre marionnette.

Par Eric Dupin pour « les murmures d’Eric Dupin »

27 mai 2009

La rédemption écologique de Bayrou

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre — iledere @ 6:15

Le blog de l'île de RéDe quoi Bayrou-Christ est-il le nom ?

Pendant et après la campagne présidentielle 2007, Bayrou a fait l’objet de nombreuses analyses et critiques. Grillé après sa défaite dans la course à l’Elysée, Bayrou est en passe de réussir, si on en croit les sondages, à revenir dans la course grâce à l’élection européenne. Consummé aux législatives 2007 et carbonisé aux municipales 2008, l’électorat lui a montré qu’il le tenait en peu d’estime au point de ne pas lui faire confiance pour gérer une municipalité de 80.000 âmes.

Ces âmes qui se refusent à Bayrou, il veut pourtant les conquérir et son prêche ne faiblit pas. Bayrou n’a pas changé de stratégie, même si c’est précisément sa stratégie qu’a emprunté Sarkozy et celle qui a conduit sa gouvernance au fiasco. Ratisser à gauche, glaner à droite, à présent Bayrou vise moins les hommes que les idées. Parce qu’il faut le dire, Bayrou n’a pas d’idées, à part une idée fixe, être le premier en 2012. Il a tenu compte des griefs sur l’absence de programme qui avait émaillé sa campagne 2006/2007, aujourd’hui il revient avec un programme fraîchement édité, il y a à peine moins de 10 jours, et ce programme est stupéfiant. En effet, la moitié des propositions est un pur copié-collé des propositions des altermondialistes comme José Bové ou des propositions socialistes, notamment contenues dans le programme présidentiel socialiste 2007.

Opportuniste un jour, opportuniste toujours, telle est la devise des centristes. Mais sur leur compétence à gérer l’économie et les affaires, personne ne s’interroge. Or, les centristes qui ont lâché Bayrou pour s’adosser à l’UMP, ce Nouveau Centre qui n’est le nom de rien, n’ont pas démontré qu’ils étaient aussi compétents qu’ils le prétendent pour fixer un budget, le contrôler, le garantir et limiter les déficits. Bien au contraire, les centristes députés et sénateurs qui hier faisaient partie de la garde rapprochée de Bayrou ont cautionné toutes les dérives budgétaire de Woerth, de Lagarde et donc de Sarkozy.

Dans son dernier opus, Bayrou parle de tout sauf de propositions économiques. Il parle de tout, parce qu’il parle surtout de lui et de son ennemi personnel, Sarkozy.

Mais nous, est-ce que ça nous intéresse, les péripéties de Bayrou pour gagner à genoux s’il le faut, les Champs Elysées ? Non, on s’en fiche parce que nous avons compris de qui les électeurs du Modem sont le nom : contestataires d’extrême-droite autant que de gauche démocrate. Le noyau dur du Modem, 6% c’est-à-dire autant que le FN, est environné par une couronne de sympathisants non politisés, peu instruits de l’historique des diverses formations. « C’est nouveau, donc c’est intéressant ». « Ca ne me parle pas tout le temps de misère, ça me soulage ». « C’est ni de droite ni de gauche, tant mieux ça ne m’intéresse pas ». Tels sont les arguments des électeurs centristes. D’autant que Sarkozy a su semer le trouble en prétendant posséder Ze special Sarkozy’s social touch, ce qui permet à Bayrou d’opter sans vergogne pour le même profil. Puisque l’un a échoué, peut-on tenir grief à l’autre de tenter ? Sarkozy et Bayrou jouent sur le côté un peu matois d’une certaine catégorie d’électeurs, « tant que ça n’est pas interdit, ni vu ni connu j’t’embrouille, la vérité si j’mens », c’est la méthode Le Pen, c’est aussi la méthode Mélenchon aujourd’hui, celle du populisme. (more…)

13 mai 2009

Les mensonges de François Bayrou

Filed under: 18 - UDF-MoDem-Centre,20 - UMP — iledere @ 12:00

Le blog de l'île de RéFrançois Bayrou a prétendu lors du «Grand Rendez-vous» d’Europe 1 – Le Parisien-Aujourd’hui en France que le MODEM a « constamment, sans aucune exception, voté dans le sens de la défense des services publics»

C’est un mensonge pur et simple comme le montrent trois exemples:

1) Le 16 février 2006, dans le cadre de la discussion relative à la Directive « services dans le marché intérieur » (dite « Bolkestein »), le Modem vote avec l’UMP contre l’adoption d’une directive cadre sur les services d’intérêt général garantissant la pérennité de leur mission.

2) Le 27 septembre 2006, lors du débat sur le Livre blanc de la Commission sur les services d’intérêt général, le Modem vote avec l’UMP contre l’exclusion explicite des services d’intérêt général (SIG) et des services sociaux d’intérêt général du champ d’application de l’objectif de « concurrence pure et parfaite ».

3) Le 18 janvier 2007, à propos du rapport sur le « développement de chemins de fer communautaires », les parlementaires du Modem votent avec l’UMP en faveur de la libéralisation du secteur.

Au Parlement européen, M. Bayrou n’est pas un opposant à l’UMP. C’est un soutien de la politique libérale de N. Sarkozy et de J.-M. Barroso.
Tous ses discours ne parviendront pas à masquer les faits. S’il veut présenter un visage de gauche en France, toute son action et celle de ses amis est ancrée à droite, au service d’une politique libérale qui attaque les services publics.
Le Parti socialiste s’oppose vigoureusement à cette politique de destruction. Il appelle les Français à voter massivement pour les candidats socialistes. Grâce à leurs alliés du Parti socialiste européen, ils sont les seuls à représenter une alternative crédible à la droite. Ils sont les seuls à s’engager à défendre efficacement les services publics en Europe.

de Razzy HAMMADI
Secrétaire national aux services publics

Jean-Christophe CAMBADELIS
Directeur national de campagne pour les élections européennes

12 mai 2009

A droite, l’après-Sarkozy pointe le bout du nez

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:15

Sarko pas beauIl faudra songer à remercier Nicolas Sarkozy. Sa pratique du pouvoir, sa gestion de la réforme, sa vision de la société, ajoutées à son goût pour l’ostentation et à son égocentrisme, ont libéré la droite républicaine du poids fantasmagorique du chef éclairé.
Elle ne se reconnaît finalement pas vraiment dans le champion qu’elle a choisi. Elle commence à comprendre que l’agitation présidentielle dissimule un dessein qui ne ressemble en rien au projet fondateur. Elle réalise, enfin, que le sarkozysme n’est pas un humanisme. A-t-elle été bernée? A-t-elle été aveuglée? Elle ne le sait pas. Hyper déçue par l’omniprésident, la voici, désormais, qui tend l’oreille et accepte l’idée d’écouter la différence.

Elle le fait d’autant plus volontiers que ceux qui l’expriment ont été ou sont membres de la «famille». A droite donc, ils sont cinq à pouvoir prétendre incarner une forme d’alternative et à rêver d’un renversement de situation sans être en mesure, aujourd’hui, de l’organiser. Il y a les mutins – François Bayrou, Dominique de Villepin. Il y a les patients – François Fillon, Jean-François Copé. Il y a l’homme providentiel – Alain Juppé. Tout ça manque un peu de jeunes premiers (le plus âgé, Alain Juppé, a 63 ans ; le plus jeune, Jean-François Copé, a 45 ans; les autres se débattent avec la cinquantaine), certes, mais pas d’expérience, de caractère ou d’ambition.

Les mutins dénoncent publiquement les abus de pouvoir, la vanité de l’action et l’inanité de la pensée, affirment que le pire est à venir et appellent à la révolte des élus et des électeurs. Les patients parient sur une exaspération des Français, qu’ils encouragent à mots feutrés mais n’entendent pas provoquer puisqu’ils sont au pouvoir et l’assument (l’un est premier ministre, l’autre président du groupe UMP à l’Assemblée nationale), comptent sur une lassitude des milieux d’affaires avec lesquels ils entretiennent eux-mêmes des liens ou sur une implosion présidentielle en cours de mandat.

L’homme providentiel assure la synthèse: de sa pampa bordelaise, il critique rudement mais avec courtoisie, propose discrètement mais, fort de son brevet chiraquien de «meilleur d’entre nous», ne cherche pas encore à fédérer. Il attend la faillite d’un homme qui n’aura fait que le décevoir.
Même s’ils ont choisi de faire front, les anti-sarkozystes n’en constituent pas un. En tout cas, pas encore. A la différence des trois mousquetaires, qui étaient quatre, leur devise sonne comme le coup d’envoi d’une aventure solitaire: «Chacun pour soi. Tous pour moi.» Ils se voient (Fillon-Copé; Villepin-Juppé), vont se voir (Bayrou-Villepin; Fillon-Juppé) ou pourraient se voir (Bayrou-Juppé; Copé-Bayrou). Pour parler de quoi? De leur anti-sarkozysme commun? Des preuves quotidiennes du népotisme de l’Elysée? De la dernière humiliation infligée par le chef de l’Etat ou ses sbires? Cela ne suffira pas à souder une coalition. La convergence n’est pas l’union et l’union ne peut tenir lieu de programme. (more…)

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