Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

29 septembre 2011

Comment Copé savonne la planche de Sarko

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Jean-François Copé le 21/09/2011 à Paris (WITT/SIPA)Il attend son tour. Patiemment. Derrière l’échéance électorale de 2012, Jean-François Copé regarde 2017 droit dans les yeux. Tout se jouera à ce moment-là pour lui. Avant, Copé semble s’en moquer.

Jean-François Copé est un homme d’une rare intelligence. A ne surtout pas confondre avec des Frédéric Lefèbvre ou tous les zozos de la « firme » (Solly, Louvrier, Charon, qui m’a bien fait rigoler tout de même avec sa saillie sur sa greffe de couilles) qui ont amené Nicolas Sarkozy sur le trône. Ils sont le miroir de l’écurie de communication emmenée par Stéphane Fouks qui n’a jamais réussi à sortir DSK des multiples ornières où il s’est plongé.

Revenons à Copé.

Quand on lit le communiqué de l’UMP sur la victoire de la gauche au Sénat, on ne peut qu’éclater de rire devant l’énormité de l’argumentaire. Agiter le chiffon rouge du vote des étrangers ressemble tellement peu au chef du parti encore majoritaire. Lui qui passe ses vacances avec Ziad Takkiedine, et devra certainement en rendre compte devant la justice, connaît trop bien les arcanes de la politique française pour ne pas savoir que ces « argus », frôlant ceux du Front national, ne peuvent que crisper l’électorat naturel de l’UMP, qui est fondamentalement raciste mais répugnera par principe à voter pour Marine Le Pen.

Or, et Nicolas Domenach, fanboy incœrcible de François Bayrou l’expliquait bien hier soir, le président du MoDem voit s’ouvrir un boulevard devant lui. Le parti socialiste avec ses trois débats télévisés des primaires (le prochain a lieu demain soir sur I-Télé) mange son temps de parole. Et sera au pain sec sans eau pendant environ deux mois. C’est plus qu’il n’en faut au député des Pyrénées-Orientales pour pousser son avantage. (more…)

28 juin 2011

Egalité hommes-femmes : Le Medef et l’UMP se moquent-ils des femmes ?

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

A quelques mois de la présidentielle, le Medef et l’UMP lancent un vibrant plaidoyer pour l’égalité hommes-femmes. Question : Pourquoi ont-ils attendu si longtemps et quelles sont leurs propositions ?

De qui ce constat pessimiste et alarmant ?

« (…) d’après le rapport du Forum économique mondial de Davos de 2010, la France est classée au 127ème rang sur 134 pays en matière d’égalité salariale entre les hommes et les femmes, derrière le Kenya ou le Kazakhstan ! Malgré la volonté du législateur, l’égalité professionnelle est rarement une orientation stratégique au sein de l’entreprise. On constate même aujourd’hui des signes de régression (…) Le constat actuel est implacable : les femmes représentent 51% de la population française, 47% de la population active mais 82,2% des travailleurs à temps partiel et les écarts de salaires entre les hommes et les femmes sont encore de 19% (…) » Ne cherchez pas, il est disponible sur le site Web Projet UMP 2012 !

Si le sujet de l’égalité hommes-femmes n’était pas si important, on pourrait, avec humour, déplorer, que la droite parlementaire et le Medef, ne soient pas aux commandes … de la société française et de ses entreprises.

Du côté du Medef, on a pourtant connu Laurence Parisot plus déterminée, en ce qui concerne les femmes. Notamment, lors de la réforme des retraites, ou elle déclarait : « (...) Baisser l’âge légal de départ à la retraite des femmes par rapport aux hommes, cela équivaut à entériner cette inégalité de fait (…) Puisque les femmes vont travailler moins longtemps, celà veut dire moins de belles carrières que les hommes (…) il n’est pas question non plus que les entreprises soient les seules responsables de cette situation scandaleuse alors que bien souvent cela commence ailleurs dès l’école ou dans le foyer (…) »

Et indiquait : S’opposer à toute modification du projet de loi sur les retraites qui permettrait aux femmes ayant élevé trois enfants de ne pas attendre d’avoir 65 et 67 ans pour percevoir leur pension à taux plein – N’hésitant pas à déclarer : « Les entreprises ne sont pas seules responsables des inégalité de carrières hommes/femmes »

Néanmoins, on pourra s’étonner, en examinant les derniers textes de l’UMP et les dernières déclarations de Laurence Parisot que : la véritable égalité salariale est curieusement absente de leurs propositions !

Si du côté de l’UMP, on écrit : « (…) Les entreprises de plus 50 salariés non couvertes par un accord, ou à défaut, par un plan relatif à l’égalité professionnelle, risquent désormais une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale. Votée dans la loi de réforme des retraites, cette disposition était plus qu’urgente, quand on sait qu’en 2008, seulement 7,5% des entreprises avaient signé un accord sur l’égalité… Le décret d’application de cette disposition est actuellement examiné au Conseil d’Etat (…) »

Cela signifie, que le texte n’est toujours pas applicable, et que quoi qu’il arrive, les femmes travaillant dans des entreprises de moins de 50 personnes, qui représentent plus de 97% du parc français, ne seront absolument pas concernées par les pénalités et continueront à subir, légalement, une discrimination salariale ! (more…)

21 juin 2011

Copé veut la peau de la primaire PS, mais sait-il de quoi il parle ?

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

Dessin Baudry. Chirac et la primaire PSQui, quand, comment : vous êtes un peu perdu avec la primaire PS ? Ça tombe bien, on vous a concocté un article qui explique tout.

Vous suivez, en bons turfistes politiques, la course de petits chevaux socialistes qui, chacun leur tour, se déclarent / réfléchissent à une candidature / font savoir qu’ils se préparent en silence ?

Vous lisez que Jean-François Copé veut torpiller cette fabuleuse « machine à perdre » ? Claude Guéant exige des « garanties » ? Vous commencez à vous forger un avis sur « les qualités présidentielles » de l’un, « la capacité d’écoute » de l’autre ? Et Montebourg qui prétend ce dimanche : « Quatre millions de votants, c’est possible. »

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Vous n’êtes pas seul à n’avoir pas tout compris à la primaire PS. Voici la fiche dont vous avez besoin.

De quoi parle-t-on ?
Du processus de désignation du candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2012.

Le scrutin aura lieu le dimanche 9 octobre 2011. Un deuxième tour sera organisé une semaine plus tard, le 16 octobre, si aucun candidat ne dépasse 50% des suffrages. Le PS voudrait ouvrir environ 10 000 bureaux de vote, au moins un par canton.

Il s’agit d’une seule élection : à Rue89, nous avons donc décidé d’écrire « primaire » au singulier, même si les socialistes affectionnent le pluriel, à peine traduit des « primaries » états-uniennes. C’est leur façon de vivre leur rêve américain.

Qui peut se présenter ?
N’importe quel membre du PS, à condition qu’il parvienne à recueillir des parrainages. Plusieurs possibilités :

  • 17 parlementaires socialistes ;
  • 16 membres du Conseil national (le parlement du parti) ;
  • 100 conseillers régionaux ou généraux, issus d’au moins 10 départements et 4 régions ;
  • 16 maires socialistes de villes de plus de 10 000 habitants, issus d’au moins 4 régions.

Jusqu’à quand peut-on se présenter ?
Selon le calendrier officiel, les candidats à la candidature peuvent se déclarer entre le 28 juin et le 13 juillet 2011. (more…)

6 janvier 2011

35 heures : Copé jette le masque

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,20 - UMP — iledere @ 12:00

Le débat sur le « déverrouillage » des 35 heures, relancé par Manuel Valls, montre enfin les véritables enjeu. Selon Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, il s’agit bel et bien d’organiser la baisse des salaires, au moins « dans un premier temps », afin de récupérer 25 milliards d’euros pour le Budget tout en supprimant la durée légale du travail.

Il faut reconnaître un avantage à Jean-François Copé: de temps en temps, il jette vraiment aux orties la langue de bois, comme il l’avait juré dans un livre en 2007. Ce matin sur RTL, le secrétaire général de l’UMP a lâché devant Jean-Michel Apathie le fond de sa pensée sur la question des 35 heures . On comprend très vite que les « 35 heures » sont un prétexte. Copé sait bien que le dispositif de Martine Aubry n’est plus qu’un fantôme. Ce qu’il cherche c’est à récupérer les « 22 ou 25 milliards d’euros » d’exonération de charges sur les bas salaires et les heures supplémentaires « intenables par ces temps de crise ». Il propose donc de supprimer toute durée légale du travail, de faire travailler plus tout en gagnant pas plus. « C’est inéluctable », martèle-t-il. Copé, comme la droite française (et une partie de la gauche comme Manuel Valls ) est obsédé par la perte de compétitivité française, notamment par rapport à l’Allemagne. Sur dix ans, à l’initiative de Gehrard Schroeder, celle-ci a réussi à gagner 15% de compétitivité par rapport à ses voisins, en ramenant ses coûts salariaux à des niveaux proches des nôtres. La France avait fait de même dans les années 80 et 90, avec la « désinflation compétitive ».

Copé propose de prendre le même chemin, mais en cinq ans. Travailler plus pour gagner pareil, signifie programmer une baisse des coûts horaires. Si on revient ainsi aux 39 heures, cela signifie un gain de 10% pour l’employeur. Mais un élève de CM2 remarquera que les entreprises tricolores ne gagneraient aucunement en compétitivité, puisque ce qu’elles gagneraient sur le coût de la main d’œuvre, elle le perdrait par le biais de la subvention de l’Etat aux bas salaires. A moins de supprimer les postes à bas salaires ! En fait, Copé nous propose un impôt payé en temps par les salariés. Cela existe déjà : la « journée de solidarité » rapporte 1 milliard d’euros par an depuis 2004. La réforme des retraites est aussi une sorte d’impôt « temps » sur les salariés, qui travaillent sur une durée plus longue…

Il s’agirait de plus d’une régression sociale : l’abolition de la durée légale de travail, remplacée par le plafond européen de 48 heures maximum par semaine est une vieille revendication ultralibérale, bien dans la ligne d’Hervé Novelli, adjoint de Jean-François Copé à l’UMP. Ce n’est plus la revanche sur les 35 heures d’Aubry, mais sur les 40 heures du Front populaire… (more…)

Viré par Copé, Paillé redoute une « chasse aux sorcières »

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Dominique Paillé lors d'une conférence de presse de l'UMP, le 15 novembre 2010 (Charles Platiau/Reuters).L’invitation faite à Manuel Valls de rejoindre l’UMP aura été le dernier fait d’armes de Dominique Paillé en tant que porte-parole du parti de la majorité. Ainsi en a décidé Jean-François Copé, qui doit bientôt dévoiler le nouvel organigramme de l’UMP.

Sur Rue89, la victime de ce remaniement partisan prend « acte » de cette décision, mais dit trouver « désagréable » les commentaires du nouveau secrétaire général :

« Jean-François Copé m’a dit qu’il n’allait pas reconduire l’organisation antérieure de l’UMP avec un ou plusieurs porte-paroles. Dont acte. Je vais le rencontrer de nouveau la semaine prochaine, on verra quelles fonctions il me proposera d’occuper. »

« Il est inutile qu’il cherche un prétexte »
La polémique aurait pu éviter de prendre si Le JDD, qui a révélé cette information, n’avait pas rapporté les explications du secrétaire général fraîchement nommé :

« Un jour, [Dominique Paillé] critiquait les affiches, un autre il déplore mes propositions sur les 35 heures. On aurait dit Catherine Trautmann quand elle était porte-parole du gouvernement Jospin. » (more…)

17 décembre 2010

La vision particulière de la « gestion de l’argent public » de l’UMP

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

L’UMP ne manque jamais une occasion de fustiger la « mauvaise » utilisation de l’argent public. Cette obsession de la bonne gestion ne s’applique pourtant pas à la sienne depuis 2007.

Sur le site des députés UMP à l’Assemblée Nationale, on peu lire cette profession de foi :  » (…) Attachés à une gestion rigoureuse de l’argent public, les députés de l’Union pour un Mouvement Populaire attendent aussi de l’Etat qu’il montre l’exemple et conduise une politique sérieuse des finances publiques visant à alléger la contrainte que fait peser sur la France et sur ses jeunes générations la persistance de déficits et de dettes publics excessifs (…)  »

Ce qui est vous l’avouerez en parfaite contradiction avec les déclarations de Dominique Dord, le successeur d’Eric Woerth, au poste de trésorier de l’UMP publiée par Le Figaro

«  L’UMP, qui accusait un déficit de 30 millions d’euros après la présidentielle de 2007, table sur un retour à l’équilibre en 2011, a déclaré à l’AFP son trésorier Dominique Dord (…) Et pour ce qui concerne les comptes de 2010, celui-ci prévoit :  » (…) un déficit réduit à 3 à 4 millions d’euros à la fin de l’année, pour un retour à l’équilibre en 2011 (…)  »

«  (…) S’il s’agissait d’une structure privée ne maniant que des fonds privés, on s’en moquerait un peu, voire beaucoup. Mais l’UMP est un parti politique. Et même le parti majoritaire en France. Il bénéficie donc d’un financement public (…) fait judicieusement remarquer le site Aix Hebdo

Qui ajoute :  » (…) Comment l’UMP a-t-elle pu, sous la houlette de son très compétent ministre-trésorier Eric Woerth, passer d’un bénéfice de plus de 10 millions d’euros fin 2008 à un déficit au montant inconnu en 2009 ? (…)  »

Mais, combien l’UMP a t-elle touché d’argent public depuis 2007 ?

Pour connaître ces montants, il suffit de se rendre sur le site de la Commision nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui donne le détail des : « Aides publiques directes attribuées aux partis et groupements politiques » depuis 1990

En ce qui concerne l’UMP (montants des deux versements annuels en € :

2007 : 9 788 050,48 + 22 418 985,64 (more…)

6 novembre 2010

Rémunération de Hirsch : le gouvernement fait retirer l’amendement UMP

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique (AFP)  Le secrétaire d’Etat à la Jeunesse Marc-Philippe Daubresse estime « normale » la rémunération du président de l’Agence du service civique, que les députés UMP voulaient réduire en représailles à son livre sur les conflits d’intérêt.

Le gouvernement a désavoué, vendredi 5 novembre, les députés UMP qui voulaient, sous la houlette de leur patron Jean-François Copé, sabrer la rémunération du président de l’Agence du service civique, Martin Hirsch. Le secrétaire d’Etat à la Jeunesse Marc-Philippe Daubresse a demandé le retrait de l’amendement déposé par les députés Bernard Debré, Louis Giscard d’Estaing et Nicolas Dhuicq.

Cette rémunération avait été fixée « par un décret examiné dans des conditions transparentes« , « normales« , qui « a fait l’objet d’une discussion interministérielle« , a défendu le ministre, estimant nécessaire d’aborder le débat « de manière dépassionnée« .

Le ton est en effet monté quand les députés ont annoncé jeudi leur intention de déposer cet amendement. Martin Hirsch a aussitôt dénoncé des représailles contre son livre sur les conflits d’intérêt, qui ne les ménageait pas : l’attention s’est en effet portée sur la double activité de Jean-François Copé, à la fois président du groupe des députés UMP et avocat d’affaires pour des clients dont l’identité reste confidentielle.

La prochaine étape sera-t-elle la déchéance de ma nationalité ?
« On m’accuse de crime de lèse-conflit d’intérêts. La prochaine étape sera-t-elle la déchéance de ma nationalité française puisque cette offensive fait suite à celle selon laquelle on voudrait que je n’aie pas le droit de parler de conflits d’intérêts parce que mes parents ont été des réfugiés pendant la guerre ?« , s’est interrogé l’ex-Haut commissaire aux Solidarités actives dans une déclaration à l’AFP jeudi.

Interrogé sur Europe 1 ce vendredi, il a, à nouveau, dénoncé une volonté de « vengeance » et de « faire taire tout le monde » chez les députés UMP.

« C‘est de la rétorsion, de la vengeance, de la protection personnelle, c’est destiné à faire taire tout le monde« , a lancé l’ancien Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse. « C’est frontal, c’est dire : ‘Martin Hirsch il n’a pas le droit de dire que des parlementaires touchent en même temps de l’argent d’entreprises via leur cabinet d’avocat ou via du conseil’. Et donc, pour le punir d’avoir dit ça tout haut, eh bien on va lui couper les vivres », a-t-il dénoncé. (more…)

5 octobre 2010

Jean-François Copé : business as usual !

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

20000 euros retrouvés tous les mois dans les poches de Jean-François CopéMaire de depuis 1995, député de Seine et Marne de 1995 à 1997 et depuis 2002 sans interruption, Jean-François Copé n’en a manifestement toujours pas assez !

Ce cumulard de la politique aux ambitions présidentielles a décidé d’arrondir ses fins de mois en travaillant depuis le 13 septembre 2007 pour le 1er cabinet  d’affaires français, Gide Loyrette Nouel. Pour 2 à 3 après-midi par mois, le président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale touche 20000 euros : travailler plus pour gagner plus ? Son cas n’est toutefois pas unique : il y a aussi le cas de Nöel Mamère, député-maire vert de et à ses heures perdues, avocat depuis 2008. En solidarité avec Jean-François Copé, il n’a pas souhaité prendre part à la polémique ! Certes, le co-fondateur de Génération Ecologie n’est pas avocat d’affaires.

Dans son dernier opus “Pour en finir avec les conflits d’intérêts“, nous explique que les ministres des Postes ainsi que des hauts fonctionnaires recevaient des timbres de collection qui leur permettaient d’arrondir leurs fins de mois. Et ce serait grâce à l’argent issu de la revente de ces timbres que Jean-François Copé aurait pu financer l’achat de  sa maison. Gérard Longuet, ancien ministre des Postes de 1986 à 1988, mis en cause par ,  a d’ailleurs reconnu ce système de rémunération en nature.

Jean-François Copé n’est d’ailleurs pas le seul à droite à être dans le conflit d’intérêts. Il y a aussi le cas Philippe Marini, sénateur-maire UMP de Compiègne. Rapporteur général du budget au Sénat, il est aussi le cofondateur de Gimar, une importante, active et puissante banque d’affaires dans laquelle il continue de siéger. serait notamment connu de ses collègues  pour sa grande capacité à réécrire la loi de finance au gré des demandes des lobbies de la finance.

Quand un poisson commence à pourrir, c’est toujours par la tête.” Avant d’être décomplexée, nous avons à faire avant tout à une droite pourrie !

Par Denis pour « voie militante »

28 septembre 2010

Ou l’on reparle des 35 heures

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,20 - UMP — iledere @ 6:30

Le détricotage, rang par rang de la construction sociale issu du Conseil National de la Résistance, enrichie par la suite des apports gagnés de hautes luttes sur les réactionnaires de tous poils, continue. Après la Santé avec la baisse des remboursements, la fermeture d’hôpitaux et les forfaits divers, après le droit du travail vidé de son sens et les accidentés du travail taxés, après les retraites dont la réforme gouvernementale en cours aura pour conséquences la montée en puissance des retraites par capitalisation, et la paupérisation accélérée des retraités et surtout des mères de famille et des parcours précaires,  revoici  le temps de travail sur la sellette…

Jean-François Copé réclame la fin des 35 heures,
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, inventeur des niches fiscales les plus coûteuses pour l’Etat, se pose en donneur de leçons. Ce multicumulard avide et ambitieux a déclaré, dimanche 26 septembre, qu’il voulait remettre « sur la table » la question des 35 heures. « Je pense que ce débat doit être mis sur la table« , a-t-il affirmé au micro de Dimanche soir politique (iTélé-Le Monde-France Inter-Dailymotion). « Nous y avons contribué avec la loi qui a été votée au début du quinquennat qui prévoyait de détaxer les heures supplémentaires en charges sociales« , a-t-il poursuivi. « Encore une fois, ça n’a pas de sens de dire travailler plus si l’on ne dit pas en même temps travailler mieux« , a-t-il ajouté. « C’est le débat central autour du travail pour les années qui viennent : c’est la question de la considération des salariés. Comment les associer à la stratégie et à la rémunération de l’entreprise? », s’est-il interrogé.

Pour mémoire, les heures supplémentaires défiscalisées évoquées par Copé étaient une de ses mesures phares. Il s’agissait de tuer les 35 heures sans les supprimer officiellement.
Cette disposition, faisant partie du fameux TEPA, comme le tristement célèbre bouclier fiscal, a permis aux heures supplémentaires de coûter moins cher aux entreprises que les heures normales. Et donc elle incitent les entreprises à y avoir recours plutôt que de créer des postes et de l’emploi. Cette mesure ne favorise que ceux qui ont déjà du travail au détriment de ceux qui n’en n’ont pas….

Pour preuve : en 2008 l’Acoss avait enregistré 727 millions d’heures sup, soit l’équivalent de 466 000 emplois à temps plein. Un sacré succès. Mais cela s’est fait aux dépens de l’emploi si on dit que la moitié de ces heures sup, soit l’équivalent de 233 000 emplois, auraient pu être effectuées par des jeunes qui arrivaient sur le marché de l’emploi ou des chômeurs. En 2008 cela n’était pas trop grave entre le papy boom et la croissance qui était encore là.
Ceci dit entre décembre 2007 et décembre 2008 le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi avait quand même déjà augmenté de 151 000 personnes. Sans les subventions aux heures supplémentaires on aurait probablement pu éviter cette remontée du chômage.

En 2009, qu’est-ce que ça a donné avec la crise ? Comme on pouvait s’y attendre, le nombre des heures sup déclarées a reculé. Mais pas tant que ça finalement. L’Acoss en a encore enregistré 676 millions soit l’équivalent de 434 000 emplois. Mais cette fois le nombre des inscrits à Pôle emploi s’est accru dans le même temps de 588 000 personnes. Ces heures supplémentaires ont coûté à la protection sociale 2,7 milliards d’euros d’exonérations, à quoi il faut encore rajouter à peu près 1,3 milliards du fait des exonérations d’impôts sur le revenu. Quand on sait qu’un emploi salarié coûte en moyenne 41 000 euros en France, y compris les cotisations sociales, cela veut dire qu’avec ces 4 milliards d’euros l’Etat aurait pu financer entièrement 98 000 emplois supplémentaires.

Un « faux débat »
« Dans notre pays, on parle beaucoup du temps de travail mais c’est un faux débat ! L’Allemagne est plus compétitive que nous alors même qu’elle travaille moins. La compétitivité d’un pays ne se résume pas pas aux nombres d’heures passées au bureau« , analyse Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques de Sciences-Po (OFCE).

« Le vrai problème en France n’est pas le temps de travail mais le taux d’emploi. Il est l’un des plus faibles d’Europe, notamment chez les jeunes et les seniors », explique-t-il. (more…)

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