Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

10 mars 2010

Déplacements « électoraux » du Président de la République : Qui paye quoi ?

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:27

Le rôle d’un président n’est pas de faire campagne pour les présidents de région « , déclarait Nicolas Sarkozy, fin janvier, sur TF1, écrivait l’Express en février 2010

Afin de faire croire à une forme de neutralité, le Président avait laissé, jusqu’à peu, à son Premier Ministre le rôle de chef de parti. Celui-ci continue d’ailleurs à enchaîner meetings et visites sur le terrain aux côtés des candidats.

Ainsi apprend t-on que : « le premier ministre ne regarde plus les sondages. car « Ils sont sujets à caution surtout pour les régionales ! » nous apprend Le Figaro et de préciser : « Un dirigeant de l’UMP assure pourtant que Fillon redoute la débâcle et craint d’être «viré» en cas de grand chelem de la gauche »

C’est vrai que ça motive !

Néanmoins, il semble que l’activisme de François Fillon ne suffise pas au Président qui a décidé de s’impliquer personnellement dans la campagne des régionales et de transformer cette élection en un bras de fer entre lui et l’opposition !

Cet abandon de la neutralité, pourtant prévisible, compte tenu du profil du Président, le transforme donc en candidat des candidats et pose une question intéressante : Qui paie les dépenses du chef de l’Etat lorsqu’il se déplace pour soutenir un candidat et sa liste ?

L’Express nous donne quelques réponses sur le sujet

 » … / … Ces voyages stratégiques tranchent avec les simples allers-retours en province, organisés habituellement au rythme d’un par semaine. Le 8 décembre, Nicolas Sarkozy rendait ainsi visite aux Alsaciens. Puis, il était dans le Loir-et-Cher avec Hervé Novelli. Entre-temps, il s’était déplacé en Corse le 2 février. Et le 18 février, il était en Guyane. Ces régions ont pour point commun d’être gérées par la droite ou de pouvoir basculer, à l’issue du second tour des régionales, le 21 mars prochain.

La Corse

 » … / … C’était un voyage répondant à ses prérogatives de chef de l’Etat, où il a annoncé des mesures nationales concernant le développement durable. En marge de ce déplacement, il a eu un déjeuner privé et une réunion privée. Qu’il reste une heure de plus ou de moins en Corse, cela ne change strictement rien au coût de son déplacement », se défend l’Elysée.

L’UMP estime ne pas avoir à payer le déplacement

Selon un responsable UMP de Corse-du-Sud, la location de la salle pour la réunion privée (1000 euros), le cocktail (1500 euros) et le matériel de sonorisation (900 euros) ont été pris en charge par les deux fédérations UMP insulaires et par l’UMP nationale, à hauteur d’un tiers chacune. En revanche, ni l’Elysée ni l’UMP ne revendiquent d’avoir réglé la note du déjeuner avec les têtes de liste corses. Joint par LEXPRESS.fr, le gérant du restaurant traditionnel A Casetta indique avoir envoyé la facture à l’intendant de l’Elysée.

… / … Le trésorier de l’UMP de Corse du Sud, François Ristorcelli, comme le secrétaire général Franck Giovanucci l’affirment: « La totalité des frais de déplacements revient à l’Elysée. La fédération n’a financé que le meeting à l’hôtel Campo Dell’Oro, puisque Nicolas Sarkozy y était à titre personnel. »

Certaines mauvaises langues (dont nous sommes ) signaleront l’opportun déplacement des « voeux à l’Outremer » qui se tenait en janvier 2010 à la Réunion et qui était une « mise en jambe » pré électorale en vue des régionales.

24H00 pour un coût de 1 600 000 €
(more…)

9 mars 2010

Cette pauvre droite plombée par son héros

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:29

LouisonDepuis que les sondages promettent à la droite sarkozyste une bérézina aux régionales (encore que la bataille de la Bérézina fut, en fait, une victoire napoléonienne) les médias, d’un courage exemplaire, comme chacun sait, couvrent la campagne des candidats UMP de façon quasiment méprisante. Malheur aux futurs vaincus !

Valery Pécresse fait particulièrement les frais de cette insolence tardive. La pauvre se bat pourtant avec un certain cran, et elle a d’autant plus de mérite que son propre camp la crible de balles dans le dos et que son président chéri l’a totalement dévalorisé en la convoquant à l’Elysée. Comme un cancre qui risque de redoubler de classe.

En réalité, ce sont les agitations élyséennes qui tendent à devenir pathétiques. Ainsi, le grand show présidentielle sur la réindustrialisation de la France… organisé exprès quinze jours avant la scrutin et annoncé à grand roulements de tambours. Qu’à-t-on annoncé in fine ?  La mise en place d’une « conférence nationale », une de plus, l’instauration d’une « semaine annuelle de l’industrie », la nomination d’un « médiateur de la sous-traitance » et, d’un « ambassadeur de l’industrie ». Ce n’est pas un gag, manquait un « monsieur relocalisation » ! En prime, le chef de l’Etat a fait savoir, sur un ton énergique de chez énergique, que, désormais, les représentants de l’Etat dans les Conseils d’administration (quand il y en a, or il y en a de moins en moins, et il n’y en a pas dans les banques) joueront leur rôle. C’est bien le moins ! En quoi cet enfilage de gadgets va-t-il permettre de casser une logique « néocapitaliste » qui conduit à survaloriser les marques ici et à pratiquer les marchandises à bas prix ailleurs ?

Ensuite on a eu droit à la mascarade du salon de l’agriculture… arrivée à 8h30 pour être certain de ne pas être confronté à la foule, triple « rideau » de sécurité pour en être séparé, discours devant les dirigeants agricoles dans une salle close interdite au public, dont mêmes les journalistes avaient été exclus, et, outre une succession de « je, je, je » que l’opinion, qui aimerait entendre quelques « nous », supporte de moins en moins,  outre quelques promesses d’aumônes, dont les agriculteurs justement ne veulent plus, (et avec quel argent ?) on a eu le droit à l’annonce d’un possible renoncement aux mesures décidées par le Grenelle de l’environnement qui mécontentent le monde paysan.

Donc, quand l’écologie est au top on organise le Grenelle de l’environnement, mais quand les agriculteurs et les industriels rechignent on enterre les « acquis » du Grenelle de l’environnement et on liquide la taxe carbone. Gouvernance cohérente et rationnelle s’il en est !
Enfin, le président ayant décrété que tous les dirigeants de l’UMP sont nuls (il faut entendre comment il en parle), et convaincu qu’il peut seul, grâce à son charisme, son aura, son volontarisme, son génie, sauver la droite du désastre, il interviendra directement à la veille du scrutin dans la campagne électorale par le biais d’un journal éminemment « populaire », le Figaro magazine… (more…)

5 mars 2010

Le monde merveilleux de Valérie Pécresse. Illustration avec l’immobilier universitaire parisien

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:00

Ce que j’aime bien avec Valérie Pécresse, c’est qu’on est toujours contents…Toujours contents, selon elle. Toujours contents grâce à elle !

Prenons un exemple, le dernier en date. Celui qui concerne les annonces qu’elle a faites vendredi lorsque B. Larrouturou lui a remis le rapport qu’elle lui avait commandé sur la question de l’immobilier universitaire parisien. Intitulé de manière sobre : « Faire de Paris la plus belle métropole universitaire du monde, c’est possible ! »

Dans le communiqué de presse diffusé vendredi, http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49135/fai…, Valérie Pécresse « se félicite de l’implication de la communauté universitaire sur tous les sujets du rapport, et du succès de la concertation menée ces derniers mois qui a montré que les propositions du rapport recueillent une très large adhésion en son sein. » C’est sûr ! Elle a raison notre ministre, lorsqu’elle sait qu’elle va être critiquée sur un point, d’affirmer d’emblée, exactement le contraire. C’est un bon procédé rhétorique. Simple et efficace. Pas besoin d’argumenter. Elle a raison aussi notre ministre de se féliciter et de s’auto-congratuler, car personne ne le fera à sa place. Voire certains risqueraient de s’en émouvoir! …

Et d’ailleurs ils le font. Les trois présidents des Universités de Paris II, Paris IV et Paris 6 (Université Pierre et Marie Curie) affirment en effet, suite à ces annonces, qu’« il s’agit en réalité d’oukases, mal argumentés, mal documentés, établis sans concertation ni avec les universités ni avec les collectivités locales. » http://www.educpros.fr/uploads/media/REPONSE-DU-PRES-SORB…

Visiblement la concertation n’a pas été complètement menée avec les présidents d’universités. Mais si on s’intéressait à la piétaille universitaire, les gens comme moi, les enseignants-chercheurs de base, les chercheurs, les personnels administratifs et techniques, les étudiants. Sont-ils d’accord ? Ont-ils été consultés ? Si la ministre le dit, c’est que ça doit être vrai. Tant pis pour nous si nous ne sommes pas au courant. Encore une fois, une chose est sûre : plutôt que de passer par les instances collégiales et démocratiques, la ministre a préféré utiliser le « truc magique » de la « mission ». C’est plus simple, plus efficace et on ne s’ennuie pas à demander vraiment l’avis des gens. Il suffit de faire semblant.

Le seul problème, c’est que cela peut vous revenir en boomerang. Comme cela a été le cas l’an dernier pendant les longs mois qu’on duré la mobilisation l’an passé. Ceci étant, si cela se produit, il suffit de dire que tous ceux qui s’opposent sont : en vrac, « réactionnaires, conservateurs, immobilistes, partisans, etc. »  Vous connaissez la musique, ça fait deux ans qu’elle se chante. Et pas seulement dans notre secteur. (more…)

2 mars 2010

Europe Ecologie ou l’imposture technocratique

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 6:29

Photo : Sylvain LapoixQu’il y a-t-il derrière le programme d’Europe Ecologie ? Les blogueurs du Vrai Débat se sont penchés sur les propositions des écolos et y trouvé des passages obscurs et fumeux digne de la novlangue technocratique.

Europe Ecologie, c’est beau, c’est neuf, c’est moderne, forcément ! Pourtant, nous y voyons une double imposture, sur le fond d’abord, sur la forme ensuite.

Nous ne reviendrons pas sur le fond. Comme nous l’avons déjà expliqué, les Verts d’Europe Ecologie sont des écologistes d’opérette en refusant de remettre en question le fondement de la pollution mondiale : le libre-échange généralisé. C’est bien parce qu’on produit à 10 000 km ce qu’on consomme ici que les rejets de gaz à effet de serre explosent, notamment du fait des transports, première source de CO2.

La pollution est fille du mondialisme
La pollution est fille du mondialisme, cette idéologie qui refuse les frontières, et qui voit le monde comme un vaste supermarché : d’un côté ceux qui vendent, de l’autre ceux qui achètent (tant qu’il leur reste un peu d’argent pour acheter en tout cas…). Pour clore ce premier point, rappelons que les Verts sont les premiers défenseurs de l’Europe de Bruxelles, machine à fabriquer du libre-échange.

Mais Europe Ecologie, c’est aussi une imposture sur la forme. Faites ce petit test et jugez vous-même du conditonnement médiatique dont nous sommes tous victimes : pensez à « Europe Ecologie » et notez les images qui vous viennent spontanément. Des choses plutôt positives non ? Europe Ecologie, c’est plutôt jeune, dynamique et moderne, non ? Forcément, puisque c’est écolo, et même européen, c’est écrit dans le nom !…

On retombe déjà un peu sur terre lorsqu’on se souvient que la locomotive médiatique de ce nouveau parti est Daniel Cohn Bendit, au sommet de sa gloire il y a 42 ans, symbole de la dérive de toute une génération passée en quelques années du marxisme et la lutte des classes à l’eurolibéralisme et la promotion du bobo en vélib’…

Naphtaline technocratique, froide et obscure
Nous nous sommes livrés à un exercice plus édifiant encore : regarder dans le texte le programme d’Europe Ecologie pour les régionales.Nous n’avons pas été déçus ! L’imposture est là encore manifeste. Derrière la façade verte et attrayante, Europe Ecologie sent bon la naphtaline technocratique, froide et obscure…Les Verts, ne serait-ce pas d’abord de vieux messieurs tout gris derrière leur ordinateur ? A lire leur programme, c’est bien ce qu’on peut imaginer. Jugez vous-même :

  • « Des schémas directeurs régionaux de l’écologie sont nécessaires. Nous sommes favorables  à une forme décentralisée d’organisation écologique des territoires. »
  • « La transformation écologique de l’économie au niveau industriel, agricole et tertiaire suppose de penser la conversion des filières au niveau du bassin d’emploi et de vie régional. »
  • « Vivre mieux et vivre ensemble, c’est vivre en toute liberté dans le respect et la confiance mutuelle (…) l’accumulation de ces maux urbains génère une « mal­vie » qui débouche souvent sur la peur de l’autre, du voisin, de l’étranger qu’on côtoie mais ne voit pas. »
  • Et pour y répondre, la solution techno par excellence : la fameuse « table ronde » : « Pour la définition et la mise en œuvre de ce Pacte de solidarité, nous proposons la convocation de Tables Rondes régionales, espace de rencontre et de dialogue entre associations de quartier, travailleurs sociaux, formateurs et enseignants, entrepreneurs locaux, représentants de l’autorité publique, etc. »
  • « Il s’agit d’identifier et mettre en contexte toutes les parties prenantes des politiques publiques, y compris l’environnement, et d’assurer que toutes les responsabilités politiques et économiques soient assumées, et non diluées. »

Enfumage des électeurs
Nous aurions pu multiplier les exemples. Y voyez-vous clair ? Nous pas vraiment…
Pourquoi, dès qu’il s’agit des idées, Europe Ecologie se cache-t-il derrière le langage technocratique, nécessairement creux et obscur ? Est-ce pour masquer l’absence de ligne politique tranchée, au-delà d’un discours consensuel sur l’environnement ?

Plus on est dans le techno, et plus on s’éloigne de la politique et des choix idéologiques nécessaires à l’exercice de la démocratie. C’est peut-être précisément ce que visent les Verts d’Europe Ecologie : éviter de devoir se confronter à la réalité politique, et poursuivre dans l’imprécation environnementale pour enfumer les électeurs.

Le Vrai Débat pour Marianne 2
Retrouvez tous les articles du Vrai Débat sur leur blog

1 mars 2010

Test écologiste

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Peut-être par superstition, les écologistes ont conservé la bannière « Europe Ecologie » pour les élections régionales. Une fidélité qui trahit leur volonté de confirmer, en mars, leur spectaculaire performance du scrutin européen de 2009. Recueillant 16,3 % des suffrages exprimés, la liste écologiste avait talonné celle du PS (16,5 %). L’histoire électorale prouve cependant qu’un succès aux élections européennes est parfois sans lendemain. Charles Pasqua, Bernard Tapie ou encore Philippe de Villiers ont eu leur heure de gloire sans parvenir à s’implanter durablement sur l’échiquier électoral.

Au cours des dernières décennies, les écologistes eux-mêmes ont enregistré des succès européens qu’ils n’ont pas su transformer ultérieurement en influence durable. En 1989, la liste d’Antoine Waechter s’était propulsée à 10,5 % des votes sans que les Verts réussissent à sortir de leur marginalité électorale. Le succès de Daniel Cohn-Bendit, capitalisant 9,7 % des suffrages dix ans plus tard, n’avait pas non plus permis aux écologistes de se hisser au rang de parti majeur.

Les Verts avaient sans doute en tête ces précédents lorsqu’ils ont avalisé la poursuite, pour les régionales, de la stratégie de rassemblement qui leur avait été si profitable aux européennes. De fait, les enquêtes d’opinion laissent augurer une consolidation de l’influence écologiste à un assez haut niveau. L’illusion d’une recomposition radicale de l’opposition s’est certes évanouie. Le puissant parti d’élus locaux qu’est devenu le PS domine superbement son actuel rival et futur partenaire écologiste.

Mais les sondages créditent actuellement Europe Ecologie d’un score national à deux chiffres, ce qui situe ce courant à ses sommets historiques en France. Avec de 11 % à 14 % des intentions de vote selon les instituts, les écologistes se profilent comme de redoutables alliés et néanmoins concurrents pour les socialistes.

En Ile-de-France, Cécile Duflot a sans doute commis l’erreur de proclamer lourdement son intention de s’installer dans le fauteuil de Jean-Paul Huchon. Avec sa somme de problèmes environnementaux couronnés par le casse-tête des transports, la région capitale était une cible de choix pour les écologistes. La dernière enquête TNS-Sofres (1) donne cependant la liste Europe Ecologie loin derrière celle du Parti socialiste (14 % contre 26 %). Les écologistes souffrent sans doute de la relative inexpérience de leur jeune chef de file. Ils subissent aussi les contradictions d’une alliance passée et future avec un PS vivement critiqué le temps d’une campagne.

Une déception des écologistes en Ile-de-France pourrait être compensée par de bons résultats dans d’autres régions. En Alsace, une enquête Ifop (2) place les écologistes (21 %) devant les socialistes (18 %) avec de réelles chances de l’emporter au second tour. Ici aussi, c’est une large stratégie d’union des diverses sensibilités écologistes qui s’avère payante. Une ouverture symbolisée par la présence d’Antoine Waechter, champion historique du « ni droite ni gauche », sur les listes. (more…)

27 février 2010

Le coup du boomerang…

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Après les excuses de Delattre suite aux accusations erronées portées contre Ali Soumaré, tête de liste PS dans le 93 (voir l’article) nous aurions pu espérer un débat plus serein, où, à défaut, un retour à une campagne politique.
Que nenni. Axel Poniatowski (déjà assigné en justice par Danièle Sabban pour diffamation…) et d’autres « jusqu’auboutistes » UMPistes continuent leur attaques contre Ali Soumaré. Avec un argument : il a été condamné pour vol aggravé il y a dix ans (et il a payé sa dette à la société) il n’est donc pas digne d’être élu….

Les députés et les maires UMP ayant eu maille à partir avec la justice apprécieront ! Ils sont tellement nombreux que les mauvaises lagues évoquent la possibilité de monter un club dont Balkany prendrait la tête… A moins qu’André Santini ne lui conteste cette présidence.

Quoiqu’il en soit, Vincent Peillon vient de mettre les pieds dans le plat : jeudi, l’eurodéputé s’en est pris à deux hommes de droite, Alain Madelin et Patrick Devedjian.

Que leur reproche Vincent Peillon ?
Invité d’un débat sur le plateau de LCI , le socialiste a sorti de sa poche une copie d’un article de presse en déclarant : « Je vous ai apporté un document très intéressant qui est l’édition du Petit Varois du 11 novembre 1965. Le titre « En correctionnelle, deux jeunes dévoyés en vacances à La Croix Valmer avaient essoufflé la police.  »

A croire que Vincent lit le « blog des socialistes de  l’île de Ré, car l’aventure des pieds nickelés du vol de voiture vous avait été narré dans nos colonnes le 27 décembre 2009 sous le titre « Souvenirs, souvenirs… » Un article paru également sur le blog de l’ami Olivier Bonnet « plume de presse »

Vincent peillon, a donc résumé l’affaire :  « La fin nous apprend que ces deux jeunes avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateau, avaient des papiers d’identité faux, des plaques d’immatriculation fausses, avaient avec eux un pistolet 6.35 et avaient fait courir la police. » L’ex-lieutenant de Ségolène Royal a ensuite affirmé : « J’ai cherché les noms et c’est finalement une jolie anecdote, on a deux noms : MM. Alain Madelin, Patrick Devedjian… », a lâché Peillon. « Je souhaite véritablement qu’Ali Soumaré fasse une aussi belle carrière« , a-t-il lancé ironiquement.

La prestation et la sortie de Vincent Peillon n’ont guère été du goût de Patrick Devedjian, âgé de 65 ans. Le ministre de la Relance « va poursuivre en diffamation » l’eurodéputé PS « pour les propos qu’il a tenus sur LCI » , a annoncé jeudi soir à l’Agence France-Presse l’entourage de ce dernier.

Il est vrai que ni Alain Madelin ni Patrick Devedjian, ministre de la Relance,  ne s’étaient pas exprimés sur l’affaire Soumaré. On comprend pourquoi. Mais vont-ils s’en prendre également à leurs amis de la majorité qui abaissent la campagne au niveau du caniveau ?

Alain Renaldini

14 février 2010

Régionales Poitou Charentes

Filed under: 13 - PS,15 - Fédération 17 — iledere @ 6:30

Communiqué de 6 des 11 colistiers désignés par les militants socialistes
de Charente-Maritime pour les représenter aux élections régionales

Nous avons eu connaissance, ce jour, d’une liste pour les élections régionales appelée à être déposée en préfecture lundi 15 février, mais ne respectant en aucune façon le vote des militants du Parti socialiste de Charente-Maritime, que ce soit sur l’ordre ou sur le nom des candidats qui ont été élus par les militants socialistes pour les représenter.
En effet, l’ordre de la liste est totalement bouleversé pour faire la part belle aux personnalités extérieures, notamment issues du Modem, parmi les candidats éligibles. Pire, des socialistes qui n’ont jamais été candidats à la candidature font leur apparition sur la liste, tandis que deux socialistes choisis par les militants en sont exclus, en contradiction totale avec nos statuts.
Pourtant, une motion avait été votée en Conseil fédéral du Parti socialiste de Charente-Maritime le 25 janvier, à une très large majorité, traduisant déjà l’inquiétude des militants et leurs exigences sur la représentation des socialistes sur la liste.

Elle posait trois conditions claires :
1. que les six premiers candidats désignés par les militants lors du vote du 3 décembre figurent parmi les onze premiers de la liste soumise aux électeurs ;
2. que l’ordre dans lequel figureront les candidats socialistes sur la liste soumise aux électeurs soit le même que celui de la liste adoptée par les militants ;
3. que l’ensemble des candidats désignés par les militants soit sur la liste soumise aux électeurs.

Aujourd’hui, malgré les engagements pris, aucune de ces conditions n’est respectée.
Aussi, nous nous considérons à compter de ce jour comme libérés du devoir de réserve que notre morale militante nous a imposé ces dernières semaines et affirmons maintenant publiquement notre position : il est pour nous inacceptable que la liste déposée lundi ne respecte pas le vote des militants.

Il reste aujourd’hui 36 h jusqu’au dépôt des listes.

Nous demandons donc solennellement à Ségolène Royal de respecter ses engagements vis à vis des socialistes.
Thierry LEPESANT (n°3 sur la liste votée le 3 décembre par les militants socialistes de Charente-Maritime pour les représenter aux élection régionales et entérinée par la Convention nationale du 12 décembre), Alain RENALDINI (n°5), Patricia DUSSAULD (n°8), Jean-Yves CERFONTAINE (n°9), Paule CURULL (n°10), Michel OLLIVIER (n°11)

Contact presse : Jean-Yves CERFONTAINE, 06 81 14 04 45

8 février 2010

Le PS se rapproche de l’UMP dans les sondages

Filed under: 12 - Brèves,13 - PS,20 - UMP — iledere @ 16:30

Une large majorité de Français souhaite la victoire de la gauche aux élections régionales de mars (Reuters)Selon un sondage Opinionway-Fiducial, 30% des voix iraient à l’UMP, 27% au PS et 10% aux Verts-Europe Ecologie.
Une large majorité de Français souhaite la victoire de la gauche aux élections régionales de mars (Reuters)

LUMP, avec 30%, arriverait en tête du premier tour des régionales s’il avait lieu dimanche prochain, devant le PS (27%) et les Verts-Europe Ecologie (10%), selon un sondage Opinionway-Fiducial pour Le Figaro/LCI, publié lundi 8 février.
20% des personnes interrogées n’expriment pas d’intentions de vote. Elles étaient 27% en décembre.
L’UMP et ses alliés – Nouveau Centre, MPF, Chasseurs – sont crédités de 30%, un score inchangé par rapport au sondage précédent le 10 décembre.
Le PS gagne quatre points à 27%. Les Verts/Europe écologie en perdent quatre, de sorte que l’écart entre les deux formations s’élève à 17 points contre 9 points lors de la précédente enquête.
Le FN est crédité de 9% des intentions de vote (-1) et le MoDem de 6% (-2).
Le Front de gauche (PCF-PG) gagne deux points à 6% d’intentions de vote, et dépasse le NPA d’Olivier Besancenot (4%, =).
1% des intentions de vote vont à LO, en baisse d’un point.

Le bloc de gauche à 44%
Le sous-total gauche (PS/verts-Europe Ecologie/Front de gauche/Divers gauche) atteint à 44% en hausse de 3 points par rapport à la précédente enquête.
Le sous-total droite (UMP-NC-MPF-CPNT/divers droite) progresse également de 3 points à 33%.
Depuis le 1er octobre, date de la première enquête, les listes UMP-NC ont perdu 6 points, tandis que celles du PS ont gagné 8 points. Celles des Verts et Europe écologie ont baissé de 6 points, celles du FN ont progressé de 3 points et celles du MoDem ont baissé d’un point comme celles du Front de gauche et celles du NPA.
35% (-2) des personnes interrogées affirment qu’elles voteront en fonction des enjeux nationaux, tandis que 64% (+2) le feront en fonction d’enjeux régionaux.

Sondage réalisé en ligne (système Cawi) les 3 et 4 février auprès d’un échantillon de 1.014 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas) avec une marge d’incertitude de 2 à 3 points au plus pour 1.000 répondants. Notice détaillée consultable auprès de la commission nationale des sondages.

Nouvelobs.com

1 février 2010

A deux mois des régionales, l’UMP en difficulté…

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:00

Changement express de stratégie, négociations interminables pour boucler des listes, choix contestés en Ile-de-France, affaire Clearstream qui déchire la majorité. A moins de deux mois du scrutin régional, les difficultés s’accumulent pour l’UMP.

Samedi 30 janvier, la majorité devait lancer ses troupes dans le bain des régionales lors d’un grand meeting national, avec les différentes formations, porte de Versailles, à Paris. Ce sont finalement les seuls cadres de l’UMP qui se sont réunis à l’Equinox, une salle plus modeste du XVe arrondissement de la capitale, pour adopter les listes pour les régionales. «Nos têtes de liste nous ont fait savoir qu’elles voulaient des meetings de lancement régionaux», explique à Mediapart Dominique Paillé, l’un des porte-parole de l’UMP.

Le malaise était pourtant perceptible, samedi matin. Alors que le conseil national avait déjà débuté, la commission nationale d’investiture du parti débattait encore des listes à huis clos. La grand-messe a donc débuté avec trois quarts d’heure de retard… et sans listes finalisées. «Elles ne sont pas totalement bouclées, elles le seront ce soir ou demain. Il reste quelques ajustements à faire dans trois ou quatre départements, notamment en Ile-de-France et dans le Pas-de-Calais, explique Dominique Paillé, en tentant de minimiser ce retard. C’est normal, quand on constitue des listes, on est dans une lutte d’influence, chacun défend son poulain, on se met de la pression.» Président de la commission nationale d’investiture, Jean-Pierre Gaudin, le maire de Marseille, se justifie: «Il se peut que dans les 48 heures qui viennent nous ayons besoin d’ajuster, de rectifier, d’ajouter des choses. Il faut que vous nous en laissiez le temps.»

Une heure plus tard, appelés à voter, les cadres de l’UMP ont marqué leur mécontement en n’adoptant la composition des listes qu’à 60% des voix (tandis que les votes avoisinent d’habitude les 80 ou 90%). A l’annonce des résultats, des sifflets et des appels à la démission parcourent la salle. «Nous allons accueillir les têtes de liste et on lance la musique s’il vous plaît!», lance Franck Riester, le directeur de la campagne UMP, gêné. Musique, changement de décor.

Sur l’estrade, le duo Franck Riester et Nathalie Kosciusko-Morizet (qui conduira la liste dans l’Essonne) peine à animer la salle lors des tables rondes. Le député de Seine-et-Marne a beau lancer des «allez, on peut applaudir tout le monde», la bonne ambiance n’est pas au rendez-vous. (more…)

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