Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

10 février 2011

voyager bon marché

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Depuis lundi, Nicolas Sarkozy se prépare à son émission face aux Français, prévue jeudi soir sur TF1. Jean-François Copé, secrétaire général désigné à l’UMP, prépare ses troupes.

Il a adressé un courrier aux militants UMP leur demandant de « réserver leur soirée du 10 février » pour mieux faire part de leurs « réactions et commentaires sur les différents sites d’actualités disponibles sur Internet » et « faire face aux campagnes de désinformation et de démagogie orchestrées par l’opposition et relayées sans scrupule par certains médias.» Copé a loué, mardi matin, la réponse de son rival François Fillon aux magistrats protestataires, et dénoncé le harcèlement dont Michèle Alliot-Marie serait victime. Il paraît que cette affaire des jets agace profondément Nicolas Sarkozy; le candidat se serait bien passé de telles polémiques dans son entreprise électorale de reconquête de l’opinion.

Et pourtant, ces abus ne concernent pas que la ministre des affaires étrangères.

Le weekend dernier, Nicolas et Carla Sarkozy se sont offerts un voyage privé et discret à New-York. Cette fois-ci, nul jet étranger. Le Falcon 7X était bien français, de l’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration (ETEC). Les deux sont partis de Bruxelles vendredi, et Sarkozy est revenu seul lundi, pour son sommet du triangle de Weimar à Varsovie. Carla aurait filé à Los Angeles pour l’enregistrement de son prochain album. Cette information, révélée par France Inter, a dérangé les conseillers élyséens. Ces derniers ont expliqué que le couple présidentiel avait réglé son billet comme s’il s’agissait d’un vol commercial régulier, soit 10% environ du coût du déplacement. Les contribuables ont payé le solde. (more…)

11 décembre 2010

De pagaille et boulettes, Hortefeux et Fillon s’enneigent.

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 8:40

Mercredi, alors que Paris était paralysé dès le milieu d’après midi, le ministre de l’intérieur expliquait qu’il n’y avait pas de pagaille. De Moscou, Fillon accusa Meteo France. Il suffit de quelques boules de neige pour que le gouvernement se ridiculise avec quelques boulettes. Sarkozy, lui, recevait son grand ami syrien, comme si de rien n’était. Les droits de l’homme, nous rappelle Wikileaks, ne sont pas un sujet à évoquer avec le dictateur syrien.

Pagaille politique
Les centristes veulent croire à leur destin. Jean-Louis Borloo, grand vaincu du remaniement gouvernemental de novembre, est enfin sorti de son silence médiatique jeudi soir. Il a invité diverses personnalités à un dîner de la République, à l’occasion du 105e anniversaire de la loi sur la laïcité, organisé par le Parti Radical. Le prétexte était facile. Ministre fidèle des gouvernements Raffarin, Villepin puis Fillon de 2002 à 2010, Borloo ne s’est jamais montré critique avec les politiques menées. Il a fallu qu’il sorte du jeu gouvernemental pour que sa « fibre » sociale ressorte enfin. Quelle coïncidence ! Cette rencontre, prévue de longue date, devait se transformer en ode au centre. Problème, ni Hervé Morin, président du Nouveau Centre, ni François Bayrou, unique centriste de l’opposition, n’étaient présents. A vrai dire, ce rassemblement n’intéressait pas grand monde, si ce n’est quelques pronostiqueurs politiques professionnels.

Mercredi, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, a fait l’actualité. Il a commis une belle boulette en commentant le blocage généralisé des transports en Ile-de-France, vers 17 heures : « il n’y a pas de pagaille. » Hortefeux, le temps d’une conférence de presse, ressemblait à son ancien collègue Borloo quand, ministre au moment de la grève des carburants en octobre dernier, expliquait que la plupart des stations service du pays étaient correctement alimentées… Le lendemain, le ministre de l’intérieur a dû se justifier : « j’ai dit très exactement qu’à ce stade, a priori, il n’y a pas de pagaille mais des difficultés sérieuses se font sortir. (…) Plutôt que disserter sur la pagaille, je préfère livrer bataille.» Et il ajoute, quand même, que les circonstances météorologiques étaient « exceptionnelles ». Pour faire bonne figure, le ministre précisa même qu’il n’y aurait aucune contravention de stationnement ce jeudi. Une belle promesse rapidement démentie par les faits.

Dans le même temps, le ministère des Transports jugeait « normales » les difficultés de circulation rencontrées la veille. De Moscou, où il était en déplacement commercial, François Fillon a, lui, préféré se défausser sur les services de l’Etat, en l’occurrence Meteo France : « Météo France n’avait pas prévu cet épisode neigeux, en tout cas pas son intensité puisque les prévisions étaient de trois centimètres et qu’il est tombé, je crois, 12 centimètres sur Paris même, et 20 centimètres sur certaines régions de la banlieue. Donc, il est incontestable que les services chargés du déneigement ont été pris au dépourvu.» Son secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, en rajouta : « l’épisode neigeux a été beaucoup plus brutal et (était arrivé) beaucoup plus tôt qu’annoncé par Meteo France. » Pourtant, les prévisions officielles communiquées la veille mardi prévoyaient bien une dizaine de centimètres de neige dès le lendemain sur la région parisienne…

Quelle pagaille gouvernementale !

Maîtrise sarkozyenne
Jeudi, Nicolas Sarkozy n’avait pas grand chose à dire sur ces difficultés de circulation. Les temps ont changé. Il y a trois ans, il aurait bondi sur l’occasion pour fustiger quelques préfets. Depuis, il tente de se « présidentialiser » à grande vitesse avant la campagne de 2012, et de gommer ses réflexes agités. Visites de terrain pacifiée, humour tranquille, épouse souriante, diplomatie distante… tout est fait et pensé en ce sens. Sur le terrain, justement, l’équipe élyséenne déploie la plus grande énergie à éviter tout débord. Le lieu des déplacements en province est connu à la dernière minute, il s’agit toujours de coins facilement contrôlable. (more…)

4 décembre 2010

Sarkozy au plus bas…

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Selon le baromètre TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, Nicolas Sarkozy atteint le point le plus bas depuis son arrivée à l’Elysée. François Fillon perd lui aussi des points.

Trois semaines après le remaniement du gouvernement, force est de constater que le rebond attendu n’a pas eu lieu. Pire, la courbe de confiance du président de la République connaît en cette fin d’année son point le plus bas depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007. Du côté de Matignon, les nouvelles ne sont pas bonnes non plus : François Fillon, qui a voulu se maintenir à la tête du gouvernement, voit sa courbe baisser à nouveau, pas loin de sa cote d’alerte.

Seule bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy, les sondages favorables à la gauche à dix-huit mois de la présidentielle attisent les convoitises et suscitent des ambitions. Les hésitations de DSK, la multiplication des candidatures aux primaires du Parti socialiste, les appels à avancer la date de ce scrutin avant l’été, peuvent créer un sentiment d’exaspération chez des Français davantage préoccupés par la façon dont le pays sortira de la crise que par le bal des prétendants au PS.

Le doute sur Eva Joly
Candidate aux primaires d’Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly ne réussit pas à faire le plein de ses troupes pour son entrée dans le baromètre. Seuls 39 % des sympathisants Verts lui font confiance, quand ils sont 50 % pour Aubry ! Les dirigeants écolos ne sont pas les seuls à avoir des doutes sur sa candidature.

Mélenchon sans troupes
Celui qui veut être le candidat du Front de gauche à la présidentielle a du mal à fédérer son camp. Les sympathisants de gauche sont deux fois moins nombreux à croire à ses chances pour l’avenir qu’à celles de son rival Olivier Besancenot.
Son populisme revendiqué montre ses limites.

» Consulter le baromètre (pdf)

(Crédits photo : AFP PHOTO POOL ERIC FEFERBERG )

25 novembre 2010

Un gouvernement de crise

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Le 15 novembre sur France Info, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, qualifiait de « révolutionnaire » le nouveau gouvernement de Sarkozy. Elle précisait aussitôt que « le principe de la révolution c’est que vous faites un tour complet à 360° ».

Une rotation de 360° revenait donc pour le nouveau gouvernement à se retrouver exactement au même endroit que le précédent. Selon elle, le gouvernement n’aurait donc pas bougé d’un pouce. La démission de Fillon et sa nomination dès le lendemain n’auraient été qu’un tour de passe-passe, destiné à amuser la galerie.

Ce point de vue cynique reflète assez bien la réalité mais une partie seulement de la réalité car le 3ème gouvernement Sarkozy-Fillon diffère très sensiblement des deux précédents. Il présente, en effet, trois facettes dont les deux premières le distinguent des deux gouvernements précédents.

1ère facette : un gouvernement nommé par Sarkozy pour protéger Sarkozy
Sarkozy sait qu’il est maintenant l’un des hommes les plus impopulaires de France. Il sait qu’après l’affaire Woerth et l’énorme mobilisation contre sa « réforme » scélérate de nos retraites, il n’est plus, aux yeux de la très grande majorité de la population, que le représentant des intérêts des riches, des rentiers, des actionnaires des sociétés du CAC40.

Il a voulu imposer sa volonté contre l’avis de 80 % de la population. Les institutions bonapartistes, profondément anti-démocratiques, de la Ve République lui permettaient sans doute d’agir ainsi. Mais le fossé qui s’est creusé entre lui et cette très grande majorité a rendu son pouvoir profondément illégitime et ouvert une crise politique aigüe. « On peut tout faire avec des baïonnettes, disait Napoléon, sauf s’asseoir dessus » : Sarkozy aurait dû méditer cette constatation réaliste.

Il sait que cette situation est très dangereuse pour lui. La droite s’était, en 1969, débarrassée de de Gaulle qui, après mai-juin 1968, était devenu trop encombrant. Il avait suffi pour cela que Valéry Giscard d’Estaing appelle à voter « non » au référendum gaullien sur la régionalisation et que Georges Pompidou, depuis Rome, se dise prêt à assumer « la lourde tâche de présider la République ». Après avoir perdu son référendum, de Gaulle avait démissionné et Pompidou était devenu le deuxième président de la Vème République. (more…)

7 octobre 2010

Et si c’était fait pour Borloo ?

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

François Fillon n’en est pas revenu. Certains de ses propres collaborateurs ont reçu un coup de téléphone de Jean-Louis Borloo pour savoir s’ils comptaient rester à Matignon à ses côtés.

Le ministre de l’Ecologie est-il sûr d’être nommé Premier ministre ? « Ca me paraît quasiment fait », croit savoir l’un de ses cinq collègues régulièrement cités dans la liste des successeurs possibles de Fillon.

Plusieurs ministres et cadres de l’UMP ayant rencontré Nicolas Sarkozy depuis une semaine convergent sur le même scénario : le numéro deux du gouvernement décrocherait Matignon tandis que l’actuel Premier ministre serait propulsé à la présidence de l’Assemblée nationale.

« Devenir Premier ministre, c’est la consécration pour Jean-Louis. Il en a envie depuis longtemps, il s’y est préparé. Ses efforts sont en passe de payer », résume un de ses collègues. Que Borloo soit en campagne ne fait pas de doute, comme en témoignent son apparition dans le sillage de Fillon aux journées parlementaires de Biarritz, son plaidoyer pour un « Grenelle de la fiscalité » – le thème porteur du moment -ou ses efforts pour fédérer la mouvance centriste.

Aux yeux de Nicolas Sarkozy, qui a toujours souligné son « intelligence » et sa « créativité », le ministre de l’Ecologie incarne une forme de nouveauté, en dépit de ses huit ans ininterrompus au gouvernement. Surtout, il lui permettrait de rassembler toute la droite dans la perspective de 2012 en laissant à son Premier ministre le soin de le border au centre.

Déjà évoquée, l’hypothèse de nommer Bernard Accoyer ministre pour laisser le perchoir à Fillon semblait se heurter à une conséquence de la révision constitutionnelle : un ancien ministre ne retrouve son siège de parlementaire qu’un mois après sa sortie du gouvernement. Le cas a donc été étudié avec soin. La conclusion a été transmise à l’Elysée. Bernard Accoyer pourrait être suppléé par son premier vice-président (l’UMP Marc Laffineur), le temps pour Fillon de redevenir député de la Sarthe.

Autre tendance citée avec un degré élevé de probabilité : le retour d’Alain Juppé au ministère du Développement durable, qu’il avait brièvement occupé en mai 2007. Le Quai d’Orsay, jusqu’alors évoqué pour lui, revenant à Christine Lagarde ou à Claude Guéant, si ce dernier quittait le secrétariat général de l’Elysée.

GUILLAUME TABARD, Les Echos

7 juillet 2010

Sarkozy déstabilisé, ses finances aussi

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 6:00

Sarkozy déstabilisé, ses finances aussi.Nicolas Sarkozy paye le prix fort de ses hésitations à remanier son équipe gouvernementale: Joyandet parti, il a sacqué Blanc, et cela ne sert pas à grand chose. Dans les coulisses, Fillon et Baroin tentent de préparer un exercice budgétaire délicat, qui marquera la rentrée sociale en septembre prochain.

Des fusibles inutiles..
Les démissions forcées et surprises d’Alain Joyandet et de Christian Blanc dimanche ont été contreproductives. Tous les commentateurs n’ont retenu qu’une chose: Sarkozy a cédé à la pression médiatique, et ces départs sont marginaux. Loin de divertir l’attention de l’affaire Woerth, ces démissions l’ont renforcé. François Fillon, qui insistait depuis les élections régionales pour remanier et alléger son gouvernement, n’a eu gain de cause qu’à la marge: «Cela fait deux secrétaires d’État en moins et donc deux cabinets supprimés» a confié un conseiller du premier ministre. En refusant de sanctionner vite et bien les ministres coupables d’abus et d’affaires, Nicolas Sarkozy a commis une nouvelle bourde politique. Ses proches tentent de récupérer l’affaire et de prétendre que Sarkozy et Fillon eux-même auraient été les instigateurs de ces démissions. En fait, Alain Joyandet a craqué en fin de semaine dernière et posé sa démission. Sarkozy aurait ensuite exigé le départ de Christian Blanc  pour faire bonne figure. Grâce à l’une des réformes sarkozyennes, les deux anciens ministres pourront recouvrir sans problème leur mandat de député

Lors du point de presse hebdomadaire de l’UMP, Xavier Bertrand était mal à l’aise : «le président de la République avait fait part de sa désapprobation, je crois que le message était clair. Je crois que les choses sont revenues à la normale.» Frédéric Lefebvre ajouta : «Les réprobations étaient très claires et elles s’adressaient à ces ministres-là.»

Les deux ont également attaqué la presse et la «machination» dont serait victime Eric Woerth. Selon le Monde, le procureur, contesté, Philippe Courroye envisagerait d’enquêter sur les conditions d’embauche de Florence Woerth par Liliane Bettencourt...

Restent que d’autres membres du gouvernement sont toujours l’objet de critiques à cause des libéralités qu’ils ont prises avec leur charge officielle: Christian Estrosi et Fadela Amara qui ont mis à disposition leur appartements de fonction à leurs proches, et Rama Yade et son hôtel de luxe en Afrique de Sud sont ainsi menacés.

… une rigueur mal partagée…
Cinquante-quatre hôpitaux vont être supprimés, à moins qu’ils ne justifient leur utilité dans les 3 ans. Le Journal du Dimanche en a publié la liste le weekend dernier. Les services de chirurgie de ces établissements ont accueilli moins de 1.500 séjours annuels en moyenne entre 2007 et 2009. Par ricochet, la suppression d’un bloc opératoire entraine la fermeture d’une maternité si l’établissement en accueille une. La ministre de la santé va signer un décret d’ici la fin août. Les justifications avancées, dans le même article du JDD, laissent pantois : «La médecine est de plus en plus spécialisée, alors on peut bien faire une heure de route pour soigner sa cataracte» explique un conseiller de Roselyne Bachelot. «Ces services sont souvent dirigés par des chirurgiens âgés qui prendront leur retraite dans les trois ans, explique avec cynisme un directeur d’hôpital. » pouvait-on entendre du côté de la Fédération Hospitalière de France.

Le gouvernement cherche 3 milliards d’euros d’économies au sein de l’assurance maladie. Eloigner les hopitaux de leurs patients est une idée facile. (more…)

5 juillet 2010

La parité est mal partie….

Filed under: 11 - société — iledere @ 12:00

Il était attendu depuis 15 mois. L’observatoire de la parité entre les hommes et les femmes renouvelé le mois dernier a été officiellement installé le premier juillet dernier par le Premier ministre François Fillon. Les 37 membres, sous l’égide de la rapporteure générale Chantal Brunel, ont pour mission de faire progresser la situation des femmes en France. Mais la constitution très contestée de l’observatoire, son manque de moyens, et le désintérêt des pouvoirs publics amoindrissent ses chances de réussite.

L’observatoire de la parité renaît et n’a plus une minute à perdre. En pleine réforme des retraites et des collectivités territoriales, la parité va mal. L’écart entre la retraite des hommes et celle des femmes s’élève à 38 % alors qu’elles quittent la vie active en moyenne deux ans après les hommes. Une inégalité qui s’explique par la différence ( de 10 à 15 %) de leurs salaires, le temps partiel et les interruptions de carrières des femmes. Sur le dossier des collectivités territoriales, le choix du scrutin uninominal, aux dépends d’un système proportionnel, menace de réduire la part des femmes dans les conseils territoriaux à peau de chagrin : 17% contre 47 % dans les actuels conseils régionaux.

Les nouveaux membres de l’observatoire de la parité, nommés par le premier ministre pour trois ans, se félicitent donc de pouvoir enfin se mettre au travail. « L’égalité professionnelle et la parité en politique sont des sujets incontournables, explique Françoise Vilain, Présidente de la délégation aux droits des femmes du Conseil économique, social et environnemental . Il n’est absolument pas normal que l’observatoire ait été en suspens pendant plus d’un an ». Pourtant, de nombreuses inquiétudes persistent sur l’écoute que le gouvernement lui réservera.

L’habitude de la sourde oreille
« Je ne m’attendais pas à des miracles, mais je suis très déçue par cette cérémonie où le Premier ministre nous a vendu des reculs pour des avancées ». (more…)

7 juin 2010

Les ministres et leurs logements de fonction : un scandale récurrent

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:33

Les récentes affaires Estrosi et Amara en attestent : les scandales liés aux appartements de fonction des membres du gouvernement ne sont pas près de disparaître.

Nicolas Sarkozy avait pourtant mis les choses au clair, en février 2007, promettant une fois élu de mettre fin aux affaires liées aux logements de fonction des ministres. « Si je suis élu, je laisserai un appartement de fonction uniquement pour les ministres qui en ont besoin », annonçait le candidat à l’élection présidentielle, tambour battant.

Trois ans après son élection, les scandales liés aux appartements de fonction font toujours les choux gras de la presse.

Les récentes affaires Estrosi et Amara en attestent, rien n’a été fait pour endiguer cette triste récurrence de la République.

Avant Amara, nombre de politiques se sont faits épingler pour des affaires d’appartements. Le logement de fonction peut-être une nécessité liée aux responsabilités d’un élu. Cet avantage peut aussi se transformer en abus et ceux qui se sont fait prendre l’ont souvent payé très cher.

Une mise au point avait été faite après l’affaire Gaymard, avec la circulaire Raffarin : seuls les titulaires d’un ministère ne disposant pas d’un appartement de fonction sont autorisés à louer, sur les crédits de l’Etat, un logement dans Paris. Lequel ne doit pas excéder 80 mètres carrés, plus 20 mètres carrés par enfant. De plus, un ministre ne peut bénéficier d’un appartement de fonction s’il a déjà un logement dans la capitale.

Fadela, la famille, et le logement de fonction
La secrétaire d’Etat à la politique de la ville n’est pas en reste. Le 1er juin 2010, elle se fait épingler à son tour pour avoir logé deux de ses frères, au moins, dans un logement de fonction mis à sa disposition par l’Etat.

L’ancienne présidente de Ni putes ni soumises pouvait-elle seulement faire autrement ? Fadela Amara habite dans un modeste deux pièces de 50m² situé dans le 13ème arrondissement et appartenant à la régie immobilière de la ville de Paris, appartement qu’elle loue par ailleurs 700 euros par mois.

Fort heureusement pour elle, et pour sa famille, l‘Etat a mis à sa disposition place Fontenoy, dans le VIIème arrondissement, un quatre pièces de 120m² avec vue sur la tour Eiffel que la secrétaire d’Etat à la ville, qui « défend la mixité sociale » refuse d’habiter.

C’est ainsi qu’elle a pu y accueillir l’un de ses frères en 2009, puis un autre en 2010, selon le Canard Enchaîné, qui ajoute qu' »à l’occasion, ces heureux sous-locataires ont le droit de profiter des talents du cuistot mis à la disposition de la sous-ministre et d’un maître d’hôtel ». Information confirmée par ses services, qui reconnaissent que Fadela Amara a pu héberger occasionnellement des proches dans l’appartement de fonction qui lui est réservé.

« Personne n’habite à plein temps dans cet appartement mais certaines chambres sont utilisées de temps en temps », Fadela Amara « y héberge parfois sa famille », indique alors une porte-parole. (more…)

5 juin 2010

DSK VS Sarko : Y a pas photo…

Filed under: 13 - PS,20 - UMP — iledere @ 6:30

DSK grand favori des primaires socialistes
Le directeur général du FMI recueillerait 33% des intentions de vote si les primaires socialistes avaient lieu aujourd’hui, contre 12% à Martine Aubry et 10% à Ségolène Royal.

Dix-neuf pour cent des Français inscrits sur les listes électorales affirment qu’ils iront « certainement » voter à des primaires socialistes, dont DSK sortirait grand vainqueur si elles avaient lieu dimanche, selon un sondage CSA pour LCP présenté vendredi 4 juin.

Outre ces électeurs déterminés, 24% déclarent qu’ils iront « probablement » voter à cette consultation pré-présidentielle. Soit un total de 43%.
53% sont d’un avis inverse, déclarant qu’ils n’iront « probablement » (16%) ou « certainement » (37%) pas mettre de bulletins dans les urnes socialistes. 4% ne se prononcent pas

Si ces primaires avaient lieu dimanche prochain, le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn l’emporterait haut la main, avec 33% des préférences, devant la Première secrétaire du PS, Martine Aubry (12%), ou l’ex-candidate à l’Elysée, Ségolène Royal (10%), les députés François Hollande et Manuel Valls faisant jeu égal à 4%.
20% ne se prononcent pas, les abstentions, blancs ou nuls atteignant 17%.
Parmi les seuls sympathisants socialistes, 36% iront « certainement » voter à des primaires et 35% « probablement ». DSK est préféré par 35% (Royal et Aubry à égalité à 21%).

Sondage réalisé les 2 et 3 juin par téléphone auprès de 865 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d’un échantillon national de 1002 personnes (méthode des quotas).

La cote de Sarkozy à nouveau en baisse à 28%
Ce sont principalement les classes moyennes supérieures qui se détournent du chef de l’Etat, lequel retrouve son plus bas niveau atteint en mars dernier.

La cote de Nicolas Sarkozy est en baisse de deux points à 28% de bonnes opinions, après une petite embellie au mois de mai, dans un sondage TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine publié vendredi 4 juin.
Le Premier ministre est également en baisse d’un point à 37% de confiance. 67% des personnes interrogées n’ont pas confiance en Nicolas Sarkozy et 57% en François Fillon.

Ce sont principalement les classes moyennes supérieures qui se détournent du chef de l’Etat, lequel retrouve son plus bas niveau atteint en mars dernier pour TNS Sofres Logica, selon l’institut de sondage.

Sondage effectué par téléphone du 28 et 31 mai auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Français en âge de voter.

(Nouvelobs.com avec Reuters)

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