Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

29 juin 2011

Dernière ligne droite pour le remaniement

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 6:30

Après l’élection de Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international, préalable à sa démission, l’Elysée doit procéder à un remaniement. Il pourrait intervenir dès mercredi. Le nom de son successeur à Bercy, toujours incertain, n’est pas facile à choisir.

Christine Lagarde a fait mardi ses adieux aux députés UMP. Sans attendre son élection à la tête du FMI, intervenue dans la soirée. « Ce qui serait super, c’est que ce soit annoncé avant le journal de 20 heures » pour partager les images télévisées avec Martine Aubry, a plaisanté la ministre de l’Economie et des Finances, suscitant l’hilarité des troupes. Les députés lui ont réservé une ovation. « Un accueil très, très chaleureux », a rapporté Christian Jacob, le chef de file des députés UMP. Succédant à DSK à Washington, Christine Lagarde devait quitter rapidement le gouvernement, ouvrant la voie à un nouveau remaniement. Il pourrait intervenir dès mercredi, avant que François Fillon ne s’envole pour l’Asie. Avant, surtout, la réunion de l’Eurogroupe, ce dimanche à Bruxelles.

Pécresse, Baroin, Le Maire…
C’est peu dire que le poste laissé par Christine Lagarde a suscité des convoitises. C’est peu dire, aussi, que le choix de son successeur n’a pas été facile à faire. Valérie Pécresse, qui a l’avantage d’être une femme et de bien parler anglais ? François Baroin, la solution la plus logique, souhaitée par de très nombreux députés UMP et par François Fillon lui-même ? Ou Bruno Le Maire, qui semblait hors course il y a quelques jours encore, mais éviterait d’avoir à trancher entre les deux premiers ? Ou bien une improbable surprise ? En milieu d’après-midi mardi, la décision n’était, selon des proches de Nicolas Sarkozy, toujours pas prise, malgré une nouvelle réunion à l’Elysée lundi au soir. « Il sera difficile d’éviter des mécontents », s’inquiète un fidèle. (more…)

27 mai 2011

Comment Christine Lagarde s’est imposée pour succéder à DSK

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 6:30

20101128 EcoFin 35 Dimanche 15 mai : Nicolas Sarkozy apprend la nouvelle de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn. Si, sur le plan intérieur, la nouvelle réjouit le Président de la République, il n’en va pas de même sur le plan international. Pour lui, comme pour ses conseillers, le poste de directeur du FMI est irrémédiablement perdu pour la France : un Français succédant à un Français, personne n’ose même y penser et ce, d’autant que DSK a dû s’effacer dans le déshonneur : « il s’agit de décence. On s’est senti gêné par les conditions de son départ, pour employer un euphémisme », dit-on à Paris. L’éventuelle candidature de Christine Lagarde n’est donc même pas évoquée, « car rien ne conduit à une candidature française et parce que le Président veut qu’elle reste durant la présidence française du G8/G20 ». Mais, pour Nicolas Sarkozy, comme pour les autres capitales européennes, il n’est pas question d’abandonner la direction du FMI à un pays émergent en pleine crise de la zone euro.

En réalité, la recherche d’un candidat a commencé bien avant le 15 mai, bien avant la démission effective de DSK, le 19 mai. Depuis que la candidature de DSK à la primaire socialiste est devenue quasi-certaine, les États membres de l’Union carburent sur le nom d’un successeur. À l’Élysée, on caresse l’idée d’envoyer à Washington l’ancien premier ministre britannique, le travailliste Gordon Brown, un ami du Président. Mais voilà : le gouvernement conservateur fait savoir qu’il n’est pas question qu’il soutienne cette candidature. Le nom de Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la banque centrale italienne, est aussi évoqué, au cas où la Banque centrale européenne lui échapperait pour une raison ou une autre, ce qui n’a pas été le cas.

Parallèlement à ces réflexions, Christine Lagarde a commencé à tracer son sillon depuis plusieurs mois auprès de ses collègues européens. Cette anglophone parfaite, qui a fait une partie de sa carrière aux États-Unis, est intéressée par le poste, après quatre ans passés à Bercy, un record de longévité depuis Valéry Giscard d’Estaing (ministre des Finances de 1962 à 1966). Autant dire qu’elle a eu le temps d’être appréciée et respectée par ses pairs. Dès le lundi 16 mai au soir, à Bruxelles, lors d’un Eurogroupe, elle teste dans les couloirs les réactions à son éventuelle candidature : « elle est vraiment très forte pour manœuvrer en coulisse », s’amuse un diplomate européen. La plupart sont enthousiastes, que ce soit de la part de la Commission, du président de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne ou encore de l’Autriche. Londres, contactée par Paris, se rallie aussi à cette candidature potentielle. Il faut dire que personne n’a dans la manche une candidature de cette envergure que les pays émergents vont avoir du mal à contrer.

Mais quelques petits pays de l’Union, dont la Belgique, et les pays de l’Est tiquent : encore un grand pays et encore un Français ! L’Irlande, notamment, qui lui reproche d’être l’une des plus dures à l’égard de leur fiscalité, ne lui est guère favorable. Mais très rapidement, ils doivent se rendre à l’évidence : même si l’Union ne présente pas en tant que telle une candidature, ils ne veulent pas prendre le risque de diviser les voix des pays européens lors du vote au FMI, ce qui ne pourrait que faire le jeu des émergents. De plus, la Chine ou encore la Corée font connaître, au cours de la semaine dernière, leur soutien à la candidate française qui s’est, par ailleurs, assurée du feu vert de Washington. (more…)

22 mai 2011

Les «indignés» de la Puerta del Sol

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

Depuis dimanche 15 mai au soir, et malgré une interdiction décidée vendredi par les autorités au nom de la journée de réflexion précédant les élections municipales et régionales de dimanche, ils occupent la place de la Puerta del Sol, ce que l’on appelle en Espagne «le kilomètre 0»: ce sont les indignés de Madrid. Indignés contre le système politique espagnol, contre la corruption, contre les récents plans d’austérité du gouvernement Zapatero, qu’ils accusent de s’être mis à genoux devant la loi des marchés financiers.

Chômeurs, fonctionnaires, employés du secteur privé, beaucoup de groupes très divers composent ce mouvement spontané du 15-M (15 mai), même si la majorité est constituée de jeunes, fatigués des conditions d’emploi et de logement propres au pays. Vendredi soir, à minuit, la police a recensé 28.000 personnes à Sol. Et plusieurs autres milliers dans une vingtaine de villes d’Espagne, parmi lesquelles Valence, Barcelone et Malaga.

Par le biais des réseaux sociaux –dans l’esprit des révolutions arabes– mais aussi par le simple bouche à oreille, ils ont décidé de prolonger l’élan d’une manifestation convoquée dimanche dernier par l’association La vraie démocratie, maintenant (¡Democracia real, ya!) et de réunir leurs envies et frustrations sur l’agora de Madrid. Ces citoyens désabusés par les errements d’une partie de la classe politique espèrent bien avoir mis en marche un mouvement qui perdurera au-delà du scrutin de dimanche. Galerie de portraits de ces indignés.

José et Javier, 29 ans, en recherche d’emploi dans l’environnement
Pour tous les deux, c’était vendredi leur premier jour à la manifestation de la Puerta del Sol. Et ce qu’ils ont vu les a convaincus: «Franchement, j’étais venu en croyant trouver une grande fête, un peu baba-cool, mais j’ai trouvé quelque chose de beaucoup plus structuré», témoigne Javier. Les deux amis se disent positivement surpris par cet espace où, toute la journée, ils ont pu échanger leurs aspirations et mécontentements avec d’autres. Faire part de leurs doutes électoraux aussi. «Je ne sais pas encore si je dois voter blanc ou pour Izquierda Unida (l’équivalent espagnol du Front de gauche) dimanche», explique ainsi José, l’air embarrassé, à deux jeunes gens installés derrière un écriteau sur lequel on peut lire: «Elections, ou l’ouverture à tous les possibles». (more…)

21 mai 2011

Tenir bon

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:24

La départ de Dominique Strauss-Kahn du Fonds monétaire international suite à son arrestation à New York pour agression sexuelle pose la question de sa succession. Depuis la création du FMI, en 1945, le poste de directeur général revient à un Européen, de même que celui de la Banque mondiale à un Américain. Un gentlemen agreement qui se justifiait par le poids économique des deux blocs à l’époque, mais qui, pour certains, n’a plus lieu d’être aujourd’hui, en raison de l’importance croissante des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et du déclin politique et économique de l’Europe.

Ainsi, de nombreuses voix s’élèvent pour soutenir des personnalités venues d’Afrique du Sud, de Singapour ou encore d’Israël, voire de Chine, au prétexte que les temps sont mûrs pour la relève. Cette prétention est légitime, car les pays émergents sont sous-représentés dans les instances internationales : au FMI par exemple, les BRICS disposent d’11,06% des droits de vote, alors qu’ils représentent près de 20% du PIB mondial. L’Europe dispose quant à elle de 35,6% des voix, pour plus de 30% du PIB mondial (les Etats-Unis ont 16,8% des voix pour près de 30% du PIB mondial). Si le rapport droit de vote/poids économique est donc inique envers les BRICS, et si une réforme est souhaitable, il n’en demeure pas moins que l’Europe constitue le bloc le plus influent au sein du FMI.

Il n’y a donc aucune raison pour qu’elle renonce à se battre pour garder ce poste ô combien stratégique, surtout au moment où plusieurs pays européens ont été ou sont en négociations pour obtenir de l’aide. Mais pour cela, une fois encore, il lui faut parler d’une seule voix, et porter le candidat — ou la candidate — le plus à même de défendre ses intérêts. Si l’Europe veut en outre éviter que le FMI apparaisse à nouveau comme le gardien funeste de l’orthodoxie néo-libérale, elle a intérêt à ce que ce candidat soit doté de sensibilité et de créativité, pour que les pilules qu’il sera amené à administrer soient les moins amères possible.

Par Gian Paolo Accardo pour « Presseurop »

Gian Paolo Accardo est un journaliste italo-néerlandais né à Bruxelles en 1969. Il a travaillé comme rédacteur à Internazionale et à Courrier international et comme correspondant pour l’agence de presse italienne ApCom. Il est rédacteur en chef adjoint de presseurop.eu. Il a un fil sur Twitter.

16 mai 2011

Le PS restera uni et responsable

Filed under: 09 - Evènement,13 - PS — iledere @ 12:00

le-ps-restera-uni-et-responsable1.jpg La première secrétaire du PS, Martine Aubry, s’est déclarée dimanche, « stupéfaite » évoquant un « coup de tonnerre ».

Voici la déclaration qu’elle a faite devant des journalistes à Lille : « Les nouvelles qui nous parviennent depuis cette nuit de New York sonnent comme un coup de tonnerre. Je suis, comme tout le monde, stupéfaite. J’en appelle à attendre la réalité des faits, à respecter la présomption d’innocence et à garder la décence nécessaire. Je demande aux socialistes de rester unis et responsables.

Je veux dire aux Français que, quels que soient les circonstances et les aléas, hier comme aujourd’hui, le PS est mobilisé pour les comprendre, pour apporter les réponses à leurs problèmes et à ceux de la France, et pour les servir. »

Pour Ségolène Royal, ce matin au micro d’Europe 1, c’est une « nouvelle bouleversante », « tout reste à vérifier ». La présidente de la région Poitou-Charentes, a exprimé sa pensée pour les proches et la famille de DSK et a demandé à ce que soient respectés le « respect du principe de la justice » et la présomption d’innocence.
François Hollande, le député de Corrèze,  a appellé à la « retenue » au micro du Canal+ suite à ce qu’il a qualifié de « terrible nouvelle ».Jean Christophe Cambadelis, député du XIXe arrondissement de Paris et secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales, s’est exprimé sur son blog et invite à « ne pas tirer de conclusions hâtives, Toute cette histoire ne lui ressemble pas. » 

Laurent Fabius a évoqué « un énorme choc » provocant « beaucoup d’incrédulité ». « Je pense en cet instant avec affection à lui-même, à Anne son épouse et à tous leurs proches », a-t-il poursuivi. « Dans l’épreuve, ne laissons pas piétiner la présomption d’innocence et sachons rester unis ».

Pierre Moscovici, député du Doubs, a demandé à faire preuve de « retenue, de prudence et de décence », et d’attendre « la version des faits de DSK. »
Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics, a demandé sur I>télé à «ne pas tirer de conclusions, à garder la tête froide et à rester unis.»

Nouvelle «affaire DSK»: le FMI décapité par anticipation

Filed under: 09 - Evènement,11 - société,13 - PS — iledere @ 6:30

Décidément, le Fonds monétaire international n’a pas de chance avec les hommes politiques que les dirigeants européens se sont obstinés à placer à sa tête depuis le début du XXIe siècle. Mais à la différence de ses deux prédécesseurs partis en cours de mandat, Horst Köhler et Rodrigo Rato, Dominique Strauss-Kahn n’est plus maître, désormais, du calendrier de son départ anticipé.

Sans préjuger de l’issue de l’inculpation du directeur général du Fonds par un procureur de New York pour «agression sexuelle» sur une femme de chambre du Sofitel de Manhattan, il paraît impossible que le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 puisse rester en fonction.

Même en faisant abstraction du coup porté à la réputation de l’institution multilatérale, déjà écornée par une première «affaire DSK» en 2008, le directeur général pourrait être physiquement empêché d’exercer ses fonctions si, même libéré sous caution comme cela est courant aux Etats-Unis, il est empêché de quitter le territoire américain dans l’attente du procès. Un risque souligné par des avocats américains.

Le conseil d’administration du FMI devait se réunir en urgence dès dimanche soir à Washington pour examiner une situation de crise sans précédent, qui survient à l’approche d’échéances internationales importantes (réunion du G8 à Deauville,sous présidence française) et alors que le Fonds est en première ligne dans la crise de la dette souveraine des pays de la zone euro. Le «paquet» de 78 milliards d’euros destiné au Portugal, que le FMI doit financer à hauteur de 26 milliards, est en cours de validation par les instances de l’Union européenne. Le problème est ouvertement posé d’une rallonge (de 40milliards ?) au secours des 110 milliards déjà alloués à la Grèce, dont le retour sur les marchés financiers espéré en 2012 se révèle illusoire. Une directrice générale adjointe du FMI, l’économiste égyptienne Nemat Safik, participera à la réunion de l’eurogroupe du 16 mai à Bruxelles.

Caroline Atkinson, directrice des relations extérieures du FMI, a publié dimanche matin 15 mai un communiqué laconique : «Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, a été arrêté à New York. M. Strauss-Kahn a pris un avocat et le FMI n’a aucun commentaire à faire sur cette affaire; toutes les demandes seront transmises à son avocat personnel et aux autorités locales.» «Le FMI conserve toutes ses capacités de fonctionnement et reste pleinement opérationnel», a ajouté Mme Atkinson. (more…)

8 avril 2011

Lisbonne capitule face aux marchés

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Après avoir résisté pendant des mois et sous la pression des marchés, le gouvernement de José Sócrates s’est résolu à demander l’aide de Bruxelles et du FMI pour éviter le défaut de payement. D’un montant de 75 milliards d’euros environ, l’aide devrait être débloquée avant les élections du 5 juin. Une décision trop longtemps remise, note la presse européenne.

« Cela a pris deux semaines au Premier ministre du Portugal José Sócrates pour accepter l’inévitable, mais il y est enfin parvenu », écrit The Guardian, pour qui, « en demandant à Bruxelles un prêt d’urgence, M. Sócrates a adopté la plus radicale des mesures dont il disposait — mais il faisait aussi ce que les décideurs européens, les marchés financiers et de nombreux Portugais attendaient depuis de long jours ».

En fait, estime le quotidien londonien, le Premier ministre portugais « était à court d’options » depuis sa démission, le 23 mars, quand le Parlement a rejeté son nouveau programme d’austérité. « Ce soir là, le Portugal est entré dans les limbes politiques — et est devenu pour les marchés financiers l’équivalent d’un condamné à mort en attente d’exécution. »

« Ce ne sera pas facile d’accepter davantage d’austérité, mais il sera impossible d’accepter plus de démagogie, de déni de la réalité, d’incompétence politique ou d’absence de responsabilité », tonne Público dans son éditorial : « le retour du Fonds monétaire international (FMI) représente, pour le Portugal, une sévère défaite ».

Dans le même quotidien, l’éditorialiste Teresa de Sousa affirme que la décision du gouvernement portugais était dans l’air depuis le jour de la démission de José Sócrates et qu’on était arrivé à un point où le taux d’intérêt à court terme de la dette publique portugaise avait atteint un niveau dangereusement élevé : comme l’explique The Guardian, « le Portugal aurait dû emprunter de plus en plus d’argent sur les marchés uniquement pour rembourser les intérêts sur la dette ». Bref, résume Teresa de Sousa, « cela ne valait plus la peine de continuer à résister ». (more…)

13 janvier 2011

Portugal : un plan de sauvetage n’aiderait personne

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Un plan de sauvetage n’aiderait personne
Sous la pression des marchés et poussé par certains pays à accepter un aide financière, le gouvernement de José Sócrates doit rester ferme et rétablir la confiance, assure une éditorialiste portugaise, car les plans d’aide ne font qu’aggraver la crise.Les expériences grecque et irlandaise nous montrent qu’en économie, les interventions créent davantage de problèmes, nouveaux et plus graves, et en viennent même à mettre en péril la monnaie unique. Mais il appartient aujourd’hui au gouvernement portugais de faire en sorte d’éviter le pire.

Les dirigeants de la zone euro ont terminé l’année 2010 en étant davantage conscients des risques que faisait courir à l’euro la solution qui a été choisie pour résoudre le problème de la dette que certains pays européens rencontrent. C’est, dans ce contexte, qu’il faut inscrire les déclarations de soutien, multiples et variés, apportées aux mesures adoptées par le Portugal pour lutter contre le déficit public.

Un modèle qui alimente l’effet domino
Les interventions, d’abord en Grèce puis en Irlande, ont montré que le modèle privilégié dans la gestion de la crise de la dette contribuait à alimenter un effet domino qui fait planer le spectre d’un effondrement de la zone euro.

Dublin n’avait pas encore accepté le plan d’aide que déjà, analystes et économistes dressaient leur liste des victimes : viendraient ensuite Lisbonne, puis Madrid, et ce serait Rome ou Bruxelles. Dans cette réaction en chaîne annoncée, les analystes arrivaient rapidement à une conclusion évidente : nous allions assister à l’effondrement ou à l’éclatement de la zone euro. Et la chute de la monnaie unique allait ouvrir une brèche profonde dans l’ensemble de l’édifice européen.

C’est parce qu’ils sont conscients des menaces à venir pour un projet qui garantit la paix et la prospérité de l’Europe depuis déjà plus d’un demi-siècle que les dirigeants européens (ainsi qu’une partie de la technocratie européenne) ont repensé toute la stratégie à suivre pour surmonter les problèmes de financement de certains membres de l’euro, dont le Portugal. (more…)

2 décembre 2010

FMI es-tu de gauche ? Es-tu de droite ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

DSK prétend que son institution impulse des politiques de justice sociale et de progrès. Le plan d’austérité que le FMI a accepté en Irlande est franchement une régression sociale. DSK ment-il ou n’a-t-il pas le pouvoir qu’il prétend ?

Le 15 novembre sur France Inter, Dominique Strauss-Kahn laissait entendre que le Fonds monétaire international  pouvait impulser une politique de gauche. La formule était alambiquée, certes mais assez claire : « Le FMI (qui) n’ a plus grand chose à voir avec le FMI d’avant. Et peut-être faudra-t-il faire évoluer son nom », proclamait le directeur général de l’institution, qui prenait l’exemple de la Grèce pour preuve : « Quant il a fallu couper les dépenses durement. Et c’est toujours les plus démunis, les plus pauvres qui en souffrent dans ces cas la. Les nouveaux programmes du FMI, et je pense à la Grèce en particulier, ont été construit de telle manière qu’on revienne à l’équilibre mais que cela se fasse en protégeant les plus démunis, les plus vulnérable ».

Une semaine plus tard, tombe le plan Irlandais. Là encore le FMI a-t-il joué un rôle de modérateur dans la boucherie sociale ? Il le prétend en tous cas, puisque dans sa déclaration de dimanche 28 novembre, DSK, au nom du FMI, affirme que « le plan national de redressement (…) présente un dosage approprié de mesures liées aux recettes et aux dépenses et préserve le dispositif de protection sociale auquel l’Irlande est attachée ». Une déclaration commune avec le commissaire européen Olli Rehn affirme de son côté que « la mise en œuvre de ce plan (…) obéit à l’objectif d’une croissance stable et génératrice d’emplois ». L’emploi, la protection sociale préservés? Il est pas de gauche le plan irlandais ?

Pour comprendre ce que le plan d’austérité irlandais n’a pas de gauche, imaginons de le transposer en France. Imaginons que la dette de la France soit attaquée par les marchés, qu’elle obtienne un plan de sauvegarde du même type (il faudrait néanmoins y mettre plus de 600 milliards d’euros…) et que le Premier ministre, par exemple Dominique Strauss-Kahn juste nommé par la présidente Ségolène Royal monte à la tribune de l’Assemblée nationale et annonce un train de mesures ainsi constituées :   le SMIC passe de 1344 euros brut mensuel à 1210 euros. Le salaire de tous les nouveaux embauchés de la fonction publique est abaissé de 10% , 200000 emplois publics seront  supprimés, le fonds de réserve de retraite (30 milliards d’euros) ponctionné pour fournir des fonds propres à la BNP-Paribas, à la Société générale ou aux Caisses d’épargne, les indemnités de chômage sont abaissées, ainsi que les allocations familiales, une taxe est appliquée sur la consommation d’eau…. (more…)

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