Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

30 octobre 2010

DSK : la piste européenne

Filed under: 13 - PS — iledere @ 8:59

 Viendra, viendra pas ? DSK entretient, avec succès, le suspense sur ses intentions au regard des présidentielles de 2012. Tout et son contraire s’étale dans la presse mais depuis quelques jours les choses semblent s’emballer.

Le très bien informé Jean Quatremer, journaliste à Libération évoque sur son blog “Coulisses de Bruxelles“, la piste de la présidence de la Banque centrale européenne. Ce scénario ourdi par l’Elysée aurait l’avantage d’écarter un  concurrent potentiel, favori des sondages.

Il y a presque un an, le 8 décembre 2009, Nicolas Sarkozy jouait encore les cadors et s’autoproclamait comme le DRH suffisamment malin du PS,  pour avoir envoyé l’encombrant DSK à Washington (cf vidéo 1). Oui mais voilà, la dégradation de la situation intérieure française est telle que la possibilité de battre le président de la république sortant aiguise bien des appétits, dont celui du directeur du FMI.

Partant du principe qu’il vaut mieux éloigner ceux qu’on n’est pas assuré de battre, les stratèges de l’Elysée souhaiteraient faire d’une pierre deux coups si ce n’est un billard à trois bandes. Tout d’abord remplacer Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne par un autre français, favorable à Paris, au nez et à la barbe du candidat allemand, actuel président de la Bundesbank. Mais également profiter de ce jeu de chaises musicales pour recaser “ailleurs”, en l’occurrence Francfort, le chouchou des sondages auréolé de son action au FMI.

Même si la prudence est de mise, à 18 mois des présidentielles, DSK est donné largement gagnant face à Nicolas Sarkozy. Alléchés par une victoire qu’ils sentent à portée de main, les socialistes et la gauche dans son ensemble, malgré leurs divisions et réticences, n’auront d’autre choix dans l’antisarkozysme ambiant que de se ranger derrière le candidat, quel qu’il soit, désigné par le PS à l’issue de ses primaires. (more…)

1 septembre 2010

LES IRLANDAIS VONT-ILS MONTRER LE CHEMIN ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 7:46

Les Etats-Unis sont sans autre perspective que d’assister à l’affaiblissement de leur croissance, ce qui menace de les engager dans une claire récession ; le Japon est une fois de plus aux prises avec son vieux démon de la déflation, lançant sans conviction un énième plan pour en sortir ; quant à l’Europe, dont le sort semblait s’améliorer, elle va à nouveau faire parler d’elle.

Plus précisément, c’est l’Irlande qui devrait en être l’occasion immédiate, la crise grecque destinée à mûrir plus lentement, et l’espagnole restant toujours sur le fil du rasoir. Le cas irlandais – déjà remarqué en raison de l’ampleur de la récession qu’a connu le pays et de la rigueur du plan d’austérité qui y a été engagé – est en effet à lui tout seul un résumé exemplaire des contradictions dans lesquelles se trouve la zone euro. Comme une mise à nu des mécanismes de contagion entre dette privée et publique qui dominent la scène européenne et ne sont pas prêts d’être résolus.

D’ici à la fin septembre, les importants besoins de refinancement des banques irlandaises vont être le détonateur d’un nouvel épisode de la crise de la dette, dévoilant un cercle vicieux bien enclenché. D’un côté l’agence S&P diminue la note de l’Irlande, abaissée à AA-, en raison du poids que représentent les garanties que l’Etat a accordées au système bancaire, de l’autre ce dernier cherche à en obtenir le renouvellement, afin de ne pas se présenter seul sur le marché et supporter des taux qui augmentent avec ceux des obligations souveraines, en raison de l’abaissement de la note. Le cercle est bouclé.

Les garanties publiques actuellement en vigueur ne devraient plus être disponibles à la fin du mois de décembre prochain, et les échéances de refinancement des principales banques irlandaises vont intervenir dès ce mois de septembre. Un test attendu et redouté pour la suite des événements. Comment les banques irlandaises vont-elles se présenter sur les marchés et quel accueil vont-elles y recevoir ? Quels montant vont-elles essayer d’y lever et à quelle maturité  ? Quels taux vont-elles devoir consentir  ? Toutes questions auxquelles les prochaines réponses augureront des difficultés qu’elles doivent se préparer à affronter dans un futur qui n’est pas lointain. Et qu’elles voudraient continuer d’esquiver.

Le gouvernement irlandais cherche – et le dit clairement – à se dégager de ce poids financier qui n’est pas dans ses moyens et entraîne le pays dans une spirale descendante. Les banques veulent le contraire et le font savoir. La banque centrale irlandaise joue au go between et suggère un renouvellement trimestriel du plan de garantie, car l’effondrement des banques n’est pas non plus dans les moyens de l’Etat. Le décor du prochain acte est planté. (more…)

21 octobre 2009

La crise a plongé « 89 millions de personnes » dans la misère

Filed under: 03 - Economie,11 - société,12 - Brèves — iledere @ 16:01

La crise économique mondiale a plongé 89 millions de personnes dans la misère, a indiqué mardi 20 octobre à Mexico le vice-président de la Banque mondiale, Yifu Lin.

« Avant la crise, il y avait environ 1,4 milliard de personnes vivant sous le seuil de pauvreté international (relevé de 1 à 1,25 dollar par jour, soit 0,67 à 0,83 euro) et 89 millions de personnes supplémentaires ont plongé dessous à cause de cette crise », a déclaré Yifu Lin, lors d’un séminaire organisé par la Banque centrale du Mexique.

Au mois d’avril, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) avaient déjà averti que la crise allait empêcher des millions de personnes de sortir de la misère au niveau mondial. Ils avaient ajouté que le nombre de personnes souffrant de la faim de manière chronique dans les pays en développement devrait dépasser le milliard cette année.

22 mai 2009

G20 – La Chine et le Brésil d’accord pour abandonner le Dollar et contourner le FMI

Filed under: 03 - Economie,12 - Brèves — iledere @ 12:00

La Banque Centrale du Brésil annonce que la Chine et le Brésil vont utiliser leurs monnaies dans leurs transactions commerciales plutôt que le $. Cette nouvelle étape est inscrite dans la volonté de la Chine de contourner le FMI et de concurrencer le dollar comme monnaie de référence internationale. (Photo: 1er vol du A320 construit en Chine, 17 mai 2009). Le mouvement de l’abandon du $ s’accélère. Il y a une semaine les Pays d’Amérique Latine ont créé la Banque du Sud, il y a un mois les Pays d’Asie du Sud-Est ont créé avec la Chine le Fonds Asiatique de Crise. Il y a un mois l’Argentine et la Chine ont conclu un Accord Swap de monnaies. Ce mouvement de déclaration d’indépendance a commencé en 2001 avec l’échec des négociations de Doha dans le cadre de l’OMC; la Chine avait pris la tête du G21, dit « des Pays pauvres et en développement« . Il reste l’Afrique qui ne bouge pas.

Le Président Lula da Silva se trouve cette semaine dans une voyage d’affaire d’une semaine en Chine. Lula da Silva et Hu Jintao, le Président chinois, s’étaient mis d’accord le mois dernier au G20 de Londres du 2 avril 2009 pour remplacer le dollar par le Real et le Renminbi (Yuan renminbi = 元人民币 = monnaie du peuple) comme monnaie commerciales.

L’accord avec le Brésil ne sera pas comme l’accord d’échange (Swap Trade) qui a été conclu il y a un mois avec l’Argentine. Ces deux pays avaient décidé d’échanger leurs monnaies dans un fonds. Le Brésil va payer directement en Real ses biens chinois importés et la Chine va payer en Renminbi ses biens importés du Brésil.

Le gouverneur de la Banque Centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, avait proposé en mars 2009 de remplacer le $ comme monnaie internationale de référence par des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), cette monnaie synthétique du FMI (Fonds Monétaire International). Monsieur Zhou veut créer une réserve monétaire indépendante des nations individuelles. Zhou veut remplacer le $ comme une monnaie de réserve de fait (de-facto reserve currency).

En septembre 2008, le Brésil et l’Argentine on signé un Accord Swap par lequel les importateurs et les exportateurs de ces deux pays peuvent effectuer et recevoir des paiements en Peso et en Real. Lula da Silva et Hu Jintao s’inspirent de cet accord qui auraient été impensable il y a dix ans. D’après eux « des monnaies fortes comme le Real et le Renminbi sont tout à fait capables d’être utilisées comme des monnaies commerciales  comme ceci est le cas entre le Brésil et l’Argentine« .

Les accords bilatéraux que la Chine est entrain de conclure autour de la planète sont destinés à développer le Renminbi comme monnaie régionale de réserve. La Chine est crée aussi dans toute l’Asie cette réserve régionale de monnaie et est tisse la toile du Renminbi… avec le sourire.

Par Thomas pour « Rénovez Maintenant 67 »

William Sheller : « Rock and Dollars« 
(Ca s’imposait, et puis je ne rate jamais une occasion de faire écouter William Sheller…)
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1 mai 2009

Les pompiers du FMI au secours de la Grande-Bretagne?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:00

Le Blog de l'île de RéInvité de France Inter, le directeur de la Banque Européenne d’Investissement n’a pas jugé invraisemblable l’hypothèse d’un recours de la Grande-Bretagne au FMI compte tenu de son déficit public. Une option écartée, pour le moment, par Gordon Brown sans doute traumatisé par le précédent de 1976.

La Hongrie ? Soit. La Roumanie, la Lettonie ? Passent encore. La Pologne, pourquoi pas ? Mais la Grande Bretagne ! Pourtant, l’hypothèse d’un recours des Anglais au FMI, déjà vaguement évoquée il y a une semaine par certains économistes d’outre-Manche compte tenu de l’ampleur du déficit public attendu, a été jugée crédible ce matin sur France Inter par Philippe Maystadt, le directeur de la Banque Européenne d’Investissement.
« La situation du Royaume-Uni est préoccupante, c’est certainement une des économies européennes où l’endettement a été poussé le plus loin. Comme on est aujourd’hui dans un énorme phénomène de désendettement. Il est clair que le Royaume Uni est particulièrement touché. A ce stade ce n’est qu’une hypothèse, mais on est dans une crise où des choses qui paraissaient irréalisables il y a un an se sont réalisées ».

Le FMI, un cauchemar pour les travaillistes
Pour le moment, le premier ministre britannique, Gordon Brown ne veut pas en entendre parler. La dernière fois que le Royaume-Uni a eu recours au FMI remonte à 1976. Une année qui hante encore le Royaume et plus particulièrement les travaillistes : la réduction des dépenses publiques exigée par le FMI avait fait exploser le chômage et le mécontentement social. Défait aux élections de 1979, le labour avait mis 20 ans à s’en remettre.

Certes, les conditions sont différentes aujourd’hui. Le FMI a mis en place «la ligne de crédit modulable», destinée «aux pays performants qui risquent de ressentir les effets de la crise». C’est le cas de la Pologne qui négocie la possibilité d’accéder à cette « ligne de crédit modulable » pour un montant de 20 milliards de dollars. Mais on comprend les hésitations de Gordon Brown, qui a pour le moment fait le choix de la rigueur.

Régis Soubrouillard pour Marianne2

13 avril 2009

4 000 000 000 000 d’avoirs « toxiques » d’après le FMI

Filed under: 03 - Economie,12 - Brèves — iledere @ 13:17

4 000 000 000 000 d’avoirs « toxiques » d’après le FMI

9 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) – D’après le Times de Londres, le prochain rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales annoncera un montant d’avoirs « toxiques » en circulation de 4000 milliards de dollars, dont 3100 milliards aux Etats-Unis et 0,9 en Europe.

Bien que ce montant soit sous-évalué, le Times commente : « La nouvelle prévision du FMI, qui pourrait encore être revue avant la fin du mois, sonne comme un coup de semonce pour les gouvernements qui ont déjà injecté des milliards dans le système bancaire. »

Eh oui Messieurs, renflouer n’est pas jouer…

Solidarité et progrès

30 novembre -0001

La Grèce vers un nouveau régime au pain sec

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 0:00

Sur fond de grève générale, la Vouli, le Parlement grec, doit se prononcer mercredi sur le nouveau plan d’austérité exigé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), pour prix du versement de la cinquième tranche de l’aide de 110 milliards d’euros promise le 1er mai 2010. Une aide qui est facturée au prix fort (la France a déjà reçu 200 millions d’euros d’intérêt pour sa tranche de prêt…).

Le plan d’austérité sera-t-il adopté ?
Le PASOK dispose d’une majorité de 155 députés sur 300. Même si quelques députés socialistes font défection, le gouvernement pourra sans doute compte sur quelques voix conservatrices de la Nouvelle Démocratie qui refusent la logique de l’affrontement prônée par son leader, Antonis Samaras, ainsi que sur les cinq membres de l’Alliance démocratique de Dora Bakoyannis. Bref, il serait surprenant que la Vouli rejette le plan d’austérité. Pourtant, il est brutal : 28,5 milliards d’euros d’économies et de nouveaux impôts et 50 milliards de privatisations (les biens publics sont estimés à 280 milliards d’euros), le tout d’ici 2015. Le vote de la loi d’application, jeudi, qui se fera article par article, pourrait cependant réserver quelques surprises.

Un plan B est-il prévu ?
Si le plan est voté, l’Eurogroupe décidera dimanche 3 juillet de verser les 12 milliards d’euros attendus. Mais, en cas de rejet, la Grèce sera-t-elle en faillite ? Sans doute pas, car la zone euro refuse d’envisager un défaut de paiement. Certes, le FMI refusera de débloquer sa part du prêt, mais le Fonds européen de stabilité financière (FESF) sera sans doute mobilisé pour accorder un crédit relais à Athènes en attendant qu’un nouveau programme de rigueur soit adopté. (more…)

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