Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

22 octobre 2011

Le « MES » de Sarkozy et Merkel : un moloch techno-européen ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 3:30

Ce « sommet » de la zone euro (dix-sept pays participants), convoqué à Bruxelles ce dimanche, est-il celui de « la dernière chance pour l’Europe » comme le laisse entendre Nicolas Sarkozy ? Simplement une étape de plus sur un long chemin qui permettrait de sauver l’euro, à en croire Angela Merkel ? Ou le premier jalon d’une prise de pouvoir technocratique sur cette zone euro ?

De fait, les deux dirigeants abordent la réunion dans des états d’esprit bien différents.

Sarkozy veut être le sauveur de l’euro
Côté Sarkozy, avant « son » sommet du G20 début novembre, il s’agit d’apparaître comme le sauveur du monde, à tout le moins de l’euro, si ce n’est de l’Europe. Et pour cela, le président français met en avant la nécessité d’augmenter massivement la dotation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) tout juste mis en place. Une dotation qui passerait de 400 milliards d’euros à 1 000, voire 2 000 milliards.

A quoi s’ajoutent, côté français, la demande d’une plus forte implication de la Banque centrale européenne (BCE) dans le soutien des pays en difficultés – pour tout dire, en faisant jouer la planche à billets, comme l’a fait la banque centrale américaine – et le refus d’un abandon plus important que prévu de la dette grecque, ce qui mettrait les banques françaises, notamment, en grande difficulté.

Merkel ne veut rien lâcher
Côté Merkel, c’est une autre histoire. La chancelière allemande, en aussi grande impopularité politique que le président français, ne veut rien lâcher qui augmenterait la participation du contribuable allemand au sauvetage de la Grèce ou du Portugal (puis de l’Espagne, puis de l’Italie…).

Elle ne veut pas davantage d’un relâchement de la discipline monétaire de la BCE derrière lequel se profilerait l’hydre de l’inflation tant honnie par le peuple allemand. (more…)

19 octobre 2011

Moody’s s’attaque à la note Aaa de la France

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

La marge de manœuvre budgétaire du gouvernement a rétréci, constate Moody's.La marge de manœuvre budgétaire du gouvernement a rétréci, constate Moody’s.
L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a donné, lundi 17 octobre, un premier coup de canif à la sacro-sainte note Aaa de la France. « Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable [de la note du pays], au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en œuvre » les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire, souligne l’agence de notation dans un communiqué.

La France bénéficie actuellement de la meilleure note possible de la part de Moody’s (soit Aaa), comme de la part de ses grandes concurrentes Standard & Poor’s et Fitch Ratings. Cette note élevée lui permet d’emprunter sur les marchés dans des conditions très favorables pour financer ses déficits budgétaires.

Si la perspective de cette note devait être revue à la « négative », cela impliquerait que Moody’s serait susceptible de l’abaisser à moyen terme (le plus souvent à une échéance de trois à douze mois). Et la France deviendrait ainsi le nouveau grand pays, après les Etats-Unis, à perdre le précieux talisman financier.

L’agence prend bien soin de préciser que cet examen entre dans le cadre de son étude annuelle sur les comptes de la France et qu’il ne s’agit pas encore — à ce stade — d’une décision sur la note du pays. Mais elle est la première des trois grandes agences de notation à jeter ainsi une ombre sur le Aaa français. La semaine dernière, Moody’s avait encore confirmé la solidité de la note française, après l’annonce du plan de restructuration de la banque Dexia. Outre la capacité du gouvernement français à tenir ses engagements budgétaires, Moody’s indique qu’elle prendra en compte dans sa réflexion « tout nouveau développement négatif de l’économie ou des marchés financiers ».

Dans son communiqué, Moody’s relève que la solidité financière du gouvernement français, certes encore très élevée, « s’est affaiblie, comme c’est aussi le cas pour d’autres pays de la zone euro, car la crise économique et financière dans le monde a conduit à une détérioration de ses ratios d’endettement, qui sont désormais parmi les plus faibles des pays notés  Aaa ». (more…)

18 octobre 2011

Le naufrage de Dexia et après…

( Capture d'écran - Dailymotion )L’aventure désastreuse de la banque franco-belge (et un peu luxembourgeoise) Dexia est un résumé des effets de la déréglementation financière : de la privatisation du Crédit Local de France en 1996 au démantèlement de Dexia en 2011, en passant par la création de Dexia, sa plongée à corps perdu dans la spéculation, son refinancement sans contrepartie par les Etats français, belge et luxembourgeois en 2008, la continuation de ses activités spéculatives, jusqu’au naufrage final en octobre de cette année.

Aujourd’hui, c’est aux Etats et à la Caisse des dépôts et consignation, organisme public, de régler la facture. Les actionnaires qui avaient perçu pendant près de 15 ans des dividendes réputés réguliers et copieux font toujours l’objet de toutes les attentions des gouvernements belge et français.

Le sauvetage de 2008
Jusqu’à la fin des années 1980, le Crédit local de France, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est un organisme public.En 1996, le Crédit local est privatisé. Il fait son entrée en bourse et fusionne avec le Crédit communal de Belgique pour créer Dexia, une banque spécialisée dans le financement des collectivités territoriales.Dexia multiplie ses acquisitions. D’abord en absorbant des banques spécialisées dans le crédit aux collectivités territoriales en Italie et en Espagne.
Puis, en 2000, Dexia élargit considérablement son champ d’activité en rachetant, aux Etats-Unis, FSA, spécialisé dans l’assurance des titres financiers qui subira de plein fouet la crise bancaire de 2007-2008. Très bien notée par les agences de notation, Dexia rachète également la banque Labouchere qui lui fera perdre plusieurs centaines de millions d’euros. La banque en question avait incité ses clients à acheter à crédit des actions (notamment celles dites « des nouvelles technologies »). Le krach de 2001 les a ruinés. Ils ont demandé des comptes à Dexia.
Dexia n’omet surtout pas, après 2002, de se lancer dans la spéculation sur les subprimes et les produits dérivés.
En 2008, les gouvernements français et belges interviennent massivement (6 milliards d’euros) pour sauver les actionnaires de Dexia qui croulent sous les actifs toxiques. L’Etat et les régions belges financent le sauvetage pour près de 3 milliards d’euros. La CDC apporte 1,8 milliards d’euros et l’Etat français 1,2 milliards. (more…)

26 septembre 2011

A Mayotte, islam et République font bon ménage

Filed under: 11 - société — iledere @ 12:00

Mayotte, le 29 mars 2009. Des électeurs débarquent à Mamoudzou pour aller voter au référendum sur la "départementalisation" de l'île.Depuis le 31 mars dernier, l’île de Mayotte, dans l’océan Indien, est devenue le 101e département français. Environ 90% des habitants sont musulmans et entendent bien allier leur pratique religieuse au principe de la laïcité cher à la France. Reportage.

A 6 h 30 ce samedi, un vol d’enfants tout pépiants s’abat sur l’école coranique de Tsingani. Alors que l’odeur de moisi de la nuit laisse place aux parfums d’une végétation qui s’éveille, filles et garçons se serrent dans un bâtiment en ciment grossier. Une enseignante armée d’une branche frappe le tableau pour ramener un semblant de calme. Entre école et garderie, la marmaille se met alors à réciter en mélopée des versets du Coran. Au-dessus, dans une ambiance nettement plus studieuse, des adolescents, filles et garçons séparés, étudient le texte sacré avec un autre professeur.

Et c’est ainsi tous les jours que Dieu fait à Mayotte, devenu, depuis le 31 mars, le 101e département français. Ce territoire en plein océan Indien prétend, surtout depuis qu’il a refusé l’indépendance, en 1975, conjuguer islam et République. Cette quête que d’aucuns veulent contradictoire s’illustre en deux chiffres péremptoires : 90 % des 200 000 habitants sont musulmans et 95 % des électeurs ont voté, en 2009, pour devenir département et ainsi accéder à une citoyenneté pleine et entière. (more…)

14 août 2011

Haaaa ! Le savoir faire français !

Filed under: 12 - Brèves,20 - UMP — iledere @ 12:00

guéant, intérieur, emeutes, grande bretagne, Royaume, bobbiesJ’apprends ça en lisant le monde !

La France, via le cabinet de Claude Guéant ministre de l’Intérieur , vient de proposer à la Grande Bretagne, son expertise pour aider à lutter contre les émeutiers !!

C’est la 2ème fois cette année que la France propose son expertise à une puissance étrangère. La première fois c’était à la Tunisie ….

Je souhaite à la Couronne britannique que cela se termine mieux …

Blague à part, la France va encore passer pour la donneuse de leçon à un pays qui n’en demande pas.

Certes, en 2005 les policiers français ont pu éviter la multiplication des morts en gardant leur sang froid. Mais sinon …. Les policiers n’ont nullement empêché que les émeutes aient lieu. Le pouvoir politique a été complètement dépassé.

Et pour le reste, les causes de déclenchement des émeutes de 2005 n’ont pas disparu.

Du coup la France risque bien de se voir proposer une offre d’expertise par les Britanniques.

On aurait encore l’air fin.

Par Iconoclaste pour son blog « J’ai rien à dire! et alors ?? »

13 août 2011

Origines et vicissitudes du « droit d’ingérence »

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 6:30

En moins d’un mois, l’Organisation des Nations unies (ONU) a autorisé par deux fois le recours à la force, en Libye et en Côte d’Ivoire. Exceptionnelles, puisque la Charte de l’ONU prône le règlement pacifique des différends, ces décisions sont fondées sur la récente reconnaissance du « devoir des Etats de protéger les populations civiles ». L’ONU serait-elle en passe de valider un « droit d’ingérence » à géométrie variable ?

Par Anne-Cécile Robert

« J’ai donné l’ordre de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’usage d’armes lourdes contre la population civile », déclare le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), M. Ban Ki-moon, le 4 avril 2011. Quelques heures plus tard, à Abidjan, les hélicoptères de combat de l’ONU et la force française Licorne se joignent à l’offensive des troupes de M. Alassane Dramane Ouattara contre celles du président sortant Laurent Gbagbo.

Dans les couloirs de l’organisation, à New York, cette décision suscite un certain malaise. Si la résolution (n° 1975) du Conseil de sécurité qui la fonde a été adoptée à l’unanimité, le 30 mars 2011, des fonctionnaires expriment des doutes quant au pouvoir du secrétaire général de donner un tel « ordre » (qui reviendrait au seul Conseil de sécurité) et soulignent l’ambiguïté de l’expression « mesures nécessaires ». La grande liberté que laisse celle-ci aux acteurs engagés au nom de l’organisation fait craindre des dérives. « Ce n’est pas dans la culture des Nations unies de mener des actions militaires fortes ou de prendre parti dans une guerre civile. La Libye, puis la Côte d’Ivoire : cela commence à faire beaucoup », confie un fonctionnaire qui souhaite garder l’anonymat (1). Un autre ajoute : « Il ne faudrait pas que le recours à la guerre se banalise. »

Dans les ruines encore fumantes de la seconde guerre mondiale, en 1945, les fondateurs de l’ONU ont conféré à la paix une valeur suprême. C’est pourquoi la Charte de l’organisation prohibe, par principe, « l’emploi ou la menace » de la force dans les relations internationales (article 2 § 4) (2). Elle confirme par ailleurs la règle de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats souverains (article 7 § 1).

Souvent décriée aujourd’hui, cette règle visait initialement la préservation de la stabilité internationale. En effet, les grandes puissances n’hésitaient pas autrefois à intervenir militairement dans des pays étrangers sous les prétextes les plus divers (protection de nationaux, recouvrement de dettes, lutte contre l’hégémonie réelle ou supposée d’un pays voisin, intérêts commerciaux…), commettant au passage toutes sortes de crimes. (more…)

6 août 2011

La zone euro est en crise, mais chut, la France est en vacances

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 6:00

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy au Cap-Nègre (AFP) dans Le Nouvel Obs.Souvenez-vous, c’était il y a un an, c’est-à-dire un siècle ! Le climat politique de ce début août 2010 était électrisé par le discours de Grenoble du Président, quelques jours plus tôt, par la « chasse aux Roms », et par une surenchère sécuritaire qui changea un temps le regard à l’étranger sur la France, s’attirant un édito cinglant du New York Times puis plus tard une attaque sans précédent d’une Commissaire européenne.

Quel contraste : 2011, par comparaison, est un été serein. En tous cas en politique intérieure française (pas trop sur les marchés financiers, en Syrie ou en Libye, ou encore parmi les victimes de la famine en Somalie, mais pas de quoi gâcher les vacances françaises, non ? ).

Même les provoc’s de Jean-Marie Le Pen sur les attentats d’Oslo que refuse de condamner sa fille Marine, ou l’ouverture d’une enquête ouverte par la Cour de justice de la République contre Christine Lagarde dans l’affaire Tapie, ne parviennent pas à perturber réellement la trêve estivale.

On cherchera vainement l’écho des clameurs sécuritaires d’il y a un an : à l’exception du dernier carré de la Droite populaire, dans son village d’Astérix des Alpes-Maritimes, c’est silence radio. La République en danger de l’an dernier, le ton martial face à ces « Français d’origine étrangère » qui enfreindraient « nos » lois, tout cela est décidément « très 2010 », donc passé.

L’après Oslo et l’avant 2012

L’explication est double. Le double attentat d’Oslo, d’abord, a contraint la droite traditionnelle à plus de retenue pour ne pas s’exposer au reproche d’alimenter un climat xénophobe et islamophobe qui pourrait inspirer un autre exalté tenté de passer à l’acte. (more…)

26 juillet 2011

Un plan qui aiguise l’appétit des spéculateurs

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Un nouveau plan d’aide à la finance dit « plan d’aide à la Grèce » a été adopté, in extremis, par les dirigeants de la zone euro le 21 juillet.

Le montant de ce plan devrait s’élever à 168 milliards d’euros. 109 milliards à la charge de l’Europe et du FMI et 59 milliards d’euros (d’ici 2014) à la charge des créanciers privés (banques, assurances, fonds de pension…) : 12 milliards destinés à un rachat de la dette publique grecque sur le marché et 37 milliards de « contributions volontaires » de ces créanciers privés.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) verra son champ d’action élargi.
Il pourra prêter de l’argent à un État-membre pour qu’il recapitalise ses banques.
Il pourra acheter, sur le marché boursier, des titres de la dette publique d’États-membres en difficulté.

Le taux des prêts à la Grèce sera abaissé à 3,5 % contre 4,5 % actuellement. Le délai de remboursement sera une nouvelle fois allongé : de 7,5 ans à 15, voire 30 ans. Ces conditions seront étendues à l’Irlande et au Portugal.

Contrairement à ce qu’affirmaient les responsables de la zone euro, il y a encore deux jours, la dette grecque a donc bel et bien été restructurée. Malheureusement, cette restructuration s’est faite à l’initiative des créanciers qui se sont taillé la part du lion.

Lancer de steaks à la mer pour tenter d’éloigner les requins de la finance

Les médias ne sont pas en manque d’images pour illustrer le dernier sommet européen : « digue contre la marée des dettes publiques », « barrage contre la finance », « rempart contre la spéculation » … (more…)

17 juillet 2011

Armée française : risque de surchauffe

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

Gérard Longuet, le ministre de la défense, a présenté le 31 mai 2011 l'architecture du projet Balard, à Paris.Le ministère des finances a décidé que le défilé militaire du 14-Juillet coûtait trop cher. Comme d’autres démocraties, la France renonce à sa démonstration annuelle. Elle se contentera d’un logiciel de simulation pour donner au pays un aperçu des capacités de son armée.

Ce scénario de fiction le restera-t-il longtemps ? Le 14 juillet 2011 a lieu dans un climat tendu entre les armées et le pouvoir politique. Le débat actuel sur la « surchauffe » que provoqueraient les opérations en cours en témoigne.

En France, comme au Royaume-Uni au même moment, les chefs militaires ont averti : ils ont des difficultés pour durer. Après l’Afghanistan, la lutte antiterroriste au Sahel, la Côte d’Ivoire, ils ont pu répondre aux demandes urgentes de la « diplomatie militaire » en Libye grâce à une bonne planification. La période est à la « suractivité » comme l’a dit le chef d’état-major de la marine, l’amiral Pierre-François Forissier, plus qu’à la « surchauffe ». Mais celle-ci est pour demain. Car les armées n’ont plus assez de marge pour, à la fois, combattre et régénérer le potentiel militaire.

Pendant que la marine et l’armée de l’air remplissent leur mission en Libye, la formation des jeunes pilotes est arrêtée. Si l’opération dure jusqu’à la fin 2011, l’unique porte-avions français, outil-vitrine à disposition du président, sera au port en 2012 pour renouveler les équipements et qualifier les hommes aux normes exigées par l’OTAN. Plus généralement, à l’arrière du front, les matériels manquent pour l’entraînement. La disponibilité est mauvaise, moins de 50% pour les avions. Le moral n’est pas bon. (more…)

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