Investiture de Hollande : « Il va devoir nous écouter ! »
Samedi, sur la scène de la Halle Freyssinet, à Paris, avait lieu le « sacre » de François Hollande, élu la semaine précédente aux primaires socialistes pour conduire le PS en 2012. Dans le public, tout l’état-major du parti et quelque 5 000 militants. Qui attendent beaucoup du futur candidat à la présidentielle…
Martine Aubry, Ségolène Royal, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Harlem Désir… Et d’autres « stars » : Stéphane Hessel, Benjamin Biolay ou Jean-Michel Ribes. Tous assis dans les trois premiers rangs, affichant leur union à la Convention d’investiture de François Hollande, samedi 22 octobre, à la Halle Freyssinet (Paris XIIIe).
Dans la salle, il y a aussi 5 000 anonymes. Militants ou sympathisants socialistes, venus soutenir en personne leur « nouveau » leader. Bahia, 30 ans, a fait l’aller-retour Lille-Paris dans la journée. Elle a adhéré pour la première fois au PS au moment des primaires et a choisi Martine Aubry. Cette fois, elle votera, comme tout le monde, pour François Hollande. « Il a les épaules pour rassembler. Le rassemblement, c’est ce qui caractérise le PS », dit-elle sans grand enthousiasme.
Marie-Anne, 26 ans, badge « H is for Hope avec hollande.fr » sur la poitrine, se montre, elle, plus souriante : « On est là pour fêter les primaires qui sont une réussite pour l’instant, affirme celle qui a participé à l’organisation du scrutin dans l’Essonne. Je l’ai constaté sur le terrain, même des gens qui n’ont pas voté Hollande sont contents. Le tout désormais, c’est de continuer sur la lancée des primaires ». (Lire la suite…)

Lors du dernier débat télévisé de la primaire socialiste, mercredi soir, le député de Corrèze et la maire de Lille ont eu de vifs échanges. Avant cette confrontation, François Hollande a reçu l’appui de son ex-compagne, Ségolène Royal, redonnant ainsi de la dynamique à sa campagne.
A chacun son électorat. L’exercice inédit de la primaire a révélé de curieux contrastes géographiques entre le vote des différents candidats socialistes. Comme si chacun avait réussi à séduire une fraction du « peuple de gauche ».
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