Le populisme contre le peuple ?
Le populisme vient régulièrement nourrir la la réflexion collective et les débats politiques. Notamment en été quand l’actualité immédiate laisse du temps et permet une disponibilité de l’esprit. Les Entretiens de Pétrarque à Montpellier ont notamment été consacrés à ce thème (Le Monde).
Il est clair que le populisme, pour ceux qui ont pris l’habitude de le dénoncer, est devenu une manière commode de se placer du bon côté de la pensée – là où le peuple représente un concept acceptable. En dénigrant sa caricature, son image grimaçante que serait le populisme, ils se donnent, sans trop de peine, une image de parfaits et distingués républicains. Dans notre démocratie, cette insulte qui vise à discréditer l’adversaire offre l’avantage d’être une notion à la fois précise et vague de sorte qu’elle fait mal mais sans qu’on se sente obligé de l’expliciter. Ainsi, elle sert de critique fourre-tout qui prétend accabler par exemple aussi bien Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon et profite d’une impression générale qui laisse présumer une compréhension mais sans approfondissement.
Longtemps, on a pu considérer que le populisme était, pour la gauche, le peuple de droite, le peuple à laquelle celle-ci faisait volontiers référence non pas dans sa définition abstraite mais dans sa traduction concrète, quand les conservateurs ou même les libéraux, bien que plus réticents devant l’exploitation de cette mine démocratique, éprouvaient le besoin, contre les légitimités institutionnelles, de s’appuyer sur les évidences naturelles ou les arguments de bon sens – en tout cas allégués comme tels. (Lire la suite…)

Depuis 15 ans que j’enquête et que j’écris sur les extrémistes, j’ai eu l’occasion de croiser toutes sortes de démagogues, prêts à tout pour ne pas répondre à une question, s’arranger avec la vérité des faits et manier le procès d’intention, mais la prestation de Marine Le Pen hier soir dans « Des paroles et des actes » a battu quelques records…
« <strong>Prolétaire de tous les pays, unissez-vous ! » Tel est le slogan, rappelé sur chacune des affiches électorales, que le cabinet de conseil en communication de Dominique Strauss-Hahn avait préféré, nous martelant, pendant toute la campagne que la gauche souverainiste fait fausse route.
Marine Le Pen arriverait en tête au
Le fameux
Comment Jean-Marie Le Pen utilise son micro-parti pour aider financièrement un Front national au bord de la faillite
Georges Tron, l’actuel secrétaire d’Etat à la fonction publique, aurait occupé un appartement de la famille Le Pen de fin 2008 à juillet 2009.
Capable d’une xénophobie audible, ambigüe sur les mœurs… Marine Le Pen, chef du Front national, a fait sien le combat de son père.
‘Je veux décomplexer
