Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

14 août 2010

Emploi : quand le gouvernement nous prend pour des ânes

Filed under: 04 - Emploi formation — iledere @ 8:38

En 2009, la France a détruit un nombre incroyable d’emplois salariés en 2009. La nouvelle a été largement commentée et analysée. Mais le rapport des services d’Eric Woerth, publié le 5 août dernier, livrait d’autres informations, des constats plus troublants pour le discours dominant: traitement social du chômage en trompe l’oeil, pré-retraités poussés chez Pôle Emploi, sous-emploi faramineux, la liste est longue, et noire.

1. Jeudi dernier, la direction des études économiques du ministère du travail publiait un bilan de l’emploi en 2009: 255 000 emplois ont été détruits en 2009, après 145 000 l’année précédente. On s’abritera derrière la crise pour l’explication majeure de cette dégradation sans précédent. Mais la DARES fournit surtout une photographie très complète du nombre de Français en recherche d’emploi : à fin 2009, on comptait 4,379 millions d’inscrits à Pôle Emploi, dont 1,3 millions de longue durée, et 529 000 dispensés de recherche d’emploi (stage, formation, maladie).

Sur ces 4,4 millions, seuls 2,236 millions étaient indemnisés par Pôle Emploi, un nombre inférieur de 400 000 aux demandeurs d’emploi sans aucune activité (2,645 millions).

2. La mesure du chômage technique est rarement connue, donc rarement communiquée. La DARES répare cette lacune. Fin 2009, le sous-emploi concerne 1, 439 millions de personnes, dont 1,026 millions de femmes. Cette mesure regroupe les temps partiels contraints et le chômage technique partiel en entreprise. Et le sous-emploi ne s’est pas résorbé : il était de 5,1% de la population active fin 2008; il a culminé à 5,7% au second trimestre 2009. Il était toujours à 5,6% fin 2009.

3. La DARES livre aussi une estimation du «halo» du chômage, c’est-à-dire ces chômeurs cachés : en 2009, «près de 850000 personnes souhaitaient travailler mais n’avaient pas été comptabilisées comme chômeuses, soit 2,1 % de la population en âge de travailler.»

Sommons ces différentes catégories : 4,4 millions de demandeurs inscrits à Pôle Emploi + 850 000 chômeurs cachés + 1,1 millions de sous-employés (*), soit un total de 6,3 millions de personnes en manque d’emplois à la fin de l’année dernière. Nous sommes bien loin des commentaires gouvernementaux sur la seule catégorie A officielle de Pôle Emploi…

4. On l’a dit et répété sur ce blog, la récession économique a débuté en France avant le krach boursier de l’automne 2008. La faillite des subprimes américains a eu des répercutions faramineuses sur l’économie mondiale. Mais en France, les banques – on nous l’a souvent répété – ont bien résisté, moins exposées qu’elles étaient à ces risques spéculatifs. Et en France, l’emploi s’est dégradé plutôt qu’ailleurs, quelques mois, pour être précis, après l’entrée en vigueur, le 1er octobre 2007, de la fameuse défiscalisation des heures supplémentaires. La mesure phare de Nicolas Sarkozy a précipité la dégradation du marché du travail. La DARES rappelle en effet que «la contraction de l’emploi total» a été «entamée au deuxième trimestre 2008». En particulier, elle précise que l’emploi intérimaire s’est effondré dès le 1er trimestre 2008. L’intérim a été le premier affecté par l’effet d’aubaine de la mesure sarkozyenne. La DARES parle de «pertes historiques», et ce, jusqu’au premier trimestre 2009. (more…)

27 juillet 2010

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.De mardi 20 à jeudi 22 juillet, une poignée de députés ont débattu de la réforme des retraites au sein de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Ces débats étaient cruciaux, puisque le texte ainsi modifié sera celui présenté à l’ensemble des députés, à compter du 7 septembre prochain.

Au final, si 108 amendements (sur 419 présentés) ont été adoptés (dont un quart émanant de l’opposition), le texte final a peu changé.

Mais qu’a-t-on appris ?
1. Le gouvernement n’a pas inclus dans le projet présenté les quelques mesures de recettes nouvelles marginales, sous prétexte qu’il faudra en débattre à l’occasion de la prochaine loi de finances pour 2011. L’argument est hypocrite: le gouvernement pouvait parfaitement prévoir un collectif budgétaire additionnel. Mais en reportant ainsi le débat et le vote parlementaires, il pourra plus facilement masquer le faible niveau des contributions nouvelles qu’il demande aux hauts revenus et au capital pour le financement des retraites. La loi de finances, avec la discussion d’ensemble sur la rigueur qui s’annonce, est un cadre plus large qui sied bien à qui veut «noyer le poisson

Rappelons que ces contributions étaient de toutes façons modestes, comparés aux 25 milliards d’euros d’économies générés par les mesures d’âge ou de convergence public/privé : hausse de la tranche supérieure de l’impôt sur les revenus de 40 à 41% (+230 millions de recettes attendues) ; relèvement modeste des prélèvements concernant les revenus du capital et du patrimoine, de l’impôt sur les plus-values de cessions de valeurs mobilières et immobilières, du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et intérêts (+265 millions d’euros) ; suppression du crédit d’impôt sur les dividendes perçu par les actionnaires (+645 millions d’euros) ; taxation à l’IR des plus-values de cession d’actions et d’obligations(+200 millions d’euros) ; relèvement des taxes sur les stock-options (70 millions d’euros).

On savait déjà que le projet du gouvernement laissait un déficit annuel de 15 milliards d’euros ad vitam eternam. Avec cet examen incomplet du projet de réforme, le flou est encore plus grand.

2. Le gouvernement n’a pas non plus voulu discuter de la pénibilité au motif que des concertations sont toujours en cours avec les partenaires sociaux. Rappelons que la proposition retenue par le gouvernement est l’une des plus contestables: le handicap à 20% doit être avéré et certifié pour permettre un départ anticipé dès 60 ans.

«Nous créons un droit nouveau.» s’était félicité Nicolas Sarkozy sur France 2 le 12 juillet dernier. C’était faux, la pénibilité était l’un des fondements des régimes spéciaux. Eric Woerth ne disait d’ailleurs pas autre chose quand on l’interrogeait sur son refus de généraliser la prise en compte de la pénibilité à des métiers jugés usant: «on ne va pas recréer des régimes spéciaux». Et oui…  Depuis près d’une décennie, les gouvernements successifs ont tenté d’aligner tous les systèmes sur le régime commun du secteur privé, moins protecteur.

Il y a deux ans, les discussions entre Medef et syndicats de salariés échouaient à nouveau sur la dite pénibilité. Qu’a fait le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand ? Rien. Tout simplement rien. Il s’est presque frotté les mains. (more…)

12 juillet 2010

Les révélations du « rapport » de l’IGF dont Sarkozy ne parlera pas.

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:07

Les révélations du Les conseillers de l’Elysée expliquèrent que la prestation présidentielle était prévue depuis plus d’un mois. Prévue, mais tenue secrète ! La réalité est tout autre. Nicolas Sarkozy a cédé à la pression d’une folle semaine. Et dimanche soir un rapport, non pas de l’IGF mais de son directeur, était opportunément publié pour soutenir la cause présidentielle. A quelques heures de cette intervention ultra-préparée, voici ce que l’on sait, et ce que l’on fait au sujet de cette affaire Bettencourt-Woerth-Sarkozy. Des faits qui ne seront pas évoqués ce soir, à partir de 20h15 sur France 2. On se souviendra aussi que c’est la seconde fois que le nom de Sarkozy apparaît dans une polémique sur un financement politique illégal. De Karachi à Neuilly, les chemins de Sarkofrance sont parfois tortueux.

Ce que dit le «rapport» de l’IGF
Dimanche soir, alors qu’une partie du pays regardait la finale de la Coupe du Monde de football, le fameux rapport express du directeur de l’Inspection Général des Finances était publié. En une dizaine de jours, la mission a eu accès à 6 247 dossiers identifiés et traités par le pôle fiscal cabinet du ministre. Les auteurs du rapport sont prudents : «compte tenu des délais de réalisation des travaux, ce rapport d’enquête n’a pas été soumis à la contradiction».  François Baroin n’avait posé que deux questions aux auteurs du rapport, une enquête très ciblée :

«1. M. Eric Woerth, durant la période où il était ministre du budget, a-t-il été informé de la situation fiscale et financière de Madame Bettencourt , de Messieurs Banier et de Maistre, ainsi que des sociétés Téthys et Climène, et est-il intervenu pour demander, empêcher ou orienter un contrôle ?
2. Les informations obtenues dans le cadre du contrôle fiscal de M. Banier, notamment de source judiciaire, étaient elles de nature à conduire l’administration, avant les récentes révélations à l’origine de l’affaire, à déclencher un examen de la situation fiscale personnelle de Madame Bettencourt ?»

Sans surprise, les auteurs du rapport n’ont pas trouvé de trace d’intervention d’Eric Woerth sur le traitement fiscal de Mme Bettencourt. Mais d’autres révélations et interrogations méritent le détour.

– L’énoncé des questions livre une première confirmation : le ministère du budget reconnaît implicitement que depuis «les récentes révélations à l’origine de l’affaire», grâce notamment à Mediapart, la situation fiscale de Mme Bettencourt mérite un contrôle. A celles et ceux, autour du président, qui accusaient la presse et Mediapart de colporter des ragots, on répondra que cet acquis est un premier cinglant désaveu.

Il existe bien, au sein du cabinet du ministre, une «équipe dédiée au traitement des situations fiscales individuelles.» Eric Woerth prétendait le contraire, en expliquant que le ministre n’a rien à voir avec les travaux du fisc. Il mentait. Les auteurs du rapport précisent que «le moyen le plus fréquent de l’intervention est le courrier».

– De mai 2007 à juin 2009, la cellule Woerth s’est ainsi vue transmettre 6 247 dossiers fiscaux, que les auteurs du rapport ont examiné en moins de 15 jours… Comment ? Par mots-clés et tris automatiques et quelques entretiens avec des responsables de services. Quand on pense qu’Eric Woerth disait qu’il n’avait connaissance de rien… (more…)

8 juillet 2010

Jospin : “Un trésorier du PS n’a jamais été ministre en même temps”

Filed under: 13 - PS,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Vrai

Ce qu’il a dit

Invité sur Europe 1, jeudi matin, l’ancien premier ministre socialiste a vertement répondu à Christian Estrosi, ministre de l’industrie, qui avait assuré que “Lionel Jospin était à la fois membre du gouvernement et premier secrétaire du PS”. Le parallèle établi avec Eric Woerth a choqué Lionel Jospin, qui a tenu à faire une “mise au point” : “Jamais en trente ans, un trésorier du PS n’a été en même temps membre du gouvernement”, a-t-il assuré.

Pourquoi c’est vrai

1 – Aucun trésorier du PS n’a été ministre pendant qu’il exerçait ses fonctions

Plusieurs trésoriers du PS (plus exactement des secrétaires nationaux chargé de la trésorerie) ont bien été ministres, mais aucun alors qu’il occupait une fonction ministérielle.

Les trésoriers du PS depuis 1981 :

1981-1988 : André Laignel
(secrétaire d’Etat entre 1988 et 1993)

1988-1992 : Henri Emmanuelli
(secrétaire d’Etat entre 1981 et 1986) (more…)

21 juin 2010

République irréprochable ? Les 18 affaires qui contredisent Sarkozy.

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 19:00

Les affaires et révélations de combines, petites et grosses, sont si nombreuses ces derniers temps, qu’elles donnent le tournis. Voici une liste non exhaustive de 18 affaires mêlant argent, pouvoir et souvent les deux, qui empoisonnent la vie présidentielle depuis janvier dernier.

1. Le Karachigate, vaste affaire qui mérite un blog à elle toute seule.

2. Le Woerthgate, vaste affaire qui méritera un blog à elle toute seule.

3. L’affaire Clearstream, une vaste affaire qui n’a pas eu son blog.

4. Les légions d’honneur de Sarkozy.

5. Le dérapage des frais de l’Elysée.

6. Le classement sans suite des enquêtes sur des détournements de fonds en Françafrique.

7. La mission de Christine Boutin, ex-ministre, payée 9 500 euros en sus de sa retraite de parlementaire. Une somme qu’elle a abandonné sous la pression médiatique.

8. Le cumul salaire/retraite de 10 ministres.

9. Le cumul des salaires de ministre et d’élu local, malgré un absentéisme nécessaire.

10. L’utilisation de jet privé par deux ministres au moins, Estrosi puis Joyandet.

11. Les deux logements de fonction de Christian Estrosi.

12. L’entreprise de distribution de bateaux en bois précieux africain d’Alain Joyandet.

13. Les services secrets mobilisés pour une rumeur d’adultère présidentiel.

14. Le piston ordinaire de l’UMP à … EDF.

15. Les cadeaux (sans contreparties ?) offerts à Nicolas Sarkozy.

16. 8 500 euros de cigares payés à Christian Blanc sur les comptes de son secrétariat d’Etat.

17. Un permis de construire jugé illégal pour une maison d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération, à Saint Tropez.

18. L’intervention de Nicolas Sarkozy dans la vente du Monde.

Une liste… inter-minable comme dirait Torapamavoa.

Listé par Juan de Sarkofrance

20 juin 2010

Retraites : un oubli qui en dit long…

Filed under: 03 - Economie,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:17

Dans son article « Financement des retraites : l’enjeu des cotisations patronales », Bernard FRIOT, professeur d’économie et sociologie à l’université Paris X, écrivait : « On oublie toujours, quand on raisonne sur l’avenir des retraites, que le PIB progresse d’environ 1,6 % par an, en volume, et donc qu’il double, à monnaie constante, en 40 ans. C’est pourquoi nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pension depuis 1960 ».

Pourquoi une information aussi déterminante est-elle censurée ?
Parce que tout simplement un petit calcul facile, montrerait que ceux qui nous gouvernent, nous prennent pour des demeurés.
– En effet : si aujourd’hui 10 actifs produisent un gâteau de 100 et qu’ils ont à charge 4 retraités. C’est 14 personnes qui se partagent un gâteau de 100. Ainsi la
part de chaque personne est de (100 : 14) soit 7,14.
– Si dans quarante ans, 10 actifs produisent un gâteau de 200 et qu’ils ont à charge 8 retraités. Ce seront 18 personnes qui se partageront un gâteau de 200. Ainsi la part de chaque personne sera de (200 : 18) soit 11,1.
C’est limpide ! Il sera donc possible de financer des retraites au même niveau qu’avant leurs réformes à remonter le temps. De plus, la part de gâteau restante pour l’investissement et l’élévation du niveau de vie sera bien plus importante en 2040 (en monnaie constante).

Alors, où est donc le problème ?
Pourquoi cet acharnement à détruire un système qui fonctionne bien ? Parce que le système social français, mis en place par le Conseil national de la résistance (CNR) en 1945, met en rage les hommes d’affaires et les financiers pour des raisons évidentes.
Par exemple, il leur est impossible de réaliser des plus values « boursières » sur 40% de notre part salariale (les fameuses cotisations sociales patronales) qui payent notre retraite et notre santé, en toute dignité et responsabilité. N’oublions pas que ces cotisations sociales représentent notre salaire différé qui est le fruit de notre travail. Il ne s’agit ni d’assistanat ni de charité patronale comme le laisse entendre une mauvaise propagande.
Et c’est bien là que se situe tout l’enjeu de leurs réformes : les classes dirigeantes rêvent de faire main basse sur notre salaire différé.
Pour s’emparer de cette « galette », leur stratégie consiste à réduire nos droits pour nous contraindre, de plus en plus, à financer notre santé et notre retraite par des
assurances privées.
Ils ont d’ailleurs déjà commencé : les réductions de cotisations patronales se multiplient depuis 2002 et atteignent déjà près de 30 milliards chaque année. Combien de ces 30 milliards sont allés aux investissements productifs ? Combien d’emplois créés ? Quelle efficacité au regard des sommes englouties ? Quelle évaluation ? De plus, le fait que notre système fonctionne bien sans aller faire un tour sur les tapis verts des casinos boursiers met en évidence l’inutilité et le
rôle prédateur des acteurs de la sphère financière.
Ceci est confirmé de façon magistrale dans le Monde Diplomatique de Février sous le titre : « Faut-il fermer la bourse? »

Par werdna pour In-ven-Terre

17 juin 2010

Vuvuzela sociale

OubliéeUn coup de gueule d’Agnes Maillard auquel je s’associe à 200 %…

Sa Minusté est vraiment trop bonne : elle ne vient de nous voler que deux années de vie supplémentaires !

Et voilà, la messe est dite : faudra se crever le cul deux ans de plus pour garnir les poches des exploiteurs… enfin, ça, c’est la théorie. Parce qu’en pratique, faudra surtout gratter deux ans de plus à la porte de Paul Emploi, demander l’aumône de quelques miettes de sale boulot pour une poignée de cacahouètes de plus tout en se faisant fliquer, rabrouer, montrer du doigt. Deux ans de plus à ramer, deux ans de plus à trimer, à subir, à s’user, surtout. Et tout ça pour quoi ? Pour une retraite tellement misérable qu’il faudra probablement la cumuler avec un boulot d’étudiant rien que pour pouvoir payer le loyer ou prier pour qu’une grosse vilaine incapacité physique vous sorte définitivement du circuit de l’angoisse et de l’exploitation.

C’est ça que vous voulez ?
Non, mais, franchement, c’est ça que vous voulez ?
C’est pour ça que vous vous levez tous les matins ?
C’est pour ça que vous élevez des gosses ?
C’est ça la société dans laquelle vous voulez vivre ?
Et c’est ça que vous comptez léguer à vos enfants ?
Une vie de labeur, de pauvreté, de peur, avec le tombeau ou le grabat comme seule échappatoire ?
C’est pour ça que vous avez vécu ?

Vous n’avez pas l’impression que vous avez assez avalé de couleuvres comme cela sur la foi de vagues promesses de lendemains plus rieurs ? Ils sont où, les fruits de nos sacrifices ? Ils sont sont où, les fruits de notre travail à tous, de tout ce temps, de toute cette énergie que nous déployons jour après jour depuis tant d’années ? Sommes-nous des humains ou des hamsters stupides qui tournent frénétiquement dans leur cage parce qu’ils ne savent plus rien faire d’autre ?

Parce que vous les croyez, quand ils disent que ce coup-ci, c’est bon, les retraites sont sauvées ? Vous les croyez encore ? Comme vous les avez crus pour toutes les autres réformes qui ont précédé, porteuses de la même promesse, de la même espérance, forcément démentie, forcément remise en cause, démontée, jusqu’au nouveau coup de canif dans le contrat social, comme à chaque fois, comme maintenant et comme demain.
Vous pensez vraiment que si vous fermez la gueule et faites le dos rond, ils vont s’arrêter là ? Est-ce que vous imaginez vraiment qu’ils ont une seule bonne raison de s’arrêter là, pendant que vous faîtes collectivement les moules devant vos boîtes à cons, à applaudir les milliardaires en short qui courent plus après les putes et les voitures de luxe que derrière un ballon ? (more…)

10 juin 2010

Retraites, crèches, ou territoires: les promesses de Nicolas Sarkozy n’engagent plus personne.

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:15

Retraites, crèches, ou territoires:  les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy.La semaine prochaine, Eric Woerth dévoilera sa réforme des retraites. Evidemment, il ne fallait pas croire le Nicolas Sarkozy de 2007 ou de 2008 qui ne voulait pas toucher à la retraite à 60 ans. Le décret permettant de surcharger les crèches est publié. Qui pensait que Sarkozy allait vraiment créer 200 000 places pour nos bébés ? Les collectivités territoriales seront prochainement fusionnés et sacrifiées. Sarkozy nous avait promis de ne pas toucher aux départements. Sacrées promesses !

Retraites : le fonds du tunnel, ou pas.
Le suspense intenable de la réforme gouvernementale sur les régimes de retraite va cesser. Eric Woerth annoncera son projet le 15 juin, à quelques jours des vacances d’été. Le ministre aura attendu le plus longtemps possible pour évacuer toute contestation et tout débat. Il savait, à l’instar de Nicolas Sarkozy, que les protestations ne pourraient se cristalliser faute de propositions gouvernementales concrètes. Cette date du 15 juin a été décidée mardi 8 juin au matin, par Nicolas Sarkozy lui-même, lors de son habituel petit-déjeuner hebdomadaire avec les responsables du camp présidentiel. A date, les points connus sont (1) l’allongement de la durée de cotisation, (2) le recul de l’âge minimal de départ à la retraite (actuellement de 60 ans), (3) le recul de l’âge permettant une retraite à taux plein (actuellement de 65 ans), (4) l’absence de prélèvement supplémentaire sur l’épargne, (5) une contribution modeste des hauts revenus, (6) un régime dérogatoire en cas de pénibilité médicalement prouvée par un médecin.

Deux nouvelles informations furent lâchée ce mardi, l’une par George Tron, l’ex-villepiniste devenu secrétaire d’Etat à la Fonction Publique: ce dernier a laissé entendre que les cotisations vieillesse de la Fonction publique devraient être relevées au niveau de celles du secteur privé (7,85% contre 10,55%). Cette augmentation retirait 720 millions d’euros aux rémunérations des fonctionnaires. Pour mémoire, le montant des pensions des fonctionnaires ne représente que 21% des 239 milliards de dépenses d’assurance vieillesse du pays, soit 49 milliards d’euros. L’autre information concerne la future contribution des hauts revenus, révélée par l’AFP : ces derniers supporteront une taxation spéciale et temporaire sur les hauts revenus, fixés à 11.000 euros par mois. Notez l’effort : il sera temporaire, alors que la réforme pour les autres sera définitive. Le seuil de 11 000 euros n’est pas anodin. Xavier Bertrand avait annoncé qu’il ne souhaitait pas que l’on affecte les classes moyennes supérieures.

Les bébés… à la consigne
Nadine Morano a également tenu bon, pour le plus grand désarroi des parents et des personnels de crèche. Le fameux décret qui prévoit l’augmentation du surnombre d’enfants par classe de crèche certains jours de semaine, a été publié mardi 8 juin. Désormais, les classes pourront être surchargées à 15% pour les crèches de plus de 20 places et à 10% pour les établissements plus petits. Le décret augmente également la proportion de personnels peu qualifiés dans les effectifs d’encadrement des crèches. La ministre de la Famille a expliqué qu’elle souhaitait en fait élargir la palette des recrutements, en l’ouvrant davantage aux titulaires de certificats d’aptitude professionnelle (CAP) et de brevets d’études professionnelles (BEP) Petite enfance ayant trois ans d’expérience.  Surcharger les classes, réduire la formation de l’encadrement, … La logique comptable du gouvernement a encore frappé. Rappelons que le candidat Sarkozy avait promis d’augmenter de 200 000 le nombre de places en crèche. Il n’avait effectivement pas précisé qu’il pensait trouver une partie de ces places manquantes dans les établissements existants… Pour faire bonne figure, Morano a précisé que le gouvernement allait pérenniser les «jardins d’éveil», qui s’occupent des enfants entre la sortie de la crèche et l’entrée en école maternelle (à 3 ans). Le hic est que Luc Chatel a précisément identifié la suppression de la scolarisation des enfants entre 2 et 3 ans dans ses pistes d’économies demandées aux recteurs d’académie voici 15 jours(more…)

27 avril 2010

Délinquance: Hortefeux se trompe et le sait.

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:33

La semaine dernière, le ministre de l’intérieur s’est félicité du bilan de la lutte contre la délinquance au premier trimestre 2010. On a dû mal à comprendre pourquoi il était aussi satisfait.

Le ministre tente de contenir les critiques. Cela passe d’abord par un changement de méthode… statistique. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) prévient ainsi, dans le texte introductif de son bilan mensuel, qu’elle ne communique désormais plus sur le chiffre global de la délinquance, car, explique-t-il, les atteintes aux biens (vols et destructions et dégradations), les atteintes volontaires à l’intégrité physique (violences ou menaces) et des escroqueries, et les infractions économiques et financières «n’ont pas vocation à être additionnés pour former un chiffre unique. » La belle affaire ! Depuis près d’une décennie, Nicolas Sarkozy et ses proches usent et abusent de ces mêmes totalisations hâtives de données incomparables les unes avec les autres !

L’ONDRP prévient aussi: «la grille de lecture consistant à considérer une baisse des faits constatés comme positive et une hausse comme un mauvais signe n’est pas toujours adaptée à la forme de délinquance à laquelle on s’intéresse. Une hausse des faits constatés en matière de violences physiques peut, par exemple, résulter d’une augmentation des faits commis qu’il serait légitime de considérer comme négative mais aussi d’une plus grande propension des victimes à porter plainte qui, elle, s’interprète positivement.» Brice Hortefeux n’a cure de ses précautions méthodologiques. Mardi dernier, il s’est lancé… pour son plus grand péril.

Voici ces 6 conclusions principales :
1. «Une diminution de -3,8% des atteintes aux biens par rapport au premier trimestre 2009 : entre avril 2009 et mars 2010, le nombre d’atteintes aux biens enregistrés atteinte même son plus bas niveau depuis 1996»
En fait, la baisse des atteintes aux biens entre mars 2009 et mars 2010 est de 1%, soit 22 171 actes «constatés».  Cette baisse concerne surtout les «destructions et dégradations enregistrées» (-33 000) . Les vols avec violences ( 113730 vols violents constatés en un an)ont au contraire fortement progressé + 5,3% sur 12 mois (soit + 5 717 actes). Les faits d’incendies volontaires ont également augmenté, de +8,8% sur 12 mois (+3646 faits constatés).

2. «Une tendance à la stabilisation des atteintes volontaires à l’intégrité physique, avec une évolution limitée à +1,24% par rapport au premier trimestre 2009 ; la hausse des faits constatés a été divisée par deux en 4 mois
Vous avez bien lu: le ministre se félicite d’une «tendance à la stabilisation». Il aurait du mal à dire mieux. Le constat de l’ONDRP est sans équivoque. Les violences aux personnes représentent % des actes de délinquance. Parmi elles, «plus de 240000 faits de violences physiques non crapuleuses ont été enregistrés entre avril 2009 et mars 2010, soit un niveau parmi les plus élevés depuis 1996.» Ces dernières totalisent plus de la moitié (53%) des violences aux personnes. Qui dit mieux ? En fait, le ministre reprend une autre conclusion de l’ONDRP : cette augmentation est la plus faible depuis 5 ans. De leur côté, les violences physiques crapuleuses progressent de 5% sur 12 mois. L’ONDRP s’inquiète: «Depuis plusieurs mois, le nombre de faits constatés de violences physiques crapuleuses est en hausse plus marquée que celle des violences physiques non crapuleuses

3. «Un recul de -10,6% des escroqueries et des infractions économiques et financières par rapport au premier trimestre 2009.»
L’ONDRP prévient pourtant: «pour ce qui est des escroqueries et infractions économiques et financières, une modification des règles d’enregistrement de certaines infractions pourrait être à l’origine de leur forte baisse sur 12 mois.» Le ministre ne lit pas ses propres rapports ! L’ONDRP note en effet qu’une partie des plaintes pour fraudes à la carte bancaire ne font plus plus l’objet de procès-verbaux… Sans commentaires. (more…)

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