Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

11 octobre 2011

Martine Aubry : « Face à une droite dure, il faut une gauche forte »

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:30

Martine Aubry s'adresse à ses partisans, dimanche soir à l'issue du premier tour de la primaire PS. Martine Aubry, qualifiée pour le second tour de la primaire socialiste, s’est félicitée dimanche soir de la « belle image » donnée par ce vote. Dans son discours, elle a lancé des signaux aux électeurs de gauche, tout en marquant ses différences avec François Hollande.

C’est « un dimanche qui marquera l’histoire de notre démocratie et de la gauche », a déclaré lors d’une allocution à Solférino la maire de Lille, arrivée deuxième avec 30,6 % des voix. Les six ont donné « un avant-goût d’une belle équipe de France que nous pourrons constituer en 2012 », a-t-elle souligné.

« Malgré le matraquage des sondages (…) je n’ai jamais douté de ce résultat parce que je sais que les Français sont un peuple libre, indépendant et fier, qui n’aime pas que l’on choisisse pour lui », a lancé Mme Aubry. Les Français savent « aussi que, pour présider le destin de la France, dans une période aussi difficile qui plus est, il faut avoir à la fois une vision, tracer un chemin et porter un projet clair », a-t-elle dit.

« JE N’AI PAS CHERCHÉ À PLAIRE OU À FLATTER »

« Un peuple qui sait que face à une droite dure et une crise qui dure il faut une gauche forte pour sortir la France de la crise, pour mettre la finance et les banques enfin au service de l’économie réelle, pour engager la transition énergétique sur laquelle je me suis clairement exprimée », a-t-elle lancé.

« Pour présider la France en une période si difficile il faut avoir une vision, tracer un chemin et avoir des idées claires, pour engager la transition énergétique, pour redresser notre industrie, notre agriculture ». (more…)

16 septembre 2011

La gauche revient au pouvoir au Danemark

Filed under: 09 - Evènement,13 - PS — iledere @ 12:00

Mme Thorning-Schmidt, 44 ans, belle-fille de l’ex-leader travailliste britannique Neil Kinnock, deviendrait la première femme à être chef du gouvernement au Danemark.REUTERS/SCANPIX DENMARK

Après dix années de gouvernement de centre-droit sous influence populiste, l’opposition de gauche danoise a remporté, jeudi 15 septembre, les élections législatives au Danemark et va revenir aux affaires avec, à la tête du gouvernement, la chef des sociaux-démocrates Helle Thorning-Schmidt. Tandis que le décompte était plus serré que prévu -les sièges attribués aux territoires autonomes du Groenland et des îles Féroé pouvant arithmétiquement donner la majorité absolue à l’un ou à l’autre des deux blocs- le premier ministre sortant, le libéral Lars Loekke Rasmussen, a concédé la défaite.

Selon les résultats officiels publiés vendredi vers 01h00 du matin, après dépouillement de 100 % des suffrages métropolitains, le bloc de gauche était crédité de 89 des 179 sièges du Folketing contre 86 au bloc de droite de M. Rasmussen, avec une participation qui a atteint 87,7 % soit son plus haut niveau depuis des dizaines d’années. Après dépouillement de la quasi-totalité des suffrages exprimés, le Bloc rouge devrait obtenir 92 des 179 sièges du Folketing, le parlement danois.

« Plus tôt ce soir, j’ai appelé (la chef de l’opposition) Helle Thorning-Schmidt. Je l’ai félicitée et je lui ai dit qu’elle avait maintenant la possibilité de former un nouveau gouvernement », a déclaré M. Rasmussen devant ses partisans. Il doit remettre la démission de son gouvernement vendredi à la reine et Helle Thorning-Schmidt pourra devenir, à 44 ans, la première femme à occuper le poste de premier ministre du Danemark. (more…)

Vous avez suivi et commenté les échanges entre les six candidats à la candidature, avec les journalistes et les riverains de Rue89. Synthèse

Filed under: 13 - PS,14 - Refondation du PS — iledere @ 6:30

Baudry sur le débat des candidats à la primaire PS.Notre petit jeu des différences entre candidats à la primaire a (un peu) progressé ce jeudi soir. Pour la première fois depuis le début de la campagne, le 28 juin, les six postulants ont débattu entre eux.

C’est Hollande, avec son statut de favori, qui avait le plus à y perdre. Martine Aubry est venue le défier sur le terrain de la jeunesse en reprenant la promesse d’interdire les stages pour les diplômés (une proposition contenue dans le projet du parti) et en réitérant sa volonté de dépénaliser la consommation de cannabis.

Elle a aussi essayé de le pousser à la faute sur le nucléaire – lui qui tente de verdir son image.

Royal est apparue un peu absente, Baylet hors jeu. Montebourg et Valls, eux, ont eu l’occasion de s’affirmer.

Mais sur le fond, la soirée a été sans surprise.

Résumé de la soirée
Derrière les pupitres d’un plateau de France 2, qui ressemblait un peu à celui de « Questions pour un champion », Aubry, Baylet, Hollande, Montebourg, Royal et Valls se sont d’abord présentés.

Dans ce premier tour de piste, seuls Montebourg et Royal ont parlé un peu d’eux-mêmes, de leur itinéraire personnel. Aubry donne quatre priorités (emploi, pouvoir d’achat, éducation, sécurité). D’autres n’enfoncent qu’un seul clou, comme Valls (réduire la dette) ou Montebourg (résister à la finance).

Hollande joue l’indignation pendant le tour de table

C’est Arnaud Montebourg qui est interrogé le premier. Même s’il refuse le mot « rupture », il propose de bousculer sérieusement le système. Il prône un retour au dirigisme économique : faire payer la dette au système financier (par une taxe), mettre les banques sous tutelle, mettre des protections aux frontières de l’Europe, bloquer les loyers…

Bref, un retour à l’encadrement qui existait avant les années 80 – une ère où la croissance était certes supérieure.

Le radical Jean-Michel Baylet a clamé son attachement à l’Europe fédérale, seul moyen selon lui de résoudre la crise.

Ségolène Royal a retrouvé ses accents de 2007 (« l’ordre juste » etc). Elle a mis l’accent sur la nécessité de pas chercher à résoudre la crise par la rigueur et les hausses d’impôt. Seule la relance permettra de le faire. Elle entend mettre en place une vaste réforme fiscale « plus simple, plus juste, plus équitable », dans laquelle seuls les riches seraient taxés d’avantage.

François Hollande joue la carte « indignation ». On est loin de l’image « Flamby » des Guignols de l’info. Il s’insurge contre la jeunesse abandonnée (« 150 000 jeunes sur 650 000 sortent de l’éducation sans diplôme ! ») et tempête contre la « richesse insolente »… (more…)

29 août 2011

Clôture de l’université d’été : Laurianne

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

De cette chaude matinée de clôture de l’Université d’été du PS, , c’est l’intervention pleine de fraîcheur, brillante, émouvante, de Laurianne Deniaud, la présidente des Jeunes Socialistes, qui a touché au cœur ces milliers de militants. Elle a su donner avec force, enthousiasme et conviction une véritable feuille de route (sortie du nucléaire, fin du cumul des mandats, etc.) à celui ou à celle qui portera le drapeau PS en 2012. Avant de conclure sous un tonnerre d’applaudissements : « N’ayons jamais le regret de ne pas avoir osé. »

Revivez un beau moment d’émotion :

[dailymotion=xkramd]

Clôture de l’Université

Filed under: 13 - PS — iledere @ 9:20

Discours de clôture de l’Université d’été du Parti Socialiste de Olivier Falorni, 1er fédéral de Charente Maritime

Mes chers camarades, mes chers amis,

La France est malade et l’un de ses symptômes, c’est bien sûr le mal de dette. Cette maladie elle est certes financière, mais elle est aussi  économique, sociale et morale. Et le malade n’est, hélas, pas imaginaire.
Nous avons à la tête de ce pays deux personnages qui me rappellent étrangement les deux médecins de la célèbre pièce de Molière.
Sarkozy et Fillon c’est Diafoirus et Purgon. Vous savez ces deux apprentis sorciers de la médecine qui ont l’art de faire mourir ceux qu’ils sont censés guérir.

Ces deux là n’ont, en effet, que deux remèdes à nous proposer : la purge et la saignée.
La croissance est en panne ? Le chômage et la dette explosent ? Et si l’on se posait une question simple. Pourquoi ?
Et bien parce que la saignée du pouvoir d’achat, la purge du travail pour gonfler les profits et la corne d’abondance des cadeaux fiscaux plombent les exportations, nourrissent la casse industrielle et donc le chômage de masse et privent les budgets publics de nombreuses ressources.

Avec la droite, c’est toujours pareil : c’est d’abord la dette et ensuite c’est la diète.

C’est quand même un comble de voir Nicolas Sarkozy proposer une règle d’or, lui qui est vraiment « Or » catégorie en matière de déficit public. Ce déficit est tel qu’à partir du 1er août, les dépenses de l’Etat sont financées à crédits, par le produit de l’emprunt.
A l’école, c’est un triple zéro qu’il aurait eu comme note et c’est une règle en métal qu’il se serait pris sur le bout des doigts.

Avec Sarkozy – Fillon, c’est l’oraison funèbre de notre modèle social et républicain.
Face à cela, nous devons proposer non pas une oraison mais un horizon.
« Passer de l’horizon d’un seul à l’horizon de tous » comme l’écrivait Paul Eluard, voilà ce qui doit être, à mon sens, l’ambition première des socialistes.

Comme toujours, avec la droite, il s’agit de trouver des boucs-émissaires pour faire diversion. Ce sont les immigrés, les jeunes des quartiers, les chômeurs et tant d’autres, en fait tous ceux qu’elle appelle les assistés.
Il s’agit, en somme, de brandir, selon la formule de Jaurès, le farouche anathème de l’ignorance et de la peur.

Car les assistés ne sont pas ceux que l’on croit. (more…)

9 août 2011

« Le discours de Grenoble a été à l’image du quinquennat : improvisation, inconstance et pour finir impuissance ».

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

françois Hollande3Un an après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, François Hollande accord un entretien au Dauphiné Libéré et expose les grandes lignes de ses propositions politiques en matières de sécurité. Interview.

Quel bilan tirez-vous de ce discours ?
La plupart des annonces fracassantes de ce discours ont été soit abandonnées – je pense à la déchéance de nationalité – soit annulées par le Conseil constitutionnel – responsabilité pénale des parents, peines planchers pour les mineurs, salle d’audience dans les centres de rétention… Il n’a été confirmé que la période portée à 30 ans pour les assassins de policiers.
Quant au démantèlement des camps de Roms, qui avait suscité tant de réactions justifiées y compris au plan européen, la circulaire du ministère de l’Intérieur a dû être abrogée et les pouvoirs des préfets limités encore une fois par le Conseil constitutionnel. Quel piètre résultat pour une si fâcheuse polémique !
Ce qui me frappe, c’est l’écart entre la provocation verbale du discours et l’inaction concrète de la politique de Nicolas Sarkozy. Ainsi les renforts de policiers accordés pour Grenoble en juillet 2010 vont être retirés un an plus tard.

Vous voulez réconcilier la politique de sécurité et la gauche ?
Je veux en tout cas incarner une cohérence dans l’action avec deux axes prioritaires : il faut mettre les policiers et les gendarmes là où les besoins sont les plus nécessaires avec des réponses pénales plus rapides et mieux adaptées aux nouvelles formes de délinquance, assorties d’un suivi pendant et après la période d’incarcération pour éviter la récidive ; ensuite, il faut faire en sorte que les mineurs délinquants soient écartés de leur quartier en ouvrant des établissements de rééducation renforcés bien plus nombreux qu’aujourd’hui.
L’enjeu une fois encore, c’est la jeunesse. Aucun jeune de 16 à 18 ans ne doit être livré à lui-même. Il doit être en formation, en apprentissage et insertion ou dans l’activité. J’en prends l’engagement. (more…)

8 août 2011

Primaires : les candidats débattront avec les militants à l’université d’été de la Rochelle

Filed under: 13 - PS,14 - Refondation du PS — iledere @ 12:00

Harlem Désir, premier secrétaire par intérim a annoncé que les candidats aux primaires débattront avec les militants lors de l’université d’été de la Rochelle.

Précisant ainsi la «décision tout à fait claire de faire en sorte qu’il y ait des débats» annoncée à l’issu du dernier CNOP (Comité national d’organisation des primaires). >> Notre dossier spécial sur l’université d’été

Débat entre les candidats et les militants en plénière à l’université d’été
Les candidats seront ainsi amenés à intervenir « dans une de ces plénières, avec un panel d’invités ».

Le choix de la thématique sera laissé aux militants : « Printemps arabe, Croissance durable, Revaloriser le travail, Europe, société indignée et précarisée, respecter les travailleurs ».

Militants qui débattront ensuite « directement » avec le candidat a-t-il expliqué. Le premier secrétaire par interim a rapellé le sens des débats : « il ne faut jamais perdre de vue que les seuls adversaires sont la droite et l’extrême droite » et « rien ne doit être fait dans ces débats qui puisse diviser, opposer les socialistes entre eux». «C’est un débat qui permet aux citoyens de participer à un choix, pas un affrontement ».

Le débat « doit mettre en valeur les personnalités, leurs parcours, leur façon d’incarner et de porter le projet de changement » a-t-il réaffirmé. Et de conclure sur la « priorité» : «parler au pays des propositions».

Merci au blog de la section de Saintes

21 juin 2011

Copé veut la peau de la primaire PS, mais sait-il de quoi il parle ?

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

Dessin Baudry. Chirac et la primaire PSQui, quand, comment : vous êtes un peu perdu avec la primaire PS ? Ça tombe bien, on vous a concocté un article qui explique tout.

Vous suivez, en bons turfistes politiques, la course de petits chevaux socialistes qui, chacun leur tour, se déclarent / réfléchissent à une candidature / font savoir qu’ils se préparent en silence ?

Vous lisez que Jean-François Copé veut torpiller cette fabuleuse « machine à perdre » ? Claude Guéant exige des « garanties » ? Vous commencez à vous forger un avis sur « les qualités présidentielles » de l’un, « la capacité d’écoute » de l’autre ? Et Montebourg qui prétend ce dimanche : « Quatre millions de votants, c’est possible. »

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Vous n’êtes pas seul à n’avoir pas tout compris à la primaire PS. Voici la fiche dont vous avez besoin.

De quoi parle-t-on ?
Du processus de désignation du candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2012.

Le scrutin aura lieu le dimanche 9 octobre 2011. Un deuxième tour sera organisé une semaine plus tard, le 16 octobre, si aucun candidat ne dépasse 50% des suffrages. Le PS voudrait ouvrir environ 10 000 bureaux de vote, au moins un par canton.

Il s’agit d’une seule élection : à Rue89, nous avons donc décidé d’écrire « primaire » au singulier, même si les socialistes affectionnent le pluriel, à peine traduit des « primaries » états-uniennes. C’est leur façon de vivre leur rêve américain.

Qui peut se présenter ?
N’importe quel membre du PS, à condition qu’il parvienne à recueillir des parrainages. Plusieurs possibilités :

  • 17 parlementaires socialistes ;
  • 16 membres du Conseil national (le parlement du parti) ;
  • 100 conseillers régionaux ou généraux, issus d’au moins 10 départements et 4 régions ;
  • 16 maires socialistes de villes de plus de 10 000 habitants, issus d’au moins 4 régions.

Jusqu’à quand peut-on se présenter ?
Selon le calendrier officiel, les candidats à la candidature peuvent se déclarer entre le 28 juin et le 13 juillet 2011. (more…)

28 mai 2011

François Hollande, une normalité qui fait polémique

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

S’affichant d’ores et déjà comme l’adversaire principal de Nicolas Sarkozy, François Hollande a revendiqué dimanche dernier sur le plateau de TF1 une présidence « normale » qui tranche avec le mandat du président sortant. « Je considère que ce que nous vivons depuis 2007 n’est pas normal« , a estimé l’ancien Premier secrétaire du PS.

L’actuel locataire de l’Elysée n’a pas eu besoin de riposter. Martine Aubry s’est chargée de porter dans la foulée la contradiction par média interposé. « Je suis une femme normale au sens que je vis comme tout le monde, mais je pense que quand on veut être candidat à la présidence de la République, il faut un peu plus ». « Il faut incarner la France pour gagner, incarner son histoire, ses valeurs, il faut montrer une vision, un cap », mais aussi faire preuve de « proximité avec les Français » a répliqué la patronne des socialistes sur France 2.

A la normalité du Président du Conseil général de Corrèze, la Maire de Lille oppose la notion de proximité. Ce faisant elle commet une importante erreur stratégique. Quel que soit le candidat qui sortira vainqueur de la primaire, il lui faudra faire feu de toutes pièces sur le Chef de l’Etat sortant et son bilan. Or, l’hyperprésidence et le mode de gouvernance de Nicolas Sarkozy prêtent le flanc à la critique tant les excès et dérapages ont été nombreux pour ne pas dire, pathologiques.

En taclant avec hargne François Hollande, Martine Aubry prive les socialistes d’arguments susceptibles de faire mouche. Car Nicolas Sarkozy n’entend pas modifier son mode de fonctionnement, persuadé que les Français ne se soucient que des résultats, pas des gesticulations. « Il y a une énorme vague qui veut de l’épicé, du vrai tempérament et des vraies idées. Ceux qui sont déçus par moi ne le sont pas parce que j’en fais trop, mais parce que je n’en fais pas assez » déclarait il y a quelque temps le président en exercice. (more…)

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