Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

16 mai 2011

Le PS restera uni et responsable

Filed under: 09 - Evènement,13 - PS — iledere @ 12:00

le-ps-restera-uni-et-responsable1.jpg La première secrétaire du PS, Martine Aubry, s’est déclarée dimanche, « stupéfaite » évoquant un « coup de tonnerre ».

Voici la déclaration qu’elle a faite devant des journalistes à Lille : « Les nouvelles qui nous parviennent depuis cette nuit de New York sonnent comme un coup de tonnerre. Je suis, comme tout le monde, stupéfaite. J’en appelle à attendre la réalité des faits, à respecter la présomption d’innocence et à garder la décence nécessaire. Je demande aux socialistes de rester unis et responsables.

Je veux dire aux Français que, quels que soient les circonstances et les aléas, hier comme aujourd’hui, le PS est mobilisé pour les comprendre, pour apporter les réponses à leurs problèmes et à ceux de la France, et pour les servir. »

Pour Ségolène Royal, ce matin au micro d’Europe 1, c’est une « nouvelle bouleversante », « tout reste à vérifier ». La présidente de la région Poitou-Charentes, a exprimé sa pensée pour les proches et la famille de DSK et a demandé à ce que soient respectés le « respect du principe de la justice » et la présomption d’innocence.
François Hollande, le député de Corrèze,  a appellé à la « retenue » au micro du Canal+ suite à ce qu’il a qualifié de « terrible nouvelle ».Jean Christophe Cambadelis, député du XIXe arrondissement de Paris et secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales, s’est exprimé sur son blog et invite à « ne pas tirer de conclusions hâtives, Toute cette histoire ne lui ressemble pas. » 

Laurent Fabius a évoqué « un énorme choc » provocant « beaucoup d’incrédulité ». « Je pense en cet instant avec affection à lui-même, à Anne son épouse et à tous leurs proches », a-t-il poursuivi. « Dans l’épreuve, ne laissons pas piétiner la présomption d’innocence et sachons rester unis ».

Pierre Moscovici, député du Doubs, a demandé à faire preuve de « retenue, de prudence et de décence », et d’attendre « la version des faits de DSK. »
Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics, a demandé sur I>télé à «ne pas tirer de conclusions, à garder la tête froide et à rester unis.»

4 mai 2011

La camarde a vaincu notre camarade…

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

Baudry sur la mort de Patrick Roy.Après une rémission miraculeuse qui lui a donné de vivre une standing ovation dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le député-maire de Denain est mort dans la nuit de lundi à mardi, 45  jours après son retour à la vie politique.

(archives de rue 89) Le 14 mars, il avait peut-être tenu le plus émouvant discours jamais entendu à l’Assemblée nationale.
« Je souffre d’un cancer des voies digestives. » C’est ainsi que Patrick Roy a rendu public le cancer du pancréas dont il souffre depuis plusieurs semaines. Dans ce communiqué très sobre, le député-maire socialiste du Nord a répondu à l’inquiétude de ses administrés après ses nombreuses et inhabituelles absences.

Il est rare d’annoncer ainsi sa maladie. Plus rare encore en politique. Au point que la communication peut être brouillée. Parce qu’elle avait mal lu un article de La Voix du Nord, la députée Laure de la Raudière, élue dans l’Eure-et-Loir, a annoncé sur Twitter que Patrick Roy, député socialiste, fameux pour sa veste rouge, son amour du métal et ses piques bien senties, avait disparu :

« Nous ne verrons plus la veste rouge, sur chemise rouge et cravate rouge, dans l’hémicycle rouge de l’AN (l’Assemblée nationale, ndlr]. RIP Patrick Roy. »

Elle s’est excusée par la suite.

Patrick Roy n’est pas mort mais il va mal. Depuis sa chambre de l’hôpital Georges Pompidou, il tient à garder un lien avec les habitants de Denain, la ville dont il est maire.

Une annonce sur la scène d’un théâtre
Vendredi 17 décembre, il a fait le déplacement de l’hôpital parisien à Denain. Sur la scène du théâtre local, où il avait rendez-vous avec les Denaisiens, il a donné de ses nouvelles. Une annonce difficile de sa disparition prochaine (« Les médecins m’ont dit qu’il ne me restait que quelques semaines, voire quelques jours à vivre ») et de son espoir de guérison (« Chaque jour qui passe est mieux que le précédent »).

Le compte-rendu de La Voix du Nord témoigne de l’affection qui lie le député et la population du Nord. Le journaliste lui-même ne cache pas avoir été bouleversé :

« Dans la vie d’un journaliste, il y a des moments douloureux. Le reportage d’hier soir est dans le genre à retourner les tripes d’un vieux localier qui en a pourtant connu d’autres. Et qui, malgré son expérience, a peur de ne pas trouver les mots justes pour traduire en un article l’émotion ressentie par une foule qui, debout, a, à plusieurs reprises, applaudi l’orateur, terriblement affaibli par l’un des plus méchants cancers de l’espèce. » (more…)

3 mai 2011

François Hollande : «Le pouvoir d’achat sera le symbole de l’échec de Nicolas Sarkozy»

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A l’occasion de la publication par l’Elysée d’une plaquette vantant le bilan de 4 années de présidence de Nicolas Sarkozy, François Hollande, député de Corrèze et candidat aux primaires PS, apporte son jugement sur l’action menée par le chef de l’Etat.

L’Elysée a diffusé un document intitulé «La France avance» faisant le bilan sur les quatre premières années d’action de Nicolas Sarkozy. Quel est votre jugement d’ensemble sur l’action menée ?
Si Nicolas Sarkozy pense qu’il peut gagner sur son bilan, il prend un risque considérable car son quinquennat aura été celui des incohérences et des manquements. Quels étaient ses quatre engagements principaux ? Le pouvoir d’achat : c’était la promesse de sa campagne, ce sera le symbole de son échec. Je reconnais que c’était un choix périlleux mais il correspondait à une aspiration profonde du pays. Avoir été à ce point en deçà des attentes explique désormais la violence des jugements portés à son égard. Autre engagement, le paquet fiscal : il aura été détricoté fil à fil pour finir en lambeaux avec l’abrogation du bouclier fiscal. Ensuite, l’immigration choisie : elle a été jetée en pâture au Front national par Claude Guéant lorsqu’il a déclaré vouloir réduire l’immigration de travail. Enfin, la République irréprochable ! Ai-je besoin d’illustrer les brèches ouvertes, qu’il s’agisse du rapport aux médias, des nominations de proches ou de la tolérance de Nicolas Sarkozy face à des comportements ministériels bien éloignés de la morale publique. On ne gagne pas toujours avec un bon bilan -ce fut hélas le cas pour Lionel Jospin en 2002 -, mais on triomphe rarement avec un mauvais.

Que pensez-vous de l’action diplomatique du chef de l’Etat ?

Je reconnais la réactivité du chef de l’Etat, par exemple au moment du conflit en Géorgie, voire de la crise financière, mais elle a souvent signifié improvisation et impréparation. Je songe, par exemple, à l’initiative ratée de l’Union pour la Méditerranée ou à l’accueil choquant réservé à Kadhafi fin 2007. J’ai également regretté les silences de Nicolas Sarkozy lors du printemps arabe. Ce qui est en cause, c’est moins la facilité du président sortant de parler vite, que sa capacité à traduire dans la durée ses propos en actes. Il lui a manqué une vision longue et une doctrine d’action. Il a pensé que l’histoire pouvait être dominée par des coups d’éclat alors qu’il y faut de la ténacité et une stratégie. Faute d’avoir mené avec obstination un certain nombre d’objectifs, Nicolas Sarkozy n’en a atteint aucun. (more…)

16 avril 2011

Intervention de Gérard Filoche sur le projet socialiste

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Nous devons nous féliciter d’avoir un projet qui rassemble tous les socialistes. Car, sans l’unité des socialistes et de toute la gauche, rien de grand ne s’est jamais fait et ne se fera jamais dans ce pays.

C’est un projet « socialiste ».

C’est un projet de « changement ».

Et il y en a tellement besoin après cinq ans de misère sarkozyste, que les salariés et les électeurs de gauche y trouveront des raisons d’espoir.

Sarkozy c’est le pire que nous ayons eu à subir dans les décennies récentes. Le plus anti-social des présidents. Une catastrophe. Je ne dis pas, moi, « qu’il n’a pas tenu ses promesses », il les a hélas toutes tenues, c’est un intégriste néolibéral, thatchérien, reaganien, et il a fait tous les ravages qu’il avait annoncés. Plus même, puisqu’il a pillé les retraites qu’il avait promis de ne pas toucher et qu’il a privatisé EDF qu’il avait juré de ne pas privatiser. Il s’agit de reconstruire.

Et quand on lit le texte du projet socialiste, on sait qu’on rompt avec le sarkozysme et qu’on revient dans le bon sens.

C’est important pour les salariés que nous disions que nous allons abroger la loi 2010 sur les retraites et que nous allons revenir à l’âge légal de 60 ans. C’est décisif.

Les électeurs n’aiment pas les grandes phrases, ils ont raison, ils cherchent à juger sur des actes, des chiffres, du concret.

Il y a eu 8 millions de manifestants et 75 % de l’opinion pour cela. Nous sommes attendu là-dessus. C’est le test.

Bien sûr, je sais qu’il y a discussion sur le nombre d’annuités de cotisations. Mais nous disons que nous verrons avec les partenaires sociaux, donc les syndicats. Nous devons les entendre. Je suggère que nous partions, comme le disait Michel Sapin ce matin, du « réel ». Il n’a pas dit du réalisme, mais du « réel » en soulignant le mot. Le « réel » en matière d’annuités de cotisations, c’est que Balladur, Fillon et Sarkozy en dix-sept ans, nous ont fait passer de 37,5 annuités à 42 annuités pour avoir une retraite à taux plein. Mais le « réel », dans la vie « réelle », c’est que, en France, les salariés cotisent en moyenne 36,5 annuités. Cela n’a pas augmenté depuis 17 ans, cela a baissé. Et entre 36,5 annuités et 42 annuités l’écart est de 6 ans. Ils disent « cotisez 42 », et « en pratique on cotise 36,5 ». Ils font sauter les gens à la perche sans perche.

Le seul résultat est une baisse massive du niveau des retraites. On ne peut avoir un tel écart. (more…)

10 avril 2011

Vincent Peillon: «Nous sommes sortis du cercle républicain»

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

Vincent Peillon, député européen et professeur de philosophie, était chargé par Martine Aubry de préparer les grandes orientations du projet socialiste pour 2012. Il salue de réelles avancées dans le texte présenté par le PS. Entretien.

Vous étiez chargé par Martine Aubry d’élaborer la philosophie générale du projet socialiste, qui a ensuite été pris en main par le fabiusien Guillaume Bachelay. Comment avez-vous mené ce travail?

Ma conviction de départ est que nous vivons depuis quelques années quelque chose d’extrêmement grave avec ce pouvoir: c’est pour cela que nous parlons d’abaissement national. Et que la question de 2012 est celle du redressement. Il y a deux axes majeurs. Le premier est de répondre à ce que nous appelons la crise de l’avenir. Nous sommes dans un pays où les gens ne se projettent pas, c’est une crise spécifique et pire que dans les autres pays. Les Français n’ont pas de perspectives. Et cela n’est pas affaire de sentiment: c’est une question de politiques publiques.

Le second axe est celui de la refondation républicaine. Nous sommes sortis du cercle républicain. Là, nous sommes ailleurs, dans un autre moment de notre histoire. Quand je parle de refondation républicaine, je ne sépare pas la question démocratique de la question sociale.

A l’exception de la réélection de Mitterrand en 1988, la gauche n’a pas gagné l’élection présidentielle depuis trente ans. Elle l’a fait en 1981 en étant portée par un fort mouvement venu des différents endroits de la société. Il n’y a rien de tout cela aujourd’hui, semble-t-il. Qu’est-ce qui autorise le PS à penser que son projet va soudainement fédérer et l’emporter?

Je ne fais pas la même analyse que vous. Mon sentiment est que les gens sont là, qu’il y a des initiatives! Il y a eu des milliers de consultations, de rencontres, d’événements qui ont permis de construire ce projet. Dans le pays tel qu’il est, je n’ai jamais eu à déplorer l’absence des citoyens et la volonté des gens, qui ne sont pas dans des fonctions politiques, à venir faire partager leur expertise et leurs expériences. (more…)

4 avril 2011

La jeunesse : enjeu pour 2012, ou 2012 : enjeu pour la jeunesse ?

Filed under: 09 - Evènement,13 - PS — iledere @ 12:00

Il y a ceux qui parlent de la jeunesse et ceux qui parlent à la jeunesse. Contrairement à d’autres ténors socialistes, Martine Aubry appartient incontestablement à la seconde catégorie, elle qui s’est fendue samedi 2 avril d’un long discours à la jeunesse devant un auditoire enthousiaste de Jeunes Socialistes rassemblé dans le 15ème arrondissement.

Tout le monde connaît l’aphorisme mitterrandien « si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort ». Parler à la jeunesse impose tout d’abord de la connaître, et donc l’écouter. C’est dans cet esprit de dialogue que Martine Aubry est venue entendre les 21 propositions du MJS pour 2012. Retour sur un moment d’échange qui préfigure la dynamique que devra forger le ou la candidat(e) des socialistes et de toute la gauche pour mettre au tapis nos ennemis de droite et d’extrême-droite.

Les propositions de Martine Aubry à la jeunesse semblent largement en phase avec ses aspirations, mais aussi avec les thématiques traditionnelles de la jeune gauche. Martine Aubry a commencé en formulant une critique sans concession du libéralisme. La 1ère secrétaire a conspué les « rentiers », cette infime minorité, qui impose à l’écrasante majorité, pour satisfaire ses intérêts égoïstes, une véritable « lutte quotidienne pour survivre ». Elle a dénoncé « un monde d’héritiers [où] le bonheur de quelques-uns est indexé sur le malheur de tous les autres ». Confiante, Martine Aubry a affirmé que cette mise en concurrence des salariés à l’échelon national et au niveau international, cette fuite en avant à laquelle se prête le libéralisme trouvera bientôt sa fin, puisque la jeunesse, avenir de ce monde, est de plus en plus consciente que l’on est « né pour autre chose que de travailler ». (more…)

21 mars 2011

Cantonales : l’UMP dit non au front républicain contre le FN

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

Graphique : le résultats des élections cantonales 2011Moins d’un électeur sur deux a voté. Le FN atteint presque le score de l’UMP, loin derrière le PS. Revivez la soirée sur Rue89.

En bref
Pour éviter les triangulaires, le gouvernement avait remonté de 10% à 12,5% des suffrages des électeurs inscrits le seuil pour être présent au second tour. Cela n’a pas suffit à dissimuler la forte poussée du FN au premier tour des cantonales, qui dépasse ce dimanche soir les 14%, contre 16% pour l’UMP et 25% pour le PS.

A gauche du Parti socialiste, le Front de Gauche emmené par Jean-Luc Mélenchon frôle la barre des 10% et son pari d’« un score à deux chiffres », même si le ministère de l’Intérieur s’est refusé à additionner les scores du PCF et du Parti de Gauche. Pas d’« effet Fukushima » en revanche pour Europe-Ecologie – Les Verts, qui peine à dépasser les 7%. Surtout, l’abstention s’affiche à un taux record : 55%.

Moins de triangulaires donc, mais le Front national sera très présent au second tour, dimanche prochain : 52 duels se profilent notamment entre le PS et FN. Se repose alors la question d’un front républicain pour faire barrage aux candidats frontistes.

Le nouveau secrétaire général du parti présidentiel, Jean-François Copé, a rejeté toute « alliance avec l’extrême droite », mais ne réclame pas « non plus de front républicain » ! Le PS se veut plus clair, à l’image de l’ancien premier secrétaire, François Hollande, qui a appelé à « faire barrage au FN » et à voter, le cas échéant, « pour le candidat UMP ».

« La crise libyenne sauvera peut-être Nicolas Sarkozy d’une humiliation électorale », titrait ce dimanche le Guardian. Non seulement il n’en est rien pour ces cantonales, mais en plus la formation politique du Président pyromane continue de jouer avec la flamme du Front national.

J.M.

12 mars 2011

Un Ayrault ordinaire

Filed under: 13 - PS — iledere @ 6:30

 Alors que la perspective des primaires attise les tensions au sein de la direction du parti socialiste, Jean-Marc Ayrault par son calme et sa modération constitue un élément stabilisateur essentiel de la formation socialiste. S’inscrivant dans les pas d’un Pierre Mendès France très à la mode ces derniers temps, le député-maire de Nantes à l’opposé du star-système, tente d’incarner un socialisme de proximité en phase avec les citoyens.

Invité de la matinale de France Inter jeudi 10 mars, l’édile nantais a excellé dans le registre de la force tranquille. Les Strauss-kahniens affolés par des sondages qui remettent en cause l’invincibilité de leur champion demandent la suppression ou la modification des règles des primaires ? Avec le calme des vieilles troupes, le patron des députés socialistes rétorque que même s’il trouve que le calendrier qui a été arrêté est trop long, il a été décidé et qu’il faut donc l’assumer. “On ne peut pas toujours tout remettre en cause” sagace Jean-Marc Ayrault qui rappelle que malgré leurs défauts, les primaires constituent un processus démocratique de désignation du candidat des socialistes.

Loin de tout rejeter sur la majorité présidentielle, Jean-Marc Ayrault a l’honnêteté de prendre sa part de responsabilité dans la progression du Front National.C’est un avertissement, un coup de semonce qui s’adresse à la majorité actuelle mais aussi, à la gauche”.

Lélu socialiste socialiste constate que Nicolas Sarkozy est disqualifié mais que pour autant, le PS ne comble pas le vide politique et n’apporte pas de réponse au malaise qui traverse le pays. “Il faut que le PS dise très clairement ce qu’il veut faire. C’est autour de lui que le débat doit se faire”. “Il faut pour cela parler un langage de vérité, entre vérité et volonté”. C’est à ses yeux la meilleure stratégie pour contrer un Front National qu’il accuse non seulement de mentir mais également de n’apporter que des réponses fausses à de vrais problèmes. (more…)

10 mars 2011

Face au FN, Kosciusko-Morizet choisit le PS

Filed under: 13 - PS,20 - UMP — iledere @ 12:00

(Nathalie Kosciusko-Morizet - capture d'écran - canal+)En se prononçant en faveur d’un vote PS dans l’hypothèse où PS et FN seraient au coude à coude au second tour des cantonales, la ministre de l’Ecologie n’a récolté pur le moment que le silence gêné des membres de son parti.

Invitée de la matinale de Canal + le mardi 8 mars, Nathalie Kosciusko-Morizet a pris l’initiative de sortir des sentiers battus par son propre parti.
Alors que Jean-François Copé refusait encore dimanche dernier de considérer la possibilité d’un duel PS/FN au second tour des élections cantonales, la ministre de l’Ecologie et conseillère politique du pléthorique bureau de l’UMP a appelé l’UMP à voter pour le Parti socialiste dans le cas où cette hypothèse se confirmerait, renouant avec la tradition ancienne d’un Michel Noir.
En 1987, ce dernier, alors au RPR, avait écrit dans les colonnes du Monde cette formule devenue célèbre depuis : « Il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme. » L’ancien maire RPR de Lyon protestait alors contre les alliances et autres concessions électoralistes de la droite en faveur de l’extrême-droite. « A l’occasion des élections cantonales, il faut avoir des principes très clairs, a affirmé la maire de Lonjgumeau.
Par exemple, s’il y a un second tour Front national/Parti socialiste dans un canton, ce que je ne souhaite pas, on ne considère pas que la politique est un continuum et que tout se vaut. Moi, dans ce cas-là je dis clairement : on vote PS. »
Puis, comme si elle avait parlé trop vite, NKM se ravise, ou plutôt précise : «  C’est ma position à moi, l’UMP n’a pas encore pris de position officielle. » (more…)

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