Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

2 juillet 2011

Douillet : de la collecte des pièces jaunes à celle des voix des français de l’étranger

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Des tatamis au gouvernement en passant par le Palais Bourbon, David Douillet aura connu une ascension politique fulgurante dans la tradition des anciens sportifs de haut-niveau proches de l’ex-RPR. A défaut du ministère des sports dont il rêvait, l’ex-judoka se voit propulsé VRP de l’Elysée avec pour objectif de ramener dans ses filets,  à l’aide de sa popularité, un maximum de voix de français de l’étranger tant pour les présidentielles que les législatives qui suivront.

David Douillet a appris avec Bernadette Chirac à compter les pièces jaunes. Ça tombe bien car à l’Elysée on a fait et refait les additions dans la perspective de 2012 et on en a conclu qu’il était impératif de mettre le paquet sur  le million d’électeurs expatriés.

Si hier Paris valait bien une messe, les suffrages des français de l’étranger valent tout autant la création ex-nihilo d’un secrétariat d’État. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’il s’agit d’une opération de séduction d’un électorat stratégique qui s’est vu offrir sur un plateau pas moins de onze nouvelles circonscriptions pour les législatives de 2012. Un électorat qui éventuellement pourrait permettre de garder in extremis, par le biais de cette soudaine considération de la République, le Sénat dans l’escarcelle de la droite à l’issue des élections de septembre 2011.

Trois sénateurs socialistes représentant les Français de l’étranger – Richard Yung, Claudine Lepage et Monique Cerisier-Ben Guiga  fustigent la nomination de David Douillet. Outre le fait qu’ils estiment que ce choix relève du « culte des vedettes », ils voient dans l’ancien sportif « l’agent électoral du président de la République auprès des Français de l’étranger ».

Une manœuvre cousue de fil blanc qualifiée par Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la République, de « pathétique et dérisoire ».

Par Henry Moreigne pour « la mouette »

29 juin 2011

Dernière ligne droite pour le remaniement

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 6:30

Après l’élection de Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international, préalable à sa démission, l’Elysée doit procéder à un remaniement. Il pourrait intervenir dès mercredi. Le nom de son successeur à Bercy, toujours incertain, n’est pas facile à choisir.

Christine Lagarde a fait mardi ses adieux aux députés UMP. Sans attendre son élection à la tête du FMI, intervenue dans la soirée. « Ce qui serait super, c’est que ce soit annoncé avant le journal de 20 heures » pour partager les images télévisées avec Martine Aubry, a plaisanté la ministre de l’Economie et des Finances, suscitant l’hilarité des troupes. Les députés lui ont réservé une ovation. « Un accueil très, très chaleureux », a rapporté Christian Jacob, le chef de file des députés UMP. Succédant à DSK à Washington, Christine Lagarde devait quitter rapidement le gouvernement, ouvrant la voie à un nouveau remaniement. Il pourrait intervenir dès mercredi, avant que François Fillon ne s’envole pour l’Asie. Avant, surtout, la réunion de l’Eurogroupe, ce dimanche à Bruxelles.

Pécresse, Baroin, Le Maire…
C’est peu dire que le poste laissé par Christine Lagarde a suscité des convoitises. C’est peu dire, aussi, que le choix de son successeur n’a pas été facile à faire. Valérie Pécresse, qui a l’avantage d’être une femme et de bien parler anglais ? François Baroin, la solution la plus logique, souhaitée par de très nombreux députés UMP et par François Fillon lui-même ? Ou Bruno Le Maire, qui semblait hors course il y a quelques jours encore, mais éviterait d’avoir à trancher entre les deux premiers ? Ou bien une improbable surprise ? En milieu d’après-midi mardi, la décision n’était, selon des proches de Nicolas Sarkozy, toujours pas prise, malgré une nouvelle réunion à l’Elysée lundi au soir. « Il sera difficile d’éviter des mécontents », s’inquiète un fidèle. (more…)

17 mars 2011

Hortefeux : le retour !!!

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

RTXX554_CompTout à l’heure, la députée européenne UMP, Catherine Soullie, s’est résignée : elle a remis sa démission, ce qui ouvre la porte au retour de Brice Hortefeux au Parlement européen.

Le fidèle Brice, débarqué sans ménagement du gouvernement le 27 février dernier, est en effet à la recherche  d’un point de chute confortable. Car son mentor, Nicolas Sarkozy, ne semble pas pressé de le nommer « conseiller politique » à l’Élysée, comme il l’avait pourtant annoncé, sans doute découragé par les procédures judiciaires dont son protégé est la cible. En attendant, quoi de mieux que le Parlement européen que trop d’élus français s’évertuent à considérer soit comme un purgatoire, soit comme un cimetière des éléphants ?

En effet, Hortefeux a été élu dans la région centre lors des élections du 7 juin 2009 à sa très grande surprise. Comme il l’expliquait alors : « j’étais candidat à une place non éligible pour aider, pour accompagner, pour soutenir, pour soutenir, pour partager des convictions et pas pour exercer une fonction ». Le 23 juin, il démissionnait donc pour conserver son poste de ministre et Catherine Soullie, la suivante sur la liste, prenait donc sa place.

Mais voilà, les temps ont changé. Il a donc obtenu la démission de Catherine Soullie ce qui va lui permettre, en application de la loi organique française de janvier 2009 qui autorise un ministre débarqué ou démissionnaire à retrouver son siège de député, de faire un retour pour le moins contestable à Bruxelles. Certains estiment que, comme il n’était pas présent lors de la session constitutive de juillet 2009, il n’a jamais été député européen au sens du droit européen et ne peut donc pas « retrouver » son siège. Argumentation séduisante, mais qui a peu de chance de succès : en effet, il faudrait que le Parlement européen saisisse la Cour européenne de justice pour trancher. Or, on imagine mal un Parlement de droite faire des misères à un élu de droite…

Hortefeux ne devrait pas occuper beaucoup de place à Bruxelles. Député entre 1999 et 2005, il a joué avec application la fille de l’air, se montrant aussi peu présent que Rachida Dati ou Jean-Luc Mélenchon.

Il faut dire qu’avec un salaire mensuel de 6200 euros nets après impôt, des indemnités de 304 euros par jour de présence, 4300 euros par mois de « frais généraux » (non contrôlés) et 21.000 euros mensuels pour payer des assistants, la soupe est irrésistible.

Jean Quatremer pour son blog « les coulisses de Bruxelles UE »

28 février 2011

Sarkozy remanie sous la dictée

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

LouisonLe « gouvernement de professionnels » promis par Sarkozy n’aura vécu que du 15 novembre au 27 février. Un trimestre : juste le temps que les français s’aperçoivent qu’en fait de « professionnels » les copains du présidents n’étaient que des bras cassés
Ah la la, quel métier que le métier de Président ! Être obligé de se coltiner un JT le dimanche soir – une première dans l’histoire de la V° République, non ? – et tout ça pour annoncer quoi ? Un remaniement qui se veut minimaliste, mais qui, en réalité, marque un échec pesant du Président.

Il l’a joué « historique ». Le Président a enrobé l’annonce d’un remaniement réalisé dans l’urgence en invoquant le « changement historique » que constitue la révolution arabe (voir le texte intégral de l’allocation ci-dessous). Après avoir rappelé que toutes les démocraties avaient développé des relations  avec des dictatures qui constituaient des « remparts contre le terrorisme et le fondamentalisme religieux ». « Nous ne devons pas avoir peur » a ajouté le Président comme s’il voulait reprendre la fameuse antienne de Jean-Paul II, précisant que le mouvement qui touche les pays arabes s’est accompli « au nom des valeurs qui nous sont les plus proches, les droits de l’homme et la démocratie ». Le Président a tenté de préciser la ligne de crête difficile entre une « ingérence qui ne serait pas acceptée » et une « indifférence qui serait une faute politique ». On aurait aimé que cette analyse judicieuse eut dictée la politique de la France depuis deux mois…

Enfin, Nicolas Sarkozy a tenté de montrer en quoi le destin des peuples arabes pouvait avoir des conséquences dramatiques en Europe s’il arrivait que de nouvelles dictatures s’imposent dans ces pays, évoquant même les flux migratoires souvent brandis par Marine Le Pen. Sauf que la solution proposée, le retour en grâce de l’Union pour la Méditerranée, chère à son conseiller spécial Henri Guaino, apparaît très en deçà de la main, compte tenu du bilan très modeste de cette initiative et du peu d’enthousiasme de nos partenaires européens, et notamment de l’Allemagne sur ce sujet. (more…)

27 février 2011

MAM et Ollier, symboles sur le départ d’un échec diplomatique

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 12:00

MAMdemenage.gif

Cela fait près de deux mois que la France n’a plus de ministre des Affaires étrangères. Deux mois que la titulaire théorique du poste lutte pour sa survie politique face à une accablante série de révélations, plus calamiteuses les unes que les autres, qui entament sa crédibilité personnelle et, nécessairement, celle de la France.

Ce vendredi encore, alors que la Libye est en train de vivre des heures cruciales, la ministre était sur France Info pour défendre son honneur perdu, et publie un texte dans Le Monde, pour voler au secours de celui de la diplomatie de Nicolas Sarkozy face à la fronde de ses propres diplomates.

« Je travaille »
« Je suis cent pour cent mobilisée en tant que ministre des Affaires étrangères. Je ne commente pas les rumeurs parisiennes », a-t-elle ajouté, citée par son entourage.
Le problème est qu’elle répond sur tout sauf sur l’essentiel. « Il n’y a eu aucune action illégale, fautive », explique la ministre, interrogée sur ses aventures en terre tunisienne.
Mais l’action d’un membre du gouvernement ne s’évalue pas uniquement à l’aune légale, mais aussi politique et éthique, et, de ce point de vue, le bilan est accablant. Il va nécessairement coûter son poste à Michèle Alliot-Marie, devenue un boulet pour un pays qui a besoin de reconquérir un territoire diplomatique perdu.

[Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy aurait décidé de remplacer Michèle Alliot-Marie « avant lundi », tandis que Challenges.fr croit savoir que MAM et son compagnon Patrick Ollier sauteraient tous les deux, provoquant un remaniement ce weekend qui verrait Alain Juppé remplacer la ministre des Affaires étrangères, lui-même remplacé à la défense par Brice Hortefeux, tandis que Claude Guéant, le Secrétaire Général de l’Elysée, deviendrait ministre de l’intérieur.] (more…)

18 décembre 2010

Vu d’ailleurs : l’hyperprésident rentre dans le rang

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le Premier ministre François Fillon serre la main de Nicolas Sarkozy en quittant l'Elysée le 13 novembre 2010.Le remaniement ministériel du 14 novembre montre à l’évidence que la rupture sarkozyste a vécu, estime la Tribune de Genève. A force de vouloir tout bousculer, le président s’est mis tout le monde à dos, y compris les députés de la majorité.

Il est difficile d’imaginer autobut plus spectaculaire. En annonçant, en juin dernier, la nomination d’un nouveau gouvernement, Nicolas Sarkozy pensait donner un coup de fouet à l’action gouvernementale après les affaires Woerth-Bettencourt et la réforme des retraites. Cinq mois plus tard, voilà le président contraint par les députés de son parti, l’UMP, à reconduire François Fillon à Matignon et à accepter le retour aux affaires d’un poids lourd chiraquien, Alain Juppé [nommé ministre de la Défense]. Le fouet est tombé des mains de Sarkozy. Et le Premier ministre s’en est aussitôt emparé.

Ce remaniement molasson signifie la fin de la rupture sarkozyste et de l’omniprésidence, ainsi que le retour de l’actuel président dans le sillon des institutions. Avant lui, aucun élu suprême de la Ve République – y compris le général de Gaulle – ne s’était transformé à ce point en « super-Premier ministre » décidant de tout et dans tous les détails, ravalant le chef du gouvernement au rang de collaborateur subalterne. A ce jeu, l' »omniprésident » s’est épuisé en multipliant les erreurs sur le plan intérieur, entre la calamiteuse gestion des affaires Woerth, le maintien de l’impopulaire bouclier fiscal et le passage en force, sans aucune pédagogie, de la réforme des retraites. Désormais, les rôles traditionnels seront distribués : au président le soin de représenter la France à l’étranger, notamment à la tête du G20 pendant un an ; au Premier ministre la tâche de mener à bien la politique intérieure.

Enfant de Neuilly, cette banlieue privilégiée de Paris, Nicolas Sarkozy est en train de payer sa méconnaissance de la France qui compte, celle de la province. Sans précaution, il a voulu bousculer ce vieux peuple rebelle et conservateur. Or même la droite qui le soutenait préfère maintenant François Fillon, qu’elle reconnaît pour l’un des siens et qui la réconforte par sa tranquille assurance.

Par Jean-Noël Cuénod pour La Tribune de Genève

19 novembre 2010

Hypo-président

Filed under: 12 - Brèves,20 - UMP — iledere @ 12:00

A moins de deux ans de l’échéance présidentielle de 2012, c’est peu dire que Nicolas Sarkozy n’est plus en majesté. Impopulaire comme rarement un président de la République l’a été, il s’est révélé incapable de changer de Premier ministre en cours de mandat.

La reconduction de François Fillon sonne comme un terrible aveu de faiblesse. L’ancien champion de la « rupture » a également bonne mine avec un gouvernement lesté par d’anciennes figures chiraquiennes comme Alain Juppé, Michèle Alliot-Marie ou François Baroin. Laisser Jean-François Copé, l’un des dirigeants de la droite les moins encombrés de scrupules, s’emparer de l’UMP est une autre signe, et non des moindres, de la perte de puissance élyséenne.

C’est un gouvernement de combat électoral de droite cohérent, nous répète-t-on. C’est oublier que la droite a toujours été diverse et que l’absence de sa composante centriste pèsera dans les prochains épisodes. Aux voix critiques de François Bayrou et Dominique de Villepin, vont désormais s’ajouter celles de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin.
On peut aussi être dubitatif face à la stratégie dite du premier tour qui privilégie le rassemblement de l’électorat de droite et la récupération de son extrême. Nous ne sommes plus en 2007. Les Français ont été douchés par l’absence de résultats du pouvoir en matière de sécurité. La mobilisation contre la réforme des retraites a également montré la profondeur de l’indignation populaire à l’égard d’une politique injuste. On voit mal comment un quelconque « virage à droite » pourrait sauver le pouvoir sarkozyste.

Par Eric Dupin pour son blog « les murmures d’Eric Dupin »

17 novembre 2010

64% des Français ne font pas confiance au nouveau gouvernement

Filed under: 12 - Brèves — iledere @ 12:00

Toutes tendances politiques confondues, 51% des Français, considèrent que l’entrée au gouvernement d’Alain Juppé est une « mauvaise chose ».

64% des Français ne font « pas confiance » au nouveau gouvernement Fillon nommé dimanche et ils sont 89% à penser qu’il va poursuivre la politique qui a été menée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007, selon un sondage Harris Interactive pour Europe 1.

Selon le sondage réalisé en ligne le 15 novembre, 64% des Français ne font pas confiance au nouveau gouvernement Fillon « pour mener une politique répondant à leurs attentes ». 36% lui accordent leur confiance. Départ de Borloo approuvé
89% des personnes interrogées estiment que le nouveau gouvernement va « poursuivre la politique qui a été menée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ». 11% disent s’attendre à une politique « différente ». 51% des Français, toutes tendances politiques confondues, considèrent que l’entrée au gouvernement d’Alain Juppé est une « mauvaise chose » (49% une « bonne chose »). Xavier Bertrand recueille 58% d’opinions négatives (contre 42%). En revanche, la présence au gouvernement de Michèle Alliot-Marie recueille 53% d’opinions favorables (contre 47%). Enfin, 72% des Français pensent que Jean-Louis Borloo a eu raison de ne pas participer au nouveau gouvernement. 28% jugent qu’il a eu tort. L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 775 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française (méthode des quotas).

(Nouvelobs.com avec AFP)

Remaniement et G20 : le grand théâtre de Nicolas Sarkozy

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Remaniement et G20 : le grand théâtre de Nicolas SarkozyC’était la semaine de tous les dangers, celle du « Grand Remaniement », la mise en place d’une « équipe de combat » pour gagner le scrutin de 2012. Sur ses objectifs, il faudra attendre mardi soir. Sarkozy a promis de parler à la télévision. Ce weekend, il a choisi ses ministres, un gouvernement à peine resserré, truffé de RPR bon teint autres fidèles de Sarkofrance. Les centristes font la gueule, le ministère de l’identité nationale est supprimé, l’écologie est rabaissée. Déjà, les déçus et les virés se plaignent.

Mais Sarkozy, lui, veut toujours faire croire qu’il va sauver le monde et la France au G20.

Le théâtre des passations de pouvoirs
Tout au long de l’après-midi, les passations de pouvoir se sont succédées. La plus pathétique fut celle du ministère du Travail. « J’ai payé le prix de cette réforme » a commenté un Eric Woerth amer, évoquant la loi sur les retraites. Il s’est aussi permis de rappeler quelques réformes majeures conduite avec son équipe dès la constitution du ministère du Budget et des Comptes Publics, comme … la lutte contre la fraude (sic !). Des trémolos dans la voix, Xavier Bertrand, exfiltré de l’UMP faute de résultats, a aussi joué l’émotion, « celui qui quitte ce ministère est mon ami. » « L’homme qui quitte ce ministère a été injustement attaqué. »

La passation la plus rapide fut celle au ministère du Développement durable. Vers 15h20, Jean-Louis Borloo a remis les clés de son ministère à Nathalie Kosciusko-Morizet, nouvelle promue, sans un mot de discours public pour l’occasion, sans un regard pour les journalistes. La guerre avec Fillon serait ouverte, tempête dans un verre d’eau à droite. Dans la cour du ministère, on se croyait dans un film.

Au ministère de la Défense, le démissionnaire/démissionné Hervé Morin, souriant, a reçu Alain Juppé, crispé. Le maire de Bordeaux n’a pas résisté à la tentation ministérielle, malgré sa promesse, en 2008, de rester à temps plein à Bordeaux (« le contexte a évolué ») . Hervé Morin partit sans discours. « J’attachais peu d’importance à l’ordre protocolaire », répondit Juppé à un journaliste lui demandant s’il avait insisté pour être numéro deux. « Je n’ai pas envie de voir la gauche gagner en 2012.» Juppé est revenu pour la campagne de Sarkozy en 2012. C’est dit.

L’éternel éditorialiste Christophe Barbier, de l’Express, se demandait lundi sur France 5 si Jean-Louis Borloo serait à même d’organiser un « Grenelle du Centre ». On glose sur une éventuelle recomposition du centre-droit, déçu par la droitisation du (dernier ?) gouvernement Sarkozy, sur les risques que Nicolas Sarkozy a pris pour 2012. A peine parti de son ministère, Jean-Louis Borloo a promis une réunion des centristes, non avoir confié au Monde son dépit (« C’est comme l’Allemagne avec le football : à la fin, c’est toujours le RPR qui gagne »), François Bayrou lui a tendu la main, Hervé Morin applaudit, Jean-Marie Bockel s’en félicite. Cette diversion centriste ne fait pas illusion. Au soir du second tour, le centre-droit vote … à droite.

Les reniements du remaniement
Evidemment, un remaniement fait des déçus, et suscite quelques interrogations. Celui-là témoigne d’un très relatif affaiblissement de Sarkozy, mais surtout de quelques reniements supplémentaires. (more…)

Page suivante »

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons