Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

21 octobre 2011

immigrationLe mythe d’un marché du travail européen

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 12:00

Malgré la crise de la zone euro, les statisticiens n’ont pas encore observé un exode significatif de migrants grecs, espagnols ou portugais fuyant le chômage et les bas salaires vers les régions les plus prospères de la zone euro. Le rêve d’un marché du travail européen n’est donc toujours pas atteint.

Quelque 340 Portugais, 518 Espagnols et 630 Italiens. Ce sont les chiffres qui correspondent aux flux nets de migrants originaires du Sud de l’Europe qui sont venus aux Pays-Bas depuis le début de 2011, en cette deuxième annus horribilis consécutive au sein de la zone euro. Ces chiffres n’ont rien d’astronomique sachant qu’à l’heure actuelle, 1 Portugais sur 8 et 1 Espagnol sur 5 n’ont pas de travail. Il n’y a pas de chiffres récents concernant la Grèce (où le chômage est de 1 sur 6), mais la migration en provenance de ce pays reste limitée.

Bien que l’Union européenne souhaite former un marché unique, elle se compose encore de 27 marchés du travail différents, constate Jules Theeuwes, directeur du bureau néerlandais d’études économiques SEO. « Nous avons supprimé les frontières, et les marchandises et les capitaux peuvent circuler librement, mais la migration du travail a toujours été moins importante qu’on aurait pu s’y attendre. Quand on compare, dans ce domaine, le marché du travail européen par rapport au marché américain, l’Europe n’est pas un marché dynamique. »

« Une économie plus équilibrée »
L’idée d’un marché du travail flexible, au sein duquel aurait lieu une importante migration interne, a toujours été un des piliers à la base du concept de marché commun européen. « C’était un des solides arguments en faveur de l’Acte unique européen et de tout le processus d’intégration économique », fait remarquer l’économiste Francesc Ortega du Queens College, à New York. « En un sens, la migration offre une certaine assurance contre les chocs macroéconomiques soudains. » (more…)

29 juillet 2011

Chez Pôle emploi, les agents ne sont plus censés savoir tout faire

Filed under: 04 - Emploi formation — iledere @ 6:30

Le projet d’un personnel polyvalent et compétent aussi bien pour l’indemnisation que pour le placement des chômeurs a été abandonné.

Alors que l’Etat et les partenaires sociaux planchent sur une nouvelle convention tripartite pour Pôle emploi, un point fait déjà consensus : la future feuille de route fera son deuil du « métier unique », cette ambition initiale qui visait à une polyvalence complète des agents. Avec la création de Pôle emploi fin 2008, l’objectif était de simplifier les démarches des usagers en regroupant dans une même institution l’indemnisation (fonction autrefois assurée par les Assedic) et le placement (dévolu à l’ANPE). Et derrière ce « guichet unique » devaient se trouver des agents effectuant un « métier unique », c’est-à-dire compétents aussi bien pour l’indemnisation que pour le placement des chômeurs. Cette polyvalence devait permettre un meilleur service ainsi qu’une très forte souplesse dans la gestion des effectifs. Elle devait également accélérer la diffusion d’une culture commune chez des salariés issus de deux institutions qui se vivaient jadis en rivales.

Mais sur le terrain, le projet s’est rapidement révélé « totalement illusoire », explique Daniel Jamme, rapporteur CFDT du récent avis du Conseil économique, social et environnemental sur le sujet. La complexité des deux métiers a été sous-estimée. Les formations prévues, de quelques jours seulement, sont apparues largement insuffisantes. Et elles ont contribué à la désorganisation de Pôle emploi, en « obligeant les agents à s’absenter de leurs postes de travail alors que des milliers de demandeurs d’emploi supplémentaires se présentaient chaque jour dans les agences », souligne un rapport du Sénat paru ce mois-ci. (more…)

4 juillet 2011

Le vrai bilan du « travailler plus pour gagner plus »

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Un rapport parlementaire dresse un bilan sévère de la défiscalisation des heures supplémentaires. Cette mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy serait inefficace et trop chère.

La loi Tepa (« Travail, emploi et pouvoir d’achat »), votée à l’été 2007 et symbole du quinquennat de Nicolas Sarkozy, es aujourd’hui une coquille vide. Seule tient encore la défiscalisation des heures supplémentaires, concrétisation du slogan de campagne « travailler plus pour gagner plus« . Mais peut être plus pour longtemps. Un rapport parlementaire publié ce jeudi dresse en effet un bilan peu flatteur du dispositif, qui exonère de charges sociales les entreprises et les salariés sur les heures travaillées au-delà de la durée légale. Réalisé au nom du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques par deux députés issus de la majorité et de l’opposition, l’UMP Jean-Pierre Gorges et le socialiste Jean Mallot, ce rapport conclut à l’inefficacité et au coût trop élevé – 4,5 milliards d’euros en moyenne par an de manque à gagner pour les finances publiques – de ces incitations fiscales et sociales en faveur des heures supplémentaires. Au total, la mesure a coûté 0,23% du PIB et n’a rapporté que 0,15%.

Inefficace car « l’objectif visé, la valorisation du travail, n’a pas été atteint« , explique le député d’Eure-et-Loir Jean-Pierre Gorges. Certes, le dispositif a permis de gratifier certains salariés. Le gain de pouvoir d’achat est réel. Ainsi, ce sont en moyenne 3,2 milliards d’euros par an qui sont reversés à quelque 9,4 millions de salariés grâce à l’exonération de cotisations sociales (l’heure est rémunérée au brut) et à l’exonération fiscale (la rémunération des heures supplémentaires est déductible de l’impôt sur le revenu). Le gain annuel moyen par salariés se monte environ à 500 euros par an, soit 42 euros par mois. Néanmoins, ce dispositif ne bénéficie ni aux non salariés ni aux salariés à temps partiel, et dans sa globalité aux seuls salariés imposables. « C’est-à-dire qu’il exclut les personnes aux revenus les plus modestes« , souligne le député de l’Allier Jean Mallot. Le profil type du bénéficiaire est un homme, dans un emploi stable, à la rémunération médiane (1600 euros par mois), travaillant plutôt dans la restauration ou la métallurgie, révèle le rapport. (more…)

12 juin 2011

La double peine des travailleurs sociaux

Vincent Desjardins (Flickr - cc)« Débrouille-toi, je ne suis pas ton assistante sociale ! »
Qui n’a pas une fois prononcé ou pensé cette phrase à l’égard d’une personne de son entourage, ami(e), amant(e), collègue, … ?  D’autres clichés restent encore bien accrochés au langage pour parler des assistants sociaux : « elle vient pour m’enlever mes enfants », « mais que font les travailleurs sociaux ? », « elle est trop dans le social » ou encore « je préfèrerais éviter de venir vous voir ». Comme disait Einstein, il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome. Albert avait bien raison ! Alors que ce métier est connu de tous, bien peu savent en quoi il consiste. Dans cette méconnaissance généralisée, les préjugés font office de carte d’identité et, soyons francs, les travailleurs sociaux ne contribuent pas suffisamment à faire évoluer cette image archaïque et inutilement émotionnelle.

Par comparaison avec les infirmiers, si leur dévouement est loué, la technicité de leur métier ne manque pas d’être reconnue. Ce qui n’est pas le cas des assistants de service social dont le travail se résumerait à des actes de volontariat social.

Et bien bonne nouvelle : la réalité du métier est toute autre ! Le travail social s’adresse à tout public pour l’accès aux droits, l’information, l’orientation, l’accompagnement, la médiation ainsi que la protection de l’enfance et de la famille. Ces missions nécessitent des compétences validées par une qualification et un diplôme d’Etat. Cette exigence de professionnalisation est fondamentale pour répondre avec pertinence et cohérence à des situations de plus en plus complexes et fragilisées par un contexte socio-économique dur, voire brutal.

Au moment où la professionnalisation du métier des travailleurs sociaux est remise en cause et, pire, où la suspicion que les travailleurs sociaux fonctionneraient « en faisant le minimum d’heures possible (…) en n’ayant pas rempli la mission qu’on attend d’eux » (selon Alain-Gérard Slama dans l’émission de France 3 Ce soir où jamais du 11/05/2011), il est urgent de réagir. (more…)

12 avril 2011

La « prévention de la pénibilité » ou comment mystifier les salariés !

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,08 - Santé-Services publics — iledere @ 12:00

La « prévention de la pénibilité » ou comment mystifier les salariés !« La première réponse à la pénibilité, c’est d’éviter d’y être exposé », clamait en septembre 2010 Eric Woerth. En fait, en avril 2011, on apprend que le texte de loi censé améliorer les conditions de travail des salariés pourrait n’être qu’une mystification !

Les syndicats de salariés ne décolèrent pas ! Le fumeux texte de loi relatif à la « définition des facteurs de risques professionnels » pourrait ne concerner… aucune entreprise.

Volet important de la réforme des retraites, la prévention de la pénibilité a été codifiée dans la « loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010, portant réforme des retraites. Le texte définit que : (…) L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (…) »

De quelle façon ?

Explication du 26/01/2011, par les éditions juridiques TISSOT : « (…) Pour ce faire, l’employeur devra, dans un premier temps, identifier les situations de pénibilité dans l’entreprise et dans un deuxième, mettre en place un plan d’actions dédié (…) Cette identification passe par la mise en place d’une fiche d’exposition à la pénibilité et par la mobilisation des acteurs internes de l’entreprise (…) Le texte, qui reprend les mêmes modalités prévues par le dispositif destiné à favoriser l’emploi des seniors, stipule que les entreprises « employant au moins cinquante salariés, ou appartenant à un groupe […] dont l’effectif comprend au moins cinquante salariés, sont soumises à une pénalité (1 % des rémunérations versées aux salariés) à la charge de l’employeur lorsqu’elles ne sont pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à la prévention de la pénibilité » et Tissot de préciser : Un décret viendra préciser les thèmes obligatoires qui devront être abordés à l’occasion de ces négociations. (…) » (more…)

7 février 2011

« La France qui se lève tôt » à la diète salariale

Filed under: 01 - Etudes et analyses,03 - Economie — iledere @ 6:30

Jamais depuis dix ans la progression des salaires n’a été aussi faible. En 2010, le salaire mensuel de base a augmenté en moyenne de 1,8 %, mais, compte tenu de l’inflation, la hausse du salaire réel n’a été que de 0,3 %. Entre 2005 et 2008, les salaires se sont bien tenus : de + 2,5 % à + 3 %. Et, en 2009, au début de la crise, les salaires avaient encore bien résisté : + 2,1 % en termes réels.

« La France qui se lève tôt », selon la formule de Nicolas Sarkozy, est donc à la diète, et les classes moyennes, au coeur de son électorat, déjà soumises à une hausse continue des dépenses incompressibles (logement, alimentation), subissent de plein fouet cette rigueur. Ce coup de frein salarial a des raisons évidentes : la hausse continue du chômage incite les entreprises à la modération. La course à la compétitivité, engendrée par la mondialisation et la concurrence des pays émergents, oblige à tenir les coûts.

La France connaît une évolution inverse de celle de l’Allemagne. Outre-Rhin, où la croissance est dopée par les exportations, la modération salariale s’est imposée à partir de 2001, avec parfois des baisses de rémunération. Mais, depuis 2006, les salaires sont repartis à la hausse. Quand la croissance a redémarré, les syndicats ont réclamé les dividendes d’une rigueur qu’ils avaient consentie. En 2010, la hausse des salaires réels a ainsi été de 1,4 %.

A quinze mois de l’élection présidentielle, cette diète salariale est une mauvaise nouvelle pour M. Sarkozy. Le 22 juin 2006, à Agen, le candidat s’était prononcé pour « une augmentation du pouvoir d’achat de ceux qui travaillent ». Estimant le travail pas assez récompensé, le pouvoir d’achat trop faible, les salaires trop bas et les charges trop lourdes, il avait ajouté, avec énergie : « Je veux que les Français gagnent plus. Je veux être le président de l’augmentation du pouvoir d’achat. » (more…)

3 février 2011

Pour la présidente du MEDEF , « l’année 2011 commence bien pour les femmes »…

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 6:30

Le texte prévoyant l’instauration de quotas de femmes dans les conseils d’administration a été votée.
« C’est une belle nouvelle pour la parité et la valorisation des femmes dans les entreprises ». Pour Laurence Parisot, l’année 2011 commence bien pour les femmes. Cette obligation concerne toutes les sociétés anonymes cotées, celles du secteur public et celles de plus de 500 salariés et dont le chiffre d’affaires net ou le total du bilan dépasse 50 millions d’euros et ce durant trois exercices consécutifs.

Un délai supplémentaire pourrait être accordé aux entreprises familiales non cotées.
Mais elle est moins soucieuse de réduire toutes les injustices faites aux femmes, Laurence Parisot… lors du débat sur la réforme des retraites, à l’automne dernier, déclarait au sujet de la pension versée aux femmes : «sur la question des retraites des femmes, beaucoup de contre vérités sont dites. Il est
inexact de dire que le texte de loi est discriminatoire à l’égard des femmes ». Rappelons que les niveaux des pensions versées aux femmes restent très inférieurs à la moyenne et que la réforme votée sans la moindre négociation va encore aggraver cette disparité choquante.

D’autres injustices semblent encore moins préoccupantes aux yeux de la présidente du MEDEF notamment le sort réservé aux femmes dans les entreprises. Précisons quelques réalités :
Temps partiel : « 5,5 % des actifs sont employés en temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, soit 1,25 million de personnes. Il s’agit à 75 % de femmes. Au total, 9 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,5 % des hommes.
Le taux atteint 13,9 % pour les femmes non diplômées, 12,9 % pour celles de moins de 29 ans, 13,1 % pour les employées.

Inégalité salariale : « Les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes. L’écart est de 19 % pour des temps complets et 10 % à poste et expérience équivalents «  précise l’observatoire des inégalités ».

Précarité :  » les 2/3 des travailleurs à bas salaires sont des femmes et elles sont 2 fois plus souvent au Smic que les hommes (…) »
(Rapport d’une Inspectrice générale des affaires sociales – Egalité professionnelle / juillet 2009)

La parité Femmes/Hommes, notamment dans la vie professionnelle et sociale reste malheureusement un chantier.

23 janvier 2011

Rocard pour la semaine de travail à moins de 35 heures

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,13 - PS — iledere @ 12:00

Une mesure qui va de pair, dit-il, avec le recul nécessaire de l’âge de la retraite.

L’ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard a préconisé samedi de remettre le thème du temps du travail «sur la table des négociations entre syndicats et patronat». Il a prôné un abaissement de la durée légale «à moins de 35 heures par semaine».

«Il faut essayer de retrouver l’indexation des salaires sur la productivité, car il nous faut de la croissance. Et il nous faut remettre la question du temps de travail sur la table des négociations entre syndicats et patronat», dit Rocard dans un entretien au Monde daté de dimanche/lundi.

«Nous travaillons quelque 38 milliards d’heures en France chaque année. Vu le nombre de chômeurs – près de 2,9 millions – il est urgent de passer à 41 ou 42 milliards d’heures collectivement», relève-t-il. «Mais pour que chacun ait sa place sur le marché du travail, il faut tomber à moins de 35 heures par semaine. Et c’est d’autant plus nécessaire que la durée de vie s’allonge», poursuit-il.

«Il faut reculer l’âge de la retraite», a dit Michel Rocard, ce que vient de faire le gouvernement. «Mais la contrepartie, c’est la réduction de la durée du travail hebdomadaire», dit-il.

Le débat sur le détricotage des 35 heures en vue d’une augmentation du temps de travail a été relancé par les libéraux de l’UMP et repris par le socialiste Manuel Valls, ces dernières semaines.

Par ailleurs, alors que le gouvernement veut réformer avant l’été la fiscalité du patrimoine, l’ancien Premier ministre se prononce pour la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). «A condition qu’on le remplace par un impôt annuel sur l’ensemble du capital des entreprises, et que cela se fasse à un niveau tolérable», dit-il.

(Source AFP)

22 janvier 2011

Coût du travail Allemagne/France : Ce que le MEDEF ne vous dit pas !

Filed under: 03 - Economie,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Après la fiscalité, c’est le coût du travail en Allemagne, que le MEDEF et l’UMP portent aux nues. Problème : Les affirmations sont approximatives et le dernier rapport produit sur le sujet est d’une totale partialité !

C’est au nom de l’amour immodéré des performances économiques de notre voisin que notre « réforme » fiscale devrait voir le jour en Février prochain. Et c’est au nom de cet « amour » et d’un rapport « providentiel », expliquant que :  » La France est moins compétitive que l’Allemagne car le coût du travail y est plus élevé  » qu’on propose de supprimer l’horaire légal de travail et de baisser les charges patronales !

Laurence Parisot, encouragée par l’UMP, a été la première à dégainer : «  (…) ne pas voir que la durée du travail a un effet sur notre compétitivité, c’est refuser de voir la réalité en face (…)  » sans oublier bien entendu, de demander un :  » (…) débat sur la baisse des charges dans les entreprises »20Minutes

Ces propos ont été bien reçus par Eric Besson qui s’est fait un devoir de communiquer les informations contenues dans un rapport, rédigé par l’institut économique COE-Rexecode qui a :  » (…) analysé le décrochage de l’industrie française face à l’industrie allemande (…)  » (more…)

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