immigrationLe mythe d’un marché du travail européen
Malgré la crise de la zone euro, les statisticiens n’ont pas encore observé un exode significatif de migrants grecs, espagnols ou portugais fuyant le chômage et les bas salaires vers les régions les plus prospères de la zone euro. Le rêve d’un marché du travail européen n’est donc toujours pas atteint.
Quelque 340 Portugais, 518 Espagnols et 630 Italiens. Ce sont les chiffres qui correspondent aux flux nets de migrants originaires du Sud de l’Europe qui sont venus aux Pays-Bas depuis le début de 2011, en cette deuxième annus horribilis consécutive au sein de la zone euro. Ces chiffres n’ont rien d’astronomique sachant qu’à l’heure actuelle, 1 Portugais sur 8 et 1 Espagnol sur 5 n’ont pas de travail. Il n’y a pas de chiffres récents concernant la Grèce (où le chômage est de 1 sur 6), mais la migration en provenance de ce pays reste limitée.
Bien que l’Union européenne souhaite former un marché unique, elle se compose encore de 27 marchés du travail différents, constate Jules Theeuwes, directeur du bureau néerlandais d’études économiques SEO. « Nous avons supprimé les frontières, et les marchandises et les capitaux peuvent circuler librement, mais la migration du travail a toujours été moins importante qu’on aurait pu s’y attendre. Quand on compare, dans ce domaine, le marché du travail européen par rapport au marché américain, l’Europe n’est pas un marché dynamique. »
« Une économie plus équilibrée »
L’idée d’un marché du travail flexible, au sein duquel aurait lieu une importante migration interne, a toujours été un des piliers à la base du concept de marché commun européen. « C’était un des solides arguments en faveur de l’Acte unique européen et de tout le processus d’intégration économique », fait remarquer l’économiste Francesc Ortega du Queens College, à New York. « En un sens, la migration offre une certaine assurance contre les chocs macroéconomiques soudains. » (Lire la suite…)

Le projet d’un personnel polyvalent et compétent aussi bien pour l’indemnisation que pour le placement des chômeurs a été abandonné.
Un rapport parlementaire dresse un bilan sévère de la défiscalisation des heures supplémentaires. Cette mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy serait inefficace et trop chère.
« Débrouille-toi, je ne suis pas ton assistante sociale ! »
« La première réponse à la pénibilité, c’est d’éviter d’y être exposé », clamait en septembre 2010 Eric Woerth. En fait, en avril 2011, on apprend que le texte de loi censé améliorer les conditions de travail des salariés pourrait n’être
Jamais depuis dix ans la progression des salaires n’a été aussi faible. En 2010, le salaire mensuel de base a augmenté en moyenne de 1,8 %, mais, compte tenu de l’inflation, la hausse du salaire réel n’a été que de 0,3 %. Entre 2005 et 2008, les salaires se sont bien tenus : de + 2,5 % à + 3 %. Et, en 2009, au début de la crise, les salaires avaient encore bien résisté : + 2,1 % en termes réels.
Le texte prévoyant l’instauration de quotas de femmes dans les conseils d’administration a été votée.

