Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

5 septembre 2010

Affaire Woerth-Sarkozy : beaucoup de questions, peu de réponses !

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 6:20

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, le patron des sénateurs UMP Gérard Longuet et le chef de la majorité à l’Assemblée nationale Jean-François Copé ont tous les trois tenté d’éteindre l’incendie provoqué par les déclarations du ministre du Travail. Eric Woerth a reconnu, hier, avoir participé à la demande de légion d’honneur du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre.

Reposons la question puisqu’elle n’a pas été entendue : combien de temps Nicolas Sarkozy va-t-il couvrir le soldat Woerth et surtout, pourquoi il maintient au gouvernement un ministre de plus en plus carbonisé ? Comment peut-on croire qu’il est maintenu à son poste pour négocier la réforme des retraites ? Hier Nicolas Sarkozy a renouvelé son soutien à Woerth, mais lorsque les journalistes lui ont demandé « est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ? », le chef de l’Etat s’est contenté d’acquiescer, sans faire plus de commentaire. Or, au moment même au Eric Woerth vantait la modération des partenaires sociaux, les syndicats sortaient de cette réserve : François Chérèque a jugé qu’il y avait « un vrai problème » se demandant comment le ministre pouvait « gérer en même temps ses problèmes personnels avec l’affaire Bettencourt et la réforme des retraites », tandis que Bernard Thibault a estimé que le ministre était « objectivement plus occupé, et préoccupé, par autre chose que par le sujet qui nous, nous intéresse ».

« On ne pourra pas tenir comme ça pendant deux mois encore », abonde une source gouvernementale

Mais, derrière ce soutien officiel, en coulisse le ton est un peu différent. « Ca devient vraiment très compliqué », lâche un proche du chef de l’Etat. « On ne pourra pas tenir comme ça pendant deux mois encore », abonde une source gouvernementale, citée par l’AFP. Si l’ineffable Frédéric Lefebvre, porte-parole du message officiel, a estimé hier que les attaques contre le ministre du Travail Eric Woerth avaient « fait flop » car l’affaire Bettencourt « n’est en rien une affaire politique » mais « une affaire familiale », à en croire certains signes, l’appui présidentiel a déjà perdu un peu de sa vigueur du début de l’été. Ainsi que l’a concédé implicitement Luc Chatel, Nicolas Sarkozy s’est abstenu de soutenir Eric Woerth devant les autres membres du gouvernement mercredi. Pour Frédéric Lefebvre, « Eric Woerth ne s’est jamais caché d’avoir remis » la Légion d’honneur à Patrice de Maistre. Cela n’a jamais été mis en cause.

Le problème ce n’est pas seulement la légion d’honneur, c’est la confusion des genres, les conflits d’intérêt patents
Le problème ce n’est pas seulement la légion d’honneur, car ce n’est qu’un signe, pas plus. Le problème c’est la confusion des genres, les problèmes déontologiques que pose son comportement, les conflits d’intérêt aggravés dans son cas, le double langage sur les exilés fiscaux alors qu’il tient des réunions à Genève avec certains d’entre eux pour financer l’UMP. Or, contrairement à d’autres pays la France ne dispose pas de la moindre réglementation en ce qui concerne cette question, révélant la consanguinité entre monde des affaires et monde politique. Le 12 Juillet, pressé par les évènements, le président de la République a annoncé la création d’une « commission de déontologie » qui devrait « réfléchir à la façon dont on doit ou non compléter ou modifier la loi pour éviter dans l’avenir toute forme de conflit d’intérêts ». (more…)

1 septembre 2010

L’Etat a refusé de vendre l’hippodrome de Compiègne en 2003

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le Canard Enchainé publie une lettre dans laquelle l’ex-ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard refuse la vente du domaine de 58 hectares, estimant qu’elle « n’est pas possible » du point de vue légal.

La vente du domaine de 58 hectares comprenant l’hippodrome de Compiègne, dont les conditions de vente ont suscité une polémique, avait été refusée en 2003 par un précédent gouvernement, selon une lettre publiée dans le Canard Enchaîné à paraître mercredi 1er septembre.

L’hebdomadaire avait accusé en juillet Eric Woerth d’avoir bradé pour 2,5 millions d’euros une parcelle de la forêt de Compiègne (Oise) comportant un golf et l’hippodrome, lorsqu’il était ministre du Budget. Eric Woerth avait alors vivement contesté l’interprétation du Canard enchaîné.

Le journal satirique publie désormais une lettre de l’ex-ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard, refusant la vente sollicitée par la société locataire du lieu.

Une vente illégale
Dans ce courrier daté du 13 août 2003 et adressé à l’ex-président de la Société des courses de Compiègne, Armand de Coulange, Hervé Gaymard refuse de vendre le domaine, estimant qu’elle « n’est pas possible » du point de vue légal.

La SCC « souhaiterait devenir propriétaire du terrain d’une superficie d’environ 58 hectares, qu’elle occupe en forêt domaniale de Compiègne« , écrit alors Hervé Gaymard.

« Compte tenu de la législation concernant les forêts domaniales, je vous informe qu’une cession par vente n’est pas possible. En revanche, un échange serait envisageable si la Société des courses de Compiègne offrait un terrain forestier de la même importance et d’une valeur suffisante« , ajoute-t-il.

« Or la Société des courses de Compiègne ne dispose pas actuellement d’une tel patrimoine foncier. C’est pourquoi une telle opération ne peut être réalisée, sauf bien sûr, à trouver une offre équivalente au regard de ce type de transaction« , ajoute le ministre de l’époque.

Selon le journal satirique, la lettre a été authentifiée par Hervé Gaymard.
Eric Woerth, actuel ministre du Travail et ancien trésorier du parti présidentiel UMP, est depuis plusieurs semaines au coeur de la tourmente de l’affaire Bettencourt. Il est sous la menace d’une procédure devant la Cour de justice de la République, juridiction d’exception qui juge les crimes et délits commis par les membres du gouvernement « dans l’exercice de leurs fonctions ».

(Nouvelobs.com avec AFP)

30 août 2010

Affaire Woerth-Bettencourt : le procureur général « envisage de saisir la Cour de justice »

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal « envisage de saisir la cour de justice de la République » à propos des infractions présumées de prise illégale d’intérêt et de favoritisme du ministre du travail Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, selon le Journal du dimanche de dimanche.

Selon l’hebdomadaire, un courrier du 11 août de l’ex-ministre de l’environnement et avocate Corinne Lepage (Cap21) est « à l’origine de ce nouveau front judiciaire ». « J’estime, au regard de la Constitution, que le procureur Nadal a le droit d’actionner la Cour de justice. Je lui ai demandé de le faire, quitte d’ailleurs à ce qu’à l’arrivée, elle lave M. Woerth de tout soupçon« , a expliqué la députée européenne à l’hebdomadaire.

Le JDD affirme que M. Nadal a réclamé « la communication de tous les éléments du dossier pénal susceptibles de concerner une éventuelle prise illégale d’intérêt ou un délit de favoritisme » au procureur général de Versailles, supérieur hiérarchique du procureur Philippe Courroye à Nanterre, où est traité le tentaculaire dossier Bettencourt.

Le procureur général aurait également réclamé « une copie du rapport de l’inspection générale des finances » à l’actuel ministre du budget François Baroin. Selon ce rapport, M. Woerth ne serait pas intervenu dans le dossier Bettencourt lorsqu’il était ministre du budget. L’entourage de M. Nadal indique, toujours dans le JDD, attendre d’avoir évalué « la pertinence des documents » avant de voir « s’il y a lieu de saisir la commissions des requêtes« .

Interrogée sur la base qui permettrait au procureur général de saisir la Cour de justice, Mme Lepage a dit avoir « visé les deux infractions supposées reprochées à M. Woerth » lorsqu’il était ministre du budget : « son intervention éventuelle en matière fiscale pour un contribuable employeur de son épouse et aussi la vente des terrains de l’Oise« .

LEMONDE.FR avec AFP

15 août 2010

Eric Woerth: encore une Légion d’honneur suspecte

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Après la Légion d’honneur remise par Eric Woerth à Patrice de Maistre (employeur de sa femme et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt), Mediapart est tombé sur une autre décoration accordée par le ministre qui exhale le conflit d’intérêts. Le 13 juillet 2008, en effet, un expert-comptable inconnu du grand public, Bernard Godet, a été nommé officier de la Légion d’honneur sur le contingent d’Eric Woerth (alors ministre du budget). Le décret paru au Journal officiel déclinait sobrement ses titres: «35 ans d’activités professionnelles et de services militaires»… Deux mois plus tôt, Bernard Godet avait surtout visé les comptes de campagne du ministre, candidat victorieux aux municipales de Chantilly dans l’Oise, avant que ces derniers ne soient remis à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Plus gênant encore: Bernard Godet est l’homme qui a certifié les comptes 2008 du micro-parti du ministre – déjà dévoilés par Mediapart. Fin juin, il était apparu que cette formation politique «maison», créée dans l’Oise en toute discrétion et baptisée «association de soutien à l’action d’Eric Woerth», avait bénéficié de la générosité de Liliane Bettencourt (qui lui aurait signé un chèque de 7.500 euros en 2010, selon l’entourage du gestionnaire de fortune de la milliardaire). Légale sur le papier, cette structure contribue comme tous les autres «partis de poche» à «détourner» l’esprit de la loi sur le financement de la vie politique – pour reprendre le mot du président de la CNCCFP, autorité administrative indépendante…

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il a souhaité récompenser Bernard Godet, Eric Woerth n’a pas répondu à nos questions. L’heureux bénéficiaire, sollicité par l’intermédiaire de son cabinet parisien, n’a pas non plus retourné nos appels. Les interrogations soulevées par l’attribution de cette Légion d’honneur sont pourtant multiples.

Premièrement, Bernard Godet a-t-il pu, en 2009, quelques mois après avoir reçu la Légion d’honneur, se plonger dans les comptes 2008 du parti de poche du ministre et les certifier (c’est-à-dire évaluer leur sincérité et leur régularité) en toute indépendance? Avait-il l’absolue liberté de dénoncer d’éventuelles tricheries? (more…)

8 août 2010

Quand Woerth assurait la protection des espèces

Filed under: 01 - Etudes et analyses,03 - Economie — iledere @ 6:28

Pourquoi Eric Woerth et Christine Lagarde, durant plus d’un an, laissèrent-t-ils le champ libre aux paiements en espèces, ceux qui ne laissent pas de trace ? Depuis octobre 1940, la loi les interdisait en France au-delà d’un  certain montant. Il s’agissait de freiner le marché noir, puis de combattre la fraude fiscale, enfin de lutter contre le blanchiment de l’argent sale.

Pourtant, de février 2009 à juin 2010, sous prétexte de « moderniser l’économie », cette réglementation fut abrogée, mais son remplacement tarda. Pendant plus d’un an, le ministre du budget se montra intraitable en parole contre les fraudeurs et contre les trafiquants ; quant à son action, elle marqua le pas.

Depuis 1940, le code monétaire et financier et le code général des impôts sont régulièrement mis à jour, afin d’interdire les paiements en liquide dépassant un certain montant : 5.000 francs au tournant du siècle, ce qui est traduit par 750 euros au moment du passage à la monnaie unique. Au-delà, il faut rédiger un chèque barré, faire un virement, bref, laisser une trace écrite dans les livres d’une banque.

Mais un puissant lobby s’active : celui du commerce et de la distribution. Le plafond des paiements en espèce est bientôt relevé : 1.100 euros en 2005 pour un commerçant ; 3.000 euros pour un particulier s’il était résident fiscal en France ; 15.000 euros pour un non-résident.

Les sanctions suivent la pente inverse. Jusqu’en 2005, les contrevenants doivent acquitter solidairement une amende fixée à 5% des sommes illégalement échangées en liquide. L’ordonnance du 7 décembre 2005 atténue sensiblement l’article 1840 du code général des impôts. Les contrevenants sont désormais passibles d’une amende « dont le montant ne peut excéder 5% » des sommes illégalement échangées.

Pourtant, le Conseil du commerce de France, une émanation du Medef réunissant la plupart des syndicats patronaux de la distribution, accentue sa pression. En décembre 2008, il demande que l’on porte le plafond des paiements en espèces autorisés de 3.000 à 10.000 euros. On en savourera l’argumentaire. Un tel aménagement, écrit le Conseil du commerce de France, « n’aurait que des conséquences positives sur le budget de l’Etat en garantissant des entrées de TVA supplémentaires. » (more…)

1 août 2010

Le dir cab de Woerth et le monde du jeu en ligne

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Depuis plus d’un mois maintenant, Eric Woerth est accusé de conflit d’intérêt dans l’affaire Bettencourt. Il nie tout en bloc, ce qui ne met pas fin à l’histoire. Ni au débat sur la notion même de conflit d’intérêt, qui  ne fait que commencer et pourrait bien dépasser le cas des époux Woerth pour s’étendre à d’autres exemples. Sébastien Proto, par exemple, qui fut le directeur de cabinet d’Eric Woerth au ministère du Budget et qui l’a suivi au Travail.

Sébastien Proto est en effet un ami d’Antoine Arnault, le fils du milliardaire Bernard Arnault, patron de LVMH. On peut certes comme le Nouvel Obs rappeler que l’ex-femme de Bernard Arnault, qui est aussi la mère d’Antoine Arnault, est mariée à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et contribuer à cerner un peu plus les contours de cet univers. Mais cette simple amitié n’a, jusque là, rien à voir avec un quelconque conflit d’intérêt.

Là où ça coince, c’est que Sébastien Proto a été l’un des principaux artisans de l’élaboration du projet de loi d’ouverture des paris en ligne, qui a été adopté par le Parlement juste à temps pour la Coupe du monde. Or la famille Arnault est justement très liée au monde du jeu et des paris en ligne. Antoine Arnault, par ailleurs directeur de la communication de Vuitton, est en effet un joueur de poker de très bon niveau.

Surtout, il vient de signer un contrat de sponsoring avec Bwin pour représenter la marque de paris en ligne sur les tables de poker. Même si le groupe a critiqué les contraintes de la loi, Bwin a tout de même demandé et obtenu plusieurs licences, sur les paris sportifs et le poker. Il faut aussi rappeler que Bernard Arnault est actionnaire du même Bwin et de Betfair, le leader mondial des paris en ligne. Ce dernier n’a pas demandé de licence en France, parce que la nouvelle législation favorise trop, selon Betfair, les opérateurs historiques comme le PMU ou la Française des Jeux. Mais n’exclut pas de se lancer si la législation évolue. Le projet de loi prévoit d’ailleurs une « clause de revoyure », dans un an et demi.

Comme dans l’affaire Bettencourt, rien ne prouve que toutes ces proximités aient eu une influence sur la rédaction du projet de loi. Mais au niveau déontologique, comme dans l’affaire Bettencourt, il est permis de s’interroger.

par Thomas Bronnec pour « le blog des couloirs de Bercy »

PS. J’ai évidemment contacté Sébastien Proto via le ministère du Travail, mais ce dernier ne m’a pas rappelé pour le moment.

Mise à jour, 18h36. Contrairement à ce que j’ai indiqué, Bernard Arnault n’est pas actionnaire de BWin. Il possède bien, en revanche, 10% du capital de Betfair.

Mise à jour, 19h37. Sébastien Proto m’a enfin contacté et apporte la précision suivante: « Contrairement aux allégations de l’Express.fr, Betfair n’a pas été autorisé à exercer son activité en France car cette entreprise proposait un type de paris que le Gouvernement a décidé d’interdire sur notre territoire ».

27 juillet 2010

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.De mardi 20 à jeudi 22 juillet, une poignée de députés ont débattu de la réforme des retraites au sein de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Ces débats étaient cruciaux, puisque le texte ainsi modifié sera celui présenté à l’ensemble des députés, à compter du 7 septembre prochain.

Au final, si 108 amendements (sur 419 présentés) ont été adoptés (dont un quart émanant de l’opposition), le texte final a peu changé.

Mais qu’a-t-on appris ?
1. Le gouvernement n’a pas inclus dans le projet présenté les quelques mesures de recettes nouvelles marginales, sous prétexte qu’il faudra en débattre à l’occasion de la prochaine loi de finances pour 2011. L’argument est hypocrite: le gouvernement pouvait parfaitement prévoir un collectif budgétaire additionnel. Mais en reportant ainsi le débat et le vote parlementaires, il pourra plus facilement masquer le faible niveau des contributions nouvelles qu’il demande aux hauts revenus et au capital pour le financement des retraites. La loi de finances, avec la discussion d’ensemble sur la rigueur qui s’annonce, est un cadre plus large qui sied bien à qui veut «noyer le poisson

Rappelons que ces contributions étaient de toutes façons modestes, comparés aux 25 milliards d’euros d’économies générés par les mesures d’âge ou de convergence public/privé : hausse de la tranche supérieure de l’impôt sur les revenus de 40 à 41% (+230 millions de recettes attendues) ; relèvement modeste des prélèvements concernant les revenus du capital et du patrimoine, de l’impôt sur les plus-values de cessions de valeurs mobilières et immobilières, du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et intérêts (+265 millions d’euros) ; suppression du crédit d’impôt sur les dividendes perçu par les actionnaires (+645 millions d’euros) ; taxation à l’IR des plus-values de cession d’actions et d’obligations(+200 millions d’euros) ; relèvement des taxes sur les stock-options (70 millions d’euros).

On savait déjà que le projet du gouvernement laissait un déficit annuel de 15 milliards d’euros ad vitam eternam. Avec cet examen incomplet du projet de réforme, le flou est encore plus grand.

2. Le gouvernement n’a pas non plus voulu discuter de la pénibilité au motif que des concertations sont toujours en cours avec les partenaires sociaux. Rappelons que la proposition retenue par le gouvernement est l’une des plus contestables: le handicap à 20% doit être avéré et certifié pour permettre un départ anticipé dès 60 ans.

«Nous créons un droit nouveau.» s’était félicité Nicolas Sarkozy sur France 2 le 12 juillet dernier. C’était faux, la pénibilité était l’un des fondements des régimes spéciaux. Eric Woerth ne disait d’ailleurs pas autre chose quand on l’interrogeait sur son refus de généraliser la prise en compte de la pénibilité à des métiers jugés usant: «on ne va pas recréer des régimes spéciaux». Et oui…  Depuis près d’une décennie, les gouvernements successifs ont tenté d’aligner tous les systèmes sur le régime commun du secteur privé, moins protecteur.

Il y a deux ans, les discussions entre Medef et syndicats de salariés échouaient à nouveau sur la dite pénibilité. Qu’a fait le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand ? Rien. Tout simplement rien. Il s’est presque frotté les mains. (more…)

23 juillet 2010

La banque Dexia a refusé un retrait de 500.000 euros à Bettencourt

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le feuilleton Bettencourt continue. Les dénégations de pucelle éffarouché de Woerth n’y feront rien, l’UMP s’est fait prendre lesdeux mains dans le pot à confiture… Et si le pouvoir compte beaucoup sur le juge Courroye (surnommé « Courroye de transmission » du fait d’une certaine servilité vis à vis de son pote Sarkozy), pour enterrer judiciairement l’affaire, il n’en reste pas moins que les preuves et les indices qui s’accumulent tous les jours sous les yeux des contribuables vont finir par faire ouvrir les yeux aux derniers sceptiques. seuls les zélotes Sarkozystes resteront droits dans leur bottes. Mais ils sont incurables…

La banque où l’ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007 a refusé, au préalable, un retrait de 500.000 euros à la milliardaire.

La banque Dexia, où l’ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007, a refusé au préalable un retrait de 500.000 euros à la milliardaire, révèle l’hebdomadaire Marianne à paraître samedi 24 juillet.

« Devant l’énormité d’un tel retrait, et craignant sans doute d’avoir à se justifier devant Tracfin, l’organisme chargé de la lutte contre les mouvements illicites de capitaux, les responsables de la banque (…) ont refusé de lui accorder une telle somme », précise l’hebdomadaire, qui s’interroge sur la destination de cet argent.

150.000 euros pour la campagne de l’UMP
Dans un entretien accordé début juillet à Mediapart, l’ex-comptable a évoqué un financement politique illégal par le couple Bettencourt, assurant notamment que le ministre du Travail, Eric Woerth, trésorier de l’UMP, avait reçu 150.000 euros en espèces au printemps 2007 pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Entendue par les policiers, Claire Thibout est revenue partiellement sur certaines de ses déclarations mais a maintenu ses accusations sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, qualifiées de calomnieuses par Eric Woerth et l’Elysée.

« Pour donner enveloppe »
Selon Marianne, les agendas de l’ancienne comptable et du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, saisis par les policiers au cours de leurs perquisitions, font bel et bien état de rencontres entre le gérant de fortune de la milliardaire et Eric Woerth en janvier 2007.

Dans l’agenda de Claire Thibout, un rendez-vous avec Patrice de Maistre serait mentionné, le jeudi 18 janvier, où serait indiqué: « Pour donner enveloppe qui donnera à Patrice« . Dans celui de Patrice de Maistre, un rendez-vous avec Eric Woerth serait indiqué, dans un « café« , le vendredi 19 janvier.

(Nouvelobs.com avec AFP)

16 juillet 2010

Affaire Bettencourt : Patrice de Maistre, François-Marie Banier, Carlos Vejarano et Fabrice Goguel placés en garde à vue

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:11

De source proche de l’enquête, quatre personnes ont été placées en garde à vue, jeudi 15 juillet, dans le cadre du dossier Woerth-Bettencourt. Selon les informations du Monde, Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Me Fabrice Goguel, son ancien avocat fiscaliste, et l’artiste François-Marie Banier sont interrogés par la police, depuis ce matin.

Une quatrième personne, le gérant de l’île d’Arros, aux Seychelles, Carlos Vejarano, est également en garde à vue, dans les locaux de la brigade financière, a ajouté l’AFP.

Le cadre juridique – parmi les trois enquêtes préliminaires ouvertes à Nanterre – dans lequel se déroulent ces gardes à vue n’a pas été précisé.

Parmi les enquêtes ouvertes, l’une concerne le soupçon de financement illégal de l’UMP par la famille Bettencourt, une autre les manœuvres d’évasion fiscale et une dernière l’éventuel conflit d’intérêts entre les fonctions de ministre de budget et de trésorier de l’UMP d’Eric Woerth.

QUESTIONS SUR L’ÎLE D’ARROS
Compte tenu des personnes en garde à vue, notamment Patrice de Maistre et Carlos Vejarano, les enquêteurs devraient se pencher sur la situation fiscale de Mme Bettencourt. Et donc sur les soupçons d’évasion fiscale et sur la situation de l’île d’Arros, évoquée dans les enregistrements clandestins réalisés par le majordome de Mme Bettencourt.

Cette villégiature de la milliardaire d’une valeur de plusieurs centaines de millions d’euros aurait été dissimulée au fisc français. Selon les enregistrements clandestins, elle semble avoir donné cette île à François-Marie Banier. Une persquisition aux domiciles de Liliane Bettencourt et de Patrice de Maistre a eu lieu lundi.

Le photographe François-Marie Banier est, lui, poursuivi pour « abus de faiblesse » par Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de Liliane Bettencourt. Elle l’accuse d’avoir usé de son influence sur sa mère pour obtenir près d’un milliard d’euros de dons. Des conversations houleuses portant sur le fait que François-Marie Banier refuse de financer l’entretien de l’île malgré le fait que 20 millions d’euros lui ont été donnés dans ce but figurent dans les enregistrements versés au dossier.

Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a par ailleurs été chargé, mercredi, par la milliardaire d’« un audit indépendant » des sociétés gérant sa fortune : Téthys, Clymène ainsi que de la Fondation L’Oréal.

Le Monde.fr

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