Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 octobre 2008

OPA ? Non OPDA…

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 5:51

Le blog de l'île de RéDepuis que Patrick Poivre d’Arvor s’est fait évincer de TF1, on le jamais autant vu à la télévision. Mais ce coup-ci sur toute les chaînes qui lui déroulent un tapis rouge pour qu’il vienne raconter son passé, son présent, son futur et nous donner force analyses journalistiques, lui qui connait toutes les ficelle du bidonnage et du faux qui fait de l’audimat..

Maintenant, c’est le frérot, Olivier, ci-devant à la tête de Cultures France qui montre que dans la famille on n’est pas effrayé par le grenouillage en eaux troubles. et que l’éthique est un mot ringard, désuet voire obsolète…

Car Olivier Poivre d’Arvor (OPDA) est aussi un drôle de pitre. Directeur de Cultures France (l’opérateur culturel du ministère des Affaires Etrangères) depuis 1999, il ne veut plus quitter son fauteuil, s’accrochant à son fauteuil en lançant des SOS à toute la Sarko-galaxie, du genre : « la culture française, c’est moaaaah ! ».

Cet entêtement qui n’est pas que narcissique : OPDA n’a pas hésité à utiliser au fil des années Cultures France au service parfois de ses intérêts personnels. Lui parti, les successeurs risquent de découvrir les restes de plus de dix années d’une gestion un peu olé-olé… Dans le meilleur des cas, « on assistera à la destitution publique d’un petit marquis honni par la majorité des acteurs culturels de ce pays », prévoit la directrice d’un grand musée de province.

Petit rappel.
Prétendant malheureux à la Villa Médicis, on se souvient qu’OPDA avait gribouillé une lettre ouverte à Sarko soi-même pour s’indigner de la candidature de Georges-Marc Benamou (autre petit marquis du même genre), affirmant dans un style hyper-mégalo que seul, lui Olivier-frère-de-l’autre, « écrivain et philosophe » (sic), créateur de renommée himalayenne, pouvait assurer dignement un rayonnement de la Villa. De la part d’un haut fonctionnaire, le procédé avait été moyennement apprécié par l’Elysée et le préfet Guéant lui-même s’en était étonné auprès du Président de la République.

Le résultat est connu : exit Benamou mais aussi Frère Olivier. La villa Medicis y survivra-t-elle ?

La cour des comptes s’en mêle

Si le but de son délire épistolaire était d’attirer l’attention sur lui, Olivier Poivre d’Arvor a gagné au delà de ses espérances : la Cour des comptes vient de déterrer trois dossiers illustrateurs de la très baroque gouvernance de Cultures France. Une structure dont le budget prévisionnel 2009 atteint quand même près de 30 millions d’euros. Excusez du peu..

Dossier 1 : depuis le début de son règne, OPDA a confié le monopole des publications de Cultures France au même éditeur – Eric Kohler, un ami aujourd’hui décédé – et à sa société MENGES. Budget pour l’exercice 2005/2006 : 150 000 euros. Parallèlement OPDA est porteur de quelques actions de la dite société… et les autres maisons d’édition spécialisée jasent.

Dossier 2 : en 2005, Cultures France a signé un accord de partenariat avec American Express et Air France pour son budget voyage qui, pour cette seule année, dépasse le million d’euros. Des plus opaques, la gestion de cet accord aurait permis à OPDA de monter quasiment sa propre agence de voyage… pour les amis seulement. Là aussi, les collaborateurs les plus zélés de la promotion de la culture française à l’étranger l’ont saumâtre.

Dossier 3 : Poivre d’Arvor a imposé son actuelle compagne (Tilla Rudel) sur un poste « communication » et comme Commissaire d’une biennale de mode africaine qui se tient tous les deux ans au Niger. Il avait déjà coopté, rappelons le, son ex-femme Olga Poivre d’Arvor à la direction du Centre culturel français de Prague…

Cerise sur le gâteau : Dernièrement, OPDA vient de négocier avec le réalisateur Serge Moati, un autre ami, une émission à la gloire de son bilan à la tête de Cultures France. Un genre normallement réservé à Sarkosy, qui a apprécié qu’Olivier l’imite sans vergogne…

Mais hélas, si OPDA soigne ses amis et ses relations, il n’a pas de cela au ministère : « (prolonger son mandat) ce serait l’année de trop, susceptible de casser définitivement l’outil », s’emporte un haut fonctionnaire du cabinet d’Albanel. Et d’ajouter : « ce gugus, qui n’a jamais reçu un seul artiste dans son bureau, n’a cessé d’utiliser Cultures France pour financer exclusivement des projets qui lui rapportent personnellement et consolident son petit réseau d’influences parisiennes ». La charge est lourde !

Selon différentes sources, même la numéro deux de la boîte – Sophie Renaud – ne supporte plus les caprices de diva de Poivre et son recours systématique à l’ancienne star du 20 heures de TFI. Parce que dès que l’intéressé rencontre la moindre difficulté dans ses opérations foireuses, il s’exclame menaçant : « J’appelle mon frère… »

On tremble déjà…

Alain Renaldini
(source Camille Desmoulins pour Bakchich)

3 réponses à “OPA ? Non OPDA…”

  1. Raoul dit :

    Comment se fait ce (se fesses) que PPDA n’aille pas rejoindre JM Sylvestre dans son combat contre l’exclusion ? Ensemble il pourrait constituer un nouveau parti le PEDALE, Parti des Exclu De l’Audiovisuel Libre et Entreprenant…

    Bon, bon, je sors…

  2. Et PPDA n’hésite pas à placer Sarkozy comme responsable de son éviction de TF1 ! A force de jouer avec le pouvoir comme beaucoup de journalistes il ne faut pas qu’ils viennent se plaindre quand on leur ouvre la porte et qu’on leur demande d’aller voir ailleurs !

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