Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

14 octobre 2011

Evaluation à cinq ans : contrôle social ou contrôle technique des élèves de maternelle ?

Filed under: 02 - Education — iledere @ 6:30

La nouvelle d’une évaluation des élèves en maternelle de grande section vient d’être annoncée dans les médias, avec une présentation censée susciter une indignation, notamment de la part des premiers intéressés, les instits, qui devront se prêter à cette enquête. Les réactions ne se sont pas faite attendre. Les représentants de la FCPE ont le micro tendu. Les médias savent bien jouer le coup, pour faire du buzz et jouer sur les émotions.

Selon le journal le Monde le projet viserait notamment à produire une classification des élèves en grande section selon trois « grades », RAS, risque, haut-risque. Sous-entendu, les uns poursuivront une scolarité normale, alors que les autres risquent d’avoir des petites et grosses difficultés et pourquoi pas, seraient éventuellement les fauteurs de trouble dans une classe. Etrange évaluation. Cela ressemble à l’armée de l’ancien temps, quand les jeunes passaient les trois jours pour recevoir le fameux papier, apte, exempté ou bien réformé. L’armée décidait de vous incorporer pour le service si elle vous reconnaissait apte à subir l’encadrement militaire et obéir à la hiérarchie. RAS, cela signifie-t-il qu’un élève est bon pour le service de l’éducation nationale ? Quant à ceux qui seront classés à risque, on n’imagine pas que la France les abandonne et les mette à l’écart.

Que penser de cette affaire ? D’abord, il faut savoir de quoi on parle. Il existe déjà un traité d’évaluation comptant pas moins de 60 pages, disponible depuis plus d’un an. Il n’est pas question de classer les élèves selon les catégories mentionnés par les médias. Sous réserve qu’il existe une seconde version de ce document, on peut convenir qu’il ne contient pas les termes RAS, risque, haut risque. Faites une recherche, vous ne trouverez pas ces occurrences. Cette rectification faite, il est possible que le ministère ait l’intention de faire cette classification, auquel cas, l’idée qui n’est pas dans le rapport sera soumise aux inspecteurs de l’éducation nationale. (more…)

13 octobre 2011

Le cours de morale de Monsieur Chatel

Filed under: 02 - Education — iledere @ 6:30

Le mot « morale », d’origine latine, a le sens d’un ensemble de prescriptions et d’interdits (en insistant sur les interdits), alors que le mot « éthique », d’origine grecque (ethos) a plutôt le sens d’un ensemble de prescriptions positives (cf. l’Ethique à Nicomaque d’Aristote), d’une réflexion sur le « souverain bien », sur l’art de se conduire en homme, etc.

Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la dissolution des congrégations dans les années 1905 et la marginalisation par la République de l’enseignement confessionnel, se posa la question de l’enseignement d’une morale « laïque » (ou plus exactement d’un « catéchisme laïc »), étant entendu qu’il ne pouvait être question de laisser les petits Français en friche eu égard à la question, encore essentielle alors, des normes du comportement individuel et des nécessités de l’ordre public et de l’aptitude à intérioriser la Loi, faute de « mouiller à la Grâce » (Charles Péguy).

Ce fut l’instauration des cours de morale. Mais où trouver un contenu sans trop donner l’impression de copier l’Eglise ?

« On » se tourna vers un philosophe allemand, admirateur de la Révolution française et nettement antérieur à la querelle de l’Alsace-Lorraine (« ne jamais en parler, y penser toujours ! ») : Emmanuel Kant, dont la morale exprimée dans la Critique de la Raison pratique est elle-même une laïcisation des préceptes évangéliques, à travers la Réforme protestante : c’est la fameuse « morale du devoir » qui stipule qu’un acte est d’autant plus « moral » qu’il est « désintéressé ».

De deux choses l’une, ou bien l’on reprend les cours de morale tels qu’ils étaient dispensés jusque dans les années 60 et qui consistaient à calligraphier en pleins et en déliés à la plume sergent-major une phrase elle-même calligraphiée en pleins et en déliés au tableau noir par l’instituteur/trice, ou bien l’instituteur fait un cours de philosophie (l’éthique) et ouvre un « débat ».

Luc Chatel n’a pas précisé où allait sa préférence, mais je ne vois pas comment, dans le contexte actuel, on peut en revenir au cours de morale tel que nous l’avons connu jusqu’aux années 60 (la calligraphie sans débat).

La vérité, c’est que Luc Chatel ne sait plus à quel saint se vouer et que faute de faire régner un semblant d’ordre dans les établissements scolaires – l’ordre n’étant pas une fin en soi, mais une nécessité liée aux conditions particulières de transmission du savoir à l’Ecole (la dimension collective de la classe), on se tourne vers la morale, en oubliant (ou en faisant semblant d’oublier) qu’à l’époque des leçons de morale ces conditions particulières étaient généralement réunies et faisaient l’objet d’un consensus tacite. (more…)

6 octobre 2011

Encadrement militaire des mineurs délinquants : une loi de circonstance

Filed under: 02 - Education,20 - UMP — iledere @ 6:00

Les députés discutent aujourd’hui de la nouvelle proposition de loi déposée par M. Eric Ciotti (délégué aux questions de sécurité de l’UMP) avec l’appui du gouvernement et du président de la République. Elle vise à instaurer pour les mineurs délinquants un « contrat de service en établissement d’insertion » dans le cadre des mesures de composition pénale, de l’ajournement de peine ou de sursis avec mise à l’épreuve. Ce contrat sera passé pour une durée de 4 à 6 mois ; il devra être conclu avec l’accord du mineur et de ses parents et avec l’aval de la justice ; il ouvrira le droit à un pécule en fin de mesure.

D’autres détails importants de mise en œuvre de ce dispositif sont susceptibles d’être modifiés au cours de la discussion parlementaire et de changer tout ou partie de sa signification, de sa portée et de son impact. Hélas, très peu de Français (même parmi les élus) connaissent suffisamment la justice des mineurs pour apprécier ces détails. Dans l’esprit de la plupart, il s’agit d’une loi proposant un « encadrement militaire des mineurs délinquants » et c’est une idée qui plaît parce qu’elle évoque les mots « discipline » et « autorité ». Elle s’appuie aussi sur la nostalgie du service militaire supprimé par Jacques Chirac et Alain Juppé en 1996, sans réel débat et sans anticipation de ses conséquences. Pourtant, dans la réalité, cette idée d’encadrement militaire est plus que vague et la loi discutée aujourd’hui n’a en réalité pas grand chose à voir avec elle. Une fois de plus, il est à craindre que l’on joue avant tout sur les symboles et que l’on cherche surtout à flatter l’opinion publique, c’est-à-dire l’électorat.

Quel « encadrement militaire » ?
La raison d’être de ce dispositif n’est pas de faire un stage auprès des militaires, encore moins un genre de service militaire. Elle est d’assurer une formation de quelques mois, dispensée par un centre de formation d’un établissement public d’insertion de la défense (EPIDE), établissement crée par l’ordonnance du 2 août 2005. En d’autres termes, le cœur de l’activité n’est pas de type militaire mais de type éducatif. On y a simplement ajouté la « levée du drapeau » et l’uniforme. Les encadrants ne sont pas des militaires d’active mais des retraités de l’armée et des professeurs. Du reste, c’est l’une des raisons pour lesquelles le ministère de la Défense freine des quatre fers dans cette affaire, ainsi qu’en témoigne le vote presque unanimement défavorable de la commission de défense de l’Assemblée Nationale. (more…)

29 septembre 2011

L’école est la grande affaire des classes populaires

Filed under: 02 - Education — iledere @ 12:00

L’école est une préoccupation majeure pour l’ensemble de la société, mais beaucoup plus encore pour les classes populaires, confrontées qu’elles sont à la contradiction particulièrement douloureuse qui se noue pour elles entre leurs aspirations à la franche réussite de leurs enfants et l’échec massif qu’ils subissent. Aussi, l’école est devenue une très grande affaire populaire aux enjeux sociaux et politiques considérables.

En 1962, chez les ouvriers, 15 % des parents souhaitaient que leurs enfants atteignent le bac. Ils étaient 88 % en 2003. Or, 22 % des enfants d’ouvriers obtiennent un bac général, quand c’est le cas pour 72 % des enfants de cadres.

Toutes les décisions prises par la droite vont dans le sens d’une aggravation de cette situation, par la destruction progressive et systématique des bases sur lesquelles l’éducation nationale s’est construite. La disparition de la carte scolaire, la fin du collège unique, de la formation des enseignants, le socle commun, l’autonomisation des établissements… sont autant de mesures destinées à définir les tâches d’une nouvelle école : produire les « compétences de base » du « capital humain » dont ont besoin les exigences capitalistes d’employabilité à un pôle et les hautes qualifications réservées aux mêmes à un autre.

Cette situation commande à la gauche de vouloir arrêter la casse et de décider d’une politique ambitieuse de moyens à la hauteur des nécessités, mais pas pour revenir à l’école d’avant les premières mesures structurelles de la droite, car c’est celle du tri, des filières d’inégale valeur sociale, des 150 000 jeunes qui en sortent chaque année en très grande difficulté. Cette école-là a fait son temps, elle est humainement, socialement, économiquement insupportable. Envisager de construire une autre école s’impose, celle de la démocratisation, que dans le Groupe de recherches sur la démocratisation scolaire nous avons appelée l’« école commune ». (more…)

24 septembre 2011

On va droit au “génocide financier”

Filed under: 02 - Education — iledere @ 6:30

Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s'immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s’immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.

Ainsi les Grecs “refusent d’économiser” ? Un juriste de Vienne, qui a un pied-à-terre à Athènes, les a observés au quotidien. Sa conclusion : ils économisent à en crever.

On ne peut rester sans réagir aux diverses déclarations des plus hauts responsables de toute l’Europe, certaines frisant l’imbécillité, au sujet de ces « fainéants » de Grecs qui « refusent d’économiser ».

Depuis 16 mois, je dispose d’une résidence secondaire à Athènes, et j’ai vécu cette situation dramatique sur place. On se plaint que les plans d’économie ne fonctionnent pas parce que les revenus fiscaux chutent. On remet en question la volonté des Grecs d’économiser. Quelle surprise ! Voici quelques faits :

– Réductions des salaires et des retraites jusqu’à 30 %.

– Baisse du salaire minimum à 600 euros.

– Hausse des prix dramatique (fioul domestique + 100 % ; essence + 100 %, électricité, chauffage, gaz, transports publics + 50 %) au cours des 15 derniers mois.

Le renflouement de l’UE repart à 97% vers l’Union
– Un tiers des 165 000 entreprises commerciales ont fermé leurs portes, un tiers n’est plus en mesure de payer les salaires. Partout à Athènes, on peut voir ces panneaux jaunes avec le mot « Enoikiazetai » en lettres rouges – « A louer ». (more…)

18 septembre 2011

60 000 postes dans l’éducation, la cohérence et l’ambition de François Hollande

Filed under: 02 - Education,13 - PS — iledere @ 6:30

Quand François Hollande entre lundi 12 septembre dans la salle surchauffée du Trianon, le chanteur Rost chante « L’avenir c’est nous ». François Hollande n’en a jamais fait mystère. Sa priorité pour le quinquennat tient en deux mots : la jeunesse. Beaucoup n’ont voulu y voir qu’une posture, un élément rhétorique de campagne. C’était mal connaître cet homme qui tire parfois des bords pour éviter les vents contraires, mais n’abandonne jamais son cap.

La dette abyssale a rendu les candidats modestes. Il serait absurde qu’elle les conduise à renoncer à toute ambition. Il n’y a pas d’avenir envisageable sans croissance. Pour la droite, la crise de la dette se limite à la réduction drastique de la dépense publique. Symétriquement il existe une gauche qui résume la solution à l’augmentation des recettes fiscales. Pour François Hollande, la sortie de la crise suppose l’action coordonnée sur trois fronts :
–    les politiques publiques doivent toutes être évaluées. Les dépenses improductives doivent être supprimées
–    De nouvelles marges doivent être trouvées avec une réforme de la fiscalité qui rétablisse davantage de progressivité, et privilégie le travail sur la rente.
–    La croissance doit être stimulée pour permettre au pays de renouer avec la prospérité et l’emploi dans un univers très compétitif et face à des pays émergents qui ont fait le pari de la formation de centaines de milliers de leurs enfants.

Il n’y a pas de croissance durable sans effort massif en faveur des jeunes générations. Nous en sommes aujourd’hui très loin. Les chiffres s’alignent comme un réquisitoire : Selon l’OCDE, la France est l’un des pays développés qui dépensent le moins pour son école primaire et l’un des pays où les dépenses d’éducation rapportées au produit intérieur brut ont le plus baissé depuis l’an 2000. Dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans, un jeune français sur six (16,5%) était “sans diplôme” en 2005 pour une moyenne Européenne de un sur cinq (20,5%).

Le diagnostic ne peut laisser indifférent : faiblesse du niveau moyen, échec scolaire, reproduction des inégalités socioéconomiques et accroissement de l’écart entre les meilleurs et les moins bons. (more…)

15 septembre 2011

Les profs, ces privilégiés…

Filed under: 02 - Education — iledere @ 12:00

Les enseignants français sont payés à coup de lance-pierres. C’est l’OCDE qui le dit. Par rapport aux enseignants des pays Européens, un enseignant du primaire touche environ 3000 dollars de moins par an.

Ce n’est pas nouveau. Mais d’habitude, les enseignants français préfèrent axer leurs revendications sur les manques de moyens pour les élèves : les suppressions de postes, le manque d’heures pour fonctionner, les fermetures de classes, les effectifs trop lourds.

Les professeurs français sont pris d’une sorte de modestie : ils se sentent privilégiés par rapport au reste de la société. Ils côtoient souvent toute la misère du monde à travers leurs élèves, alors, ils n’osent pas se plaindre.

Souvent, au plus profond d’eux-même, ils se disent : « Oui, j’ai un bac plus cinq, oui, j’ai des amis qui étaient à la fac avec moi, qui bossent dans le privé et qui gagnent le double que moi, mais bon, j’ai la sécurité de l’emploi et de nos jours, ne pas être au chômage, c’est déjà beaucoup. Et puis je ne suis pas à plaindre, il y a pire que moi…En plus, il y a d’autres priorités. »

En fait, les professeurs n’ont pas tort. Mais ils n’ont pas totalement raison non plus. Des professeurs au rabais, ce n’est pas l’idéal. Cela ajoute des soucis à un métier qui est déjà stressant. Cela décrédibilise toute une profession que l’on a déjà l’habitude de brocarder facilement(more…)

Quand François Fillon surjoue la rigueur

Filed under: 02 - Education,03 - Economie — iledere @ 6:30

Le Premier ministre assure que les suppressions de postes de fonctionnaires depuis 2008 représentent une économie de 225 milliards d’euros “sur le long terme”, soit 15 % de la dette française. Un calcul pour le moins acrobatique.

Crise de la dette oblige, le Premier ministre multiplie les déclarations sur les restrictions budgétaires déjà effectuées par son gouvernement depuis 2007. En n’hésitant pas à largement surévaluer leurs effets. Le 24 août, à l’occasion de la présentation du plan de rigueur pour les années 2011 et 2012, François Fillon a affirmé que la Révision générale des politiques publiques, la fameuse RGPP, avait dégagé pas moins de 15 milliards d’euros d’économies. Sans préciser que ce chiffre correspond à l’addition des gains attendus entre 2009 et 2013, soit un engagement incluant 2012 et 2013, deux années dont la réalité budgétaire est plus qu’incertaine et qui sont censées supporter plus de la moitié de l’effort (8 milliards d’euros). Le gouvernement estime en effet à 7 milliards d’euros l’économie liée à la RGPP entre 2009 et 2011.

Manque de transparence
François Fillon a aussi omis de rappeler que ces 15 milliards d’euros constituent une économie “brute”. C’est-à-dire avant le reversement aux fonctionnaires de l’État de la moitié des économies dégagées grâce aux suppressions de postes, en conformité avec la promesse de Nicolas Sarkozy. Pour mémoire, ces “coups de pouce” salariaux ont représenté au bas mot 500 millions d’euros en 2009 et 2010, soit une dépense qui, si elle perdurait, atteindrait 2,5 milliards d’euros en cinq ans et qu’il faudrait retrancher des 15 milliards pour obtenir l’économie “nette”.

Plus largement, le détail des gains annoncés demeure extrêmement flou. Les parlementaires qui se sont penchés sur le bilan financier de la RGPP se plaignent d’une absence de transparence. Le sénateur UMP Dominique de Legge, auteur d’un volumineux rapport sur le sujet, critique le “caractère laconique et partiel du chiffrage” et déplore le peu d’éléments dont il dispose pour “apprécier objectivement les gains réalisés grâce à la RGPP”. (more…)

6 septembre 2011

Parlons de l’école

Filed under: 02 - Education — iledere @ 6:30

En cette journée de rentrée scolaire, je voudrais adresser à tous les élèves qui prennent le chemin des classes, à leurs parents, mais aussi à toutes celles et tous ceux qui ont la lourde responsabilité et la belle tâche de les instruire et de les éduquer au nom de la Nation, un message d’encouragement et de confiance.

Je sais que les conditions de cette rentrée sont difficiles. Jamais l’école de la République n’a été à ce point maltraitée par les pouvoirs publics et dénigrée par les plus hautes autorités de l’Etat.

En termes de moyens d’abord, avec la réduction massive et indistincte des postes, avec la suppression de la formation des enseignants, avec des rythmes scolaires inadaptés et avec l’affaiblissement de l’accueil pour les élèves handicapés.

En termes d’esprit, les attaques et les moqueries contre la culture et les humanités, l’approche purement comptable des réalités scolaires, le mépris des fonctionnaires, les atteintes à la laïcité, autant de mises en cause insupportables à notre Education nationale. Ces attaques justifient que je vous dise avec d’autant plus de force, des paroles de conviction, d’amitié et d’espérance; cette situation ne saurait durer et elle ne durera pas.

La République, en France, s’est construite autour et par son école. Lorsque l’école est abîmée, c’est la République toute entière qui est blessée.

C’est pourquoi je ne me satisfais pas et je n’accepte pas que l’on parle de l’école seulement quelques jours par an, à l’occasion de la rentrée, et que l’on en parle comme d’une affaire réservée : il faut en parler tout le temps, et en parler avec tout le pays.

C’est pourquoi aussi, au-delà des mesures d’urgence nécessaires que la gauche devra prendre dès son arrivée aux responsabilités, mettre fin à cette hémorragie des postes, rétablir sans attendre la formation des enseignants, être capable d’accueillir les plus jeunes, je veux, pour construire la France de demain, passer un nouveau contrat entre l’école et la nation. J’en prends l’engagement.

Depuis le début du long chemin que j’ai entrepris, je n’ai de cesse de répéter que notre pays doit accorder sa priorité à la jeunesse: à la jeunesse, c’est-à-dire à l’éducation. (more…)

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