Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

10 juillet 2011

Anonymous : derrière le masque, des hackers révolutionnaires

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:00

Des Anonymous lors d'une manifestation contre la scientologie, le 16 janvier 2010 en Floride (Anonymous9000/Flickr/CC).Ils n’ont que trois ans et ils font peur aux plus grandes puissances, des Etats-Unis à l’Iran en passant par le Royaume-Uni, mais aussi aux firmes multinationales. Qui sont les hackers de « Anonymous », ces pirates informatiques experts dans l’art de mettre hors-service un site web ?

Au fil des cyber-attaques, ce mouvement aux contours flous, énième progéniture de la culture web, entend bien faire passer un message : la défense de la liberté d’expression par tous les moyens, même illégaux.

En défendant les fuites de documents confidentiels de WikiLeaks, ou en s’en prenant tant aux gouvernements tunisien et égyptien pendant les révolutions dans ces pays qu’à Hadopi en France, les « Anons » s’imposent dans le débat public. Mais leur défi des lois leur vaut d’être surveillé et traqués par les polices du monde entier.

Les « plus beaux coups » des Anonymous
► La scientologie
En 2008, les Anonymous apparaissent aux yeux d’un – relatif – grand public en faisant une déclaration de guerre tout aussi solennelle qu’ambitieuse à la scientologie. « C’est probablement ce qui a popularisé les Anonymous », selon Guillaume Champeau, rédacteur en chef du journal en ligne Numerama.com, <a href= »http://www.dailymotion.com/video/xgv02o_pleins-feux-sur-les-anonymous_news » target= »_blank »>interrogé sur le plateau d’Arrêt Sur Images. (Voir la vidéo de la déclaration de guerre)

► Wikileaks (opération Riposte)

Mais c’est en soutenant WikiLeaks que les Anonymous sont vraiment devenus des poils-à-gratter du Web de premier rang. Alors que les fuites des documents confidentiels avaient semé la zizanie dans les relations internationales, les entreprises proches de WikiLeaks (Paypal, MasterCard et Visa) ont dû couper les ponts avec le site web dirigé par Julian Assange. Privé de ressources financières au faîte de sa gloire, le site WikiLeaks a alors reçu l’aide des Anonymous, décidés à venger ces autres partisans de la liberté totale de l’information. (more…)

21 juin 2011

C’est officiel : la loi Hadopi est illégale selon l’ONU

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:00

Dans un rapport l’Onu s’attaque aux pays qui censurent la liberté d’expression sur internet. La France avec la loi Hadopi est directement visée. Elle est contraire à l’article 19, paragraphe 2, du Pacte International relatif aux Droits Civiques et Politiques.

Le rapport de l’ONU diffusé le 2 juin 2011 demande aux pays de modifier les lois qui privent les internautes d’internet même au nom de la propriété intellectuelle.

L’Onu s’oppose aussi aux conclusions d’ACTA et du G8 qui contraignent les acteurs techniques du web (fournisseurs d’accès…) à fliquer les internautes. Ils ne peuvent être responsables des actions de leurs clients.

L’article 19
La surveillance d’internet par les états est contraire au droit international. L’article 19, paragraphe 2 du Pacte International relatif aux Droits Civiques et Politiques explique : « Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix. »

La France, mauvais élève

Plus de 40 pays soutiennent l’Onu. La France qui a commencé mi juin sa campagne Hadopi pour 3 millions d’euros est bien évidemment absente de la liste :

Autriche, Bosnie, Botswana, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica, Croatie, République tchèque, Danemark, Djibouti, Guatemala, Inde, Indonésie, Israël, Japon, Jordanie, Lituanie, FMR yougoslave de Macédoine Rep, les Maldives, Maurice, Mexique , Moldavie, Monténégro, Maroc, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Norvège, Palestine, Pérou, Pologne, Sénégal, Afrique du Sud, Serbie, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie, Ukraine, Etats-Unis, l’Uruguay. (more…)

12 juin 2011

Internet solidaire

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:00

 La jeune Alice est atteinte depuis quatre ans d'un cancer lymphatique. (photo du blog d'Alice) Internet a fait l’objet de nombreuses critiques, colportées hélas par de sinistres crétins comme Lefebvre, l’inconsistant ministre du commerce. Alors qu’il était aboyeur en chef de la Sarkozie, et qu’il briguait le secrétariat d’Etat à l’économie numérique il n’hésitait pas à désigner la toile comme le lieu de rencontre des pédophiles. ..

Le poste lui a échappé du fait de sa méconnaissance crasse de l’internet 2.0 mais le mal était fait et pour se venger ce cuistre avait proposé un amendement destiné à « confier au CSA des pouvoirs de contrôle et de filtrage des sites Internet, et taxer les sites web 2.0 au bénéfice des producteurs audiovisuel ». Un amendement heureusement rejeté par des députés de gauche comme de droite..

D’autres ont assimilé le net à un réseau de pirates qui dépouillait les artistes en écoutant gratuitement à longueur de journée du Johnny Hallyday ou du Enrico Macias… Même ceux qui vivent de la toile arrivent à cracher dans la soupe…

Alors ne nous privons pas de raconter les belles histoires du net…

Une adolescente liste sur son blog « ses dernières volontés ». Elle a reçu des milliers de commentaires, et grâce au Net, va pouvoir réaliser un de ses rêves ce week-end.

« Aller voir des baleines », « nager avec des requins », « se faire faire un massage », « avoir une nouvelle coiffure si quelqu’un arrive à faire quelque chose » , « rencontrer le groupe Take That ». Atteinte d’un cancer en phase terminale, Alice, 15 ans, liste sur son blog « ses dernières volontés », une liste de choses qu’elle rêverait de pouvoir faire avant sa mort.

« Beaucoup d’entre vous savent que mon dernier scanner n’est pas très bon et que mon cancer s’étend« , écrit la jeune adolescente britannique , qui est atteinte depuis quatre ans d’un cancer lymphatique. « Mais ma mère me dit toujours que la vie est ce qu’on en fait et donc, je veux tirer le meilleur parti de ce que j’ai. Comme il y a encore des tas de choses que j’ai envie de faire, elle m’a suggéré de dresser une liste de mes dernières volontés ». (more…)

1 décembre 2010

Wikileaks, feuilleton diplomatique de l’année

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 6:30

L’annonce par Wikileaks, le 28 novembre, de la diffusion prochaine de 251 287 câbles diplomatiques internes au département d’Etat américain a mis toutes les chancelleries en émoi.

Au premier chef aux Etats-Unis, où la secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est insurgée contre « une attaque contre les intérêts diplomatiques américains [et] la communauté internationale ». S’il ne faut pas s’attendre à trouver dans ces documents la vérité, le site donne à connaître à chaud une version « brute » du point de vue de diplomates américains et de leur perception du monde, ainsi que la transcription de leurs conversations avec leurs alliés et d’autres leaders.

On avait vu lors du Sommet de Copenhague sur les changements climatiques comment un piratage informatique pouvait conduire à répandre sur la place publique l’intégralité de communications privées (celles des chercheurs impliqués dans l’étude des changements climatiques), provoquant un effet de sidération devant des « révélations ». Dans le cas d’espèce, il n’y avait pas de révélation, mais le déballage des courriels professionnels avait atteint son but, en déstabilisant la communauté scientifique à un moment crucial. Cependant, il ne s’agissait là que de messageries d’universitaires. Avec les communications du département d’Etat, on est entré dans une nouvelle dimension du cambriolage informatique. Pirater Siprnet, le réseau privé de la diplomatique américaine, et montrer ainsi que même les Etats-Unis ne peuvent garantir la confidentialité de leurs communications, c’est sans aucun doute le casse du siècle…

Après son premier coup de maître — la publication de documents sur la banque islandaise Kaupthing Bank —, l’organisation du journaliste australien Julian Assange avait récidivé en publiant la vidéo d’une « bavure » américaine en Irak, puis avec les rapports sur l’Afghanistan (lire « Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan ») et l’Irak : dans ces deux derniers cas, une publication en masse de rapports de terrain illustrant le quotidien de ces guerres américaines.

Cette fois, Wikileaks semble avoir changé sa stratégie de divulgation. Frustré par un écho médiatique qui se bornait bien souvent à parler du fonctionnement du site lui-même ou de la personnalité controversée de son leader charismatique, et non du fond, Assange souhaite maîtriser le rythme de dévoilement de ses documents, et s’est associé à des journaux prêts à travailler sur chacun d’eux, en les diffusant au compte-gouttes : « Les communications des ambassades seront diffusées par étapes au cours des prochains mois. Les sujets couverts par ces câbles sont d’une importance telle, et leur couverture géographique si étendue, que procéder autrement ne rendrait pas justice à ces documents. » (more…)

4 septembre 2010

La patronne du MEDEF critique « la poubelle » Internet dans laquelle elle fait des sondages

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 6:30

Présidente du MEDEF, Laurence Parisot a estimé qu’Internet devenait « la poubelle de l’Histoire ». L’IFOP, dont elle est vice-présidente, se sert pourtant beaucoup d’Internet pour réaliser ses études d’opinion.

Laurence Parisot, la présidente du MEDEF et vice-présidente de l’IFOP, était mercredi l’invitée de Jean-Michel Aphatie sur RTL. Un passage de son interview a retenu l’attention de Daniel Schneidermann, le fondateur d’Arrêt sur Images. C’était au moment où celle qui négocie au nom du patronat la réforme des retraites avec le gouvernement était interrogée sur les multiples rebondissements de l’affaire Woerth :

Elle trouve que « l’on » fait preuve d’inhumanité, à son égard. Oui, d’inhumanité. Il faudrait laisser la Justice travailler, etc. « Qui fait preuve d’inhumanité ? » interroge Aphatie. Instant de flottement. Mettre en cause L’Express, auteur du scoop du jour ? Ce serait une lourde erreur. Des fois que Barbier commande un jour un sondage à l’IFOP ! Et soudain l’inspiration divine effleure la patronne du MEDEF : Internet. C’est Internet qui fait preuve d’inhumanité (entre autres défauts, Internet ne commande pas de sondages). D’ailleurs, « comme le dit le philosophe Alain Finkielkraut, Internet est la poubelle de l’Histoire« , avance Parisot, recyclant une vieille citation.

C’est ici, après 7 minutes 30. Pour être plus précis, Parisot cite Finkielkraut en disant qu’Internet est « en train de devenir » la poubelle de l’Histoire, ce qui est légèrement moins radical, même si ça ne change pas grand chose sur le fond.

Nous n’avons pas trouvé trace de ces propos (mise à jour : les voici), que le philosophe a pu effectivement commettre. Finkiekraut s’est déjà ridiculisé par son incompétence voire ses mensonges sur le sujet, et son passage mémorable dans une émission d’Arrêt sur Images (sur abonnement) démontre au moins une paternité idéologique avec les propos cités par la patronne du MEDEF.

Celui qui à notre connaissance a explicitement parlé d’Internet comme d’une « poubelle », ça n’est pas un philosophe, mais un présentateur TV : Michel Denisot. C’est un autre philosophe, Bernard Henri-Lévy, qui lui avait porté avec talent la contradiction, en expliquant pourquoi selon son expérience Internet était beaucoup moins odorant d’ordures que la presse traditionnelle. « Sur Internet quand il y a une bêtise, on peut rectifier tout de suite« , rappelait-il.

Mais il est surtout particulièrement cocasse de la part de la vice-présidente de l’IFOP d’affirmer qu’Internet devient la poubelle de l’Histoire. L’institut organise en effet des sondages en ligne, dont il défend la légitimité auprès de ses clients, et affiche fièrement « plus de 400 études par an » réalisées par Internet. « C’est devenu un moyen d’échanger différemment avec le citoyen-consommateur, de s’immerger dans son quotidien, d’établir avec lui un rapport plus collaboratif qui donne un nouveau sens et des nouveaux débouchés aux études« , explique l’institut.

A croire qu’à l’IFOP, on aime se plonger dans les poubelles.

Par Guillaume Champeau pour « numerama« 

6 août 2010

Lumière sur les effets du piratage de filmspirat

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:30

pirateComme le dit très jus­te­ment Alban Martin, spé­cia­liste des médias infor­ma­ti­sés et des stra­té­gies de com­mu­ni­ca­tion : « poser la ques­tion et toi, tu télé­charges ? en 2010, c’est un peu comme deman­der et toi, t’es sur Facebook ou pas ?. Ou bien se deman­der entre pro­fes­sion­nels du cinéma et toi, tu vas à Cannes cette année ?« . Il est un fait établi que le télé­char­ge­ment de films est désor­mais une pra­tique généralisée.

Et, tout comme le magné­to­scope était, à ses débuts, com­paré à l’étrangleur de Boston, l’industrie du cinéma crie à l’assassin face à l’échange de films sur Internet. Or, si le pira­tage n’a pas baissé, le chiffre d’affaires de l’industrie ciné­ma­to­gra­phique, lui, a explosé. En 2009, les salles françaises connaissent leur plus forte fréquen­ta­tion depuis 27 ans. Par ailleurs, tan­dis que les ventes de DVD chutent, les autres modes de dif­fu­sion pro­gressent : la VOD appa­raît pro­met­teuse, les nou­veaux sup­ports vidéo haute défi­ni­tion prennent la relève du DVD et de la VHS.

Alors, pourquoi l’Hadopi et sa croi­sade contre le vol à l’étalage et tous ces pirates assoif­fés de gra­tuit ? Pourquoi avan­cer que le pira­tage fera 1,2 mil­lion de chô­meurs en Europe en 2015 ?

Comme le sou­ligne un récent rap­port de la Cour des comptes amé­ri­caine (GAO), qui a étudié les recherches sur les effets du pira­tage parues entre 1999 et 2009, il n’existe aucune métho­do­lo­gie unique de col­lecte et d’analyse des don­nées pour mesu­rer les effets de l’échange illé­gal de fichiers numé­riques sur les indus­tries cultu­relles. La manière dont les infor­ma­tions sont col­lec­tées, dont le taux de sub­sti­tu­tion est cal­culé et dont la valeur des pro­duits est esti­mée, varient selon les pays et les indus­tries. Les études et les experts sug­gèrent que le pira­tage est un phé­no­mène qui influe sur les com­por­te­ments et la pro­pen­sion à inno­ver des entre­prises. Les effets sont mul­tiples sur les consom­ma­teurs, les indus­tries, les gou­ver­ne­ments et l’économie.

Il faut bien com­prendre la spé­ci­fi­cité de la consom­ma­tion de films
Rares sont les études consa­crées unique­ment à l’impact de l’échange illé­gal des films. Les ana­lyses font sou­vent le paral­lèle entre plu­sieurs domaines cultu­rels tou­chés par le télé­char­ge­ment illé­gal, ou bien sont unique­ment consa­crées à la musique, domaine qui fut le pre­mier tou­ché par le phénomène.

Or, comme le sou­lignent les trois cher­cheurs de Télécom ParisTech dans leur étude de 2006 sur le télé­char­ge­ment illé­gal des films dans les uni­ver­si­tés françaises : « […] la consom­ma­tion des films com­porte d’importantes dif­fé­rences avec la consom­ma­tion de musique ; de ce fait, les résul­tats obte­nus pour l’industrie de la musique ne peuvent pas être appliqués en tant que tel pour ana­ly­ser le pira­tage des films ».

Les auteurs montrent ainsi qu’il est plu­tôt rare de vision­ner un film plu­sieurs fois. L’effet posi­tif du test gra­tuit avant achat (sam­pling effect) semble plus faible pour les films que pour la musique, même si des exter­na­li­tés posi­tives existent avec le phé­no­mène du bouche à oreille. Par ailleurs, le télé­char­ge­ment et le sto­ckage d’un film demeurent plus coû­teux en maté­riel et en temps, puisque le fichier est plus lourd et qu’à la dif­fé­rence d’un DVD, il faut trou­ver sur Internet la bonne ver­sion et éven­tuel­le­ment les sous-titres cor­res­pon­dants. Enfin, pour un même pro­duit, les reve­nus sont géné­rés sur plu­sieurs sup­ports : la salle, le DVD, la TV et désor­mais Internet. Les effets du pira­tage de films peuvent alors varier selon les dif­fé­rents seg­ments de l’économie du cinéma. Tout en étant conscient de la spé­ci­fi­cité des effets du pira­tage sur l’industrie du film, des ten­dances com­munes se des­sinent entre les diverses indus­tries du contenu.

Depuis 2005, le P2P n’affecterait plus les ventes…
Malgré le manque de don­nées dis­po­nibles, les recherches révèlent une évolu­tion sub­stan­tielle de la nature du phé­no­mène dans le temps. Les trois cher­cheurs de Télécom ParisTech décrivent ainsi dans leur étude com­ment, de 1998 à 2002, les entrées en salles étaient en aug­men­ta­tion constante dans la plu­part des pays de l’UE (+12% en France, +17% en Allemagne) et aux US (+37%), pour ensuite chu­ter de 2002 à 2005 (-1% en France, –22,5% en Allemagne, –5,6% aux US). De même, les ventes de DVD ont aug­menté de moi­tié en 2003 et dans des pro­por­tions égales en 2004, pour ensuite n’augmenter que de 9% en 2005. Un phé­no­mène simi­laire appa­raît pour l’industrie de la musique. Ainsi, Martin Peitz et Patrick Waelbroeck concluent, dans leur étude de 2004, à une perte en terme de ventes de 1998 à 2002, induite par le télé­char­ge­ment illé­gal, ce que peu d’économistes contestent sur cette période et qui cor­res­pond aux débuts des réseaux P2P. (more…)

31 mai 2010

Le Tulius Detritus de Moselle se prend les peids dans la toile…

Filed under: 05 - Presse, média, Internet,20 - UMP — iledere @ 12:30

Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle demandeur d’anonymat des blogueurs ou l’arroseur arrosé …

Anonymat des blogueurs : quand le sénateur cachait son identité

Jean-Louis Masson crée la polémique depuis plusieurs jours, pour avoir proposé une loi mettant fin à l’anonymat des blogueurs. Un anonymat qui lui a pourtant été très utile il y a quelques années.

Jean-Louis Masson, sénateur non-inscrit de Moselle, est devenu en quelques jours une véritable célébrité sur le web, s’attirant les foudres de la « toile ». La raison ? Le sénateur  a déposé le 3 mai dernier une proposition de loi visant à mettre fin à la possibilité pour les blogueurs non professionnels de rester anonymes.

Le sénateur s’inquiète, notamment, de la multiplication des « propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés », selon lui, sur Internet.

Le web s’est depuis mobilisé contre la mesure, et plusieurs acteurs de l’Internet français ont publié, mercredi 26 mai, un appel accompagné d’une pétition contre la proposition.
Plus encore, le passé sulfureux du désormais « fameux » sénateur de Moselle refait surface. Car l’homme, souvent présenté comme procédurier, a un passé plutôt lourd concernant l’anonymat.

Un an d’inéligibilité
La première affaire le concernant remonte à 1983. Jean-Louis Masson est alors candidat aux élections municipales de Metz face au maire sortant de centre-droit, Jean-Marie Rausch.

Durant la campagne, il se dit victime de tracts diffamatoires et anonymes. Or en réalité, comme le révèle en 2000 l’Express, ces attaques venaient… de lui-même. Jean-Louis Masson aurait tenté par cette manoeuvre de discréditer son adversaire, en lui faisant porter la responsabilité du tract. Découvert, il sera alors obligé de retirer sa liste.

Deuxième affaire, plus récente celle-ci. En décembre 1997, un arrêt du Conseil Constitutionnel destitue Jean-Louis Masson de ses fonctions et le condamne à un an d’inéligibilité alors qu’il vient d’être réélu comme député de la 3ème circonscription de la Moselle.
Sa faute ? Avoir financé la campagne d’un candidat, Gabriel Crippa, présenté pourtant contre lui. Il s’avérera que l’objectif réel de Gabriel Crippa était de pilonner la véritable adversaire de Jean-Louis Masson, Nathalie Griesbeck, soutenue par… Jean-Marie Rausch, encore maire de Metz.

Deux affaires qui viennent donner un tout autre éclairage à la polémique lancée par le sénateur de Moselle.

Stéphanie Hancq, Nouvel Obs lu sur « In-ven terre »



11 février 2010

Hadopi, Loppsi, Acta… Qui veut tuer l’Internet?

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:11

L’arsenal législatif qui régit le Net est de plus en plus répressif. Pourquoi, pour qui, comment? Eclaircissons les zones d’ombre.

Loin de l’image habituelle d’un impitoyable far west, le web est en réalité un espace surréglementé et l’arsenal législatif le concernant ne cesse de s’accroître. Hadopi, Loppsi, Acta… En règle générale, il est de bon ton de faire comme si tout le monde en comprenait les tenants et les aboutissants. Mais au final, on peut parier sans trop de risque que l’écrasante majorité des 37,4 millions d’internautes français âgés de plus de 11ans n’y entravent rien, et que tous ces acronymes leur évoquent autant de choses que le classement des particules subatomiques.

Voici donc une tentative d’éclaircissement à l’usage des non-spécialistes.

La jungle des acronymes

Hadopi: en réalité, ce n’est pas une loi mais un organisme créé par une loi. La «haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet». Hadopi, dans la tête de ceux qui l’ont créée, s’occupe donc du droit d’auteur pillé sur le web par des pirates mettant en danger l’équilibre culturel de la planète. Elle devrait être opérationnelle dans le courant de l’année.

Loppsi: «Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure». En discussion à l’Assemblée nationale ce mardi 9 février. La Loppsi ne traite pas uniquement du web, elle s’occupe de la sécurité en général (en proposant de renforcer les pouvoirs de la police municipale) Pour le volet web, alors que Hadopi traitait du droit d’auteur, du téléchargement d’œuvre, la Loppsi est une série de mesures pour lutter contre les réseaux de la cybercriminalité, comme les sites pédo-pornographiques. (Tiens, donc. Ce qui voudrait dire que ce ne sont pas les gamins qui téléchargent Transformers 2 qui sont les vrais criminels du web?)

Acta: «Anti-Counterfeiting Trade Agreement». Alors que les deux acronymes susnommés sont des lois franco-françaises, absurdité souvent soulignée puisqu’Internet n’a pas de frontière, l’Acta est un accord en cours de négociation entre l’UE, les Etats-Unis, la Suisse, le Japon, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Jordanie, le Maroc, Singapour et les Émirats arabes unis. Il porte sur le renforcement de la propriété intellectuelle, mais pas uniquement de produit culturel. En d’autres mots, il concerne aussi bien le téléchargement illégal de Bienvenue chez les Ch’tis que la contrefaçon de Viagra ou de polos Lacoste. Il s’agit de protéger tous les brevets (médicaments ou autres) et de lutter contre les contrefaçons.

Loppsi, quels dangers?

Comme Hadopi, Loppsi a ses détracteurs. Mais sachant qu’il s’agit d’une loi qui renforce les moyens de lutter contre les sites pédopornographiques, objet premier de ce nouvel arsenal législatif, on se demande ce qu’on peut bien lui reprocher. Le problème posé par la Loppsi n’est pas son but, la pédopornographie est interdite et doit évidemment être punie, mais la nature des moyens mis en œuvre. Concrètement, un site pédopornographique cracra est signalé. La police du Net peut essayer d’intervenir directement, en remontant à la source. Sauf si c’est un site qui fonctionne depuis l’étranger. Ce qui est, évidemment, le cas le plus fréquent. La Loppsi prévoit alors d’obliger les fournisseurs d’accès internet à bloquer le site en question. (more…)

16 novembre 2009

Les dessous de la distribution de cash

Filed under: 05 - Presse, média, Internet,11 - société — iledere @ 6:20

Retour sur la fiasco de la distribution de cash par Mailorama. Qui est responsable ? Qui se cache derrière cette opération ?

La Chronologie
Il y a quelques semaines : Rentabiliweb (paiement audiotel) programme une distribution d’argent près de la Tour Eiffel afin de promouvoir sa nouvelle filiale, le site Mailorama.
Celle-ci dépose une autorisation auprès de la Préfecture de Police de Paris (qui est l’autorité de police administrative de la Capitale, chargée de préserver l’ordre public). L’autorisation est accordée
Mailorama fait de la publicité sur Internet pour cet évènement censé lancer son site internet.

Cependant, sentant que la manifestation pourrait engendrer un trouble à l’ordre public, la Préfecture de Police de Paris tente de faire en sorte que la manifestation ne se tienne pas. Mais au lieu de retirer l’autorisation et d’interdire l’évènement comme ils en ont juridiquement la possibilité, la Préfecture de Police de Paris a préféré seulement demander à Mailorama d’annuler la manifestation, les menaçant de poursuites pénales sur le moyen de l’article Article R642-4 du code pénal « Le fait d’utiliser comme support d’une publicité quelconque des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe. […] ». Mailorama, n’en démord pas et maintient la distribution de cash.

Hier Samedi, des dizaines de milliers de personnes (5000 à 30000 selon les sources) se rassemblent attirés par l’odeur de l’argent facilement gagné.
Ils attendent pendant plusieurs heures bloqués entre des barrières installées pour l’occasion. Les esprits s’échauffent quelque peu, certains comptant sur cet argent pour pouvoir vivre mieux ce mois-ci.
Malheureusement pour eux, dépassé par son succès et craignant certainement de se faire lyncher (il n’y en aurait certainement pas eu pour tout le monde), Mailorama annule au dernier moment la distribution (sur les coups de 11h) et laisse ceux qui attendaient à leur rage.

S’en est suivi, comme souvent, des « scènes d’émeutes », certaines personnes, chauffées à blanc par l’attente déçue détruisant le mobilier urbain et les vitrines des magasins alentours (voir les images sur AgoraVox TV).
Tout cela sous les yeux des policiers en trop petit nombre pour agir (la préfecture n’ayant pas dépéché de CRS). (more…)
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